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samedi 19 décembre 2015

Chemins vers le silence intérieur

Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, Chemins vers le silence intérieur avec Benoîte Rencurel : guérir les cœurs blessés, Paris : Parole et Silence, Ed. du Laus, 2015, 178 p.


A l'occasion de l'Année sainte proclamée par le pape François, Mgr Jean-Michel di Falco Léandri, évêque de Gap et d'Embrun, relit dans cet ouvrage les Manuscrits qui relatent les événements de Notre-Dame du Laus à l'aune de la Miséricorde.
Benoîte Rencurel, favorisée d'apparitions pendant cinquante-quatre ans et qui reçut les enseignements de la Vierge, a tenté de guérir les personnes blessées, de les amener à la réconciliation avec eux-mêmes, avec leurs proches et avec Dieu.
En prenant une à une les œuvres de la Miséricorde telles qu'elles sont définies par l'Eglise catholique, Mgr Jean-Michel di Falco les illustre par les actes de Benoîte, permettant ainsi de comprendre de manière pratique des notions parfois très difficiles à appliquer.

Pour en savoir plus, le site du diocèse de Gap et d'Embrun et le numéro de décembre de Eglise dans les Hautes-Alpes.

lundi 27 avril 2015

Lech Walesa et la Pologne à la bibliothèque Mgr Depéry du diocèse de Gap et d’Embrun

A l’occasion de la fête du 1er mai à Notre-Dame du Laus qui va voir l’année jubilaire des 350 ans se clore, le sanctuaire accueille Lech Walesa, ancien président de Pologne, prix Nobel de la paix en 1983. Il convient de se souvenir que le mouvement Solidarité/Solidarnosc, né en 1980 et qui conduit la Pologne vers la démocratie, est créé durant le pontificat de Jean-Paul II, pape polonais élu en 1978.


Parmi les livres de la bibliothèque diocésaine sur ces événement, se trouve, tout d’abord, la biographie de Lech Walesa par François Gault (Paris, Le Centurion, 1981, 195 p.) Le pontificat de Jean-Paul II peut être vu à travers le prisme de l’histoire de son pays natal. Le premier ouvrage sélectionné concerne son voyage en Pologne en 1983 (Jean-Paul II en Pologne, 16-23 juin 1983, Paris : Tequi, 213 p.), le second est écrit par Tadeusz Karolak (Jean-Paul II, Pape de Pologne, Paris : Nesle, 169 p.)

dimanche 30 novembre 2014

La beauté dans l’écrin de Notre-Dame du Laus

Quatre jours pour la beauté ! C’est le temps qui a été consacrée à cette notion à Nore-Dame du Laus du 21 au 24 novembre durant une session. Une exposition avec des œuvres d’art contemporaines, des objets liturgiques, des vêtements sacerdotaux et, le dimanche, l’ostensoir du Laus, est venue appuyée les propos sur la beauté à Notre-Dame du Laus par le recteur, le père Ludovic Frère, le père Guy Corpataux (la montagne dans l’expérience des pèlerins) et Hélène Biarnais (la nature dans les manuscrits du Laus). La beauté dans la Bible a été évoquée par le père Jean-Marie Dezon. La danse (Jessie Pezzoli notamment), la musique (dom Robert Guillot, Damien Bredif, Fabien Guilloth) ont eu leur place ainsi que la beauté dans la liturgie par le père Joseph-Charles Mbogba, ce dernier étant responsable de la pastorale liturgique et sacramentelle du diocèse.
Le dimanche, jour du Christ Roi, une messe des artistes, présidée par Mgr André Fort, a été célébrée dans une basilique comble !
Sur les quatre jours, ce sont près de 120 personnes qui ont assisté à un moment de cette session sur la beauté, dans le magnifique cadre du sanctuaire Notre-Dame du Laus.

lundi 10 novembre 2014

Contempler la beauté : la beauté sauvera-t-elle le monde ?


 

Contempler la beauté : la beauté sauvera-t-elle le monde ?




Du 21 au 24 novembre, le sanctuaire Notre-Dame du Laus organise une session spirituelle sur la beauté dans tous ses aspects. Les personnes intéressées peuvent s’inscrire au 04 92 50 30 73 soit pour l’ensemble de la session soit pour l’une ou l’autre des activités organisées durant ces quatre jours.

Le programme est établi ainsi :

Vendredi 21 novembre

9h15 : ouverture de la session par le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire, avec un enseignement ayant pour titre Beauté cachée et beauté révélée à Notre-Dame du Laus. 15h : Père Jean-Marie Dezon, La beauté dans la Bible. 20h30 : Spectacle de danse par Jessie Pezzoli.

Samedi 22 novembre

9h : Présentation du message de Notre-Dame du Laus puis parcours jubilaire axé sur le thème de la beauté. 17h : Concert d'orgue par Damien Bredif, organiste de la cathédrale de Gap et du sanctuaire Notre-Dame du Laus, accompagné de commentaires par Soeur Marie-Macaire, bénédictine du Sacré-Coeur de Montmartre. 20h30 : Carrefour sur le thème de la musique, avec P. Robert Guillot, moine bénédictin de Ganagobie, Sœur Marie-Macaire, sœur du sanctuaire, Jessie Pezzoli, danseuse et Fabien Guillot, séminariste, suivi d'une veillée de prière à la basilique.

Dimanche 23 novembre

9h15 : Père Michel Dorthu, L'art roman. 10h30 : messe dédiée au Christ-Roi et aux artistes. Les artistes sont particulièrement invités à participer à cette messe et au déjeuner-rencontre qui suivra à l'hôtellerie de Notre-Dame du Laus. 15h : table-ronde d’artistes haut-alpins, avec Mireille Cros, Bénédicte Deschamps et François Foucras. La soirée sera consacrée à la beauté dans la liturgie. 20h30 : Père Joseph-Charles Mbogba, La beauté dans la liturgie.

Lundi 24 novembre

9h15 : Témoignage de Françoise Henry, artiste peintre au Laus. 15h : Hélène Biarnais, La nature dans les Manuscrits du Laus. 17h : Père Guy Corpataux, La montagne dans l'expérience des pèlerins, conclusion de la session.

En plus des enseignements, les participants à la session auront accès à une exposition autour de l’art sacré et à des diaporamas mêlant méditation et découverte d’œuvres d’art.

Le parcours spirituel proposé pour l’année jubilaire permettra à ceux qui le souhaitent de découvrir la beauté des lieux tout en accomplissant une démarche spirituelle profonde.

Inscription à la réception de l’hôtellerie de Notre-Dame du Laus : 04 92 50 30 73


jeudi 2 octobre 2014

Benoîte Rencurel, Une vie avec les Anges dans Etudes (octobre 2014)

Dans une recension publiée dans la revue jésuite, le père François Marxer ouvre des perspectives de travail sur Notre-Dame du Laus et Benoîte Rencurel.

 


Le nouveau livre de François de Muizon, Benoîte Rencurel, Une vie avec les Anges (Salvator, 2014) a les honneurs d’une recension dans la revue Etudes, sous la plume du père François Marxer, sj, qui est professeur d’histoire de la spiritualité.
François de Muizon, qui travaille lui-même sur la spiritualité et les sanctuaires a écrit de nombreux ouvrages notamment sur Notre-Dame du Laus. Citons, par exemple, La Vie merveilleuse de Benoîte Rencurel (Nouvelle cité, 2004), et Un nouveau regard sur les apparitions (L’Emmanuel, 2008).
La recension du père François Marxer, forcément exigeante, conclut sur le souhait d’en savoir plus sur « le terreau mystique provençal » avec l’Aixoise Jeanne Perraud (1631-1676) par exemple. Il cite, également, François Malaval, de Marseille, « promoteur du pur amour », dont l’un des ouvrages est condamné par l’Index pour quiétisme. Benoîte Rencurel a rencontré à plusieurs reprises François Malaval. Nous pourrions ajouter la famille Rémusat chez qui Benoîte Rencurel se réfugie en 1692, lors de l’incursion des troupes de Victor Amédée de Savoie dans les Alpes dauphinoises.
Le père François Marxer termine sa recension en écrivant « LE livre sur le Laus reste encore à écrire ». La réédition du travail de défrichage du chanoine Roger de Labriolle (Benoîte, la Bergère du Laus, Editions du Laus, 2013) semble une étape dans ce sens.
Les livres de François de Muizon, de Roger de Labriolle et la revue Etudes se trouve à la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry en suivant ce lien : http://catalogue.diocesegap.biblibre.com/

lundi 28 juillet 2014

Le Dictionnaire historique des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée

"Il est un ouvrage de référence, contenant des articles qui traitent des membres et de la mission des Oblats de Marie Immaculée, de même que tout autre sujet qui peut jeter de la lumière sur l'histoire et la vie de la Congrégation.

Comme outil de connaissance, il donne quelques détails utiles sur les personnes, les lieux, les œuvres et les évènements significatifs qu'on veut connaître... Comme outil de recherche, il donne  des informations sur quantité des sujets : fondation et histoire des provinces et maisons, liste des supérieurs généraux et provinciaux, structures de l'administration générale et des provinces, archives, etc." Extrait de l'Introduction au dictionnaire par Franck Santucci o.m.i. Président de l'AERO (Association d'études et de recherches oblates).

Les Archives diocésaines de Marseille proposent en usuel les deux premiers volumes. Le volume 1 intitulé En France au temps du fondateur comprend essentiellement des biographies et les notices historiques des maisons oblates fondées en France.

Pour la Province ecclésiastique de Marseille, citons parmi les nombreuses entrées :
  • Le Calvaire et l'Oeuvre des Italiens, la campagne Saint-Just, le Grand Séminaire de Montolivet, Notre-Dame de la Garde à Marseille.
  • Notre-Dame de Lumières.
  • Notre-Dame du Laus.
  • Le Grand Séminaire et la maison d'Aix-en-Provence.
  • Le Grand Séminaire et le Petit Séminaire Notre-Dame d'Ajaccio, le couvent de Vico.
Le volume 2 Hors de France au temps du Fondateur relate des missions étrangères.

Saluons ici le remarquable travail des historiens de la congrégation qui fournissent aux lecteurs l'histoire précise de la mission des Oblats de Marie Immaculée telle que l'a voulue le Fondateur, saint Eugène de Mazenod.

Collectif, Dictionnaire historique des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, vol. 1 et 2, AERO, Rome, 2004 et 2008, 750 p et 631 p.

samedi 3 mai 2014

Le village de Saint-Etienne d'Avançon au temps de Benoîte Rencurel

Conférence donnée le 2 mai 2014 pour l'inauguration de la maison natale de Benoîte Rencurel

Saint-Etienne d’Avançon en 1664

 
Le 24 avril 2014, les bénévoles des anciens de Saint-Louis étaient ici avec Olivier Hanne, qui a dirigé la muséographie de la maison. Nous nous sommes faits quelques réflexions sur la différence entre la maison de Benoîte Rencurel en 1650 et celle d’aujourd’hui. Pensez que le sol était en terre battue ! Les animaux vivaient au même niveau que les humains. Pensez aussi que le pétrole n’existait pas ce qui signifie que la seule lumière vient du jour, du feu de bois ou de chandelles. Il n’y a pas d’isolation artificielle et de fenêtre en PVC avec du double vitrage.
Le bois, nécessaire pour la cuisson et le chauffage, est très surveillé, qu’il soit tombé ou qu’il soit sur pied. Les vols sont réprimés ! Les droits qui permettent de le ramasser sont recherchés et sont l’objet de contestations sans fin. D’autant plus que ce bois permet la production au vallon des fours.
Ce qui frappe en arrivant dans le village de Saint-Etienne-le-Laus c’est la présence de la montagne. Ce n’est pas seulement une montagne qui marque l’horizon, c’est un roc sur lequel le village est bâti. Ce sont aussi des versants qui dessinent une vallée et donc des routes : la vallée est un lieu de passage, nous le verrons. Nous pourrions dire la même chose pour le hameau du Laus.
Autre élément important dans le paysage quotidien, c’est l’église paroissiale. Celle d’aujourd’hui ne ressemble pas exactement à celle où Benoîte Rencurel a été baptisée en 1647. En effet, cette église, outre les travaux que nous allons évoquer, a été prolongée d’un tiers environ en 1885. Elle a également été restaurée en 2000.
A la fin du XVIe et au début du XVIIe siècles, les évêques d’Embrun demandent que cette église soit réparée (en 1598 par Guillaume de Saint-Marcel, 1568-1600 ; 1602 par Honoré du Laurens, 1600-1611). Nous sommes là à moins de cinquante ans de la naissance de Benoîte Rencurel. En août 1614, maître Blanc maçon de Valserres et maître Gallois charpentier, ont la charge de rebâtir l’église. C’est une époque de reconstruction après les guerres de Religion et durant l’époque de la contre-réforme catholique (le concile de Trente a eu lieu de 1545 à 1563).
L’église paroissiale est entourée du cimetière. Elle est le lieu où l’on a coutume de s’assembler pour délibérer aux affaires de la communauté, notamment sur la répartition des impôts. Le cimetière n’est pas clos puisqu’en 1672, Mgr Charles Brulard de Genlis, au cours d’une visite pastorale demande « la clôture du cimetière telle que le bétail n’y puisse point entrer » et que le terrain proche de l’église soit pavé ou boisé.
En 1675, il est décidé que les consuls achètent les ardoises pour couvrir le clocher. L’année suivante ce sont trois hommes qui sont commis à des travaux. Il s’agit de Pierre Valentin, Pierre Imbert et Pierre Rolland. Pierre Valentin et Jean Giraud reçoivent 16 livres pour avoir placé la cloche correctement. Il faut dire qu’elle marque les moments importants de la journée : un homme, Jean Jouve, est rétribué pour cela en 1684. Il doit sonner tous les matins, à midi et le soir ainsi qu’au moment de l’élévation du Saint-Sacrement.
 
En 1685, le prieur curé rédige un inventaire des biens de l’église paroissiale. Il y trouve des vases sacrés (calice, ciboire avec un soleil en argent), des vêtements sacerdotaux parmi lesquelles deux chasubles d’indienne. La présence de ces étoffes est le signe que le grand commerce international et le génie français de la confection touchent aussi Saint-Etienne d’Avançon. En revanche, peu de livres liturgiques : le curé signale un antiphonaire pour chanter et un rituel dont seule l’ancienneté est soulignée. Ces ouvrages coûtent fort chers pour les communautés qui ont souvent d’autres priorités.
En mai 1692, alors que la taille royale doit être répartie entre les contribuables, les consuls signalent que l’église menace ruine : réparer les murs est nécessaire « afin d’éviter l’entière perte ». En juin des prixfaicts, des devis par Aubert (maçon), Jean et François Giraud que nous avons déjà rencontrés, montrent que les travaux sont prévus. Cependant, 1692, c’est, dans les semaines qui suivent, l’entrée des troupes de Victor Amédée de Savoie dans les Alpes dauphinoises : épisode local de la guerre de la Ligue d’Augsbourg. A Notre-Dame du Laus, parmi les très nombreuses destructions, la cloche a été volée et des meubles brisés y compris le grand autel. Dans le village de Saint-Etienne, il ne reste que trois maisons entières. Il faut donc reconstruire !
Cette guerre a donc empêché les réparations prévues à l’église. Elles sont de nouveau attribuées à trois maçons et charpentiers de Saint-Etienne, de Théus et de Remollon, en 1699. Mais les artisans tardent à exécuter le chantier. Des négociations entre lesdits artisans et les consuls aboutissent à un projet de voûte en 1704. Mais, l’année suivante, le compte-rendu de la visite pastorale de Mgr Charles Brulard de Genlis stipule que la
communauté doit refaire le pavé de l’église, ainsi que le confessionnal ! Cette demande vient probablement s’ajouter aux travaux prévus antérieurement. De surcroît, des réparations doivent avoir lieu à la cure : si elles n’ont pas lieu l’église sera interdite. En 1707, Jean Laugier, de Valserres, se voit confier le chantier pour 280 livres. C’est une somme très importante.
En 1711-1713, les consuls décident de placer les archives de la communauté à l’église plutôt que chez l’un d’eux. Les archives, en 1692, étaient placées dans un coffre à trois serrures : celles-ci ont été brisées par les troupes savoyardes, les documents, eux sont déchirés et en partie brûlés. En fait, c’est à la cure que les archives sont déposées puisqu’un « cabinet des papiers doit être accommodé » et qu’il faut « y poser les serrures qui ont été achetées pour ce ». En même temps, il est toujours prévu de changer les poutres du clocher.
En 1716, des habitants du lieu ont sonné la cloche « à leur fantaisie », tellement qu’elle a cassé. Les coupables sont invités à payer la réparation : les consuls se réunissent pour en prendre acte.
En mai 1718, enfin, une visite pastorale du vicaire général d’Embrun demande notamment que les portes du cimetière soient fermées par un loquet : 40 ans plus tôt, il n’y avait pas de mur… c’est donc que des travaux ont été exécutés. Enfin, une chaire doit être installée dans l’église.

Saint-Etienne d’Avançon est une communauté où des régents, c’est-à-dire des maîtres d’école, enseignent. Ses habitants ne sont donc pas totalement illettrée. Les consuls décident, le 22 novembre 1684, que le régent sera payé du 1er novembre au 1er mai 1685 par la communauté pour 15 livres. 15 autres livres sont à la charge des enfants – leurs parents évidemment – pour cette année. Somme élevée pour des personnes qui n’ont pas l’habitude du numéraire… mais trente livres sont peu pour vivre pour le régent.
Le 24 octobre 1719, le régent est Jean Jaime. Il est originaire de Vallouise et reçoit garçons et filles. Il doit « leur apprendre à lire, écrire l’arithmétique et cathéchisme et prier dieu soir et matin » jusqu’au 15 avril. La rétribution n’a pas changé en 35 ans, elle est de trente livres qui semblent prises en charge intégralement par la communauté qui donne également une chambre comme salle d’école.

Saint-Etienne d’Avançon est une communauté dont l’ouverture est évidente. En 1692, des habitants se réfugient à Marseille, pensons à
Benoîte Rencurel dont le parcours est bien connu. Nous avons également dit, il y a quelques instants, que des chasubles étaient fabriquées en indienne sans que nous ne sachions d’où elles viennent. Le tissu a pu aussi venir de loin et être travaillé localement. Cependant, au quotidien, les affaires de la communauté se traitent au plus près : le Parlement du Dauphiné est sollicité dans les grands dossiers. Sinon, deux villes se disputent le rôle de capitale administrative : Gap où siège le bureau d’élection des montagnes du Dauphiné et Embrun où se trouve le siège épiscopal de référence. Les paroisses voisines sont évidemment celles où se trouvent des artisans sollicités pour les travaux de la communauté : Valserres, Remollon, Avançon, Théus… Les notaires sont à la Bâtie-Vieille ou à la Bâtie-Neuve. Chorges, localité importante vers Embrun est également citée souvent dans le livre de paroisse.
Communauté ouverte et communauté fragile également. En 1674, les consuls expliquent le ravage des eaux qui ont érodé les terres : à la pluie, il faut ajouter la grêle ! En 1705, les consuls ont demandé l’institution de la fête des saints Abdon, Sennen et Germain et autres, précise la chronique paroissiale ! En effet, ils sont intercesseurs pour la protection contre la grêle, la tempête, le ravagement des eaux et autres maux.
Que sont ces destructions ? En 1711, deux tempêtes ont « ruiné les vignes et raisins […] » une partie des blés, emporté la terre et presque détruits tous les fruits des vignes ». Ces fruits sont ceux des arbres présents au milieu des ceps de vignes. Les parcelles sont petites. Les propriétaires d’animaux peuvent les faire vaquer soit sur des prairies qui leur appartiennent soit sur des prés communaux. La neige ne fait pas partie des calamités.
La guerre, en 1692 a profondément marqué le territoire. Nous avons une représentation (elle est reproduite dans Notre-Dame du Laus, n° 371, décembre 2013) de la maison de sœur Benoîte avant l’incendie de 1850. Cependant, la maison natale a été détruite elle-même en 1692 !
 
Luc-André Biarnais,
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun 

lundi 3 février 2014

Le fonds Clorinde Vidal aux archives du diocèse de Gap

Les archives du diocèse de Gap et d'Embrun poursuit sa politique de mise en ligne des instruments de recherche de ses fonds. Le fonds Clorinde Vidal, archives d'une laïque, touche à la fois à l'histoire du diocèse et à celle du sanctuaire de Notre-Dame du Laus.

Ce fonds d'archives est bien plus important que ne le laisse penser son volume : une boite. Il est composé d’une liste de souscripteurs et de courriers adressés par le sanctuaire Notre-Dame du Laus à Madame Clorinde Vidal. Cette personne organise, essentiellement à Vaison dans le Vaucluse, une souscription en faveur de la canonisation de Benoîte Rencurel. La liste des souscripteurs permet de voir quelle est la population que touche la cause dans des territoires proches du sanctuaire mais aussi plus éloignés (Afrique du Nord, Royaume-Uni…)

Les lettres reçues par Clorinde Vidal sont également intéressantes parce que les archives du sanctuaire conservent aussi la correspondance active de cette personne. Malheureusement, certaines des lettres reçues par Clorinde Vidal ne sont présentes qu’en photocopies.

Ce fonds remis aux archives diocésaines à l’occasion de la reconnaissance des apparitions à Notre-Dame du Laus, en mai 2008, avait été acquis par la donatrice auprès d’un bouquiniste. Après avoir envisagé de n’en remettre qu’une copie, la propriétaire l’a finalement donné anonymement.

lundi 23 septembre 2013

Session angélique au Laus

Session angélique (29 septembre-2 octobre)


 
Session prêchée par le père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire, et le frère Bonaventure, théologien.
"Le sanctuaire Notre-Dame du Laus est le lieu des plus longues apparitions mariales au monde, pendant 54 années. Mais c’est aussi un sanctuaire angélique ; Benoîte Rencurel a reçu davantage encore de messages de la part des anges que de la Vierge. On compte ainsi 500 interventions angéliques, qui offrent une véritable spiritualité sur les anges, ainsi qu’une solide catéchèse angélique, fidèle à l’enseignement de l’Église."
Entre la fête des archanges (29 septembre) et celle des anges gardiens (2 octobre), le sanctuaire du Laus propose donc une session sur les anges, ouverte à tous.

jeudi 15 août 2013

Les couronnements de Vierge de pèlerinage au XIXe siècle

Dans cet ouvrage, actes d'un colloque tenu en 2009, les intervenants font ressortir les caractérisitiques des couronnements de vierges de pèlerinage entre 1850 et le concile Vatican II. Celui de Notre-Dame du Laus, dossier traité par Claude Langlois venu sur place en septembre 2011, est le quatrième de ces pèlerinages au XIXe siècle, sur 95, à avoir reçu l'autorisation romaine et fait donc figure de quasi-précurseur.
La célébration du 23 mai 1855, retardée d'un an car le choléra frappa les Hautes-Alpes en 1854, est « pour la première fois une fête populaire célébrée en plein air en présence d'une foule abondante ».

mardi 25 juin 2013

Braderie à la bibliothèque de Gap !


A partir du samedi 29 juin,

Braderie à la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry

à Notre-Dame du Laus


 
Ce sont 2000 ouvrages que la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry met en vente à partir du samedi 29 juin 2013 à Notre-Dame du Laus. Ce sont des doubles ou des livres n’entrant pas dans les collections de la bibliothèque, dont les prix varient entre 0,50€ et 2€.

Aux livres en tous genres (histoire locale, découvertes de régions ou de pays…) parmi lesquels de nombreux romans, il faut ajouter un nombre important de cartes postales anciennes et semi-modernes vendues à l’unité (1 €) ou en carnet (5 €) représentant des paysages, des monuments civils, des édifices religieux du début du XXe siècle.

Cette braderie a lieu à la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry, à Notre-Dame du Laus, samedi 29 juin et lundi 1er juillet à partir de 9 h et dimanche 30 juin après les ordinations (vers 17 h 30).

Contact : Hélène Biarnais au 04 92 50 95 59 et bibliotheque@diocesedegap.com

lundi 17 juin 2013

Le temps réconcilié

Père Ludovic Frère. - Je n'ai pas le temps, Notre-Dame du Laus : le temps réconcilié.

Saint-Etienne le Laus : les éditions du Laus, 2013. - 212 p.
 
 
Vous avez du mal à gérer votre temps ? Toujours pressé, toujours stressé ? Envahi par les nouveaux moyens de communication chronophages ? Découvrez un rapport au temps apaisé, apprenez à discerner l'urgent de l'important.
 
A Notre-Dame du Laus, la Vierge Marie est apparue à Benoîte Rencurel pendant cinquante-quatre ans. Toute une vie ! Par cet accompagnement quasi-quotidient, Dieu a pu faire son oeuvre en Benoîte. Plutôt que de lui insuffler tout le savoir nécessaire à sa mission, Marie a pris le temps d'éduquer Benoîte, simple bergère, à une spiritualité à la fois simple et lumineuse. Elle a fait du Laus un haut lieu de réconciliation, avec Dieu, avec les autres et avec soi-même.
 
Le Père Ludovic Frère, recteur du sanctuaire de Notre-Dame du Laus depuis 2010, propose ici une lecture de l'expérience de Benoîte qu'il applique à nos problématiques contemporaines.

Pour en savoir plus sur ce livre

Trois exemplaires sont disponibles à la bibliothèque de Gap, et vous pouvez le commander au magasin du sanctuaire par là.
 

Que lire sur le temps ?

Pierre Burgelin. - L'Homme et le temps. - Paris : Aubier-Montaigne, 1945. - 164 p.
Victor Goldsmith. - Le Système stoïcien et l'idée de temps. - Paris : J. Vrin, 1953. - 233 p.
L'Homme malade du temps. - Paris : Pernoud, 1979. - 255 p.
Eliane Amado Lévy-Valensi, Moncef Chelli, Claude Roland-Souchet. - Trois visions du temps. - Paris : Centurion, 1993. - 161 p.
François Séjourné. - Le Temps, ami ou ennemi ? - Paris : Desclée de Brouwer, 1994. - 121 p.
Norbert Elias. - Du temps. - Paris : Fayard, 1997. - 223 p.

Et pour un point de vue plus chrétien ?

Jean Mouroux. - Le Mystère du Temps : approche théologique. - Paris : Aubier, 1962. - 292 p.
Karl Rahner - Ecrits théologiques : Essai d'une esquisse de dogmatique. - Paris : Desclée de Brouwer, 1966. - 252 p.
Oscar Cullmann. - Le Christ et le temps : Temps et Histoire dans le christianisme primitif. - Neuchâtel : Delachaux et Niestlé, 1966. - 180 p.
Jean Guitton. - L'existence temporelle. - Paris : Aubier Montaigne, 1969. - 190 p.
Bernard Feillet. - Les Fils dépossédés. - Paris : Desclée, 1975. - 112 p.
Michel Gourgues (dir.). - En ce temps-là... : Conceptions et expériences bibliques du temps. - Paris : Médiaspaul, 2002. - 213 p.
Enzo Bianchi. - Donner sens au temps : les grandes fêtes chrétiennes. - Paris : Bayard, 2004. - 155 p.
 

Pour mieux comprendre l'ensemble du message du Laus :

Père Roger de Labriolle. - Benoîte la bergère de Notre-Dame du Laus. - Gap : Louis Jean, 1977. - 303 p.
Marie-Agnès Vallart-Rossi. - Une laïque missionnaire Benoîte Rencurel 1647-1718 : Le témoignage du Laus. - Montrouge : Nouvelle cité, 1986. - 164 p.
Robert Pannet. - Notre-Dame du Laus et Benoîte Rencurel. - Paris : Le Sarment-Fayard, 1991. - 156 p.
Bertrand Gournay. - Notre-Dame du Laus : l'espérance au coeur des Alpes. - Paris : Téqui, s.d.. - 139 p.
Mgr Jean-Michel di Falco Léandri. - Benoîte Rencurel, la visionnaire du Laus. - Paris : Parole et Silence, Desclée de Brouwer, 2008. - 194 p.
Père Ludovic Frère. - Laissez-vous réconcilier ! Notre-Dame du Laus, refuge de réconciliation. - Notre-Dame du Laus : Editions du Laus, 2012. - 109 p.