lundi 31 août 2015

Livre du mois : Job, d’Adrienne von Speyr
La traduction de l'une des meilleures oeuvres d'Adrienne von Speyr est enfin disponible en français : le commentaire du livre de Job.
"Sans le livre de Job, il y aurait bien des choses de la Nouvelle Alliance auxquelles nous ne prêterions nullement attention ". Les éditions Johannes Verlag offrent pour la première fois au public francophone ce que le théologien Hans Urs von Balthasar reconnaît comme "l’une des meilleures œuvres" du médecin de Bâle. Pour nous lecteurs, ce livre est une profonde méditation sur le sens divin de la souffrance et de l’épreuve, et son auteur nous apparaît comme un authentique maître de compassion. À lire et à méditer…

Van Gogh, Treurende oude man (Vieil homme dans la douleur) (1882)

L’histoire de Job, tout le monde la connaît. Le démon met en doute la foi de cet homme que Dieu a visiblement béni, et obtient de le mettre à l’épreuve. Il lui fait perdre tous ses biens, fait mourir ses dix enfants, et finalement le frappe d’un "ulcère malin depuis la plante des pieds jusqu’au sommet de la tête " (Jb 2,7). Commence alors pour Job, une série de rencontres censées l’aider pour affronter cette épreuve accablante et que rien n’explique à vue humaine.

La justice comptable
La femme de Job, pour commencer, l’enjoint à maudire Dieu, et à mourir ! (Jb 2, 9) Adrienne von Speyr constate alors qu’en cette scène se retrouve la trinité des origines : la femme, qui entre ici de façon inouïe dans les vues du démon, l’homme et le démon lui-même (p. 17*). Puis, viennent les trois amis de Job. Chacun d’eux essaye d’éclairer Job de son avis, mais cela ne provoque qu’une plus grande solitude de l’intéressé. C’est que, comme le souligne Adrienne, les amis ne parviennent jamais vraiment à quitter le plan d’une justice comptable, et d’un certain rapport entre l’épreuve et le péché qui en serait la cause. Il leur manque la communion des saints pour véritablement prendre part à ce qui se passe sous leurs yeux. Et ils ne peuvent pas imaginer que lorsque Dieu éprouve son ami, il cherche aussi à se donner à lui à travers et dans cette épreuve. La solution au problème de Job ne peut se trouver dans l’Ancienne Alliance, mais " au-delà " (p. 62).

Plus rien à faire sinon crier
Pour Adrienne von Speyr, l’absence de recours et l’incompréhensibilité de l’épreuve mettent Job dans une situation de déréliction très proche de ce que le Christ vivra sur la Croix. Il n’a plus rien d’autre à faire que de crier sa douleur et sa solitude. Et ce cri fait sortir le Fils lui-même tel que le Père l’enverra (p. 81). Alors seulement, le cri de Job trouvera sa réponse. "Là, ce sera devenu réel : par la grâce du Fils souffrant, à laquelle le pécheur en appelle, le jugement tombera en faveur de l’homme. Cette souffrance sera mise dans la main de l’homme comme une arme qui arrachera à Dieu sa justice." (p. 102)
Ici apparaît la figure de ceux qui, à la suite du Christ, recevront de Dieu leur part de souffrance et de fécondité mystérieuses. Pour peu que l’accompagnement de l’Eglise ne leur manque pas. Car, "même dans l’Eglise, les missions de souffrances peuvent échouer, faire fausse route, parce que mal dirigées. Alors, les souffrants souffrent en eux-mêmes et se mettent au centre au lieu de s’ouvrir à la communion des saints." (p. 110)
La distance infinie et l'union
Avec une simplicité déconcertante, et en ne s’éloignant jamais du texte lui-même, Adrienne von Speyr voit en Job un précurseur au même titre que Jean le Baptiste. "Avec l’épreuve de Job, nous dit-elle, Dieu a déblayé la voie du Christ, la voie de la Passion, il a donné pour la première fois un sens à la souffrance et même au partage de la souffrance avant même que le Fils ait souffert." (p. 185)
" Peut-être, se demande-t-elle avec ingénuité, Dieu le Père, dans toute cette épreuve, parle-t-il davantage avec le Fils qu’avec Job. Peut-être montre-t-il au Fils comment la compréhension de Dieu a grandi par la souffrance et lui révèle-t-il dans un certain sens le profit de la Passion à venir. " (p. 185)
Ainsi la souffrance a-t-elle été en quelque sorte nécessaire et voulue par Dieu pour ouvrir à Job des horizons tout à fait inimaginables. La justice de Job ne pouvait suffire, il fallait aussi que Dieu lui parle par la souffrance (p. 157) et, par-là, se donne à lui de nouveau. Dans cette situation qui le dépasse totalement, et devant la grandeur de Dieu, Job confesse la distance infinie qui le sépare du Père.
Pour Adrienne von Speyr, cette Passion de Job ouvre la voie à ceux qui, à la suite du Christ, répondent à l’appel du Père pour s’offrir en expiation pour la multitude, et pour mieux comprendre le Père.
"Et de le voir, là où, auparavant, ils ne le connaissaient que par ouï-dire. " (p. 185)


* Pour toutes les citations non bibliques, cf. Adrienne von Speyr, Job, Johannes Verlag, Einsiedeln, 1972, Association Saint-Jean, Paris, 2014.

Publication : Claude Tricoire
                      Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

samedi 29 août 2015

CATHOLICISME EVANGELQIE

Catholicisme évangélique
George Weigel
Traduit par Jean-Marie Brauns
Paris, Desclée de Brouwer, 2015. 310 pages.


L’Église qui vient selon Weigel

L’Église catholique doit profondément se renouveler pour être fidèle à sa mission en redevenant totalement "évangélique" explique l’essayiste catholique américain George Weigel.
Comment évangéliser au début du troisième millénaire ? Pas comme au premier millénaire (encore que, par certains côtés, la "nouvelle évangélisation" ressemble à la première), ni comme au deuxième, marqué par la Contre-Réforme (encore que son héritage ne doive pas pour autant être renié), mais d’une façon qui réponde aux signes des temps, analyse George Weigel dans Le Catholicisme évangélique.  L’Église est "toujours à réformer" au regard de l’Évangile et en réponse à l’appel constant de la mission : "Allez, enseignez toutes les nations". La Parole de Dieu ne change pas d’un iota, le dessein rédempteur subsiste à jamais, mais le monde se métamorphose sans cesse avec des périodes de ruptures, de fractures, comme lors des tremblements de terre.

Face aux idoles d’un monde désenchanté

Le tsunami sociétal qui s’est produit depuis un demi-siècle, dont l'épicentre est l'Occident (mais l’onde de choc est mondiale), consiste en une révolution culturelle sans précédent dont nous voyons les effets par vagues successives : matérialisme, consumérisme, sécularisme, "chosification" de l’homme livré aux idoles de la "postmodernité". Celles-ci sont vieilles comme le monde : sexe, argent, pouvoir, mais leurs puissances sont décuplées par le Web, cette "toile" invisible qui resserre mais aussi enserre le "village mondial". Alternant séduction et menaces, ces idoles paralysent leurs proies en leur instillant la lassitude et le dégoût spirituels ou en les intimidant par un sécularisme agressif. Elles ferment le ciel, éteignent les étoiles, et enferment les hommes dans la désespérance d’un monde désenchanté.

Face à ces idoles, plutôt que de s’épuiser dans des combats apologétiques qui supposent un consensus aujourd’hui disparu sur les valeurs humaines fondamentales, c’est comme aux premiers temps de l’Église l’annonce de Jésus-Christ comme seule véritable "bonne nouvelle" qui doit être privilégiée. Mais attention ! Cette mission-là n’est pas seulement à usage externe : pour ce grand connaisseur de l’Église catholique qu’est George Weigel, la révolution spirituelle chrétienne doit s’effectuer prioritairement au sein de l’univers catholique pour rayonner sur le monde au prix d’une "réforme catholique en profondeur" qui laisse loin derrière elle les clivages stériles entre "droite" et "gauche" ou "traditionnalistes" et "progressistes".

Cette réforme, cette conversion, se vit et s’éprouve jour après jour et concerne tout un chacun, du plus humble paroissien aux évêques et au Pape lui-même (bien que cet essai ait été rédigé à la fin du pontificat de Benoît XVI, il répondait d’avance au leitmotiv réformateur de son successeur le pape François, lui-même s’inscrivant dans le grand mouvement de réforme engagé par de ses prédécesseurs). "Toute réforme authentique dans l’Église du XXIesiècle et au-delà, écrit Weigel, est ordonnée  à la sainteté et à la mission."

La médiocrité frappée d'interdit

Aussi l’auteur passe-t-il au scanner de la foi catholique toutes les strates de l’Église – familles, paroisses, diocèses, communautés –, et tous les états de vie et ministères – laïcat, presbytérat, épiscopat, papauté – assignant les points d’effort ou même les conversions qui s’imposent pour que chacun réponde à sa vocation évangélique. Aucun domaine n’est oublié, l’engagement des laïcs dans la vie publique, la vie intellectuelle, la vie fraternelle, l’action caritative, les sacrements, la liturgie (l’auteur est de ceux qui plaident pour une "réforme de la réforme") afin que tout catholique ait accès aux sources vives de la foi, pour vivre en plénitude sa vocation baptismale

Si la médiocrité ne fut jamais à la hauteur des exigences du salut, elle est pour ainsi dire frappée d’interdit par la détresse d’un monde à la dérive. Elle nous pousse à nous rapprocher sans cesse du Christ pour ne plus nous contenter de Le suivre "de loin" comme Pierre après l’arrestation de Jésus : alors nous agirons non pas en "sauveurs" mais en "sauvés", et le regard fixé sur Jésus, nous pourrons marcher sur les eaux.

Ce livre a de la saveur et du souffle : il se lit d’une traite. Mais sitôt l’a-t-on refermé, on se prend à le rouvrir à tel ou tel chapitre pour l’analyser, le ruminer. Son étude devrait figurer au programme de toute institution catholique et, bien sûr, des séminaires, sans oublier les différents bureaux des conférences épiscopales et les dicastères romains.

Le Catholicisme évangélique

Auteur : George Weigel
Editeur : Desclée De Brouwer, 2015
Nombre de pages : 250

George Weigel est un intellectuel américain catholique, biographe érudit de Jean-Paul II, et qui a depuis axé son travail sur le rapport entre l’Église catholique et notre « postmodernité ». Son Catholicisme évangélique propose de sortir définitivement de la guerre civile dans laquelle les chrétiens s’enferment depuis le XXe siècle : la guerre entre traditionalistes et progressistes. D’un mot, Weigel pose que l’Église catholique ne sera pas réformée parce que ses membres adhéreront à une idéologie plus rigoriste ou plus laxiste, mais parce qu’ils seront plus fidèles au Christ.

Une Église progressiste est condamnée à mort : lorsque les chrétiens n’ont rien de plus à donner aux autres que l’approbation de ce que l’époque leur offre déjà, elle ne sert à rien. « Se rendre au monde : qui peut être intéressé par une chose pareille ? » Même chose lorsqu’elle est déconnectée du réel au point de croire qu’il suffise de serrer les boulons pour rayonner. Un minimum de plain-pied est nécessaire pour que l’échange avec le monde soit possible. « Le risque du traditionalisme est de ne pas être du tout écouté du monde. Surtout que l’Église lui demande de considérer la possibilité qu’il a besoin d’être sauvé, et que l’Évangile est la réponse à la question qu’est toute vie humaine. »

Des âmes à sauver
Comment sortir de ce dilemme ? En étant plus radicalement ami du Christ et donc missionnaire. Dans la première partie de son livre, Weigel définit sa vision historique, en montrant que la réforme évangélique de l’Église a été lancée par Léon XIII et portée par le concile Vatican II (magistralement interprété par Jean-Paul II et Benoît XVI).
Dans la deuxième partie, il déploie ce que cela signifie pour les évêques, les prêtres, les consacrés, les époux. Pour Weigel, le pape François, avec son insistance constante sur la mission, est typique de cette manière d’être qui préfère considérer Jésus d’abord et les âmes à sauver ensuite, plutôt que de dépenser son énergie à la maintenance institutionnelle. D’une manière générale, il relève que le ferment chrétien, lorsqu’il est radicalement à l’œuvre chez quelques-uns, est suffisamment puissant pour générer une alternative capable non seulement de résister mais de transformer et d’humaniser les cultures : « Le paganisme antique a été converti en grande partie par l’évidente supériorité du style de vie chrétien. Le monde postmoderne du XXIe siècle sera converti de la même façon : par des styles de vie authentiquement humains fondés sur la vérité de l’Évangile ».

Ainsi, dans l’ADN chrétien, il y a depuis les origines et dans tous les contextes culturels et historiques deux options très nettes : le refus de l’infanticide et de l’avortement, et le mariage posé comme engagement indissoluble. Ces spécificités sont la clé du dynamisme inouï qui a fait l’expansion chrétienne lorsqu’il était ultra-minoritaire dans le monde gréco-romain.
source : famille chrétienne


Le livre de Georges Wengel est un ouvrage à lire parce qu'il est tonifiant, qu'il invite chacun à une conversion radicale à la suite du Christ. Son radicalisme est dérangeant et peut faire peur car il vient bousculer tous les compromis auxquels nous sommes tentés de succomber, toutes les habitudes qui sont des obstacles à a Parole.

L'auteur inssite sur les "piliers" sur lesquels tout chrétien devraient s'appuyer :
- lecture assidue de l'Evangile : seule condition pour vivre une véritable "amitié avec Jésus"
- insistance de la prière
- fréquentation des sacrements : indispensable pour chacun
- obéissance confiante dans les enseignements de l'Eglise : cet enseignement n'est pas le lieu où l'on "fait son marché" pour prendre ce qui arrange et laisser de côté ce qui déplâit

Chaque chrétien est appel à rejeter la médiocrité s'il veut prendre au  sérieux l'Evangile et les enseignements de l'Eglise : pour être saint pas de compromis possible ! L'Eglise deviendra ainsi missionnaire car elle sera "lumière du monde" et "sel de la terre" dans un monde désanchanté et même désespéré ; elle redonnera ainsi l'Espérance au coeur de chacun.

Aujourd'hui le catholique doit être à contre-courant des idéologies actuelles que vendent les nouveaux gouroux : les catholiques doivent combattre la "culture de mort" (comme le disait Jean-Paul II) qui se propagent jusque dans certains milieux catholiques au nom du progrès ou pour être en phase avec le monde moderne.

Pour Georges Wengel l'Eglise ne doit pas s'enfermer dans les querelles entre "traditionnalistes" et "progressistes" : querelles vaines et stériles ! Si elle ne peut plus évangéliser comme au temps de la Contre-Réforme ni même comme après les premières années post-conciliaires, elle doit retrouver le souffle des premiers chrétiens pour l'annonce de l'Evangile avec les outils aujourd'hui.

Dans la deuxième partie, il déploie ce que doit être une réforme de l'Eglise : ceci concerne les évêques, les prêtres, les consacrés, les époux. Pour Weigel, le pape François, avec son insistance constante sur la mission, est typique de cette manière d’être qui préfère considérer Jésus d’abord et les âmes à sauver ensuite, plutôt que de dépenser son énergie à la maintenance institutionnelle.

D’une manière générale, il relève que le ferment chrétien, lorsqu’il est radicalement à l’œuvre chez quelques-uns, est suffisamment puissant pour générer une alternative capable non seulement de résister mais de transformer et d’humaniser les cultures : « Le paganisme antique a été converti en grande partie par l’évidente supériorité du style de vie chrétien. Le monde postmoderne du XXIe siècle sera converti de la même façon : par des styles de vie authentiquement humains fondés sur la vérité de l’Évangile ».

En un mot : le monde peut changer mais l'Evangile restera !
"N'ayez pas peur ! Je serai avec vous jusqu'à la fin du monde !"
L'ADN du chrétien ne change pas : des origines à nos jours c'est la même exigence, le même Evangile qui doivent transformer le monde !
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

LE PETIT PRINCE DE SAINT EXUPERY












LE PETIT PRINCE
ANTOINE DE SAINT-EXUPERY
PARIS, GALLIMARD,  1944.



I-Biographie de l’auteur :
Antoine de Saint-Exupéry est né le 29 juin 1900 à Lyon dans une famille de haute bourgeoisie française qui va lui inculquer des valeurs fondamentales qui feront de lui un grand humaniste.
Après avoir fait son service militaire dans l’aviation, il est engagé en 1926 dans l’Aéropostale pour effectuer du transport de courrier sur des vols entre l’Europe et l’Afrique.
Il consacrait une partie de son temps à l’écriture.
A la seconde guerre mondiale il écrivit son chef d’œuvre « Le petit prince » publié en 1944.
C’est lors d’une de ses missions, le 31juillet 1944 que son avion s’abime dans la méditerranée et dont aretrouvé les débris au large de l’Ile de Rion en 2004..

II- « Le petit prince » :
C’est l’histoire d’un garçon très intelligent qui habitait un astéroïde et qui décida de la quitter parce qu’il avait des difficultés avec une rose dont il s’occupait mais qui était capricieuse.
Alors Il entreprend un voyage fantastique à travers la galaxie.
Durant son parcours il fait la connaissance des personnages aussi bizarres les unes que les autres. Mais toutes ces personnes se prennent trop au sérieux pour répondre au Petit Prince.
Le premier astéroïde était habité par un roi : uniquement préoccupé de se faire obéir. Puis il rencontrera un géographe qui lui conseillera d’aller sur la Planète Terre.
Avant de rencontrer le pilote il fera la connaissance d’un renard qui lui apprendra les secrets de l’amitié. De cette rencontre en plein désert avec ce pilote qui a eu une panne d’avion – qui n’est autre que l’auteur lui-même- naîtra une belle et grande amitié. Le petit bonhomme lui raconta son incroyable aventure.
 A la fin le petit garçon décida de rentrer chez lui. Et de retour parmi les siens le pilote ne verra plus les choses de la même façon.

III-Analyse de l’œuvre :
- Thème, contexte et cadre de l’œuvre :
L’auteur veut nous faire passer des messages à travers chaque personnage.
-Le pilote : c’est l’image d’un adulte qui s’est trouvé dans une situation de solitude et il s’est rendu compte qu’il avait gardé son âme d’enfant.
-Le petit prince : c’est l’image d’un enfant innocent et intelligent.
-Le roi : c’est l’image de l’homme qui croit régner sur le monde entier et c’est impossible.
-Le vaniteux : c’est l’image de quelqu'un qui se croit important et qui ne cesse de réclamer des compliments des autres.

Le petit prince appartient à cette catégorie de livres que lisent aussi bien les enfants que les adultes.

IV- La conclusion :
Au-delà de ce qui ressemble à un conte, l’auteur nous dit de réveiller l’enfant qui dort en chacun de nous. Chacun peut ainsi s’émerveiller devant une fleur, cultiver l’amitié en prenant le temps d’être là simplement pour l’autre
Les yeux de l’enfant sont le miroir où se reflète un univers à découvrir, des êtres à aimer. Il faut un regard d’enfant, un cœur d’enfant pour s’émerveiller devant toute chose



Publication : Claude Tricoire
                      Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles





ANTOINE DE SAINT-EXUPERY











Biographie d'Antoine de Saint-Exupéry (1900-1944)

1900 Antoine de Saint-Exupéry naît le 29 juin à Lyon, 8 rue du Peyrat (rue Alphonse Fochier).
Il est le troisième d'une famille de cinq enfants. Ses parents sont le Comte Jean-Marie de Saint-Exupéry et Marie Boyer de Fonscolombe. Il a deux sœurs aînées : Marie-Madeleine (1898) et Simone (1899).

1903 Naissance de son frère François.

1904 Naissance de sa sœur Gabrielle.
Mort de son père. Antoine de Saint-Exupéry sera très proche de sa mère. Il est influencé par sa sensibilité et sa culture et il entretiendra avec elle, toute sa vie, une volumineuse correspondance.

1905 Jusqu'à l'âge de dix ans, Antoine de Saint-Exupéry passe son enfance entre le château de la Môle (Var), propriété de sa grand-mère maternelle et le château de Saint Maurice de Remens (Ain), propriété de l'une de ses tantes.

1909 Sa famille s'installe au Mans, région d'origine de son père.
Il suit alors ses études au Collège Notre Dame de Sainte-Croix. C'est un élève mi-rêveur, mi-dissipé. La discipline y est stricte et Antoine de Saint-Exupéry est souvent puni pour sa nonchalance ou son désordre.

1910 Sa maman retourne à Saint-Maurice-de-Remens, laissant Antoine et François aux soins de leurs tantes Anaïs et Marguerite.
L'ambiance au Collège Notre Dame de Sainte-Croix reste morose.

1912 Antoine de Saint-Exupéry passe les grandes vacances à Saint-Maurice-de-Remens. Il est fasciné par l'aérodrome d'Ambérieu, situé à quelques kilomètres de là. Antoine s'y rend à vélo et y reste des heures à interroger les mécaniciens sur le fonctionnement des avions. Un jour, il s'adresse au pilote Gabriel Salvez en prétendant que sa mère l'a autorisé à prendre le baptême de l'air. il fait donc son baptême de l'air sur un monoplan W, avion fabriqué à Villeurbanne dans l'atelier de Pierre et Gabriel Wroblewski. C'est le jeune Gabriel Wroblewski, lui-même, qui aurait piloté l'avion.
Cette expérience émeut Antoine de Saint-Exupéry. Sa passion pour les avions ne le quittera plus.
A l'automne, il rentre en classe de 4ème.

1914 En juin, il obtient, lors de la distribution des prix,  le prix de narration pour l'une de ses rédactions.
Pendant la première guerre mondiale, sa mère, est nommée infirmière-chef de l'hôpital installé dans la gare d'Ambérieu. Elle fait venir ses enfants près d'elle et les inscrits  en octobre, au Collège Notre Dame de Montgré.

1915 En février, Antoine et son frère François reviennent à Sainte-Croix, au Mans, mais, sa santé fragile le force à rentrer chez lui avant la fin de l'année scolaire.
Après les vacances d'été, les deux frères font leur rentrée à Fribourg, en Suisse dans un collège tenu par les marianistes.

1917 Antoine de Saint-Exupéry obtient son baccalauréat.
La fin de ses études à la villa Saint-Jean est attristée par la maladie de son frère François (rhumatismes articulaires aggravés de complications cardiaques). François meurt fin juillet.
Antoine de Saint-Exupéry entre au Lycée Saint-Louis, pour préparer le concours d'entrée de l'Ecole Navale.

1918 Au printemps les élèves du Lycée Saint-Louis sont évacués vers le Lycée Lakanal.
Il fait la connaissance de Louise de Vilmorin.
1919 En janvier, il suit toujours ses cours à Saint-Louis, mais il est en pension à l'Ecole Bossuet, chez les jésuites.
Ses résultats dans les branches scientifiques sont très bons, mais ceux des branches littéraires insuffisants : il n'est pas accepté. Il commence alors l'Ecole des Beaux-Arts dans la section architecture. Pendant quinze mois, il va suivre les cours de l'Ecole des Beaux- Arts comme auditeur libre.

1920 Antoine, qui doit faire face aux faibles ressources financières de sa mère, bénéficie de l'hospitalité de sa cousine Yvonne de Lestrange.
Il accepte également plusieurs petits boulots pour gagner quelque argent de poche : avec son ami Henry de Ségogne, il sera notamment figurant durant plusieurs semaines dans Quo Vadis, un opéra de Jean Noguès.

1921 Au printemps, Antoine effectue son service militaire à Strasbourg dans l'armée de l'air. Il est d'abord affecté à l'atelier de réparation; il rêve toujours de devenir pilote. Ayant réalisé des économies pour prendre des leçons, il effectue ses premiers vols en double commande. Puis après vingt heures d'entraînement il monte seul à bord d'un avion. Lors de l'un de ces vols en solitaire, il réussit à se poser de justesse, alors que l'appareil est en flammes. Ce grave incident permet de révéler son sang- froid et sa maîtrise.
Après trois mois, il rejoint le 37ème Régiment d'Aviation de Chasse, à Casablanca au Maroc. C'est là qu'il obtient son brevet civil.

1922 En janvier, il est à Istres comme élève officier de réserve.
il est reçu pilote militaire et promu caporal.
En octobre, il est promu sous-lieutenant de réserve, et il choisit son affectation au 34ème Régiment d'Aviation, au Bourget.

1923 Il se fiance à Louise de Vilmorin.
Au printemps, il a son premier accident d'avion au Bourget : fracture du crâne.
Après ce grave accident  il est démobilisé.
Saint-Exupéry envisage toujours pourtant d'entrer dans l'armée de l'air, comme l'y encourage le général Barés. Mais la famille de sa fiancée s'y oppose.
Commence pour lui une longue période d'ennui : Il se retrouve dans un bureau comme contrôleur de fabrication au Comptoir de Tuilerie, une filiale de la Société Générale d'Entreprise.
En septembre, rupture des fiançailles avec Louise de Vilmorin.

1924 Saint-Exupéry travaille dans l'Allier et la Creuse comme représentant de l'Usine Saurer qui fabrique des camions (il n'en vendra qu'un seul en une année et demie.)
C'est une époque assez triste pour Saint-Exupéry, qui se console en volant aussi souvent que possible.

1925 Saint-Exupéry rencontre Jean Prévost chez sa cousine Yvonne de Lestrange (c'est chez elle qu'il aura l'occasion de rencontrer plusieurs écrivains). Jean Prévost est secrétaire de rédaction dans la revue Le Navire d'Argent.

1926 En avril, il publie une de ses nouvelles, L'Aviateur, dans la revue Le Navire d'Argent.
Il quitte la maison Saurer pour un poste de moniteur à la Compagnie Aérienne Française.
En juin, Saint-Exupéry perd sa soeur aînée, Marie-Madeleine, frappée de tuberculose.
En octobre, l'abbé Sudour, son ancien directeur de l'Ecole Bossuet avec lequel il entretenait des relations d'amitié, le présente à Beppo de Massimi, Directeur Général de la Compagnie d'Aviation Latécoère. Cette compagnie assure le transport du courrier entre Toulouse et Dakar. Beppo de Massimi l'engage comme pilote.
Comme tous les pilotes de la compagnie, Saint-Exupéry va d'abord passer quelques mois dans les ateliers avant de se voir confier un avion. Puis il assurera la ligne Toulouse Casablanca, et ensuite la ligne Casablanca Dakar.
1927 En octobre, Saint-Exupéry est nommé chef d'escale de Cap Juby, dans le sud marocain. C'est dans ces régions d'Afrique du Nord qu'il fait la connaissance d'autres aviateurs pionniers, comme Guillaumet ou Mermoz qui deviendront ses amis.

1928 En tant que chef d'escale de Cap Juby Saint-Exupéry est chargé d'aller sauver les pilotes tombés en panne dans le désert ou encore aux mains des Maures. Il passe ses nuits à écrire Courrier Sud.

1929 Saint-Exupéry rentre en France et présente le manuscrit de Courrier Sud à l'éditeur Gaston Gallimard. Celui-ci accepte son manuscrit et lui propose un contrat d'édition pour d'autres romans.
Quelques mois plus tard,  en compagnie de Mermoz et Guillaumet, Saint-Exupéry part pour l'Amérique du Sud afin d'y étudier la possibilité de créer de nouvelles lignes aériennes. En octobre, Saint Exupéry arrive à Buenos-Aires et est nommé Directeur d’Aeropostal Argentina. Il crée la ligne qui relie l'Argentine à la Patagonie (Buenos-Aires à Punta Arenas).
Saint-Exupéry commence à écrire Vol de Nuit.
Publication de Courrier Sud.

1930 Le 7 avril, Saint-Exupéry est nommé chevalier de la Légion d'honneur au titre de l'aéronautique civile, pour les exploits qu'il a réalisés à Cap Juby
En juin, Guillaumet est pris dans une tempête de neige lors de sa vingt-deuxième traversée des Andes. Saint-Exupéry effectue des recherches pendant cinq jours en vain. Guillaumet sera finalement retrouvé vivant une semaine après son accident.
Benjamin Crémieux, qui donne une série de conférences en Amérique du Sud, le présente à Consuelo Suncin, veuve d'un journaliste. Elle s'embarquera pour la France peu après, et il la rejoindra lors d'un congé de deux mois au début de l'année 1931.

1931 En janvier, il rentre à Paris.
En mars, il épouse Consuelo Suncin.
Le 31 mars, l'Aéropostale est en liquidation judiciaire. Le directeur démissionne, Didier Daurat abandonne son poste de directeur d'exploitation, et Saint-Exupéry, par solidarité envers Daurat, renonce à retourner en Amérique du Sud.
De mai à décembre, Saint-Exupéry est pilote sur des vols de nuit entre Casablanca et Port Etienne.
En décembre, Vol de Nuit, préfacé par André Gide, obtient le prix Fémina. Ce roman aura un immense succès.
Saint-Exupéry a des problèmes financiers. La parution de son roman les allège momentanément mais ne les résout pas totalement.

1932 Saint-Exupéry passe le brevet d'hydravion et assure la liaison Marseille-Alger

1933 En 1933, toutes les compagnies d'aviation se regroupent au sein d'une même compagnie : Air France. Des ingénieurs hostiles à Daurat et à ses amis empêchent Saint-Exupéry d'y entrer. Il devient pilote d'essai dans la Société de Constructions Latécoère
Il est victime d'un nouvel accident (hydravion) à Saint-Raphaël.
1
934 En avril, il parvient à entrer chez Air-France : il est chargé de réaliser des voyages d'études et des conférences. Son salaire élevé lui permet d'en finir avec ses problèmes financiers.
En juillet, aller et retour Marseille-Saïgon.

1935 Saint-Exupéry donne des conférences en Méditerranée avec Conty, organisateur du voyage, et Prévot, mécanicien : Escales à Casablanca, Alger, Tunis, Tripoli, Benghazi, Le Caire, Alexandrie, Damas, Beyrouth, Istambul et Athènes.
En décembre Saint-Exupéry essaye de battre le record de Paris-Saïgon. Il décolle le 29 décembre à 23 heures. Quatre heures plus tard, son avion s'écrase dans le désert de Lybie. On ne le retrouvera que le premier janvier, à 18 heures.
1936 De retour à Paris, il publie le récit de son aventure dans L'Intransigeant, puis il enregistre, pour la radio, Atterrissage forcé dans le désert.
Durant l'été Saint-Exupéry est envoyé par le journal L'Intransigeant en Espagne pour faire un reportage sur la guerre civile qui s'y déroule.
En décembre, Mermoz, qui avait acquis une grande renommée avec ses exploits aéronautiques, disparaît en mer alors qu'il effectue la traversée Dakar-Natal (Amérique du Sud).
Saint-Exupéry va lui consacrer une série d'articles, dans la presse, et de reportages, à la radio.

1937 Saint-Exupéry étudie la possibilité, pour Air France, d'établir la ligne Casablanca - Tombouctou - Bamako - Dakar - Casablanca.
Il retourne En Espagne, envoyé cette fois par Paris-Soir. Il se rend aussi en Allemagne, où il constate les effets de la montée du nazisme.

1938 En janvier, départ pour New-York.
Il tente un raid de New-York à la Terre-de-Feu, mais son avion s'écrase au Guatemala. Il reste 5 jours dans le coma, et souffre, entre autres, de sept fractures du crâne. La convalescence qui s'ensuit lui permet d'avancer dans la rédaction du manuscrit de Terre des Hommes, qui paraît en 1939
Il rentre le 28 mars à New-York où il passe de longs mois de convalescence dans la demeure du Général Donovan.
Revenu en France, il séjourne à Agay, puis en Suisse.

1939 Saint-Exupéry est promu Officier de la Légion d'Honneur.
Parution, en février, de Terre des Hommes. Il obtient en décembre le Grand Prix du Roman de l'Académie française.
Sous le nom anglais de Wind, Sand ans Stars, ce roman obtient le National Book Award
Il effectue un second voyage en Allemagne; à Berlin, on lui fait visiter des Ecoles militaires. Ecœuré de tout ce dont il est témoin Saint-Exupéry refuse une invitation de Goering et rentre précipitamment à Paris.
En août, il séjourne à New-York et, le 26, il rentre au Havre.
Le 2 septembre, c'est la déclaration de guerre.
Le 4 septembre, il est convoqué à Toulouse et devient moniteur de pilotes. Il est déclaré inapte aux missions de guerre, à cause de son mauvais état général dû à ses nombreux accidents.
Le 3 novembre, on l'affecte au groupe de grande reconnaissance 2/33, établi d'abord en France, puis déplacé à Alger.
Durant ce premier hiver de la seconde guerre mondiale, il commence à écrire Le Petit Prince

1940 Saint-Exupéry réalise plusieurs missions : vols de reconnaissance au-dessus de l'Allemagne et sur Arras qui lui vaudront une citation et la Croix de Guerre.
Le 9 juin, dernière mission de guerre.
Démobilisé en août 1940, Saint-Exupéry décide de retourner aux Etats-Unis en passant par Lisbonne, mais les Espagnols lui interdisent de traverser leur territoire à cause des articles qu'il avait écrit pendant la guerre civile.
Le 16 novembre, il parvient à se rendre à Lisbonne ou il embarque pour New York. Il fait la traversée en compagnie du cinéaste Jean Renoir.
Le 27 novembre, Guillaumet est abattu en Méditerranée.

1941 Saint-Exupéry réside à New-York puis en Californie, il y commence Pilote de Guerre,

1942 Le 20 février parait Pilote de Guerre (Edition américaine Flight To Arras). Ce roman sera best-seller aux Etats-Unis pendant six mois.
En mai, il voyage au Canada où il donne plusieurs conférences.
En novembre, il publie dans le New York Times Magazine et dans Le Canada de Montréal : An open Letter To Frenchmen Everywhere.

1943 En février, il publie : Lettre à un Otage (qui était à la base une lettre adressée à Léon Werth).
Le 6 avril parait Le Petit Prince
Pilote de Guerre est interdit en France par les Allemands.
Le 15 mars, il reçoit sa feuille d'embarquement pour l'Afrique du Nord.
Il remplit une première mission, puis les autorités américaines profitent d'un petit incident lors de sa deuxième mission pour lui rappeler que la limite d'âge est de trente-cinq ans et le mettre en réserve.

1944 A force d'insistance pour reprendre du service, il obtient d'être réintégré dans le groupe 2/33 qui se trouve maintenant en Corse, à condition de ne pas accomplir plus de cinq missions.
Il écrit sa Lettre à un Américain
Le 14 juin, il effectue une première mission, puis malgré les limites qu'on lui a fixées, enchaîne les missions les unes à la suite des autres.
Ses chefs veulent essayer de le "protéger" en lui confiant le secret du débarquement, mais il part pour une neuvième mission un jour avant d'être mis au courant.
Le 31 juillet, il s'envole pour une mission de reconnaissance sur Grenoble et Annecy: Il décolle à 8 H 45 et dispose de 6 heures d'autonomie d'essence.
A 14 h.45, il n'est toujours pas rentré ... On présume que son avion a été abattu, mais on ne l'a jamais retrouvé.



Publication ; Claude Tricoire
                      Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles



jeudi 27 août 2015

1915-2015 : bibliographie sélective sur les Chrétiens d’Orient depuis un siècle

La situation des Chrétiens d’Orient dans le conflit qui frappe l’Irak et la Syrie est depuis plus d’un an sur le devant de l’actualité internationale. En effet, les persécutions perpétrées par l’organisation Etat islamique, depuis son émergence au grand jour, a placé ces conflits sous un jour nouveau.
2015 marque, pour les Arméniens, le centenaire « du crime imprescriptible de génocide qui les a frappés partout dans l’Empire ottoman » (Marc Varoujan, Génocide des Arméniens : une nation prise pour cible, in Perspectives et réflexions, n° 3 – 2015, p 27-43). Dans Qui s’en souviendra ? Joseph Yacoub évoque le génocide des Assyriens, des Chaldéens et des Syriaques (p 18), « en Anatolie orientale, en Iran et dans la province de Mossoul de janvier 1915 à juillet 1918, dans les mêmes conditions et presque sur les mêmes lieux que les Arméniens et dans un dessein analogue », celui de la turquification de l’Empire ottoman. Dans la dédicace imprimée de son livre, Joseph Yacoub précise que sa tante et son père se sont retrouvés en 1933 à Hassaké, ville où de nombreux combats ont eu lieu ces derniers mois.

lundi 17 août 2015

Prends le temps de vivre. Et goûte à la beauté du monde

PRENDS LE TEMPS DE VIVRE. ET GOUTE A LA BEAUTE DU MONDE.
Guy GILBERT, éd. Philippe Rey, 2015, 
           
 Ici, le Père Guy Gilbert "rebondit" sur le fréquent constat du rythme si rapide de la vie quotidienne: les occupations multiples, les transports fréquents, la communication accélérée, les évolutions si rapides (mutations des technologies,..). Selon le mode impératif du titre, l'auteur interpelle le lecteur: "Il est urgent de prendre le temps de la lenteur. Refuse la précipitation, garde du temps pour toi..".  Avec son style personnel, G.Gilbert rejoint ainsi le philosophe et sociologue Pierre Sansot en son livre "Du bon usage de la lenteur" (éd. Payot et Rivages, 1998). Il s'agit de "goûter à la beauté du monde": "Tu apprendras que le monde est magnifique si tu sais l'écouter et le contempler, que la nature apporte la joie, que les humains sont passionnants, qu'ils méritent notre attention, au sein de la famille, au travail, et dans le cercle de nos amis". Cet appel à l'intériorité, au silence, à l'approfondissement de  la vie spirituelle, le pape François l'intègre bien, également, dans son encyclique "Sauvegarder la maison commune" en ce qu'il appelle la conversion à l' "écologie intégrale", la conversion à un meilleur équilibre de vie personnelle comme la société est appelée à une "frugalité heureuse" sur le plan de la consommation et de la vie socio-économique en son ensemble. Nous avons là un stimulant support de réflexion sur le rythme de vie, de relation aux autres, et de vie spirituelle. 

                                                                    Père Pierre Fournier,
responsable de la Formation permanente du diocèse de Gap et d'Embrun.

dimanche 16 août 2015

Bientôt à l’honneur durant les Journées européennes du patrimoine (19-20 septembre 2015), saint Roch est fêté ce 16 août


Saint Roch, patron notamment des pèlerins et invoqué contre la peste, est fêté le 16 août en de nombreux endroits du diocèse de Gap et d’Embrun et dans les Alpes du Sud.
Dans les diocèses de Gap et d’Embrun, marqués par la crainte de l’épidémie de peste en 1720, saint Roch est très populaire. Réputé originaire de Montpellier au début du XIVe siècle, il aurait suivi des études médicales et soigné des pestiférés, peut-être victimes de l’épidémie de 1348. Ayant contracté la maladie, il en guérit, isolé en forêt, tandis que son chien lui apportait de la nourriture. Il meurt avant 1391.

Dans un article de 2005, l’abbé Pierre Fournier évoque les lieux dédiés à saint Roch sur les chemins de Compostelle : l’abbaye de Ganagobie sur les chemins de Compostelle, in Bulletin du monastère de Ganagobie, n° 42, janvier-juin 2005, p 3-10.