vendredi 21 octobre 2016

Père Jacques Hamel : une première biographie


Martyr : vie et mort du Père Jacques Hamel (1930-2016)
Jan de Volder
Paris, Le Cerf, 2016. 127 pages.

« Les prêtres savent mourir » qui est le titre d’un ouvrage de Don Primo Mazzolari (1890-1959) aurait très bien pu convenir pour retracer les derniers instants du Père Jacques Hamel (1930-2016).

L’auteur Jan De Volder  présente la première biographie du Père Jacques Hamel dont l’assassinat le 26 juillet 2016 dans son église de Saint-Etienne de Rouvray par des djiadistes avait provoqué une forte émotion dans la communauté catholique et au-delà.

Jan De Volder, historien, titulaire de la chaire Cusanus "Religions, conflit et paix" à l'université catholique de Louvain brosse dans ce petit livre le portrait de ce  prêtre qui "a épousé sans faille l'église telle que le concevait le Concile Vatican II, et qui, en même temps, éprouvait une allergie devant un certain faste de l'église". Ordonné prêtre en 1958, le Père Hamel avait choisi d’exercer son ministère voulu en périphérie urbaine et humaine rouennaise.

Pour écrire cet ouvrage l’auteur a enquêté sur place, reconstituant les circonstances du drame grâce aux témoignages de la population, de ses confrères prêtres et de ses proches. Il retrace également la vie du Père Hamel : sa vocation, ses engagements auprès des plus démunis.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

jeudi 20 octobre 2016

Retrouver le sens du politique : message des Evêques de France

Conseil permanent de la Conférence des évêques de France
Dans un monde qui change retrouver le sens du politique
Paris, Bayard, Mame, Le Cerf, 2016. 92 pages.

Extrait de l’introduction du texte du Conseil permanent de la Conférence des Evêques de France à propos des futures élections présidentielles de 2017 qui s’adresse à tous les Français : Dans un monde qui change retrouver le sens du politique.

 « Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation. Il ne s’agit pas pour nous d’alimenter la morosité par de sombres constats ; mais, en regardant les choses en face, d’apporter résolument notre pierre, notre réflexion, au débat que notre pays se doit d’avoir.
Nous ne sommes pas des spécialistes de la politique, mais nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l’homme est au cœur de la vie de l’Eglise ».


Les évêques de France prennent la parole parce  que les catholiques sont des citoyens à part entière, qu’ils vivent au milieu de leurs contemporains : à ce titre ils ne peuvent pas se désintéresser de tout ce qui touche la vie en société, de ce qui touche à la dignité et à l’avenir de l’homme. Mais ils s’adressent aussi à l’ensemble des habitants de la France, un pays aujourd’hui fragilisé. Ce message est une invitation à le refonder tous ensemble.

publication : Claudette Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

lundi 10 octobre 2016

Sainte Elisabeth de la Trinité


 

Sainte Elisabeth de la Trinité : Rayonner Dieu 
Didier-Marie Golay
Paris, Le Cerf, 2016. 240 pages.


Présentation du livre

Un album de grande qualité publié à l'occasion de la prochaine canonisation de Elisabeth de de la Trinité qui aura lieu le dimanche 16 octobre à Saint-Pierre de Rome (le lendemain de la fête de Thérèse d'Avila, réformatrice de l'Ordre de Carmel).

C'est l'album d'une fillette entière et colérique. C'est l'album d'une pianiste surdouée promise à un bel avenir. C'est l'album d'une jeune fille touchée par la grâce et l'amour du Christ. C'est l'album d'une carmélite et d'une sainte. Les quelques écrits qu'Elisabeth nous a laissés sont précieux. Particulièrement sa prière O mon Dieu, Trinité que j'adore qu'elle nous offre en héritage. Héritière de Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, Thérèse de Lisieux, soeur Elisabeth de la Trinité (1880-1906), du Carmel de Dijon, a marqué son temps, l'Eglise et le monde. Cet album, agrémenté de plus de 200 photographies et d'encarts thématiques, historiques et géographiques nous invite à la rencontrer au coeur de son époque, de sa vie et de sa spiritualité. Elle nous enseigne un chemin d'intériorité ouvert à tous, "à travers tout", et nous la découvrons "prophète de notre temps", rayonnant de la vie de Dieu pour nous. Un album pour illuminer le quotidien.


Biographie de l'auteur
Le père Didier-Marie Golay, carme de Lisieux, est membre de la Province de Paris de l'Ordre des Carmes Déchaux. Il est l'auteur d'un album sur Edith Stein, Devant Dieu pour tous (Prix de l'humanisme Chrétien 2010), et de l'Atlas Thérèse d'Avila, aventurer sa vie. Il a coordonné et participé à divers colloques organisés en 2006 pour le centenaire de la mort d'Elisabeth de la Trinité.



samedi 8 octobre 2016

Dons de livres à la Bibliothèque diocésaine




La Bibliothèque diocésaine est sensible aux dons de livres que vous lui faite......
mais, faute de place et pour une bonne gestion des livres que l'on nous donne nous aimerions que l'on nous soumette une liste au préalable.

Rappel de nos coordonnées : 

bibliotheque@catho-aixarles.fr

téléphone : 04-42-17-5-38.


publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

Le Secours Catholique : une ONG centenaire !


Le Secours Catholique (1946-2016)
François Mabille
Paris, Le Cerf (Collection Histoire), 2016. 240 pages.



« Cette association a pour objet le rayonnement de la charité chrétienne » (Article 2).


Association caritative, laboratoire d’innovation sociale, promoteur de la dignité humaine, acteur politique de la charité en actes, le Secours Catholique œuvre depuis soixante-dix ans pour venir en aide aux plus démunis. Qu’est-ce qui fait l’originalité de son action ? Comment est-il devenu la principale organisation de solidarité et de développement ? Car l’histoire du Secours Catholique, c’est la construction passionnante d’un réseau aux multiples paradoxes, inédit dans le monde associatif, où sont inextricablement liés l’Église catholique, les pouvoirs publics et la société française.

De l’aide d’urgence portée aux rescapés au sortir de la Seconde Guerre mondiale à la mobilisation, en 2016, en faveur des migrants de la jungle de Calais, du fondateur Jean Rodhain à l’actuelle présidente Véronique Fayet, des actions menées en France par des milliers de bénévoles au déploiement à l’international, François Mabille nous invite à une plongée au cœur de la solidarité, de ses mécanismes et de ses mutations au fil des décennies face aux nouveaux défis sociaux et humains.

Une enquête minutieuse sur une ONG qui contribue à édifier un monde plus juste et plus fraternel. Le mérite de cet ouvrage est aussi de nous dresser le portrait de ceux qui ont œuvré pour faire grandir l’œuvre du Père Rodhain, de nous montrer que le Secours Catholique ne saurait exister sans tous ses bénévoles 


L'auteur
Politologue, spécialiste des religions et de politique inter-nationale, François Mabille est secrétaire général de la Fédération internationale des universités catholiques (FIUC) et membre du laboratoire « Groupe sociétés, religions, laïcités » au CNRS. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur l’internationalisme catholique.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles





mercredi 5 octobre 2016

Charles de Foucauld par Pierre Sourisseau

Charles de Foucauld (1858-1916).
Paris, Salvator, 2016. 718 pages




Présentation du  livre –

Bâtie à partir de documents inédits, s’inspirant des écrits de Charles de Foucauld et des enquêtes menées pour sa canonisation, cette biographie, la plus complète à ce jour, devrait devenir une référence.

Cinq ans après la mort du Pères de Foucauld les premières biographies apparaissaient, la première étant celle de René Bazin en 1921. Mais bien souvent elles n’évitaient pas le style hagiographique occultant ainsi certains traits de la personnalité  du personnage. Cette dernière biographie, publiée pour le centenaire de sa mort, bénéficie d’un des meilleurs connaisseurs du Père de Foucauld : en tant qu’archiviste de sa cause de béatification, l’auteur a eu accès à des documents jusque-là inédits.

En retraçant toute la vie de ce cet officier, du brillant explorateur du Sahara, de ce prêtre ermite au milieu des Touaregs, de cette âme assoiffée de solitude et animée d’un zèle missionnaire, l’auteur sait se montrer objectif en s’en tenant rien qu’aux faits. En même temps il a su éviter les questions polémiques (la position du Frère Charles sur la colonisation, son statut particulier en tant que prêtre, les questions soulevées lors de sa mort en 1916…). Grâce aux documents inédits Pierre Sourisseau nous livre le portrait de celui qui fut longtemps un officier avide de plaisirs avant de devenir un être toujours en recherche de sa vocation, le croyant qui a trouvé un soutien dans l’abbé Huvelin, son directeur spirituel ou dans ses relations familiales,  un ermite qui se voulait missionnaire et rêvait de fonder des fraternités.
En même temps nous découvrons le scientifique : géographe de l’Afrique du Nord, linguiste qui a étudié la langue touareg. L’auteur n’oublie pas non plus de souligner ses rapports avec ses anciens condisciples de l’armée qui stationnaient en Algérie.

Il s’attache également à deux aspects de la vie du bienheureux, peut-être moins développés ailleurs et qui demeurent encore dans l'ombre aujourd'hui: son œuvre, exceptionnelle de géographe de lAfrique du Nord et de linguiste de la langue touarègue de même que ses rapports, nombreux avec l’armée française dont il fit jadis partie. Enfin, il montre bien aussi que, selon une expression même de Huvelin dans une lettre à Madame de Bondy, Foucauld « n’a guère les qualités d’un fondateur ». Pour autant, ce dernier fait preuve d’une « force hors du commun, aussi bien physiquement que moralement ».

Ainsi, l’on découvre au cours de cette œuvre le but du Père de Foucauld : « faire passer ce qu’il découvre de Jésus, ouvrier à Nazareth, dans le concret et le réel de sa vie personnelle ». Ce programme de toute sa vie sera interrompu tragiquement le 1er décembre 1916 après onze années passées dans son ermitage de Tamanrasset. Au final on peut dire que celui qui se voulait « frère universel » aura consacré sa vie au service de sa mission : ainsi comme le dit à ce propos le Père Sourisseau  « le service fraternel est la raison profonde de son emploi du temps ».

Cette biographie est construite de façon à donner dans sa continuité les principales étapes d’une vie toujours en mouvement et digne d’être un véritable roman d’aventures.



Biographie de l'auteur
Pierre SOURISSEAU est depuis plus de trente ans archiviste de la cause de canonisation. Licencié en théologie, expert référent pour les Amitiés et la Famille spirituelle de Charles de Foucauld, il fait des articles et des conférences sur les multiples aspects de la figure du bienheureux Charles de Foucauld.


Biographie de Charles de Foucauld (1858-1916)

 Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire.
Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu:   "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse".
De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. "Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui".
Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation: suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth.
Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, "les plus délaissés, les plus abandonnés". Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, "le frère universel". Il voulait "crier l'Évangile par toute sa vie" dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être assez bon pour qu'on dise: Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?".
Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé sa maison.
Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres: après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.

On ne saurait terminer sans donner la prière bien connue du Père Charles de Foucauld. En 1896, alors qu'il est encore à la Trappe d'Akbès, il médite sur la dernière parole de Jésus, rapportée par l'Evangile selon Saint Luc (23,46): « Père, je remets mon esprit entre tes mains! ».

« Mon Père, je me remets entre Vos mains: mon Père, je me confie à Vous, mon Père, je m'abandonne à Vous; mon Père, faites de moi ce qu'il Vous plaira; quoique Vous fassiez de moi, je vous remercie; merci de tout; je suis prêt à tout; j’accepte tout; je Vous remercie de tout; Pourvu que Votre Volonté se fasse en moi, mon Dieu, pourvu que Votre Volonté se fasse en toutes Vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Coeur aime, je ne désire rien d'autre, mon Dieu; je remets mon âme entre Vos mains; je vous la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur, parce que je Vous aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre en Vos mains sans mesure; je me remets entre Vos mains avec une infinie confiance, car Vous êtes mon Père. »


 Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

dimanche 2 octobre 2016

Un nouveau bienheureux pour l’Église : le Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus


Le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, né Henri Grialou (1894-1967), sera béatifié le 19 novembre 2016 au parc des expositions à Avignon. C’est à cette occasion que Claude Escallier, qui a connu le futur bienheureux dans les dernières années de sa vie, viendra nous faire découvrir sa vie, sa personnalité ainsi que les grands traits de sa spiritualité.

Conférence de Claude Escallier
Jeudi 13 octobre 2016 à 20 h au centre diocésain Pape François de Gap

Henri Grialou est né en 1894 en Aveyron. Il est ordonné prêtre en 1922 à Rodez et entre au Carmel à Avon près de Fontainebleau les jours suivants. En 1932, le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus fond l’institut Notre-Dame de Vie (Venasque), reconnu de droit pontifical en 1962 et présent aujourd’hui dans une vingtaine de pays. Le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus meurt en 1967 et sa cause en béatification est engagée en 1985.
La conférencière, Claude Escallier, est née à Gap. Elle est membre de l’Institut Notre-Dame de Vie et a connu le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus de 1960 à 1967.

En pratique :

Jeudi 13 octobre 2016, à 20 h, hémicycle du Centre diocésain Pape François à Gap (entrée par le 9 rue Capitaine de Bresson ou par la place Ladoucette) :
Un nouveau bienheureux pour l’Église : le père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus par Claude Escallier.

Prochaines conférences :

Jeudi 24 novembre 2016 : L’Eucharistie par Mgr André-Joseph Léonard, archevêque émérite de Bruxelles-Malines.
Jeudi 15 décembre 2016 : Vers la paix : comprendre le Coran et les musulmans par le père François Jourdan.