lundi 16 mars 2020

En 1629 La peste à Aix-en-Provence

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1629. (LA PESTE D'AIX EN PROVENCE)


 « Extrait du registres de Parlement. 

La Chambre... a fait inhibitions & défenses à tous particuliers, chefs de Maisons de cette Ville d'AIX, de sortir & abandonner la ville pour quelque cause & prétexte que ce soit, sans permission de ladite Chambre, à peine de 3000 Livres d'amende dés à présent déclarée applicables aux pauvres pour lesquelles sera procédé, dès aussitôt leur départ, à la vente & délivrance de leurs biens, meubles... Fait défenses aux greffiers de la Maison Commune dudit AIX de bailler aucunes Bulettes, ni certificats auxdits chefs de maison, à peine de punition corporelle... ». Publié au Parlement de Provence séant à AIX (13) le 4 Août 1629 . Placard (35 x 26) État A.


Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

L'Espérance de Charles Péguy



L'Espérance .... avec Charles Péguy


Charles Péguy qui a su si bien célébré la vertu de l'Espérance : c'est ce poème de cet auteur que la bibliothèque vous offre pour ne pas oublier - malgrè une situation difficile - rien n'est jamais perdu ! 



La petite fille espérance de Charles Péguy dans Le Porche du Mystère de la deuxième vertu



La petite fille Espérance
"Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’espérance.
Et je n’en reviens pas.
Cette petite espérance qui n’a l’air de rien du tout.
Cette petite fille espérance.
Immortelle.
Car mes trois vertus, dit Dieu.
Les trois vertus mes créatures.
Mes filles mes enfants.
Sont elles-mêmes comme mes autres créatures.
De la race des hommes.
La Foi est une Épouse fidèle.
La Charité est une Mère.
Une mère ardente, pleine de cœur.
Ou une sœur aînée qui est comme une mère.
L’Espérance est une petite fille de rien du tout.
Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière.
Qui joue encore avec le bonhomme Janvier.
Avec ses petits sapins en bois d’Allemagne couverts de givre peint.
Et avec son bœuf et son âne en bois d’Allemagne.
Peints.
Et avec sa crèche pleine de paille que les bêtes ne
mangent pas.
Puisqu’elles sont en bois.
C’est cette petite fille pourtant qui traversera les
mondes.
Cette petite fille de rien du tout.
Elle seule, portant les autres, qui traversera les
mondes révolus.
Comme l’étoile a conduit les trois rois du fin fond
de l’Orient.
Vers le berceau de mon fils.
Ainsi une flamme tremblante.
Elle seule conduira les Vertus et les Mondes.
Une flamme percera des ténèbres éternelles..."


(Charles Péguy, La porte du mystère de la deuxième vertu)


Présentation de l'oeuvre

Le Porche du Mystère de la deuxième vertu
Charles Péguy ; préface de Jean Bastiaire
Première parution en 1929
Paris, Gallimard, 1986.
Préface et notes de Jean Bastaire 



"Dans l'œuvre, Charles Péguy laisse la parole à Dieu qui s'exprime à travers la voix de Madame Gervaise dans un long monologue. Parmi les trois vertus théologales, la Foi, l'Espérance et la Charité, Péguy considère l'Espérance comme « la plus difficile et la plus agréable à Dieu », la foi comme la charité étant facilement accessibles aux hommes. C'est à travers l'image d'une « petite fille espérance » qui « s'avance entre ses deux grandes sœurs » que Charles Péguy définit cette deuxième vertu. L'espérance est un guide pour les deux autres vertus. Symbolisée par l'enfance, l'espérance est celle qui voit au-delà du présent, celle qui avance dans l'innocence, avec assurance vers l'avenir."
«L'admirable dans le Porche est qu'avec des mots terreux, des images charnelles qui n'ont rien de philosophique, des mouvements du cœur qui sont ceux de n'importe quelle créature, Péguy révolutionne le christianisme au sens où, comme il le dit ailleurs, "une révolution est un appel d'une tradition moins parfaite à une tradition plus parfaite". Sa théologie de l'espérance ruine définitivement le jansénisme et déblaie la voie royale de l'évangile, trop longtemps encombrée de craintes qui bafouent la croix du Christ.
Non seulement l'auteur du Porche retourne de l'intérieur son drame personnel de l'exil et de l'échec, convertissant la détresse en tendresse et la déréliction en abandon créateur. Mais il inverse pareillement un drame ontologique plus général qui le hante depuis sa jeunesse et qui est au cœur de sa méditation de Jeanne d'Arc : l'exil et l'échec des damnés. En une stupéfiante intuition, il fait de la damnation un exil et un échec de Dieu.
Pour l'éviter, Dieu en est réduit à espérer dans le pécheur comme le pécheur espère en Dieu. Dieu prend les devants. Là comme en amour et en toutes choses, il a l'initiative, il donne l'exemple. Cela n'illustre-t-il pas d'ailleurs le plus parfait amour, où celui qui aime se met dans la dépendance de l'aimé, compte sur l'aimé? Dieu compte sur le pécheur, tremble pour lui dans l'attente qu'il s'amende et, tel l'enfant prodigue, vienne s'écrouler entre ses bras.»
Jean Bastaire.


Présentation de l'auteur

Charles Pierre Péguy, né le 7 janvier 1873 à Orléans et mort le 5 septembre 1914 à Villeroy (Seine-et-Marne), est un écrivain, poète et essayiste français. Il est également connu sous les noms de plume de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Son œuvre, multiple, comprend des mystères d'inspiration médiévale en vers libres, comme Le Porche du Mystère de la deuxième vertu (1912), et des recueils de poèmes en vers réguliers, comme La Tapisserie de Notre-Dame (1913), d'inspiration mystique, et évoquant notamment Jeanne d'Arc, un symbole de l'héroïsme des temps sombres, auquel il reste toute sa vie profondément attaché. C'est aussi un intellectuel engagé : après avoir été militant socialiste libertaire, anticlérical, puis dreyfusard au cours de ses études, il se rapproche à partir de 1908 du catholicisme et du nationalisme ; il reste connu pour des essais où il exprime ses préoccupations sociales et son rejet de l'âge moderne, où toutes les antiques vertus se sont altérées (L'Argent, 1913). Le noyau central et incandescent de toute son œuvre réside dans une profonde foi chrétienne qui ne se satisfaisait pas des conventions sociales de son époque.


Bien que la biblothèque soit fermée pour un certain temps quelques messages seront publiés de temps à autre pour maintenir le lien....

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


vendredi 13 mars 2020

INFORMATION IMPORTANTE !


FERMETURE TEMPORAIRE DE LA BIBLIOTHEQE DIOCESAINE






Suite aux dernières informations concernant l'épidémie du coronavirus et à la demande de l'Archevêché la bibliothèque diocésaine sera fermée pour un temps indéterminée.

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mercredi 4 mars 2020

Le mystère du mal : Benoît XVI et la fin des temps




 Le mystère du Mal : Benoit XVI et la fin des temps

Giorgio Agamben

Paris, Bayard, 2017. 93 pages.



En accomplissant son « grand refus », Benoît XVI n'a pas fait preuve de lâcheté, mais d'un courage qui prend un sens et une valeur exemplaires. Sa décision attire l'attention sur la distinction entre deux principes essentiels de notre tradition éthico-politique, dont nos sociétés semblent avoir perdu toute conscience : la légitimité et la légalité. Si la crise que traverse actuellement notre société est si grave et si profonde, c'est parce qu'elle ne met pas seulement en question la légalité des institutions, mais aussi leur légitimité, ni seulement, comme on le répète trop souvent, les règles et les modalités de l'exercice du pouvoir, mais le principe même qui le fonde et le légitime.
Le « mystère du mal » dont parle l'apôtre Paul n'est pas un sombre drame théologique qui retarde la fin des temps, paralysant et rendant toute action énigmatique et ambiguë, mais un drame historique où le Dernier Jour coïncide avec le moment présent et où chacun est appelé à jouer son rôle sans réserves et sans ambiguïté.


Biographie de l'auteur
Giorgio Agamben est né en 1942 à Rome, auteur d'une œuvre  théorique reconnue et traduite dans le monde entier, c'est un des plus grands philosophes contemporains, spécialiste de W. Benjamin, Jacob Taubes mais aussi Foucault, Heidegger... Il a longtemps enseigné en Italie et en France. Son œuvre  porte sur l'histoire du droit et de l'art, les questions théologiques et politiques. , et plus particulièrement sur le sens messianique de l'histoire.



Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles