mardi 21 mai 2019

Date de fermeture de la bibliothèque diocésaine






La Bibliothèque diocésaine sera fermée


Le vendredi 24 mai 2019

Du lundi 27 mai au vendredi 7 juin 2019

Pour information une permanence sera assurée :
les samedis 25 mai, 1er juin et 8 juin.

mardi 14 mai 2019






                           VIE ET DESTIN DE JESUS DE NAZARETH

           


                                              DANIEL MARGUERAT

                            éditions du Seuil, mars 2019

                             ( 405 p.)

                            
                              Daniel MARGUERAT est un historien,bibliste, théologien et spécialiste de l'
                              Antiquité: 
                              Il livre  dans cet ouvrage le meilleur de la recherche récente  ; un récit 
                              passionnant qui tient le lecteur en haleine.


                             "Revenir au Jésus de l'Histoire demeure une tâche permanente.
                               Inclassable Jésus."   



                           "Un portrait de Jésus de l'Histoire"
  

                            Non pas le "vrai Jésus", mais un Jésus "possible" , au regard des nouvelles                                              ressources:          
             
                            archéologie, étude des textes chrétiens extra-canoniques,évangiles apocryphes,
                            lecture des historiens juifs anciens.

                            Les historiens se posent de nouvelles questions que ne se posaient pas
                            les générations précédente:

                             Pour y répondre , il est nécessaire de remonter en deçà des témoignages anciens.


                             Cette démarche de l'historien ne détruit pas la croyance; mais ses résultats
                             obligent à réviser la mémoire des origines.




                            Cet ouvrage est construit en 3 parties; et propose une liste d'ouvrages de référence                               pour chaque chapitre.




                            PREMIÈRE PARTIE: Les COMMENCEMENTS


                            1- QUE SAIT-ON DE JÉSUS ?
                         
                             2- UN ENFANT SANS PÈRE?

                             3- A L’ÉCOLE DE JEAN LE BAPTISEUR



                              DEUXIÈME PARTIE: LA VIE DU NAZARÉEN


                              4- LE GUÉRISSEUR

                             5- LE POETE DU ROYAUME

                              6- LE MAITRE DE SAGESSE

                              7- SES AMIS, SES CONCURRENTS

                               8- JESUS ET SA VOCATION

                              9- MOURIR A JÉRUSALEM



                               TROISIÈME PARTIE: JÉSUS APRÈS JÉSUS


                                10- RESSUSCITE !

                                11- JÉSUS APOCRYPHE

                                12- JÉSUS AU REGARD DU JUDAÏSME

                                13- JÉSUS EN ISLAM



                                 ÉPILOGUE


                                 NOTES  


                                  TABLE


                                  Du même auteur                                                                 

jeudi 9 mai 2019

Une bibliographie autour de Jean Vanier (1928-2019)

Notre collègue de la bibliothèque diocésaine d’Aix-en-Provence, Claude Tricoire, reprenant un article du quotidien La Croix, a déjà publié une biographie de Jean Vanier. Canadien né en Suisse en 1928, sa personnalité sympathique, son œuvre à travers l’Arche et une bibliographie abondante, font de lui l’une des figures marquantes des 70 dernières années.
Vous trouverez, ci-dessous, une sélection bibliographique autour de Jean Vanier. Ces ouvrages, comme beaucoup d’autres, sont consultables et empruntables dans les quatre bibliothèques diocésaines concernées dont vous pouvez explorer les catalogues ici :


Livres sur Jean Vanier


Jean Toulat, Les forces de l’amour : de Jean Vanier à Mère Teresa, Paris : SOS, 1978, 135 p - 8 p. À Aix et Marseille.

Livres sur l’Arche


Fondation les Amis de l’Arche, Bâtir sans exclure, colloque des 30 ans de l’Arche, Paris : Fondation les Amis de l’Arche, 1995, 142 p. Ce livre se trouve à la médiathèque Mgr Depéry de Gap.
Jean-Paul Cazes, Une année à l’Arche, Paris : Salvator, 2010, 221 p. À Marseille.
René Leroy, C’est vrai qu’elle est belle… la vie : Le Levain, communauté de l’Arche à Compiègne, Liège, 1989, 79 p. À Gap.

Livres dont Jean Vanier a signé une préface, une introduction


Odile Ceyrac, Découvrir ton visage, Paris : Le Sarment, Fayard, 1988, 174 p – 16 p. À Gap.

Alexandre Men, Le christianisme ne fait que commencer, Paris : Le Cerf, 1996, 284 p. À Aix, Fréjus Toulon, Gap et Marseille.

Livres dont Jean Vanier est l’auteur


Accueillir notre humanité, Paris : Presses de la Renaissance, 1999, 219 p. À Aix et Fréjus-Toulon.
La communauté : lieu du pardon et de la fête, Paris : Fleurus, 1989, 333 p. À Aix, Gap et Marseille.
Le corps brisé : retour vers la communion, Paris : Le Sarment, Fayard, 1989, 166 p. À Fréjus-Toulon et Gap.
La dépression, Mesnil-Saint-Loup : Livre ouvert, 2005, 91 p. À Aix et Gap.
Entrer dans le mystère de Jésus : une lecture de l’évangile de Jean, Paris : Bayard, 2005, 378 p. À Gap.
Le goût du bonheur : au fondement de la morale avec Aristote, Paris : Presses de la Renaissance, 2000, 276 p. À Aix et Gap.
Homme et femme il les fit : pour une vie d’amour authentique, Paris : Fleurus, 1984, 201 p. À Aix, Fréjus-Toulon et Marseille.
Ne craint pas, Paris : Fleurus, 1974, 115 p. À Aix et Marseille.
Recherche la paix, Mesnil-Saint-Loup : Le Livre ouvert, 2003, 121 p. À Aix, Fréjus-Toulon et Marseille.
Ton silence m’appelle, Paris : Fleurus, 1974, 128 p. À Aix, Fréjus-Toulon et Marseille.
Toute personne est une personne sacrée, Paris : Plon, 1994, 279 p. À Aix, Fréjus-Toulon et Marseille.

Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

mardi 7 mai 2019

Jean Vanier, fondateur de l'Arche





Jean Vanier, le fondateur de l’Arche, s’est éteint

Ancien officier de marine, Jean Vanier avait fondé l’Arche en 1964. Il invitait sans relâche à regarder autrement, avec tout le respect qu’elles méritent, les personnes avec un handicap et toutes celles qui sont faibles et vulnérables. Il s’est éteint dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 mai.

Il fallait le voir prendre sur ses genoux un enfant agité d’angoisse, le bercer tendrement, jusqu’à ce que s’esquisse, chez l’un comme l’autre, un sourire. Il fallait voir son visage s’éclairer dans la rencontre, des « grands » comme des « petits », et son regard très bleu allait chercher chacun jusqu’au plus profond de lui-même. Il fallait le voir pencher en avant son double mètre et parler d’une voix lente et douce comme s’il méditait tout haut et, soudain, se redresser pour évoquer l’histoire de Pauline, « en colère avec son corps » après quarante ans d’humiliation et qui, peu à peu, – « mais c’est un long chemin » – découvre « qu’elle a une place et qu’elle est importante » – et « c’est un beau chemin »

Tout Jean Vanier était là. Son amour de l’autre avec ses pauvretés et ses brisures, ses masques et ses mécanismes de défense, mais aussi sa dignité, sa beauté et sa soif de paix, d’amour, de vérité, qu’ils soient chrétiens ou non. Sa confiance dans la vie. Son respect de chacun. Rien n’était plus précieux pour lui que de témoigner que les plus pauvres et les plus rejetés des hommes sont particulièrement aimés de Dieu, afin peut-être de convertir les regards et, sans faire forcément de grandes choses, d’inventer des voies pour vivre et agir ensemble.

Une « humanité blessée »
Lorsqu’il évoquait sa vie, Jean Vanier distinguait trois grandes étapes. La première se joue sur mer. Né en 1928 à Genève, où la carrière diplomatique de son père – ancien gouverneur général du Canada – avait mené la famille, il avait annoncé à treize ans, en pleine guerre, son intention de quitter le Canada pour rejoindre la marine britannique. « Si tu veux, vas-y, je te fais confiance », lui avait alors répondu son père. « Ce fut l’un des événements les plus importants qui me soient arrivés, reconnaissait volontiers Jean Vanier. Car si lui avait confiance en moi, moi aussi je pouvais avoir confiance en moi-même. »

Il avait alors navigué durant quatre années sur des bateaux de guerre anglais, aidé au retour des déportés de Buchenwald, de Dachau, de Bergen-Belsen, d’Auschwitz dans les visages desquels il avait reconnu pour la première fois une « humanité blessée ». Puis rejoint en 1948 la marine canadienne comme officier sur un porte-avions. La marine, qu’il décrivait comme « un monde où la faiblesse était à bannir, où il fallait être efficace et passer de grade en grade », contribua à structurer sa capacité d’action et son énergie, tant psychique que physique.

« Conversion profonde »
À 22 ans, Jean Vanier la quitte pourtant « en réponse à une invitation d’amour de Jésus à tout quitter pour le suivre ». C’est ainsi que s’ouvre la deuxième étape de sa vie. Désireux de devenir prêtre, il rejoint la communauté de l’Eau vive – qui rassemble des étudiants de différents pays – et découvre le monde de la théologie et de la philosophie. Il prépare une thèse de doctorat sur Aristote, soutenue en 1962 à l’Institut catholique de Paris, passe une année à l’abbaye cistercienne de Bellefontaine, puis enseigne la philosophie à Toronto – « Encore un monde d’efficacité où la faiblesse, l’ignorance, l’incompétence étaient à proscrire », disait-il – consacrant ses heures libres à visiter des détenus.
Sa carrière d’enseignant plébiscité par ses étudiants n’aura cependant qu’un temps, car bientôt la rencontre de personnes ayant un handicap mental bouleverse profondément sa vie. Dans sa famille, les parcours étaient, il est vrai, souvent atypiques: lun de ses frères devint moine trappiste, un autre artiste peintre, sa sœur médecin a mis en place des soins palliatifs à Londres. Lui passera désormais sa vie aux côtés des personnes atteintes d’un handicap mental, et fondera la communauté de l’Arche. « Par ma culture et mon éducation, confiait-il lorsqu’il évoquait cette nouvelle étape, j’étais un homme de compétition, pas un homme de communion. Il m’a fallu opérer une conversion profonde. »

Un échange cœur à cœur avec le Christ
Ainsi résumé, cet itinéraire de vie ne permet cependant pas de comprendre comment le message de Jean Vanier, ancré dans son expérience personnelle, est devenu parole universelle, capable de rejoindre chacun là où il est. Il n’éclaire pas non plus l’un des traits pourtant essentiel de sa personnalité: son humilité, sa capacité à reconnaître sa fragilité, ses erreurs, ses propres blessures intérieures, sa faiblesse, comme lieu privilégié de lamour et de la communion.

Pour mieux saisir qui fut cet homme, respecté de tous, récompensé du prix Templeton en 2015 et promu au grade de commandeur de la Légion d’honneur l’année suivante, il importe de revenir sur les trois rencontres qui l’ont mené à cette « conversion » dont il disait lui-même qu’elle n’était « jamais terminée ».
La première est celle du Christ, justement, dont Jean Vanier a, toute sa vie, essayé de se faire « le disciple », le laissant lui apprendre peu à peu « les secrets de Dieu », s’efforçant de vivre, d’aimer, de parler comme lui. Jésus qu’il contemplait à la messe comme en faisant la vaisselle, dans l’adoration du Saint-Sacrement comme dans l’échange cœur à cœur. Dès 1968, Jean Vanier a témoigné – au travers de conférences, d’écrits, de retraites, de rencontres - toujours avec des mots très simples, de son expérience de vie, réponse à un appel à « rejoindre Jésus là où il est, caché dans le faible et le pauvre ».
Il a aussi proposé, chaque fois que cela était possible, la liturgie du lavement des pieds, qui tient une grande place dans les communautés de l’Arche: « En se mettant à genoux devant ses disciples, expliquait-il, Jésus montre son désir profond d’abattre les murs qui séparent les maîtres des esclaves, de détruire les préjugés qui divisent les êtres humains entre eux. Il veut rassembler, dans l’unité d’un même corps, tous les enfants de Dieu dispersés. »

« 10 000 membres, avec et sans déficiences »
La deuxième rencontre se situe à Trosly-Breuil. En août 1964, Jean Vanier s’est installé dans une maison un peu délabrée de ce village au bout de la forêt de Compiègne, avec Raphaël et Philippe, malades et handicapés, qui avaient été placés dans un hospice à la mort de leurs parents. En vivant, mangeant et travaillant avec eux, il a pris conscience de leur soif d’amitié, d’affection, de communion, mais aussi de sa vulnérabilité, de ses a priori, de ses ambivalences, de son désir de contrôler…

« Ce qui était le plus important pour eux, racontera-t-il souvent, ce n’était pas d’abord la pédagogie et les techniques éducatives, c’était mon attitude face à eux. Ma façon de les écouter, de les regarder avec respect et amour, ma façon de toucher leur corps, de répondre à leurs désirs, ma façon d’être dans la joie, de célébrer et de rire avec eux… C’est ainsi qu’ils pouvaient peu à peu découvrir leur beauté, qu’ils étaient précieux, que leur vie avait un sens et une valeur. Je me suis rendu compte que je ne les écoutais pas suffisamment, que je devais davantage respecter leur liberté. Peu à peu, ils ne furent plus pour moi des personnes avec un handicap, mais des amis. Ils me faisaient du bien et je crois que je leur faisais du bien. »
Moins de soixante ans plus tard, « l’Arche » – nommée en référence à l’Arche de Noé – est un gigantesque réseau de 154 communautés, dans 40 pays, sur les cinq continents, accueillant « 10 000 membres, avec et sans déficiences ». À la fois maisons familiales, centres d’insertion sociale, les communautés sont aussi d’étonnants lieux de mixité culturelle et sociale en raison de la diversité des statuts (salariés, volontaires, bénévoles), des nationalités et des âges… Elles s’appuient en outre sur le mouvement Foi et Lumière, créé en 1971 avec Marie-Hélène Matthieu, pour rassembler et soutenir les familles et amis des personnes handicapées.

La communauté sous le choc
Enfin, la troisième rencontre est celle qui jette aujourd’hui une ombre sur toute la communauté de L’Arche, et même sur le discernement de Jean Vanier lui-même: elle a lieu en 1950 dans le centre de formation théologique de lEau Vive, fondé deux ans plus tôt par le dominicain Thomas Philippe. Jean Vanier se sent « porté »vers ce théologien et philosophe « comme un élève vers un maître. Comme un jeune, aussi, cherchant quelqu’un pour lui indiquer le chemin de Jésus » (1).

Deux ans plus tard, le père Thomas est toutefois rappelé à Rome par ses supérieurs: il nexplique pas les raisons de ce brusque départ et Jean Vanier ne cherche pas à les connaître « parmi les rumeurs contradictoires ». C’est en 1963 que tous deux se sont retrouvés, à Trosly-Breuil, dans l’Oise, où le père Philippe était devenu l’aumônier du Val Fleury, une résidence où vivaient une trentaine de personnes ayant un handicap mental. Jusqu’à son décès en 1993, le père Thomas est demeuré le « père spirituel » du fondateur de L’Arche, où il célébrait chaque jour l’Eucharistie à la chapelle de « La ferme », lieu d’accueil et de prière au cœur de la communauté.
En 2014, alors que la communauté s’apprêtait à fêter les cinquante ans de sa fondation par une grande fête de famille et diverses marches, plusieurs femmes ont révélé avoir été violées par le père Thomas dans le cadre d’accompagnements spirituels. Ses membres sont sous le choc. Une enquête canonique est décidée, sous la responsabilité de Mgr Pierre d’Ornellas, évêque accompagnateur de la communauté, qui a recueilli les témoignages de 14 personnes et confirmé les faits.
Quant à Jean Vanier, l’admiration qu’il avait pour son ancien père spirituel l’a d’abord empêché de réaliser d’emblée l’ampleur du mal commis. En mai 2015, il se disait « choqué et bouleversé » par ces révélations, mais reconnaissait aussi « avoir été mis au courant de certains faits il y a quelques années » tout en « ignorant leur gravité »et il réaffirmait surtout sa « gratitude pour le père Thomas » et pour « l’action de Dieu en moi et dans l’Arche à travers » lui.

« Souviens-toi que tu vas mourir un jour »
Le courrier a choqué certains membres de la communauté qui lui ont reproché, et lui reprochent encore, son « silence » sur ces agissements. Un an et demi plus tard, il reprenait la plume pour demander « pardon » aux victimes de « ne pas avoir assez vite mesuré leur traumatisme » et affirmer cette fois avoir fait « le deuil du père Thomas tel qu’il l’avait connu ». Lors de la diffusion par Arte, début mars, du bouleversant documentaire dans lequel certaines de ces victimes témoignaient à visage découvert, il était déjà trop affaibli pour réaliser le choc produit sur le grand public (2). « Il n’a pas vu le documentaire et il ne pouvait déjà plus avoir de conversation sur ce sujet depuis plusieurs semaines », confiait alors l’un de ses proches.

S’il est un sujet, toutefois, sur lequel Jean Vanier s’est distingué d’autres fondateurs de communautés nouvelles, c’est celui de la gouvernance. Dès 1980, il a choisi de quitter la responsabilité de celle qu’il avait fondée. « La vieillesse, confiait-il alors, est un passage vers la terre de communion, vers la faiblesse acceptée. Des dépouillements seront nécessaires pour m’amener plus près de la réalité de mon être, car je suis encore attaché à beaucoup de choses, à un certain besoin d’être reconnu et estimé. Il y a encore des systèmes de défense autour de mon cœur; il y a encore des murs à faire tomber pour que je sois davantage en contact avec la source de mon être et que je devienne ce que je suis en réalité en profondeur. Pour vraiment trouver la communion plénière avec Dieu, je sais qu’il faut aller au fond de l’abîme pour remonter encore plus vivant. »
Il évoquait aussi avec pudeur les affres de l’angoisse ultime qui envahit à certains moments l’homme à l’agonie, et dont il fut parfois le témoin impuissant… « Alors, disait-il, il y a encore l’offrande, mais elle semble si fragile! La foi, un fil si ténu, mais elle donne un peu de cette espérance qui demeure. »

« Souviens-toi que tu vas mourir un jour », était le 10e et dernier conseil qu’il a donné pour ses 90 ans, en septembre 2018. Victime d’une crise cardiaque en octobre 2017, il alternait les périodes de repos, à Trosly, et de brefs séjours à l’hôpital. Il est décédé dans la nuit du lundi 6 au mardi 7 mai.


(1) Un cri se fait entendre. Mon chemin vers la paix. Jean Vanier, avec Françoix-Xavier Maigre. Bayard, 200 p., 14,90 €.
(2) Sœurs abusées, l’autre scandale de l’Église, par Éric Quintin, Marie-Pierre Raimbault et Elizabeth Drévillon.

Journal La Croix du 7 mai 2019.


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Bibliographie à la bibliothèque diocésaine d’Aix et Arles

Jean Vanier. – Accueillir notre humanité. – Paris, Presses de la Renaissance, 1999. 219 pages.

Jean Toulat. Les forces de l’amour : de Jean Vanier à Mère Teresa – Paris, Editions S.O.S., 1978. 135 pages.

Jean Vanier. – Ton silence m’appelle. – Paris, Fleurus, 1974. 126 pages.

Jean Vanier. – Ne crains pas. – Paris, Fleurus, 1978. 115 pages.

Jean Vanier. – La communauté, lieu du pardon et de la fête. – Paris, Fleurus, 1979 (réédition 1993) . 281 pages.

Jean Vanier. – Le goût du bonheur. – Paris, Presses de la Renaissance, 2000. 276 pages.

Jean Vanier. – Homme et femme il les fit : pour une vie d’amour authentique. – Paris, Fleurus, 1984. 201 pages.

Jean Vanier. – Recherche la paix. – Paris, Le livre ouvert, 2003. 121 pages.
Jean Vanier. – Toute personne est une personne sacrée. – Paris, Plon, 1994. 279 pages.

Jean Vanier. – La dépression. – Le Mesnil-Saint-Loup, Le Livre ouvert, 2002. 91 pages.


Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mardi 30 avril 2019

par







                                                  L' AFRIQUE ANCIENNE




                           DE L'ACACUS AU ZIMBABWE- 2 000 ans avant notre ère


                                                       ------------------------------
                 
                           Mondes anciens, sous la direction de Joël Cornette     
                            François-Xavier (dir.)
                           Éditions Belin, Paris 2018




      
                         A la Découverte de l'histoire du continent africain , cet ouvrage nous emmène sur les                            chemins des  marchands grecs ou arabes vers les capitales africaines,
                         -ces mêmes chemins qu'ont parcourus les pèlerins du Sahel, de Tombouctou à La
                         Mecque; ou les diplomates de Nubie, de Dongola à Bagdad.


                         Toute trace est source d'Histoire:
                         Sites archéologiques, écrits des moines et des scribes royaux, peintures rupestres,
                         vestiges  d'outils,parures, objets du culte ou de la vie quotidienne, fragments de
                         langues, robes d'animaux domestiques, génomes de plantes, paysages façonnés
                         par l'homme, évènements remémorés.


                          Trois cents documents illustrent l'ouvrage: photographies, cartes, relevés, dessins
                          archéologiques.




                           Les meilleurs spécialistes du monde ont apporté leur contribution à la réalisation de                              qui est structuré en deux parties:
                            - Les continents de l'Histoire africaine
                            -La fabrique de la diversité culturelle

                         La première partie comporte 13 chapitres -après  un Prologue intitulé Afrique, Les
                         défis de l'histoire- et la seconde , 6 chapitres.
                         L'ouvrage se clôture par l'atelier de l'historien, suivi d'une annexe.


         
                          Première partie:

                          1- L’Égypte, oasis africaine, par Damien Agut
                          2-Les royaumes de Kerma, Napata,et Méroé, parMatthieu Honegger
                          3-L'Afrique antique, de Carthage à Aksum,par Pierre Schneider
                          4-L'Afrique , Nouvelle Terre d'Islam, parJulien Loiseau
                          5-Le monde Swahili,par Philippe Beaujard
                          6-Ghâna, Mâli, Songhay,Royaumes courtiers du Sahel occidental, par François-
                                                                                      Xavier Fauvelle
                          7-Du Kanem-Bornou aux cités Haoussa, Empires, Islam et commerce au Sahel  
                              central, PAR Detlef Gronenborg
                           8- La Nubie, des royaumes chrétiens à la domination islamique, par Robin
                                                                                       Seignobos
                           9-L'Ethiopie chrétienne et islamique,par Marie-Laure Derat
                           10-Igbo-Ukwu, Ifé et les régions du Golfe de Guinée,par Gérard L.Chouin
                           11-Les royaumes Kongo et Luba, cultures et sociétés,par Pierre de Maret
                           12- L'ouverture atlantique de l'Afrique,par Gérard L.Chouin
                           13-Ecritures de l'Histoire en Afrique ,par Bertrand Hirsch





                           Deuxième partie:

                            14- L’Afrique après le Grand Aride,par François Bon et Clément Ménard
                            15-La préhistoire récente du Sahara, parMichel Barbaza
                            16- Les premières sociétés de production, par Jessie Cauliez, Tiphaine Dachy et 
                                                                                          Xavier Gutherz
                            17-Des pasteurs et des vaches, parJoséphine Lesur
                            18-L'Afrique des métaux, par Caroline Robion-Brunner
                            19-La longue histoire des chasseurs-cueilleurs d'Afrique, par Serge Babuchet








                            L'Atelier de l'écrivain:
                          
                            - De la trace du document
                            - Linguistique et archéologie. Comment reconstruire l'Histoire depuis 12 000 ans?
                                                                       par Roger Blench
                            -L'Histoire de l'Afrique et ses matérialités,par Scott MacEachern
                            -Les sources orales et l'Histoire de l'Afrique,par Théodore Nicoué Gayibor
                            -Comment écrire l'Histoire de l'Afrique ancienne avec de l'Art ,
                                                                        par Claie Bosc-Tiessé



                                Annexes:

                                 Bibliographie
                                 Les auteurs
                                 Index des cultures, des traditions archéologiques, des langues, des peuples et
                                 des dynasties
                                 Index des noms de personnes
                                 Index des lieux, des sites archéologiques et des espaces politiques
                                 Table des cartes

samedi 27 avril 2019

Fermeture pour congés

La bibliothèque diocésaine sera dermée à partir du lundi 29 avril 2019
jusqu'au lundi 6 mai 2019.

Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles.


jeudi 25 avril 2019

Correspondance Maritain, Bernanos, Mauriac, Claudel





Correspondance Maritain, Mauriace, Claudel, Bernanos : un catholique n’a pas d’alliés
Présenté par Henri Quentin et Michel Bressolette
Paris, les Editions du Cerf , 2018. 360 pages.

Dans ce volume sont rassemblés les échanges épistolaires de quatre écrivains catholiques majeurs. Jacques Maritain (1882-1973) est le point de mire de ces feux croisés : Henri Quantin a rassemblé les lettres que les trois autres lui ont adressées, et ses réponses. Son travail prend la suite de celui de Michel Bressolette († 2008), à qui l'on doit les introductions et les notes des parties sur Paul Claudel (1868-1955) et François Mauriac (1885-1970). Quantin, pour sa part, propose une intéressante introduction générale, et enrichit l'ouvrage de la correspondance que Georges Bernanos (1888-1948) et Jacques Maritain ont échangée. Arrêtons-nous sur le sous-titre choisi : « Un catholique n'a pas d'alliés ». La citation est de Claudel, et se poursuit en évoquant la relation de fraternité. Frères, ces écrivains l'auront été, voire « frères ennemis », car les points de vue qu'ils défendent s'opposent parfois, et l'outrage n'est jamais loin. Sur la condamnation de l'Action française, sur la guerre d'Espagne, ces grandes figures s'affrontent par articles interposés. Leurs lettres privées ne laissent rien ignorer des blessures infligées. Pourtant, pas de rupture définitive : les pardons sont demandés, humblement, et accordés, généreusement. Conscients de leur rôle de défenseurs de la foi par le verbe, ces hommes de lettres se veulent avant tout des croyants, capables d'excès de zèle et de repentir. Ce livre témoigne d'un temps qui n'est plus, où des écrivains pouvaient se targuer de leur statut littéraire pour s'exprimer au nom de leur appartenance à l'Église, dans la défense ou l'attaque. Ce qui demeure, c'est la flamme et la sincérité de leur engagement – et plus encore les œuvres, aujourd'hui détachées des passions, petites ou grandes, de leurs auteurs.






JACQUES MARITAIN (1882-1975)

Jacques Maritain est un philosophe français. C'est une des figures importantes du thomisme au XXe siècle. Il s'est converti au catholicisme, et la religion a profondément imprégné sa philosophie.

Né à Paris, il fut élevé dans un milieu républicain et anticlérical. Élève au lycée Henri-IV, il étudia par la suite la chimie, la biologie et la physique à la Sorbonne. Il y rencontra Raïssa Oumançoff, immigrée juive d'origine russe, ukrainienne, qu'il devait épouser en 1904. Le scientisme alors en vogue à la Sorbonne le déçut assez rapidement ; Sur le conseil de Charles Péguy, il suivit avec son épouse les cours d'Henri Bergson au Collège de France. Parallèlement à sa déconstruction du scientisme, Bergson leur communiqua le « sens de l'absolu ». Par la suite, grâce notamment à l'influence de Léon Bloy (qui devient leur parrain de baptême), ils se convertirent tous deux à la foi catholique en 1906. Ils déménagèrent à Heidelberg en 1907. Maritain y étudia la biologie sous la conduite d'Hans Driesch. Le frère dominicain Humbert Clérissac leur fit découvrir l'œuvre de Saint Thomas d'Aquin. L'enthousiasme de Raïssa conduisit Jacques à s'y intéresser à son tour. Il trouva chez Saint Thomas la confirmation de nombre d'idées qu'il avait déjà entrevues.
En 1912, Maritain commença à enseigner au collège Stanislas, puis à l'Institut catholique de Paris. Intime de l'officier Ernest Psichari, qu'il côtoie souvent à cette époque, en compagnie de Péguy, il est à l'origine de l'entrée dans l'ordre dominicain de celui-là.
En 1916-1917, il fit cours au Petit Séminaire de Versailles. En 1933, il devint professeur à l'Institut pontifical d'études médiévales de l'Université de Toronto. Il enseigna également à Columbia, Chicago et Princeton.
Sa conversion et l'influence du Révérend père  Clérissac l'amenèrent à avoir des contacts avec des milieux proches de l'Action française.
Dans Humanisme intégral, Maritain entérine les acquis de la Révolution française et du libéralisme, refusant le mélange des sphères temporelle et spirituelle, tout en prônant l'engagement des catholiques dans la vie de la cité, et donc de la politique.
L'influence du « maritainisme » dans les milieux catholiques va alors devenir mondiale, se cristallisant en Amérique latine avec la création, en 1947, de l'Organisation démocrate-chrétienne d'Amérique (OCDA).
Parmi les penseurs influencés par le maritainisme, on peut citer la poète chilienne Gabriela Mistral, l'éditrice argentine Victoria Ocampo. 

Source : Wikipédia



François MAURIAC (1885-1970)


Biographie
Né à Bordeaux, le 11 octobre 1885.
Issu d’une famille bourgeoise, catholique et conservatrice, François Mauriac devait rester sa vie durant profondément attaché à ses racines bordelaises, ainsi qu’il apparaîtra dans la plupart de ses romans.
Après des études secondaires dans sa ville natale, il prépara à la faculté une licence de lettres, puis quitta Bordeaux en 1907 pour tenter à Paris le concours de l’École des Chartes. Entré à l’École l’année suivante, il ne devait y faire qu’un bref séjour et démissionner dès 1909 pour se consacrer uniquement à la littérature.
Les maîtres de son adolescence furent Maurras et Barrès. Son premier recueil de vers : Les Mains jointes (1909), salué par Barrès précisément, fut suivi d’un autre recueil, Adieu à l’adolescence(1911), et de deux romans : L’Enfant chargé de chaînes (1913), La Robe prétexte (1914).
Envoyé à Salonique en 1914, François Mauriac, réformé pour raison de santé, ne participa guère aux combats. Les années d’après guerre allaient être pour lui celles de la gloire littéraire. Donnant la pleine mesure de son talent romanesque, il publia coup sur coup plusieurs de ses œuvres majeures, Le Baiser au lépreux (1922), Le Fleuve de feu (1923), Génitrix (1923), Le Désert de l’amour (1925), Thérèse Desqueyroux (1927), Le Nœud de vipères (1932), Le Mystère Frontenac (1933).
Satires cruelles du pharisianisme bourgeois, ses romans sont avant tout l’œuvre d’un « catholique qui écrit » comme il se plaisait à se définir lui-même. C’est le combat en chaque homme entre Dieu et Mammon, pour reprendre le titre de l’un de ses essais, que Mauriac décrit, sondant les abîmes du mal et cherchant à percer les mystères de la Rédemption.
Au faîte de sa gloire, François Mauriac allait modifier, au milieu des années 1930, son regard sur le monde ; délaissant quelque peu la littérature, il allait s’engager dans le combat politique. S’éloignant progressivement des positions conservatrices de sa jeunesse, il entreprit de dénoncer la menace fasciste, condamnant l’intervention italienne en Éthiopie, puis le bombardement de Guernica par les nationalistes espagnols en 1937.
Lorsque éclata la Seconde Guerre mondiale, François Mauriac avait définitivement choisi son camp : il appartint sous l’Occupation à la résistance intellectuelle, condamnant l’« excès de prosternations humiliées qui [tenaient]lieu de politique aux hommes de Vichy » ; il participa au premier numéro des Lettres françaises clandestines, en 1942, et publia, en 1943, toujours clandestinement, sous le pseudonyme de Forez, Le Cahier noir.
À soixante ans, le Mauriac d’après-guerre se fit surtout écrivain politique. De 1952 à sa mort, chroniqueur au Figaro, auquel il collaborait depuis 1934, puis à L’Express, il devait livrer chaque semaine, dans son « Bloc-notes », d’une plume souvent polémique, sa critique des hommes et des événements. En 1952, il condamna la répression de l’insurrection marocaine et apporta à la cause de la décolonisation toute l’autorité du prix Nobel de Littérature, qu’il venait de recevoir, en acceptant de prendre la présidence du comité France-Maghreb.
Enfin, après avoir soutenu la politique de Pierre Mendès-France, François Mauriac, dans les dix dernières années de sa vie, devait trouver en la personne du général de Gaulle l’homme d’État conforme à ses vœux, incarnant les valeurs pour lesquelles avait combattu ce « chrétien écartelé ».
Lauréat du grand prix du roman de l’Académie française en 1926, président de la Société des Gens de lettres en 1932, François Mauriac fut élu à l’Académie française le 1er juin 1933, par 28 voix au premier tour, à la succession d’Eugène Brieux. Cette « élection de maréchal » survenait alors que le romancier, gravement malade, venait d’être opéré d’un cancer des cordes vocales.
Sa réception sous la Coupole, le 16 novembre 1933 compte parmi les moments marquants de l’histoire de l’Académie. François Mauriac eut à subir les subtiles perfidies dont André Chaumeix émailla son discours de réception. Cet auvergnat, conservateur et hédoniste, goûtait peu en effet la noirceur de l’œuvre mauriacienne : « Vous êtes le grand maître de l’amertume... À vous lire, monsieur, j’ai cru que vous alliez troubler l’harmonieuse image que je garde de votre région... J’ai failli prendre la Gironde pour un fleuve de feu, et la Guyenne pour un nœud de vipères... »
François Mauriac fut fait Grand-croix de la Légion d’honneur, par le général de Gaulle. Il décéda la même année que celui-ci en 1970.



Paul CLAUDEL (1868-1955)

Biographie
Né à Villeneuve-sur-Fère (Aisne), le 6 août 1868.
Ayant passé les premières années de sa vie en Champagne, Paul Claudel fut d’abord à l’école chez les sœurs, puis au lycée de Bar-le-Duc, avant d’entrer au lycée Louis-le-Grand en 1882, date à laquelle ses parents s’établirent à Paris.
A quinze ans il écrivait son premier essai dramatique : L’Endormie, puis, dans les années 90, ses premiers drames symbolistes (Tête d’Or, La Ville). Mais c’est l’année 1886 qui allait se révéler décisive pour le jeune Claudel, par sa rencontre avec la foi en Dieu, lors d’une fulgurante conversion, la nuit de Noël à Notre-Dame.
Parallèlement à ses activités d’écrivain, Paul Claudel devait mener pendant près de quarante ans une carrière de diplomate. Reçu en 1890 au petit concours des Affaires étrangères, il fut nommé en 1893 consul suppléant à New York, puis gérant du consulat de Boston en 1894. De la Chine (1895-1909) à Copenhague (1920), en passant par Prague, Francfort, Hambourg (où il se trouvait au moment de la déclaration de guerre) et Rio de Janeiro, ses fonctions le conduisirent à parcourir le monde. C’est au titre d’ambassadeur de France qu’il séjourna à Tokyo (1922-1928), Washington (1928-1933), et enfin à Bruxelles, où il devait achever sa carrière en 1936.
Son œuvre est empreinte d’un lyrisme puissant où s’exprime son christianisme. C’est à la Bible qu’il emprunte sa matière préférée : le verset dont il use autant dans sa poésie (Cinq grandes Odes), ses traités philosophico-poétiques (Connaissance de l’Est, Art poétique) que dans son théâtre (Partage du Midi). Œuvres de maturité, la trilogie dramatique : L’Otage — Le Pain dur — Le Père humilié, puis L’Annonce faite à Marie, et enfin Le Soulier de satin, son œuvre capitale, devaient lui apporter une gloire méritée. Le Soulier de satin, pièce épique et lyrique à la fois, où convergent tous les thèmes claudéliens, et d’une longueur inhabituelle pour la scène, fut représentée à la Comédie française pendant l’Occupation. Mais nul n’en tint rigueur à Claudel, pas plus que de son Ode au maréchal Pétain, car là aussi sa conversion fut rapide.
Il avait très amèrement ressenti son échec devant Claude Farrère, en 1935, qui apparut à beaucoup comme un scandale. Il devait être, onze ans plus tard, élu à l’Académie française, sans concurrent, le 4 avril 1946, à presque quatre-vingts ans, « l’âge de la puberté académique » comme il se plaisait à dire, par 24 voix au fauteuil de Louis Gillet. Il n’avait effectué aucune des visites rituelles, pas plus qu’il n’avait fait acte de candidature. On lui doit un mot resté célèbre, la première fois qu’il participa à un vote académique : « Mais c’est très amusant, ces élections : on devrait en faire plus souvent ! ».
François Mauriac, qui le reçut le 13 mars 1947, a consacré à Claudel académicien plusieurs pages de son Bloc-notes : « Et qui dira le splendide isolement de Claudel ? Booz dont le socle est fait de gerbes accumulées, avec Dieu à portée de sa voix, mais aucune rose à ses pieds, seulement ces grains de sable que nous sommes.... »
IL meurt le 23 février 1955.




GEORGES BERNANOS (1888-1948)

Après des études de droit et de lettres, Georges Bernanos milite chez "Les Camelots du roi" ligue d'extrême-droite et collabore à divers journaux monarchistes, avant d'en diriger un à Rouen.

Décoré après la Première Guerre mondiale, il se marie et devient inspecteur des assurances à La Nationale. Durant ses tournées, il rédige "Sous le soleil de Satan" dont le succès est éclatant, et lui permet, au seuil de la quarantaine, de se consacrer entièrement à la littérature.

Il obtient le Prix Femina en 1929 pour "La Joie" puis connaît sa plus grande fécondité littéraire lors de son séjour à Majorque entre 1934 et 1937.
Bernanos s'installe aux Baléares en 1934, en partie pour des raisons financières. Il y écrit "Le Journal d'un curé de campagne". Publié en 1936, il est couronné par le Grand prix du roman de l'Académie française.

Surpris par la guerre d'Espagne, il revient en France puis s'embarque pour le Paraguay et le Brésil, où il achève en 1940 "Monsieur Ouine".
Lorsque la guerre éclate en Europe, il multiplie les articles dans la presse brésilienne et devient l'un des plus grands animateurs spirituels de la Résistance française.

En juin 1945, il vient poursuivre ce combat dans la France libérée, et écrit pour la presse de la Libération. Il passe ses dernières années en Tunisie où il compose l'un de ses chefs-d'œuvre "Dialogues de Carmélites", qui depuis sont joués sur toutes les scènes du monde.