vendredi 29 mai 2009

JEAN XXII EN FRANCE : 1944-1953




RONCALLI, Angelo Giusseppe. – Journal de France. 945-1948. –Paris, Le Cerf, 2006.
RONCALLI, Angelo Giuseppe. – Journal de France.: 1949-1953. – Paris, Le Cerf,
2008.



Jean XXIII a été nonce apostolique en France de 1944 à 1953.

Le premier volume concerne les années 1945-1948. En décembre 1944 Pie XII nomme Mgr. Roncalli Nonce apostolique en France .Il retrace la situation politico-religieuse de la France après la Libération (remplacement des évêques jugés collaborationniste par le
gouvernement, avenir du catholicisme français). Diplomate atypique, Mgr. Roncalli préfère la découverte de la France aux réceptions parisiennes.

Le second volume (années 1949-1953) dévoile un nonce inquiet de la montée du péril communiste au début de la « guerre froide ». S’il n’intervient pas dans la vie politique française il en suit attentivement l’évolution. Il entretient de bons rapports avec les gouvernements et suit de près les initiatives du clergé français (question scolaire, prêtres-ouvriers). Ce volume brosse un tableau de la vie politique et religieuse de la France des années 1950 et nous renseigne sur le futur Jean XXIII.

Il quitte la France en 1953 après avoir être créé cardinal.

OUVRAGES DE LA BIBLIOTHEQUE : MAI 2009

OUVRAGES CONSEILLES : MAI 2009

AGACINSKI, Sylviane. - Corps en miettes – Paris, Flammarion, 2009. – (collection Café Voltaire).

ASSOCIATION CATHOLIQUE FRANAISE POUR L’ETUDE DE LA BIBLE (22è Congrès ; Strasbourg 2007). – Les hymnes du Nouveau Testament et leur fonctions. – Paris, Le Cerf, 2009. (Collection Lectio divina).

BARBARIN , Philippe ; FERRY, Luc. – Quel devenir pour le christianisme ?– Paris, Salvator, 2009. (collection Controverses).

BLACKWELL, Dr Christopher W. ; BLACKWELL, Amy Hackney ; HEEMS ; HEEMS, Gilles Van ; etc. – La mythologie pour les nuls. – Paris, Editions First, 2008.

CAVANAUGH, William. – Tortures et eucharistie : la théologie politique et le Corps du Christ. – Genève, Ad Solem ; Paris, le Cerf, 2009.

DEBRAY, Régis. – Le moment fraternité. – Paris, Gallimard, 2009.

EUVE, François. – Darwin et le christianisme : vrais et faux débats. – Paris, Buchet/Chastel, 2009.

MARCHADOUR, Alain. – L’évènement Paul. – Paris, Bayard, 2009.

PLUNKETT, Patrice de. – Les évangéliques à la conquête du monde : enquête. Paris, Perrin, 2009.

QUESNEL, Michel. – Les chrétiens et la loi juive : une lecture de l’épître aux Romains. – Paris, Le Cerf, 2009. (collection Lire la Bible).

RATZINGER, Joseph (Benoît XVI). – Catéchèse et transmission de la foi. – Perpignan, Editions Tempora, 2008.

RATZINGER, Joseph (Benoît XVI). – L’Eglise, une communauté toujours en chemin. – Paris, Bayard, 2008

REYNIER, Chantal. – Saint Paul sur les routes du monde romain : infrastructures, logistique, itinéraire. – Paris, le Cerf, 2009. (Collection Lire la Bible).

RONCALLI, Angelo Giiuseppe. – Journal de France. Tome II : 1949-1953. (Introduction et annotation par Etienne Fouilloux). – Paris, Le Cerf, 2009.

SAINT-GERMAIN, Charles-Eric de. – Un évangélique parle aux catholiques sur la doctrine paulienne de la Grâce et du salut. – Paris, F-X. de Guibert, 2008.

OUVRAGES DE LA BIBLIOTHEQUE AVRIL 2009

OUVRAGES POUR LE MOIS D’AVRIL 2009

ACFEB (CONGRES DE L’ASSOCIATION CATHOLIQUE FRANCAISE POUR l’ETUDE DE LA BIBLE (Strasbourg, 2007). – Les hymnes du Nouveau Testament et leurs fonctions. – Paris, Le Cerf, 2009 (collection Lectio divina).

BENOIT XVI (Joseph Ratzinger). – L’Eglise , une communauté toujours en chemin. – Paris, Bayard, 2009.

BARBARIN, Philippe ; FERRY, Luc. – Quel avenir pour le Christianisme ?. – Paris, Salvator, 2009.

CANATALAMESSA, Raniero. – «Ceci est mon corps» : L’Eucharistie à la lumière de l’Adorato te devote et de l’Ave verum. – Paris, Parole et Silence, 2008.

CAVANAUGH, William. – Torture et Eucharistie : la théologie politique et le Corps du Christ. – Genève, Ad Solem ; Paris, Le Cerf, 2009.

RATZINGER, Joseph. – catéchèse et transmission de la foi. – Perpignan, Editions Tempora, 2008.

DEBRAY, Régis. – Le moment fraternité. – Paris, Gallimard, 2009.

DUPONT-ROC, Evelyne. – Saint Paul : une théologie de l’Eglise ?. – Paris, le Cerf, 2009. – (Cahiers Evangile N° 147, mars 2009).

EUSEBE DE CESAREE. – Questions évangéliques. – Paris, Le cerf, 2008. (collection Sources chrétiennes).

MARCHADOUR, ALAIN. – L’évènement Paul. – Paris, Bayard, 2009.

QUESNEL, Michel. – Les chrétiens et la loi juive : une lecture de l’Epître aux Romains. – Paris, le Cerf, 2009. (collection lire la Bible).

REYNIER, Chantal,.- Saint Paul sur les routes du monde romain : infrastructures, logistiques, itinéraires. Paris, le cerf, 2009

SAINT-GERMAIN, Charles-Eric de. – Un évangélique parle aux catholiques : sue la doctrine paulinienne de la grâce et du salut. – Paris, François-Xavier de Guibert, 2008.

mardi 5 mai 2009

Le Père Jules Monchanin (1895 - 1957)


1) Biographie

Le Père Jules Monchanin est né à Chaffangeons près de Lyon en 1895. Après une enfance marquée par des problèmes de santé, il entre au séminaire en 1913 et est ordoné prêtre en 1922.

Une carrière intellectuelle brillante lui semble promise, mais il y renonce pour se consacrer à un apostolat populaire. Il est tout d'abord nomé près de Saint Etienne où il côtoie une misère extrême. Cela l'amène à prendre fait et cause pour la classe ouvrière. Il participe même à un meeting auprès de Paul Vaillant Couturier. Il y proclame son attachement à Dieu et à la Classe ouvrière. Ses idées trop progressistes, lui valent d'être muté à Lyon.

Malgré des problèmes de santé persistants (il sera à deux doigts de la mort en 1932), il continue son apostolat. Son désir d'ouverture et de contact le feront militer notament pour l'oecuménisme.

Mais depuis toutjours il est hanté par l'annonce de Dieu aux nations païennes. L'Inde et sa culture l'attirent. En 1932, il promet de partir en Inde si il guérit. Sa santé chancelante, ne lui permettant qu'un travail réduit, il s'initie sérieusement au sanskrit, la langue des lettrés hindous. En 1934, il présente une demande pour quitter le diocèse, elle lui est refusée. Il devra attendre 1938 pour que l'Archevêque de Lyon Mgr Gerlier la lui accorde.

Le Père Monchanin rêve d'acclimater à la cultre indienne le message de Jésus-Christ. Il veut fonder un ashram (lieu de médiation) chrétien où il mènerait une vie méditative. Mais il est conscient que ce projet requiert une formation. Il se rend donc à la Société des Auxiliaires des Missions à Louvain (Belgiqueà où il restera jusqu'en 1939.

C'est à cette date, que lui parvient l'invitation de Mgr Mendoça, évêque de Tiruchirapalli (Cette ville est située dans l'état de Tamil Nadu au sud de l'Inde) à venir dans ce diocèse. Il accepte avec joie et se prépare au départ.

Le 5 mai 1939, il s'embarque à Marseille et après un voyage de plusieurs mois débarque enfin en Inde. Ses débuts sont très durs. Jules Monchanin ne parle ni le Tamoul (la langue locale) ni l'anglais. De plus loin de l'apostolat culturel et contemplatif qu'il espérait, il doit se contenter de donner un coup de main dans des paroisses pauvres où vivent essentiellement des gens illétrés. C'est une période de grand isolement qu'aggrave encore les ruptures des relations avec la France pour cause de guerre.

Mais cette période est néanmoins féconde. Le Père ne perd pas courage. Plus que jamais il croit à son projet de vie contemplative et d'adaptation du message chrétien à la culture hindoue. Il apprend peu à peu à vivre à l'indienne et s'initie au tamoul.

En 1946 son évêque lui demande de l'accompagner pour sa visite ad Limina à Rome. Il en profite pour passer par Lyon où il retrouve sa mère et ses amis. Il donne également des conférences et expose son idée d'un d'ashram chrétien. Il rentre en Inde en 1947.

Son projet qui paraissait encore irréalisable peu de temps auparavant va alors commencer à se
concrétiser. Un moine breton Henri Le Saux tenté lui aussi par l'aventure, le rejoint en 1948.

Malgré leur caractère différent, les deux hommes parviennent à s'entendre. Le Père Le Saux admire l'esprit d'ouverture de Jules Montchanin. Le 21 mars 1950, avec l'autorisation de Mgr Mendoça, ils s'installent dans un petit ermitage près de la rivière Kavéry (une rivière sainte pour les Hindous) et prennent des noms indiens. Le nouvel ashram reçoit le nom de Saccidânanda (la Trinité)

Mais leur leur initiative rencontre peu d'échos. Seuls quelques ascètes hindous passent de temps en temps à l'ashram. La cohabitation devient difficile. Pendant cette période, Jules Montchanin est sollicité pour des conférences, tandis que Dom le Saux fait quelques séjours à la montagne sacrée d'Arunachala. Enfin en 1957 Le Père le Saux quitte l'ermitage pour la région himmalayenne. Ce départ est ressenti très durement par le Père Montchanin.

La Santé du Père qui n' a jamais cessé d'être une source d'inquiétude se dégrade de plus en plus. Il est atteint par un cancer. Il est rapatrié en France où il meurt le 10 octobre 1957. Il est enterré à Bièvre en région parisienne.

2) Bibliographie

a) Sur le Père Montchanin

Edouard Duperray : L'Abbé Jules Montchanin, Tournai, Casterman, 1940

Françoise Jacquin : Jules Montchanin, prêtre : 1895 - 1957, Paris, Cerf, 1996

Henri de Lubac : Images du Père Montchanin, Paris, Aubier-Montaigne, 1968

b) Ouvrages du Père Monchanin

Jules Montchain et Henri Le Saux : Ermites du Saccidânanda : un essai d'intégration chrétienne de la la tradition monastique de l'Inde, Paris-Tournai, Casterman, 1957

Jules Montchanin : De l'esthétique à la Mystique, Paris-Tournai, Casterman, 1955

Jules Montchanin : Ecrits spirituels, Paris, Le Centurion, 1965

Jules Montchanin : Lettres à ma mère, 1913 - 1957, Paris, Cerf, 1989

Jules Montchanin : Mystique de l'Inde, mystère chrétien : écrits et inédits, Paris, Fayard, 1974



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vendredi 10 avril 2009


CARDINAL CARLO MARIA
LE REVE DE JERUSALEM : CONVERSATIONS AVEC
GEORG SPORSCHILL SUR LA FOI, LES JEUNES ET L’EGLISE PARIS, DESCLEE DE BROUWER, 2009.




Bien qu’à la retraite depuis 2002 et retiré à Jérusalem, le Cardinal Martini continue l’enseignement qu’il avait commencé en tant qu’Archevêque de Milan dans ses « catéchèses » auprès des jeunes.
Dans cet ouvrage sous forme d’entretien avec le Georg Sporschill, jésuite et aumônier de jeunes, le prélat aborde tous les sujets de notre société : sacerdoce, bioéthique, morale sexuelle , problème du mal,, etc. A tous ces sujets il répond sans langue de bois. Tout en évoquant son parcours individuel il se tourne résolument vers l’avenir : avenir de l’Eglise , avenir de la foi dans un contexte certes difficile mais où les jeunes peuvent trouver des raisons de croire, des raisons d’espérer grâce à leur dynamisme et à leur volonté de relever les défis du monde d’aujourd’hui.

Plaidoyer pour une Eglise ouverte, ce livre d’entretien est un témoignage d’espérance et il renvoie à l’essentiel : le message de l’Evangile, la contemplation de Jésus-Christ.

mercredi 25 mars 2009



HENRY QUINSON

MOINE DES CITES : DE WALL STREET AUX QUARTIERS NORD DE MARSEILLE

PARIS, NOUVELLE CITE, 2008

Henry Quinson (né en 1961 de mère française et de père américain) est un jeune banquier franco-américain. Il quitte à 28 ans (en 1989) une carrière lucrative de banquier international pour une vie monastique. Après des essais dans des monastères traditionnels il fonde – avec l’appui de Mgr. Bernard Panafieu – alors archevêque de Marseille – une petite fraternité dans la banlieue nord de Marseille.

L’auteur dans cet ouvrage témoigne de son cheminement spirituel, de sa quête pour réaliser sa vocation propre. Sa « vocation monastique » se réalisera par la fondation de cette Fraternité Saint-¨Paul qui s’implante dans un quartier populaire où se croisent diverses nationalités et confessions religieuses. Ainsi naissent des rencontres entre riches et pauvres, entre chrétiens, musulmans ou incroyants, entre Français et étrangers . Ces rencontres témoignent et transforment le discours habituel sur les représentations du monde et de Dieu.


Loin des poncifs du « choc des civilisations » et de la « crise des banlieues » cette expérience monastique au cœur de la ville témoigne d’une fraternité humaine toujours à l’œuvre ; elle témoigne également de la fécondité du « renouveau monachisme » qui voit le jour depuis les années 1990.

mardi 24 mars 2009

Jean Calvin (1509 - 1567)


Jean Calvin (1509 - 1567)


1°) Biographie

Jean Calvin est né à Noyon en 1509. Il reçoit une éducation catholique. Entre 1526 et 1531 il fait des études de droit à Orléans et Bourges. Vers 1533, il se convertit à la Réforme et compose des ouvrages théologiques. Après l'affaire des placards (1534), il s'exile et trouve refuge auprès de Marguerite de Navarre puis à Bâle en Suisse. C'est dans cette ville qu'est publiée pour la première fois son oeuvre majeure : l'Institution chrétienne (1536).

Nommé professeur à Genève en 1536, il est sollicité par Guillaume Farel , le père de la Réforme genevoise, pour organiser l'église locale. Mais son autoritarisme entraine un conflit avec la population et Calvin doit partir.

De 1536 à 1538 Calvin s'exile à Strasbourg où il se marie. Il est alors rappelé à Genève pour mettre en place une réforme de l'église. Il publie des ordonnances ecclésiastiques et compose un catéchisme. Il met également au point des prières et introduit le chant des Psaumes pour le Culte.


Toute son existence Calvin lutte pour transformer les moeurs et les croyances de ses concitoyens. Par ses écrits il étend sa renonmée dans l'Europe entière. Il soutient particulièrement les Réformés français.

Il est accusé souvent par ses opposants d'intolérance et d'intransigeance. Ce propos est souvent illustré par la condamnation au bûcher du médecin Michel Servet qui s'opposait à la doctrine calvinienne de la Trinité.

Epuisé par une activité inlassable Calvin meurt rongé par la maladie en 1567.


2°) La théologie de Calvin

La Théologie de Calvin est influencée par l'évangélisme et la théologie luthérienne de la Croix et du Salut. Au centre de la doctrine de Calvin se trouve la justification par la foi, le salut par le Christ et l'emprise totale du péché sur chaque homme.

A cela Calvin ajoute une théologie du Saint Esprit et une insistance sur l'Eglise visible et une attention à la sanctification du justifié.

Il se différence de l'Eglise catholique par son rejet de la hiérarchie (pape ; évêques ; prêtres) mais aussi sur des sujets comme le culte de saints ou la présence réelle dans l'Eucharistie.

Calvin ne reconnait que deux sacrements le Baptême et la Communion. Les pasteurs qui encadrent les fidèles sont élus ainsi que les conseils qui dirigent spirituellement les églises.

3°) Bibliographie

Nous vous proposons ici quelques oeuvres de Calvin ainsi que un ou deux ouvrages d'introduction à son oeuvre

1) Vie de Calvin

Bernard Cotteret : Jean Calvin, Paris, JC. Lattès, 1995
Bernard Crouzet : Jean Calvin : vies parallèles, Paris, Fayard, 2000

2) Introduction à l'oeuvre de Calvin

Jean Cadier : Calvin : Sa vie, son oeuvre avec un exposé de sa philosophie, Paris, PUF, 1967

Eric Fuchs, La morale selon Calvin, Paris, Cerf, 1986

Albert Marie Schmidt : Jean Calvin et la tradition calvinienne, Paris, Cerf, 1957

François Wendel : Calvin : sources et évolution de sa pensée religieuse, Genève, Labor et Fides, 1986

3°) Oeuvres de Calvin

Jean Calvin et Guillaume Farel : La vraie piété : divers traités de Jean Calvin et Confession de Foi de Guillaume Farel, Genève, Labor et Fides, 1986

Jean Calvin : Institution de la morale chrétienne, Genève, Labor et Fides, 1955 (4 vol.)

Jean Calvin : Trois traités comprenant en un volume : Epître à Sadolet, Le Traité de la Sainte Cène, le Traité des Scandales, Genève, Ed. Je sers, Labor et Fides, 1935

Jean Calvin : Le Catéchisme de Genève en français moderne suivi de la Confession de Foi des églises réformées de France et de la Confession de Foi des églises wallone et flamande des Pays-Bas, Genève, Ed. Je sers, 1943