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lundi 18 janvier 2021

Le visage de l'homme de Pascal Bernard

 

Le visage de l’homme

Pascal Bernard

Paris, Editions Sydney Laurent, 2020.

 

 


Résumé de l'ouvrage

Le visage de l’homme ? C’est celui dont Michel Foucault évoque la disparition dans Les Mots et les Choses. N’est-ce pas là une hypothèse légitime, sachant que certains, aujourd’hui, cherchent à immerger l’homme dans la nature alors que d’autres, au contraire, ont pour ambition de le couper radicalement de cette dernière ?

D’une part, il est question de réduire l’homme à des propriétés purement matérielles ou bien à l’état d’animalité ; d’autre part, on cherche à en faire une pure production de la culture, ou bien on envisage, purement et simplement, son remplacement au profit d’un nouvel être bien supérieur à lui : le transhumain.

Nous verrons ce qu’il en est, au juste, de ces différents courants de pensée afin de déterminer si, oui ou non, la dernière heure de l’homme a effectivement sonné.

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Biographie de l'auteur

Après des études de droit et de philosophie, l’auteur, agrégé de philosophie, est aujourd’hui professeur en classes préparatoires aux concours d’entrée aux écoles de commerce au lycée La Nativité à Aix-en-Provence.

jeudi 2 août 2018

Le silence ; comme introduction à la métaphysique

Le silence : comme introduction à la métaphysique
Joseph Rassam ; Préface de Philippe-Marie Margelidon.
Perpignn, Paris, Artège – Lethielleux, 2017, 280 pages

Joseph Rassam (1917-1977), philosophe thomiste, professeur apprécié, aura laissé une œuvre brève dont on réédite, avec soin et de nombreux amendements, un texte daté de 1962, paru posthumément en 1980 et réédité en 1988. Parler du silence est aussi aventureux, voire plus, que de parler du langage. Les grands livres sur le silence sont rares (celui de Max Picard, Le monde du silence, 1954, est évidemment de nombreuses fois cité) ; celui de l'auteur est sous-tendu par une thèse « à la suture de la phénoménologie et de l'ontologie ». Le silence n'est pas l'envers négatif de la parole, il hante toute parole. La parole humaine n'est pas démiurgique, elle ne parle qu'à recevoir ce dont elle est l'offrande. « La métaphysique n'est pas, à proprement parler, un discours sur l'être, mais plutôt le discours de l'être en nous. » Et ce discours est ineffable, non pas indicible (l'ineffable étant l'envers positif de l'indicible, il est le trop inépuisable de ce qui excède tout dire). C'est grâce au silence, « berceau de la parole », que nous pouvons nous entendre ; par son entremise, nous communiquons avec l'être. Il n'y a pas d'antéprédicatif : « L'expérience métaphysique, et c'est en cela qu'elle est acte de silence, est l'attention à travers les essences qui définissent les étants à l'acte qui les fait être. » Réalisme thomiste ! « Attention » : le mot est philosophiquement et spirituellement riche, il est inséparable du silence. L'attention est ouverture, disponibilité, écoute, façon d'être à l'autre, à l'être. À autrui, au monde. Ce livre minutieusement écrit, dense – aucun mot, aucune phrase, aucune référence ne venant encombrer ou combler le vide –, mérite une lecture attentive.

Source : Revue Etudes, numéro de avril 2018.
https://www.revue-etudes.com/article/le-silence-comme-introduction-a-la-metaphysique-de-joseph-rassam-19217  


L’auteur : Joseph Rassam
Docteur et agrégé de philosophie, Joseph Rassam (1917-1977) a dessiné, entre les philosophies de la subjectivité et de l'intériorité, les contours de ce qu'on peut appeler un « réalisme spirituel ». Il est l'auteur de trois ouvrages sur la métaphysique de saint Thomas d'Aquin.


Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles




jeudi 25 août 2016

Baruch Spinoza : voir le monde autrement






Philosophie Magazine
Hors-série 29, printemps 2016
Spinoza. Voir le monde autrement


Comment le philosophe Baruch Spinoza (1632-1677) qui écrit “par Réalité et par Perfection j’entends la même chose” peut-il nous aider à changer le monde ? Pourquoi Spinoza attise-t-il aujourd’hui notre réflexion ? Comment l’ennemi du libre-arbitre peut-il nous apprendre, non à changer de vie, mais à changer notre vie ? Par quel tour de force un penseur aussi austère est-il devenu notre maître de joie ?

Athées ou croyants, scientifiques ou économistes, tous ont “leur” Spinoza. Jusqu’aux penseurs d’extrême-gauche qui, tels Frédéric Lordon, Toni Negri ou Miguel Benasayag ont trouvé chez Spinoza les outils d’une critique du capitalisme capable de prendre le relais du marxisme discrédité. Excommunié de son vivant, longtemps tenu à l’écart des grandes histoires de la philosophie, son heure a sonné ! André Comte Sponville, Clément Rosset, Henri Atlan ou Raphaël Enthoven le révèlent.

PARTIE I : Une Éthique de la joie
Pour le philosophe Clément Rosset, « Spinoza est une sorte de bouddha, une divinité philosophique qui domine toutes les autres philosophies. ». Et cette stature, il la doit avant tout à l’Éthique, une œuvre aussi géniale qu’austère, voire inaccessible... jusqu’à ce hors-série propose :
L’Ethique sans peine. En 10 pages et 5 graphiques ; les idées essentielles sont présentées simplement, et le cheminement de l’ouvrage apparaît – de la définition de Dieu comme « la nature » à l’affirmation finale de la joie.
 
PARTIE II : Un traité des passions
Pour Spinoza, les Hommes ne doivent pas être considérés tels qu’on voudrait qu’ils soient, mais tels qu’ils sont. D’où sa célèbre formule : « Ni rire, ni pleurer, ni haïr, mais comprendre ». Et pour les décrire, « Le Spinoza romancier est indispensable au Spinoza philosophe. » (Pierre-François Moreau).
 
PARTIE III : Une métaphysique
Ni créateur, ni transcendant, ni personnel, ni juge, le Dieu de Spinoza est-il encore un Dieu ou le masque d’un athéisme peu avouable à son époque ? Et s’il est cause de toutes les choses, y compris du mal, alors tout n’est-il pas déterminé ? Entretien avec Henri Atlan, « Ce que peut le corps ».
 
PARTIE IV : Changer la vie ?
Marxiste ou catholique, économique ou politique, toutes les lectures de Spinoza conduisent à changer sa vie. Mais attention, remarque Pierre Zaoui : « Lorsque quelqu’un vous dit “je vais mieux”, vous pouvez être assuré qu’il n’est pas au mieux... Il ne s’agit pas tant de s’épanouir et de se transformer en devenant un autre. Il s’agit de devenir ce que l’on est. »
 
Le Traité économico-politique de Frédéric Lordon
Frédéric Lordon, économiste devenu philosophe sous l’effet de la découverte de Spinoza, est apparu ces derniers jours comme la principale figure, écoutée et acclamée, du mouvement Nuit Debout, pourtant rétif à toute récupération politique ou idéologique. Économiste devenu philosophe, il ne croit pas plus aux appels à la moralisation du capitalisme qu’à la mode actuelle de l’entreprise libérée.
« Si les hommes un jour cessent de respecter la force publique et prennent la rue, [...] ça n’est pas parce qu’ils ont fait un saut miraculeux hors de l’enchaînement des causes et des effets, c’est parce qu’ils ont été déterminés à le faire », écrit-il en dernière page de ce hors-série. 

Les deux tableaux du début sont très bien conçus pour entrer dans la pensée de Spinoza et fait surtout pour ceux qui ne le connaissent pas. Quant à l’éditorial il est d’un ton décalé et plein d’humour.

source : Philosophie Magazine

publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles



vendredi 5 août 2016

"Prendre soin ce n'est pas nécessairement rajouter des jours à la vie mais de la vie aux jours"

Élodie Lemoine, Jean-Philippe Pierron (dir.), La mort et le soin : autour de Vladimir Jankélévitch, coll. Questions de soin, Paris : Presses Universitaires de France, 2016, 180 p., 13 €.


La collection Questions de soin, présentée sur le site des Presses Universitaires de France, créée en 2012, met en lien philosophie, sociologie et médecine (avec par exemple Souffrance et douleur : autour de Paul Ricoeur, 2013, À quel soi se fier ? Conversations avec Winicott, 2015). Elle présente des essais sur des points médicaux précis, amenés par les progrès médicaux, qui concernent souvent la relation au patient (Le soin maternel, 2013, Le patient autonome, 2014). Elle en montre les implications politiques. Certains de ces ouvrages sont disponibles en format numérique, pour un prix réduit (à partir de 4,49 €).
Bien que les soins palliatifs n'existaient pas à sa parution en 1966, La Mort de Vladimir Jankélévitch éclaire ce que l'on appelle aujourd'hui la fin de vie. Il situe la question de la mort dans sa portée existentielle, métaphysique, morale et relationnelle : il met en lumière le paradoxe entre la certitude de la mort, partagée par tous les êtres humains, et l'incertitude de la date à laquelle elle surviendra. C'est dans cet espace que prennent place les soins palliatifs, durant lesquels l'équipe médicale doit s'occuper du patient et l'entourer, sans espoir de guérison, sans tomber ni dans l'"abandonnisme" ni dans l'acharnement thérapeutique, défini aujourd'hui comme une obstination déraisonnable.
La mort et le soin, placé sous la direction d'Élodie Lemoine, doctorante en philosophie, et de Jean-Philippe Pierron, professeur à l'université Jean Moulin-Lyon 3, revient en 10 contributions sur les apports de Jankélévitch pour les appliquer aux situations médicales actuelles : définir le temps de la fin de vie, l'espace de vie permis par l'incertitude de la date de la mort, les questions éthiques de l'euthanasie et de l'acharnement thérapeutique. Les relations que le patient entretient avec les soignants et son entourage sont longuement explorées : Tanguy Châtel, sociologue, parle de l'accompagnant, Pascale Vassal, médecin, traite de la relation de soin. La philosophe Agata Zielinski observe la personne mourante agir comme un miroir pour celles qui y sont confrontées.
Les contributeurs sont médecins et oncologues d'une part, sociologues et philosophes universitaires de l'autre. Cette interdisciplinarité ouvre un champ de réflexion très large. Il est toutefois regrettable qu'une bibliographie, même sommaire, ne soit pas proposée.
Il est intéressant de compléter cet ouvrage avec les écrits de Marie de Hennezel, qui analyse en profondeur l'expérience spirituelle des personnes en fin de vie et de leurs accompagnateurs. Elle rejoint ici Jean-Philippe Pierron, qui rappelle justement dans son introduction que "prendre soin ce n'est pas nécessairement rajouter des jours à la vie mais de la vie aux jours" (p. 8).

Hélène Biarnais
médiathèque du diocèse de Gap et d'Embrun

mardi 14 juin 2016

La philosophie pour les tout-petits

Geneviève Boyer, Nancy Boucher, Isabelle Charbonneau, Mon premier livre de philo, Saint-Lambert (Québec) : Dominique et Compagnie, 2016, 31 p., 14,95 $, 9,95 €, parution en France à venir.

Cet ouvrage écrit par Geneviève Boyer, philosophe, et Nancy Boucher, psychologue, illustré par Isabelle Charbonneau, est destiné aux enfants dès 4 ans. Le volume en carton épais et dont les pages sont plastifiées peut être confié aux plus petits sans risque de déchirure. Sous la forme d'ateliers favorisant le dialogue, ce livre vise à « stimuler la pensée et les réflexions des enfants » (p. 2), en les aidant à développer leur raisonnement critique et leur empathie, pour qu'ils deviennent des citoyens autonomes et responsables.
Conçus pour permettre à l'enfant de s'exprimer, en petit groupe ou en tête à tête avec l'adulte, à l'école ou à la maison, les ateliers sont divisés en trois sections : le corps, le cœur et l'esprit, clairement reconnaissables à la couleur des pages. À partir de dessins expressifs et colorés faciles à identifier, l'enfant peut décrire ce qu'il voit et raconter ou imaginer une scène dans laquelle il pourra intégrer les émotions montrées par les personnages. Il peut aussi reproduire les attitudes sous la forme d'expression corporelle. Cela permet de manière assez subtile de l'entraîner à décrypter le langage corporel et à l'utiliser.
Sont ainsi abordés des sujets sensibles, comme la colère et les différentes manières de l'exprimer, les secrets, et notamment ceux que l'on ne peut pas garder pour soi parce qu'ils mettent quelqu'un en danger, la différence entre imagination et mensonge...
Savoir mettre des mots sur ses émotions est très important pour la résolution des conflits entre enfants, qui se terminent souvent en violence par manque de communication. Plusieurs pages sont dédiées aux disputes et donnent des conseils pour les dépasser.
Enfin, posséder un vocabulaire riche, varié et précis est une aide précieuse pour l'apprentissage de la lecture et de l'expression écrite. Ce livre, déjà disponible à la Médiathèque Mgr Depéry, est un outil intéressant pour permettre de l'acquérir.

Hélène Biarnais
Médiathèque diocésaine de Gap et d'Embrun




samedi 7 mai 2016

"Philosophie, théologie, les deux se rejoignent en étant des travaux de pensée..."

Jean-Yves Lacoste, L'intuition sacramentelle et autres essais, Paris : Ad Solem, 2015, 239 p., 23 €.

Ce livre est un recueil d'études, toutes écrites par le même auteur, pour la plupart parues à l'occasion de colloques ou d'ouvrages collectifs. Certaines ont été traduites en français pour cette édition. Jean-Yves Lacoste est philosophe de formation. Dès ses premiers travaux, il a travaillé sur la frontière ténue entre la philosophie et la théologie, en s'appuyant sur la phénoménologie de Husserl et de Heidegger. "Philosophie, théologie, les deux se rejoignent en étant des travaux de pensée ou, plus prudemment, en formant le projet de penser" (p. 6). Sa biographie est consultable sur le site des Presses universitaires de France. La médiathèque diocésaine de Gap possède Expérience et absolu, livre qu'il a publié aux PUF en 1994, et Histoire de la théologie, aux éditions du Seuil, qu'il a dirigée en 2009.
Dans la lignée de ses ouvrages précédents, Jean-Yves Lacoste utilise ici la philosophie pour mieux comprendre la théologie, et en particulier la liturgie. Le premier essai revient sur l'histoire de la philosophie et de la théologie à l'université. Le second définit le concept de présence en philosophie, pour l'étendre à l'eucharistie. L'avant-dernier est un commentaire du sermon sur la montagne de l'évangile de Matthieu (chap. 5 à 7), qui contient un long développement sur le don. Il analyse plus particulièrement les versets 38 à 48 du chapitre 5. Sur ce sujet, on consultera en complément avec profit les actes du colloque interdisciplinaire organisé par le Collège supérieur en 2001.
L'intuition sacramentelle et autres essais est très ardu, mais il apporte un éclairage très intéressant sur les concepts philosophiques qui soutendent la liturgie.

Hélène Biarnais
Médiathèque diocésaine de Gap et d'Embrun




mercredi 19 novembre 2014

La philosophie ou « La Rigueur des choses »

Jean-Luc Marion, La Rigueur des choses, entretiens avec Dan Arbib, Paris, Flammarion, 2012, 300 p.

Stéphane Babey, La Haine de Dieu, Perpignan, Artège, 2011, 176 p.


Les livres d’entretien permettent d’accéder plus facilement au mode de réflexion d’un auteur qu’un ouvrage théorique parce que les concepts y sont exposés plus simplement et une biographie les éclaire. C’est donc le principe retenu ici par Dan Arbib, lui-même spécialiste de René Descartes et né en 1982, qui interroge Jean-Luc Marion, philosophe, professeur d’universités et membre de l’Académie française.
La formation de Jean-Luc Marion est largement évoquée. Parmi ses ramifications, le passage à la jeunesse étudiante chrétienne et le retrait de l’engagement (p 41). En effet, Jean-Luc Marion en était venu à considérer ne pas agir autrement que son homologue de l’union des étudiants communistes. Cet épisode, comme la recherche sur René Descartes (1596-1650), montrent la quête de rigueur du philosophe. Le livre traite également de la question du nihilisme et de son rapport à l’événement (p 266-280).
 
« La Rigueur des choses » est, au fond, ce qui manque à Michel Onfray, selon Stéphane Babey dans La Haine de Dieu, sous-titré Michel Onfray : de la posture à l’imposture. Il est vrai que dans Le Crépuscule d’une idole, L’Affabulation freudienne (Grasset, 2010, également disponible à la bibliothèque Mgr Depéry du diocèse de Gap), Michel Onfray manque pour le moins de précision scientifique dans son raisonnement et n’a, tout simplement, pas rédigé certains paragraphes qui ne sont qu’à l’état de notes !
Stéphane Babey réfute la nécessité d’une Contre histoire de la philosophie (de Michel Onfray, chez Grasset), la philosophie enseignée en France n’étant pas « aux mains d’idéologues au service d’un pseudo-conservatisme philosophico-religieux » (p 63). De même, attaquer le judéo-christianisme en raison de sa rigueur morale lui semble une chimère dans la mesure où le libertinage philosophique et érotique « constitue donc plutôt un retour aux sources qu’une radicale nouveauté » et encadre chronologiquement ladite morale (p 112).
L’honnêteté intellectuelle d’Onfray est même remise en cause. Comment peut-il promouvoir le « ni Dieu, ni maître » tout en faisant de « Nietsche son seul maître à penser » (p 130) ? Après avoir introduit son essai sur la maladie de l’Occident, l’auteur conclut sur une ouverture positive : « il s’agit bien […] de savoir retrouver le chemin du questionnement métaphysique pour ensuite jeter les bases d’une société dans laquelle les hommes trouveront à nouveau la possibilité d’échanger, de s’écouter, de se connaître ».

vendredi 1 août 2014

Même dans la souffrance la vie est belle

Martin Steffens
La vie en bleu : pourquoi la vie est belle même dans l’épreuve
Paris, Marabout, 2014. 221 pages.

Comment la philosophie aide à aimer le réel jusque dans ses épreuves. 

Voir la vie en rose, dans l'impatience d'un bonheur immédiat, sans épreuve et sans nuages, nous amène trop souvent à broyer du noir... Car comment réaliser la valeur de ce qu'on possède comme un acquis, de ce qu'on a jamais perdu, de ce pour quoi on n'a jamais tremblé, de ce pour quoi on ne s'est jamais battu ? Et si nous apprenions à voir la vie en bleu ? A nous réconcilier avec nos difficultés et à ouvrir les yeux sur ce qu'elles nous apportent de positif ? À accepter les épines des roses, et les ecchymoses que nous fait l'existence ? Une promenade philosophique autour des grands enjeux de nos vies (l'amour et la confiance, le risque et la prudence, la mort et la vie...), comme un manuel de mieux-vivre.