dimanche 13 mars 2016

La bande Baudissard : où le crime se mêle à l'histoire de l’Église

Louis Reynaud, Histoire de la Bande Baudissard (1910-923) : les Bandits-Fantômes des Alpes, L'Argentière-la Bessée : Editions dou Courmié, Association Patrimoine de la Roche de Rame, 2015, 166 p.

Ce livre, consacré à un épisode de la criminalité de part et d'autre de la frontière franco-italienne, vient heureusement compléter la connaissance que nous avons de l'histoire de la Première Guerre mondiale dans le département. En toile de fond de cet ouvrage se trouvent la porosité des frontières, également évoquée par Emilie Carles dans Une Soupe aux herbes sauvages, et l'industrialisation de l'Argentière. La situation dans cette localité est évoquée dans « la main d'oeuvre coloniale de l'Argentière-La Bessée », contribution de Christel Manz à Vivre la guerre dans les Hautes-Alpes (p 142-151) dont la recension se trouve ici).
Des frères, nommés Baudissard et venus du Val Chisone, vont de 1917 à 1920 commettre sur les deux versants des Alpes des vols et des meurtres, dont celui de l'abbé Eugène Albert Rossignol dans la nuit du 14 au 15 août 1918 au presbytère de la Bessée.

samedi 12 mars 2016

LES NOUVEAUTES DU MOIS DE MARS


NOUVEAUTES MARS 2016

AMBROISE DE MILAN. – La fuite du siècle. – Paris, Le Cerf, 2015. 379 pages.

ANONYME. – La quête de la sagesse. – Paris, Editions du Seuil, 2004. 177 pages.

BARTELOME DE LAS CASAS. – De l’unique manière d’évangéliser le monde entier. – Paris, Le Cerf, 1990. 145 pages.

BRETON, Stanislas. – La croix, exercices spirituels : opuscules. – Genève, Editions Ad Solem, 2015. 130 pages.

BRETON, Stanislas. – poétique de la Passion : opuscules. – Genève, Editions Ad Solem, 2015. 102 pages.

BUGNINI, Annibale. – La réforme de la liturgie (1948-1975). – Paris, Desclée de Brouwer, 2015. 1034 pages.

CONSEIL PASTORAL POUR LA PROMOTIUON DE LA NOUVELLE EVANGELISATION. – Dieu est tendresse et pardon : vivre le sacrement de réconciliation. – Paris, Salvator, 2015. 62 pages.

FRANÇOIS DE SALES ; JEANNE DE CHANTAL. – Correspondance. – Paris, Desclée de Brouwer, 2016. 900 pages.
GILSON, Etienne. – L’unité de l’expérience philosophique : la tentative médiévale ; la tentative cartésienne ; la tentative moderne. – Fontgonbault, Editions Petrus a Stella, 2016. 332 pages.

GUILLAUME DE SAINT-THIERRY. – Nature et dignité de l’amour. – Paris, Le Cerf, 2015. 245 pages.

GUILLAUME DE SAINT-THIERRY. – Questions à Thalassios. Tome III. Questions 56 à 65. – Paris, Le Cerf, 2015. 337 pages.

HAUERWAS, Stanley ; WILIMON, William H. – Etrangers dans la cité. – Paris, Le Cerf, 2016. 283 pages.

LEMARDELE, Christophe. – Les cheveux du Nazir : de samson à Jacques, frères de Jésus. – Paris, le Cerf, 2016. 278 pages.

MAXIME LE CONFESSEUR. – Questions à Thalassos. Tome III. Questions 56 à 65. – Paris, Le Cerf, 2015. 337 pages.

MORALES, Xavier. – Dieu est amitié : la spiritualité d’Aelred de Rievaulx. – Paris, Salvator, 2016. 129 pages.


REYNIER, Chantal. – Vie et mort de Paul à Rome. – Paris, Le cerf, 2016. 304 pages.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

jeudi 10 mars 2016

A quoi sert l’art sacré ?

Conférence le 17 mars 2016 à 20 h au centre diocésain Pape François de Gap par Chantal Desvignes-Mallet

Le 17 mars 2016 à 20 h, au centre diocésain Pape François, Chantal Desvignes-Mallet, conservateur honoraire du patrimoine, donnera une conférence intitulée « A quoi sert l’art sacré ? »
L’art sacré recouvre des domaines nombreux : musique, sculpture, peinture, orfèvrerie, architecture… autant de disciplines artistiques qui se retrouvent dans les édifices catholiques. Mais pourquoi cette présence ? Est-elle esthétique ? Liturgique ? Dans quelle mesure l’art sacré a-t-il évolué, tout particulièrement depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ?
Chantal Desvignes-Mallet est conservateur honoraire du patrimoine, spécialité Inventaire général. Dans ses fonctions, elle s’est particulièrement intéressée au nord des Hautes-Alpes. Elle a, également, donné des cours d’histoire de l’art médiéval à l’université de Provence. Elle est l’auteur ou le coauteur de nombreux articles et livres parmi lesquels L’église Saint-Etienne de Vallouise à travers les âges, Association de sauvegarde de l’église Saint-Etienne (2015, 308 p.)

En pratique :
Jeudi 17 mars 2016, à 20 h, hémicycle du Centre diocésain Pape François à Gap (entrée par le 9 rue Capitaine de Bresson ou par la place Ladoucette) :
A quoi sert l’art sacré ? par Chantal Desvignes-Mallet.

Prochaines conférences :
Jeudi 21 avril 2016 : Philippe Franceschetti : les chrétiens dans la Seconde Guerre mondiale.
Jeudi 19 mai 2016 : Pierre Langeron, la laïcité
Jeudi 16 juin 2016 : Jean-Pierre Reybaud : le couvent des franciscains de Gap.

mercredi 9 mars 2016

UNE VIE APRES LA MORT ? D'OSIRIS A JESUS

une vie apres la mort
D’OSIRIS A JESUS

In « Le Monde  de la Bible » n° 216 ? MARS-AVRIL-MAI 2016

Dans l’Antiquité, la civilisation égyptienne  - comme on peut le remarquer d’ailleurs dans beaucoup de civilisations antique - semble être celle qui a exploré et développé le plus loin le concept du «passage d’une vie terrestre à une vie après la mort» sans aller jusqu’à la notion de résurrection après la mort.

Les Egyptiens seraient-ils aller plus loin encore que ne l’ont exprimé les Hébreux de l’Ancien Testament? Il est également utile de découvrir comment les Mésopotamiens et les gréco-romains se sont emparés de l’idée, avant de présenter ce qui apparaît comme le renouvellement d’une annonce de résurrection avec Jésus dans le Nouveau Testament. 

En effet il faut attendre la période des Maccabées pour voir que l’idée de la  résurrection des morts se fera jour dans la religion juive. Mais c’est seulement dans le Nouveau Testament que cette croyance deviendra un dogme de foi affirmée avec force dans les Evangiles et les Epîtres de Paul.

Osiris et Jésus, deux promesses d’éternité? Car c’est bien ce qui se passe après la mort qui vient sujet de réflexion non seulement dans les civilisations méditerranéennes mais que l’on retrouve dans toute civilisation. Et c’est ce que veut nous faire découvrir ce numéro du Monde de la Bible.


Ce numéro est donc le bienvenu pour une réflexion jusqu’à Pâques en ce temps de Carême : un chemin d’espérance après la Semaine Sainte. Comme le dira Saint Paul : « Si le Christ n’est pas ressuscité vaine est notre foi ! » (Première Epître aux Corinthiens, 15).

Publication : Claude Tricoire. Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles.

UNE RECETTE POUR RECUPERER LES LIVRES EN RETARD



Et si chaque lecteur qui a des livres en retard à la Bibliothèque nous apportait des gâteaux pour se faire pardonner ?


Publication :Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

vendredi 4 mars 2016

La sagesse et le bonheur

Christophe André, Alexandre Jollien, Matthieu Ricard, Trois amis en quête de sagesse, Paris : L'iconoclaste, Allary éd., 206, 481 p., 22€90.


Trois auteurs venus d'horizons très différents, à la forte personnalité, pourtant liés par une profonde amitié, partagent leur expérience et leur sentiments sur des sujets qui touchent au quotidien, à la vie, au bonheur. Ce livre a été écrit lors d'un séjour en Dordogne, en quelques jours, sur la base de leurs échanges.
Christophe André est l'auteur de Vivre heureux : psychologie du bonheur (disponible ici). Médecin psychiatre, il est l'un des premiers à introduire la méditation en psychothérapie. Alexandre Jollien est un philosophe chrétien, actuellement établi en Corée pour découvrir la voie du Zen. Son ouvrage Le métier d'homme (disponible ici) a connu un grand succès. Matthieu Ricard, fils de Jean-François Revel, est un moine bouddhiste. Chacun apporte son expertise : Christophe André donne des conseils pratiques, Matthieu Ricard montre son détachement et sa sérénité. Alexandre Jollien apporte l'expérience de celui qui a vécu des épreuves douloureuses et qui les a surmontées. Pour une lecture chrétienne, c'est sa voix qui raisonne le plus. Ses références théologiques sont nombreuses, en lien avec son histoire.
Dans l'introduction, les trois auteurs se présentent, reviennent sur leur parcours et s'interrogent sur leurs motivations à écrire ce livre. Ils sont unanimes : ils souhaitent partager leurs expériences pour aider leurs lecteurs à vivre heureux. Leur quête de sagesse est une recherche du bonheur, qui se trouve en apaisant sa relation à soi-même et aux autres. Ce livre ne donne pas une recette qui pourrait s'appliquer à tous, mais invite plutôt à une réflexion sur le chemin à parcourir, qui est une progression où l'on apprend de ses erreurs. Un maître-mot pour avancer : la bienveillance.
Le style oral du texte le rend facile à lire, impression accentuée par la présentation claire du livre. Le papier est de qualité et les grandes marges aèrent le texte. Les citations mises en exergue attirent l’œil du lecteur qui survole, et le lecteur pressé bénéficiera pleinement des "conseils pratiques" placés à la fin de chaque chapitre.

Pensé avant tout pour une lecture personnelle, cet ouvrage est pourtant à recommander aux personnes chargées de pastorale, particulièrement de la santé. Les chapitres sur l'écoute, sur le corps, sur la souffrance peuvent ouvrir une réflexion sur leur pratique.

Hélène Biarnais
responsable de la médiathèque du diocèse de Gap et d'Embrun

mercredi 2 mars 2016

LEOPOLD MANDIC : LE SAINT DE LA RECONCILIATION

Léopold Mandic : saint de la,réconciliation
P. E. Bernardi
Padoue, Couvent des Capucins, 1986. 420 pages.

Saint Leopold Mandic
Le Saint de la confession

Alors que les reliques de Saint Padre Pio et de saint Léopold Mandic ont été transférées au Vatican pour l’Année de la Miséricorde, il est opportun de faire connaître saint Léopold qui fut un « martyr de la confession » au même titre que le Padre Pio .

Bogdan Mandic est né le 12 mai 1866, à Castelnuovo - un petit port à l'extrémité sud de la Dalmatie. Son nom signifie « Dieu donné ».
Bien que physiquement fragile, dès son plus jeune âge, il a montré des signes d'une grande ferveur . À 16 ans, Bogdan a quitté la maison pour l'Italie pour entrer chez les Capucins à Udine en tant qu'étudiant et aspirant de l'Ordre. La vie n'a pas été facile pour lui à ,cause santé délicate. Néanmoins, il s'applique à ses études avec un grand enthousiasme. Et le 20 Avril 1884, il entre dans l'Ordre des capucins comme novice à Bassano del Grappa et prend le nom religieux de frère Léopold. Malgré les austérités de la vie capucine, il a persévéré et assimilé profondément la spiritualité franciscaine. Après sa profession, en mai 1885, il se lance dans un programme d'études à Padoue, puis à Venise. Enfin, il est ordonné à Venise le 20 Septembre, 1890.
Il souhaite réaliser son rêve de devenir missionnaire en Europe de l'Est, déchiré par les conflits religieux mais ses supérieurs refusent à cause de sa mauvais de santé. Ce fut assurément un temps d’épreuve pour le nouveau père Leopold.
De 1890 à 1906, le père Léopold fut  en poste dans divers couvents de la Province de Venise, y compris les couvents dans son pays natal de la Dalmatie, où les frères italiens avaient une mission. En 1906, il est affecté à Padoue, où, à l'exception d'une année passée dans un camp de prisonniers pendant la Première Guerre mondiale, parce qu'il ne voulait pas renoncer à sa nationalité croate, il y est resté toute sa vie. C’est  à Padoue qu'il a exercé un apostolat de confesseur et de directeur spirituel  Le Père Leopold exercera ce ministère pendant près de quarante ans.,

Le 22 Septembre 1940, le père Léopold a fêté son Jubilé d’or de prêtre. Ensuite,  sa santé se détériora rapidement. Il est mort dans le couvent à Padoue le 30 Juillet, 1942. Et peu de temps après sa mort, il fut vénéré comme un saint. Béatifié par le pape Paul VI le 2 mai 1976 il est canonisé  par le Pape Jean-Paul II le 16 Octobre 1983.

Sa spiritualité
La vie de saint Léopold Mandic est caractérisée par le contraste entre sa fragilité physique et sa force spirituelle. Il restera toute sa vie dans un état de santé fragile. De très petite taille,  son état de santé a empiré en vieillissant. Il souffrait de douleurs abdominales, et a été progressivement déformé par l'arthrite chronique en fin de vie, ce qui le faisait beaucoup souffrir et rendit son corps voûté et ses mains noueuses. Il a également souffert de bégaiement.
Mais spirituellement, Leopold Mandic était un géant. Son humilité et sa foi dans la bonté et la Providence de Dieu lui ont  permis de reconnaître et d'accepter son mauvais état physique. Et à son tour, il a pu prendre  conscience de sa propre humilité par rapport à grande puissance de Dieu. Cette  foi il l’a communiquée à ceux qui se sont confiés à lui. Il disait: «Ayez foi Tout va bien se passer ! » Homme de compassion, le père Léopold a encouragé beaucoup de gens, en particulier ceux qui désespéraient. Il était vraiment un apôtre. Car, son long service dans le confessionnal fut un apostolat. Pendant  près de quarante ans, douze heures par jour, il a reçu, conseillés et déchargé des milliers de pénitents. Dans cet apostolat , il fut un héraut de l'amour et du pardon de Dieu. Et sa faiblesse humaine met en évidence le don de force spirituelle qui lui a permis de réaliser cet apostolat infatigable.
Au début de sa vie religieuse, Leopold Mandic a été invité à renoncer à ses aspirations missionnaires et là ses aspirations personnelles pour se consacrer à son ministère de confesseur et conseiller spirituel. Une fois, il a exprimé ses sentiments à ce sujet quand il a dit: «Je suis comme un oiseau dans une cage, mais mon cœur est au-delà des mers."

Une leçon
Saint Leopold a beaucoup à nous apprendre. Il est une source d'inspiration pour nous afin que nous soyons humbles et forts dans la foi chrétienne. Il était une parole vivante de la vérité prêchée par l'apôtre Paul aux Corinthiens: "C’est lorsque que je suis faible que je suis fort ! »l Et son ministère du pardon de Dieu dans le confessionnal peut nous apprendre de la valeur réelle et l'importance du sacrement de la réconciliation pour  nous amener de la mort du péché à la plénitude de la vie dans le Christ.
Saint Leopold est certainement un homme pour nous et pour notre temps.

Une prière
O Dieu, source de vie et d'amour, vous a donné Saint Leopold une compassion immense pour les pécheurs et un désir d'unité de l'Eglise. Grâce à ses prières, admettons que nous pouvons reconnaître notre besoin de pardon, montrez l'amour pour les autres, et nous efforcer de parvenir à une unité vivante parmi les chrétiens. Par notre Seigneur Jésus Christ, qui vit et règne pour les siècles des siècles. Amen.
Nous avons dans le ciel du cœur d'une mère, la Vierge, notre Mère, qui, au pied de la Croix souffrait autant que possible à une créature humaine, comprend nos problèmes et nous console.

Saint Leopold Mandic, Capucins

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles