Blog des bibliothèques et archives diocésaines d'Aix-en-Provence et Arles, de Marseille, et de Gap et Embrun, de Toulon
dimanche 9 juillet 2017
jeudi 6 juillet 2017
Quelques livres pour l'été 2017....
Livres pour l’été 2017... sur la plage, en montagne ou ailleurs !
AITKEN, Anne-Marie ; LAMBOLEY, Thierry. – Guide
pratique pour développer sa vie spirituelle : 36 conseils pour aller vers
Dieu. – Paris, Société d’Editions de revues, 2016. 158 pages.
BECK, Béatrix.
Léon Morin, prêtre. – Paris,
Gallimard, 2016. 214 pages.
BERNANOS, Journal d’un curé de campagne. –
Paris, Lemeilleur livre du mois, 1953. 288 pages.
BOUFFLET, Joachim. – Fatima : 1917-2017. – Paris,
Le Cerf, 2017. 304 pages.
BOURGEOIS, Daniel. – Jésus de Nazareth. – Paris, Editions
Payot, 2017. 237 pages.
CANDIARD,
Adrien. – Quand tu étais sous le figuier. – Paris, Le Cerf, 2017. 176 pages.
CHENG,
François. - De l'âme.– Paris, Albin Michel, 2016. 162 pages.
COUTEL, Charles. – Petite vie de Charles Péguy :
l’homme cathédrale. – Paris, Desclée de Brouwer, 2013. 160 pages.
DREUILLE,
Christophe de. - Nourris-toi de la Parole : une inviation à la lectio
divina. – Paris, Lethielleux, Parole et Silence, 2009. 259 pages.
FADELLE, Joseph. – Le prix à payer. –
Paris, Editions d l’œuvre, 2010. 221 pages.
FRANÇOIS
(Pape). – Loué sois-tu : Laudato si : sur la sauvegarde de la maison
commune : lettre encyclique. – Paris, Salvator, 2015. 192 pages.
FRANK, Anne. – Le journal d’Anne Frank. –
Paris, Calmann-Lévy, 1961. 276 pages.
GAUCHER, Guy. – La vie du Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus. –
Vénasque, Editions du Carmel, 2007. 368 pages.
GREENE, Graham . – La puissance et la
gloire. – Paris, Laffont, 1967. 340 pages.
GRÜN,
Anselm. – L’hymne à l’amour. – Paris, Parole et Silence, 2009. 153 pages.
HIMITIAN, Evangelina. – François, un pape
surprenant. – Paris, Presses de la Renaissance, 2013. 259 pages.
MC GOVEN, J. – Sir Thomas More :
genèse d’un saint. – Paris, Le Laurier, 1989. 23 pages.
MERCIER,
Jean. – Monsieur le curé fait sa crise. – Editions Quasar, 2016. 176 pages.
MORE, Thomas. – Ecrits de prison. – Paris,
Le seuil, 1953. 188 pages.
NEWMAN, John Henry. – Perte et gain :
histoire d’un converti. – Paris, E. Vitte, 1944. 286 pages.
RADCLIFFE,
Timothy. – Au bord du mystère : croire en temps d’incertitude. – Paris, Le
Cerf, 2017. 188 pages.
RADCLIFFE,
Timothy. – Pourquoi aller à la messe : l’Eucharistie un drame en trois
actes. – Paris, Le Cerf, 2008. 294 pages.
RANCE, Christiane. – François, un pape
parmi les hommes. – Paris, Albin Michel, 2014. 285 pages.
RICCARDI,
Andrea. - Périphéries. Crises et nouveautés dans l'Eglise. – Paris, Le Cerf,
2016. 208 pages.
SARAH, cardinal Robert. – La force du silence :
contre la dictature du bruit. – Paris, Fayard, 2016. 378 pages.
Un livre
paradoxal qui parle du silence ! C’est le deuxième ouvrage du cardinal,
après Dieu ou rien, un livre d’entretiens avec Nicolas Diat
VEIL, Simone. – Une vie. – Paris, Stock, 2007. 397
pages.
ZUNDEL,
Maurice. - Croyez- vous en l'homme ? -
Paris, Le Cerf, 2003. 153 pages.
ZUNDEL,
Maurice. - L'Evangile intérieur. – Saint-Maurice (Suisse), Editions
Saint-Augustin, 1936. 166 pages.
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
Une vie : Simone Veil
Une vie
Simone Veil
Paris, Stock, 2007. 397 pages.
« Les photos conservées de mon
enfance le prouvent : nous formions une famille heureuse. Nous voici, les
quatre frère et sœurs, serrés autour de Maman ; quelle tendresse entre nous !
Sur d'autres photos, nous jouons sur la plage de Nice, nous fixons l'objectif
dans le jardin de notre maison de vacances à La Ciotat, nous rions aux éclats,
mes sœurs et moi, lors d'un camp d'éclaireuses... On devine que les fées
s'étaient penchées sur nos berceaux. Elles avaient noms harmonie et complicité.
Nous avons donc reçu les meilleures armes pour affronter la vie. Au-delà des
différences qui nous opposaient et des difficultés qu'il nous fallut affronter,
nos parents nous offrirent en effet la chaleur d'un foyer uni et, ce qui
comptait plus que tout à leurs yeux, une éducation à la fois intelligente et
rigoureuse.
« Plus tard, mais très vite, le destin s'est ingénié à brouiller des pistes qui semblaient si bien tracées, au point de ne rien laisser de cette joie de vivre. Chez nous comme dans tant de familles juives françaises, la mort a frappé tôt et fort. Traçant aujourd'hui ces lignes, je ne peux m'empêcher de penser avec tristesse que mon père et ma mère n'auront jamais connu la maturité de leurs enfants, la naissance de leurs petits-enfants, la douceur d'un cercle familial élargi. Face à ce que furent nos vies, ils n'auront pu mesurer la valeur de l'héritage qu'ils nous ont transmis, un héritage pourtant rare, exceptionnel ».
« Plus tard, mais très vite, le destin s'est ingénié à brouiller des pistes qui semblaient si bien tracées, au point de ne rien laisser de cette joie de vivre. Chez nous comme dans tant de familles juives françaises, la mort a frappé tôt et fort. Traçant aujourd'hui ces lignes, je ne peux m'empêcher de penser avec tristesse que mon père et ma mère n'auront jamais connu la maturité de leurs enfants, la naissance de leurs petits-enfants, la douceur d'un cercle familial élargi. Face à ce que furent nos vies, ils n'auront pu mesurer la valeur de l'héritage qu'ils nous ont transmis, un héritage pourtant rare, exceptionnel ».
« Les années 1920 furent pour eux
celles du bonheur. Ils s'étaient mariés en 1922. Mon père, André Jacob, avait
alors trente-deux ans et Maman, Yvonne Steinmetz, onze de moins. À l'époque,
l'éclat du jeune couple ne passe pas inaperçu. André porte l'élégance sobre et
discrète à laquelle il tient, tout comme il est attaché à la créativité de son
métier d'architecte, durement secoué par quatre années de captivité, peu de
temps après son grand prix de Rome. D'Yvonne irradie une beauté rayonnante qui
évoque-pour beaucoup celle de la star de l'époque, Greta Garbo. Un an plus tard
naît une première fille, Madeleine, surnommée Milou. Une nouvelle année
s'écoule et Denise voit le jour, puis Jean en 1925, et moi en 1927. En moins de
cinq ans, la famille Jacob s'est donc élargie de deux à six membres. Mon père
est satisfait. La France a besoin de familles nombreuses, juge-t-il. Quant à
Maman, elle est heureuse. Ses enfants remplissent sa vie.
« Mes parents étaient tous deux nés à Paris, précisément avenue Trudaine, à deux pas l'un de l'autre, dans ce coin tranquille du neuvième arrondissement où, au début du siècle, vivaient beaucoup de familles juives qui devaient plus tard émigrer vers d'autres quartiers. Bien que cousins éloignés, ils ne se connaissaient pas. Du côté de mon père, l'arbre généalogique fait état d'une installation en France qui remonte au moins à la première moitié du XVIIIe siècle. Mes ancêtres étaient à l'époque fixés en Lorraine, à proximité de Metz, dans un village où j'ai traîné ma famille il y a quelques années. Le dernier Juif du village, un allègre centenaire, veillait à l'entretien des tombes. Il nous a montré celles de nos aïeux. L'une d'entre elles datait des années 1750. On imagine l'émotion qui nous a étreints face à ces lointaines traces de notre présence dans ce village. –
« Mes parents étaient tous deux nés à Paris, précisément avenue Trudaine, à deux pas l'un de l'autre, dans ce coin tranquille du neuvième arrondissement où, au début du siècle, vivaient beaucoup de familles juives qui devaient plus tard émigrer vers d'autres quartiers. Bien que cousins éloignés, ils ne se connaissaient pas. Du côté de mon père, l'arbre généalogique fait état d'une installation en France qui remonte au moins à la première moitié du XVIIIe siècle. Mes ancêtres étaient à l'époque fixés en Lorraine, à proximité de Metz, dans un village où j'ai traîné ma famille il y a quelques années. Le dernier Juif du village, un allègre centenaire, veillait à l'entretien des tombes. Il nous a montré celles de nos aïeux. L'une d'entre elles datait des années 1750. On imagine l'émotion qui nous a étreints face à ces lointaines traces de notre présence dans ce village. –
Les premières pages avec lesquelles
Simone Veil ouvre son livre
Une vie tel le titre choisi par Simone Veil pour raconter ce
que fut sa vie d’avant la guerre 1939-1945 et celle d’après.
A une enfance heureuse va succéder la
fuite devant l’avance allemande, l’arrestation à Nice en 1943 et la déportation
qui va détruire sa famille. C’est donc en rescapée que Simone Veil va traverser
son existence
Après avoir occupé de hauts postes dans
la magistrature, c’est dans la politique qu’elle se fera connaître et notamment
comme Ministre de la santé pour défendre devant l’Assemblée nationale en 1973
son projet de loi sur la dépénalisation de l’IVG (Interruption volontaire de
grossesse) Garde des Sceaux. Elue députée européenne en 1979, elle sera la
première femme à présidée l’Assemblée européenne (1979-1982). De nouveau ministre
(1993-1995), elle siègera au Conseil Constitutionnel de Dans le politique,
ensuite, qui la voit occuper en France et en Europe de 1998 à 2007. En 2008
elle est élue à l’Académie française.
A partir de cette date elle se retire de
la vie politique. C’est en 2007 qu’elle publie le livre qui la fait connaître
de façon plus concrète, où elle révèle son passé de rescapée de la Shoah et ses
combats politiques et ses convictions. Dans ce livre elle peut juger le passé
en toute indépendance et en toute liberté et jeter un regard lucide mais non
dépourvu parfois de mordant sur le monde politique.
Une
brève biographie de Simone Veil (1927-2017).
Simone
Veil est née Jacob en juillet 1927à Nice et morte le 30 juin 2017 à Paris. Elle déportée à Auschwitz durant la Shoah et elle perd ses parents et son frère. Rescapée des camps elle épouse en 1946 Antoine Veil puis
poursuit ses études avant d'entrer dans la magistrature.
En mai
1974, elle est nommée Ministre de la Santé par Valéry Giscard d’Estaing qui la charge de faire adopter la future loi dépénalisant le recours à l’IVG (interruption volontaire de grossesse) ; cette sera appelée ensuite sous le nom de « loi Veil ».
Parmi
ses hautes fonctions politiques il faut retenir qu’elle fut la première femme à
être présidente du Parlement européen (1979-1982). Après avoir occupé d’autres
postes ministériels (1993-195), elle entre au Conseil Constitutionnel (1998-2007)
avant d’être élue à l’Académie française (2008).
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
mardi 4 juillet 2017
Nouveautés pour le mois de juillet 2017
NOUVEAUTES DE JUILLET 2017
AITKEN, Anne-Marie ; LAMBOLEY, Thierry. – pour développer
sa vie spirituelle : 36 conseils pour aller vers Dieu. – Paris, Société d’Edition
de revues, 2016. 158 pages.
AUGUSTIN (saint). – Les commentaires des Psaumes (Ps
17-25). – Paris, Institut d’études augustiniennes, 2009. 364 pages.
BEHR-SIGEL, Elisabeth. – En marche vers l’unité :
point de vue d’une théologienne orthodoxe. – Paris, Le Cerf, 2017. 340 pagers.
CANDIARD, Adrien.
– Quand tu étais sous le figuier… : propos intempestifs sur la vie
chrétienne. – Paris, Le Cerf, 2017. 163 pages.
FEYDEAU, Bertrand de. – Au côté du cardinal Lustiger. –
Paris, Le Cerf, 2017. 199 pages.
FORTIN, Anne. – Comment vivre ? : naître à
la suite de Jésus. – Paris, Médiaspaul, 2016. 252 pagres.
GUERRIERO, Elio. – Serviteur de Dieu et de l’humanité :
la biographie de Benoît XVI. – Paris, Mame, 2017. 655 pages.
LEWIS, Carol Lewis. – Surpris par la joie. – Le Mont
Pèlerin (Suisse), Editions Raphaël, 2006. 305 pages.
MARGRON, Véronique. – Fidélité et infidélité :
question vive. – Paris, le Cerf, 2017. 79 pages.
STOCK, Franz. – Journal de guerre : écrits
inédits de l’aumônier du Mont Valérien (1942-1947). – Paris, Le Cerf, 2017. 434
pages.
THOMAS D’AQUIN (saint). – Commentaire de l’Epître aux
Philippiens. Suivi de Commentaire de l’Epître aux Colossiens. – Paris, Le cerf,
2015. 432 pages.
WRIGHT, Charles. – Le chemin du cœur : l’expérience
spirituelle d’André Louf (1929-2010). – Paris, Salvator, 2017. 292 pages.
Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
les grandes heures de l'Action française
https://youtu.be/KfBfVkXzUHw
la revue Codex présente de manière détaillée et très bien documentée le mouvement de l'Action française ; son origine, ses principaux acteurs (dont Charles Maurras), son répercutions dans le catholicisme en France des années 1920 à 1939 et les frictions avec Rome.
la revue Codex présente de manière détaillée et très bien documentée le mouvement de l'Action française ; son origine, ses principaux acteurs (dont Charles Maurras), son répercutions dans le catholicisme en France des années 1920 à 1939 et les frictions avec Rome.
Luther : 1517, le grand schisme
Luther, 1517 : le grand schisme
Les collections de l’Histoire
Numéro 75 – avril 2017
A l’occasion des quarante ans de la
création du magazine L’Histoire, le numéro spécial des Collections de l’Histoire
sort un dossier spécialement consacré à la Réforme protestante pour le 500ème anniversaire du manifeste de Luther.
C’est en effet le 31 octobre 1517 qu’un
un moine inconnu d’une petite ville de Saxe, en Allemagne, Martin Luther, rendait
publiques ses « 95 thèses contre les indulgences ». Par là il voulait dénoncer
non seulement le scandale du commerce des Indulgences qui servait à l’embellissement
de Saint Pierre de Rome, mais également de sa pratique en général. Ce qui
aurait pu être qu’une volonté de réforme des abus de l’Eglise durant cette
période se transforma au cours des années en schisme : le protestantisme
allait s’étendre aux principaux Etats allemands mais il allait également s’étendre
au reste de l’Europe. En quelques années, le monde allait en être bouleversé :
une nouvelle religion, le protestantisme, était née.
Dans ce numéro fort bien documenté
sur Luther et sur le protestantisme ce sont les meilleurs spécialistes qui nous
font entrer dans le monde de celui qui fut d’abord moine, puis le chef de la
nouvelle église en rupture totale avec Rome. Au début du XVIè siècle c’est un
rêve d’universalisme qui s’écroule et qui va bouleverser la chrétienté en
introduisant dans la pensée des notions comme la liberté de conscience, le
pluralisme des idées et une certaine forme de sécularisme. Mais cela va
entraîner, notamment en France, les guerres de Religion.
Une
courte biographie de Martin Luther
Martin
Luther est né à Eisleben (Allemagne) en le 1483 et mort en 1546.
Après un enseignement philosophique, Martin
Luther intègre le cercle des augustins. D'Erfurt, il se rend par la suite à
Wittenberg et enseigne l'Ecriture sainte à l'université. Dès 1515, il commente
les épîtres de Saint Paul et va imprégner par la suite toute sa vision de la
foi. En 1517 il promulgue ses "95
thèses" fortement opposées au trafic des indulgences et à la façon dont
est dirigé l’Eglise. Ceci marque le
commencement de la Réforme, un mouvement qui fera tâche d’huile dans toute l’Europe.
Rome le condamne mais celui-ci va se couper définitivement de Rome pour rédiger
sa propre doctrine.
Mis
au ban de l’Empire après la diète de
Worms par Charles Quint en 1521, il part
se réfugier dans le duché de Wittenberg
qu'en 1522. Il écrit une traduction
allemande de la Bible (dès 1521). A partir de cette date il continue son combat
contre le catholicisme, s'oppose aux révoltes sociales (guerre des Paysans) et
se marie (1525).
C’est
alors qu’il s’attache à l'organisation de la Réforme et de l’Église
luthérienne, non sans parfois se heurter violemment à d’autres réformateur
(tels que Zwingli,
en Suisse).
Le
fondateur de la doctrine du luthéranisme s'éteint en 1546. Mais sa doctrine va
lui survivre et continuera à se répandre après lui.
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