lundi 11 septembre 2017

René Laurentin (1917-2017)

Le Père René Laurentin, prêtre et historien des apparitions de Lourdes, est décédé dimanche 10 septembre 2017. Il allait avoir 100 ans en octobre.
Né le 19 octobre 1917 à Tours (France), l'abbé René Laurentin était théologien, exégète et historien. Il était notamment spécialiste des apparitions mariales. Il fut longtemps chroniqueur religieux au Figaro. Ancien expert au Concile Vatican II, membre de l’Académie théologique pontificale de Rome et professeur à l’Université catholique de l’Ouest, il intervint également dans plusieurs universités d'Amérique et d'Italie. En 1996, il reçut le prix de la culture catholique.

Les ouvrages du père Laurentin dans le catalogue de la bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles :
http://catalogue.dioceseaix.biblibre.com/

vendredi 8 septembre 2017

Ces fidèles qui ne pratiquent pas assez.....

Ces fidèles qui ne pratiquent pas assez : quelle place dans l’Eglise ?
Valérie Le Chevalier
Namur (Belgique), Editions Lessius, 2017. 104 pages.



RÉSUMÉ
Selon les dernières statistiques, au moins 53 % des Français se disent catholiques, tandis que le groupe de ceux qui participent régulièrement à l'eucharistie dominicale s'élève tout au plus à 5 % de la population. Cet ouvrage se penche sur cet ensemble de « non-pratiquants » et réfléchit sur l'attitude juste à avoir à leur égard. L'auteur se situe dans la perspective de ces participants actifs à la vie de l'Église pour qui les autres, pourtant « catholiques », ne pratiquent « pas assez ». Contre ce schème sociologique et théologique, elle pose clairement la question : quelle place accorder dans l'Église à ces pratiquants occasionnels ? Ceci suppose que ces femmes et ces hommes ne soient plus réduits à leur absence de pratique religieuse, mais reconnus à part entière s comme de véritables « fidèles ».


« De laïcs à fidèles pratiquants »

Ce petit livre s’attaque donc frontalement à une question à la fois importante et sensible dans la pastorale française actuelle : celle des catholiques volontiers appelés « non-pratiquants ».
L’auteure, secrétaire de rédaction aux Recherches de science religieuse (RSR), dit tout au long de son ouvrage trouver ce qualificatif bien trop réducteur. Dans un premier chapitre, d’histoire contemporaine, elle montre bien comment l’irruption de la sociologie dans le champ religieux à partir des années 1930 a fait passer le discours courant de l’Église de la catégorie de « fidèle »’ celle de “pratiquant“. Valérie Le Chevalier, qui dirige le cycle «  Croire et comprendre » au Centre Sèvres, critique fortement cette évolution car, désormais, un catholique est évalué à partir de sa seule fréquentation de l’eucharistie dominicale et plus simplement à partir du baptême qu’il a un jour reçu.


« Le vocabulaire des années 70 est obsolète »

Dans un deuxième chapitre, davantage exégétique, elle s’efforce, à partir des Evangiles, de montrer comment il y avait plusieurs catégories de personnes autour de Jésus : le premier cercle des disciples, certes, mais aussi nombre : la foule qui suivait Jésus, ceux qui, une fois guéris, étaient simplement renvoyés chez eux sans appel spécifique à suivre le Christ avec cette injonction : « Va, rentre chez toi, ta foi t’a sauvé. »



« La vocation des laïcs : être d’abord fidèles »

A partir de là, V. Le Chevalier va, dans un troisième et dernier chapitre, bâtir une hypothèse : pour elle, l’Église aujourd’hui se trompe en voulant tout ramener à la pratique eucharistique des fidèles et elle est devenue très exigeante pour conférer ses sacrements à ceux qu’elle ne voit jamais à la messe ou, plus largement, à l’Église. Elle devrait bien mieux les prendre en compte,  mieux accueillir ces croyants vivant leur foi suivant un cheminement propre et qui constituent de toute manière un groupe beaucoup plus importants que les pratiquants : « Le vocabulaire des années 70 est obsolète. Parler de non-pratiquant n’a plus guère de sens pour les croyants », affirme l’auteure de façon quelque peu péremptoire.


Une démarche militante ?

Comme le dit le théologien Christoph Theobald dans son élogieuse préface, « l’ouvrage de Valérie Le Chevalier ouvre un large champ de questions ». Mais il reconnait volontiers qu’« il sera sans doute contesté sur tel point ». En effet, au-delà d’une libre interprétation des paroles de Jésus « Va, ta foi t’a sauvé ! » ou du sens de l’appel des disciples et des apôtres, de critiques pas toujours justifiées sur la pratique pastorale actuelle ou même d’erreurs de jugement (par exemple, un chrétien pratiquant ne semble pas pouvoir connaître les valeurs du monde !), elle semble parfois rester à la surface dans son argumentation.  Même si elle avait posé un postulat : « Les faibles pratiquants sont un lieu théologique et pastoral à repenser en profondeur, en dehors de tout ecclésiocentisme » mais la démarche paraît davantage être militante  - et parfois polémique à certains égards - . D’autre part les réflexions qui parcourent cet essai, se situent plus au niveau du champ sociologique que dans une réflexion théologique ou même véritablement pastorale ; on aurait pu souhaiter une réflexion plus ambitieuse autour de la foi, des sacrements ou de la vie de foi pour un chrétien ; ces réflexions apparaissent certes ici ou là mais trop brièvement.


En conclusion

Il faut reconnaître que l’auteure pose une question de fond pour les communautés chrétiennes : les absents de nos eucharisties  sont-ils un manque, ces absents sont-ils une souffrance ?  Si l’auteure ne donne pas de réponse qui puisse satisfaire au moins elle ouvre la voie à une réflexion sur le témoignage que doivent donner les fidèles, une réflexion aussi sur notre vocation à annoncer quelque soit notre état de vie « la bonne odeur du Christ ».



Source : Journal La Croix (23 août 2017)

jeudi 7 septembre 2017

Quand tu étais sous le figiuer

Quand tu étais sous le figuier : propos intempestifs sur la vie chrétienne
Adrien Candiard
Paris, Le Cerf, 2017. 163 pages.


C’est une méditation sur la vocation à partir de l’appel de Nathanaël (Jean 1, 43-51) : comment Dieu appelle chacun à une vocation particulière. Adrien Candiard pose la question de la réception de l’appel de Dieu, de « la vocation qui vient nous déranger dans notre rangement, mais c'est parce qu'elle met tout ce bazar en place, qu'elle met à leur juste place tous les éléments de notre fouillis intérieur. Elle vient mettre de l'ordre, c'est-à-dire ordonner  autour de notre vrai désir, de notre désir le plus profond. Notre vocation est en nous : c'est ce désir ». 

L'auteur ne se fait faute de pointer nos insuffisances, nos résistances parce que notre humanité est marquée par le péché  ; nous sommes tous englués dans nos habitudes, nos arrangements confortables,  nos peurs et pourtant derrière tout cela se cache une  soif d'absolu, d'infini. De Dieu. Il va donc aborder des sujets aussi variés que l'amour, le pardon, la prière, le combat spirituel, les liens fraternels, la fragilité de nos vies, la dureté du quotidien qui tout à la fois inquiète et décourage pour mener chacun vers un chemin de conversion pour une vie en abondance qui trouvera sa plénitude. 

« Trouver sa vocation, ce n'est pas identifier dans quelle boîte en carton prédisposée Dieu veut que nous rentrions, ni sous quelle étiquette précise de botaniste il veut nous classer. Vivre sa vocation, c'est au contraire partir à l'aventure, à sa manière, qui ne ressemble exactement à aucune autre. » 

Dans cet ouvrage l’auteur ne propose aucune solution, ne donne aucune recette magique mais il veut simplement nous parler d’un bonheur à 
trouver ici et maintenant. Rien de plus, rien de moins !


Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles 


mardi 5 septembre 2017

Au côté du cardinal Lustiger

Au côté du cardinal Lustiger
Bertrand de Feydeau
Paris, Le Cerf, 2017. 199 pages.


Présentation de l'éditeur

A l’occasion des 10 ans de la mort du cardinal Lustiger Bertrand de Feydeau livre son témoignage Il s'agit avant tout du récit d'une rencontre. Rencontre entre un homme à la vision et au destin prophétiques, le cardinal Lustiger, et un bâtisseur qui a mis toute son énergie au service de l'Eglise, Bertrand de Feydeau. Entre ces deux hommes, se tisse au fil des années une complicité qui alliera le désir passionné de l'archevêque de Paris de poser les bases de la présence de l'Eglise dans le monde du XXIe siècle et l'énergie de ce "successeur" des bâtisseurs des abbayes cisterciennes. Ensemble, et de façon parfois imprévisible, ils tentent de mettre en œuvre les projets que, dans le secret et de longue date, le Cardinal portait dans son cœur, du Collège des Bernardins à la télévision catholique KTO. Une démarche d'espérance qui inspire au Cardinal ces mots : "Nous n'en sommes qu'à l'aube du Christianisme." La même interrogation relie tous ces projets : où va l'homme ?


Biographie de l'auteur
Bertrand de Feydeau a consacré toute sa carrière professionnelle à I'urbanisme et à l'immobilier, notamment en qualité de responsable des investissements immobiliers du groupe AXA, tout en réservant une partie de son temps à la restauration de monuments historiques. Le cardinal Lustiger lui confie en 1998 la restauration du Collège des Bernardins. Il est aujourd'hui Président de la Fondation des Bernardins.



Une brève biographie du Cardinal Jean-Marie Lustiger (1926-2007).

Aron Jean-Marie Lustiger (1926-2007) était un dignitaire de l'Église catholique romaine, archevêque de Paris de 1981 à 2005, créé cardinal en 1983. Il fut membre de l'Académie française.

Ses parents, originaires d'une famille juive ashkénaze venant de Pologne (à Bedzin en Haute-Silésie)  tiennent un commerce de bonneterie. Il fait ses études au lycée Montaigne à Paris.
Le 25 août 1940, à l'âge de 14 ans, il reçoit le baptême à Orléans. Il ajoute alors au prénom reçu de ses parents ceux de Jean et de Marie, qui sont aussi des prénoms d'origine hébraïque.

Sa vocation sacerdotale le conduit au séminaire des Carmes de l'Institut catholique de Paris en 1946. Il est ordonné prêtre le 17 avril 1954 à l'âge de 27 ans, dans l'église du séminaire des Carmes.
Il est nommé archevêque de Paris le 27 février 1981, succédant au cardinal François Marty. Deux ans plus tard, le 2 février 1983, il est créé cardinal par le pape Jean-Paul II. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il s'attela également à lancer de nouveaux médias : Radio Notre-Dame juste après la légalisation des radios libres en 1981, la chaîne de télévision KTO en 1999, le bulletin hebdomadaire du diocèse de Paris : Paris Notre-Dame.
Le cardinal Lustiger a été élu à l'Académie française, le 15 juin 1995. 

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


Les nouveautés de la bibliothèque au mois de septembre

NOUVEAUTES DU MOIS DE SEPTEMBRE 2017.


AUWERS, Jean-Marie (éd.) ; BURNET, Régis (éd.) ; LUCIANI, Didier (éd.). – L’antijudaïsme des Pères : mythe ou réalité ? – Paris, Beauchesne, 207 pages.

FALQUE, Emmanuel. – Le livre de l’expérience : d’Anselme de Cantorbéry à Bernard de Clairvaux. -

LEBRUN, Gérard. – Pascal : Tours, détours et retournements. – Paris, Beauchesne, 2016. 101 pages.

LECU, Anne. – Tu as couvert ma honte. – Paris, Le Cerf, 2016. 142 pages.

LE CHEVALIER, Valérie. – Ces fidèles qui ne pratiquent pas assez : quelle place dans l’Eglise ? – Namur (Belgique), Lessius, 2017. 104 pages.

SITTON, Elisabeth ; STERN, Fritz. – Des hommes peu ordinaires : Dietrich Bonhoeffer et Hans von Dohnanyi, résistants dans l’Eglise et dans l’Etat. – Paris, Gallimard, 2014. 177 pages.

VBETO, Miklos. – La métaphysique religieuse de Simone Weil. – Paris, L’Harmarttan, 2017. 202 pages.


WEIL, Simone. – Œuvres. – Paris, Gallimard, 1999. 1275 pages.


Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

vendredi 1 septembre 2017

Dans un trou d'aiguille




A travers un trou d’aiguille : la richesse, la chute de Rome et la formation du christianisme en Occident, 350-550.
Peter Brown
Paris, Les Belles Lettres, 2016. 783 pages.


Présentation de l'éditeur

Jésus enseigna à ses disciples qu'il était plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d entrer dans le royaume des cieux. Or, à l époque de la chute de Rome, l'Église était devenue démesurément riche. À travers un trou d aiguille est l'histoire intellectuelle et sociale du problème épineux que cette richesse posa au christianisme dans un empire en train d'imploser sous l effet d une crise majeure.

Peter Brown, spécialiste mondial de l'Antiquité tardive, analyse, avec une humanité pleine de sagesse, les défis posés par l'argent à une institution qui épousait la vertu de pauvreté. Puisant dans les écrits d immenses penseurs chrétiens comme Augustin, Ambroise et Jérôme, Brown examine les controverses et les changements d'attitude que provoqua l'afflux de la nouvelle richesse dans les coffres des églises. Il décrit les actes spectaculaires par lesquels de riches donateurs se dépouillèrent de leur fortune, et comment les gens ordinaires renoncèrent à leurs biens dans l'espoir de disposer d un trésor dans le ciel. Le soin des pauvres rivalisa avec des formes de philanthropie civique plus anciennes, profondément enracinées dans le monde romain. Cet usage de la richesse à des fins religieuses altéra peu à peu la texture même du christianisme.

En établissant que l Église de l Antiquité tardive réussit à s'imposer grâce aux ressources dont elle bénéficia, Brown en renouvelle radicalement l histoire. Exploitant l'archéologie, la circulation des monnaies, les inscriptions funéraires ou le décor des villas autant que les textes, À travers un trou d’aiguille apporte un éclairage fondamental sur la question toujours brûlante des rapports entre richesse et pauvreté, pouvoir et argent.


Revue de presse qui donne une idée de l’importance de cet ouvrage pour l’histoire du christianisme primitif.

« Le tableau le plus saisissant et le plus empathique de l Antiquité tardive occidentale. » --History today

« Une étude de référence d une immense érudition, qui n a rien de l aride publication académique. La prose éclatante de l auteur, émaillée d humour et d’humanité, redonne vie aux personnages qu il étudie, suscitant chez le lecteur une grande bienveillance et une rare empathie pour leur situation. » --The Guardian

« Il est remarquable de voir qu’un historien, ayant déjà tant écrit sur l Antiquité tardive, révise ses anciennes hypothèses pour ré-enchanter un monde dont on pensait tout connaître. Il est indéniable que nous sommes en présence d un très grand historien et vulgarisateur de génie » --G. Bowersock, New Republic



Biographie de l'auteur

Peter Brown, né à Dublin en 1935, fait ses études à Oxford avant d'y devenir professeur d'histoire de l'Antiquité tardive. Sa carrière universitaire le conduit ensuite à Londres puis, aux États-Unis, à Berkeley et enfin Princeton. Il est l'auteur de nombreux ouvrages dont : La vie de saint Augustin (1967, 2000), Le Seuil, 2001 (traduction de Jeanne Marrou); Genèse de l'Antiquité tardive, Gallimard, 1983; La société et le sacré dans l'Antiquité, Le Seuil, 1985; Le renoncement de la chair. Virginité, célibat et continence dans le christianisme primitif, Gallimard, 1995; L'essor du christianisme occidental (200-1000), Le Seuil, 1997; Pouvoir et persuasion dans l'Antiquité tardive. Vers un empire chrétien, Le Seuil, 1998.


publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


NOUVEL HORAIRE BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE



 

A partir du 1er Septembre 2017 la Bibliothèque sera ouverte :

 

MARDI : 9h30 - 13h  & 14h - 18h15

MERCREDI : 14h -18h15
 
JEUDI : 9h30 - 13h  & 14h - 18h15
 
VENDREDI : 14h - 18h15
 
SAMEDI  : 8h30 - 12h30
 
 
LA BIBLIOTHEQUE SERA FERMEE LE LUNDI TOUTE LA JOURNEE
 
LE MONTANT DE LA COTISATION RESTE INCHANGE SOIT
 
    PLEIN TARIF : 25 €
 
    TARIF REDUIT ET ETUDIANT : 18 €
 
 
VOUS POUVEZ RETROUVER NOTRE FONDS SUR :
 
http :// catalogue.diocesemarseille.biblibre.com
 
POUR TOUT RENSEIGEMENT VOUS POUVEZ :
 
   SOIT TELEPHONER : 04-91-50-83-85
 
 
 
 

BONNE ANNEE A TOUS !