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samedi 9 mai 2020

Le Paradis de Dante


Le Paradis de Dante

Paradis : La Divine Comédie
Dante Alighieri ; traduction de Danièle Robert
Editions Actes Sud, 2020.


Présentation de l’éditeur
Avec Paradis, Dante aborde l’ultime partie du voyage avec Béatrice pour accomplir sa mission : donner à lire, à ses contemporains et à la postérité, le “poème sacré”. Il entre alors dans la connaissance d’un au-delà (du monde terrestre /de la pesanteur / du temps / du langage) où tout est aboli : actes du corps, rêve, temps et espace, paysages, figures humaines. Rien n’importe plus, sinon la “connaissance du vrai”, l’un des pivots de la pensée dantesque. Une expérience à ce point hors du commun, “divine”, qui est expérience de l’éternité requiert le déploiement de toutes les ressources du langage si bien que Paradis regorge de formes novatrices destinées à en rendre compte et que la traductrice Danièle Robert réussit magnifiquement, entre brio, empathie et rigueur, à restituer pour mieux nous faire prendre la mesure de l’invention extraordinaire que constitue l’oeuvre de Dante ( de la naissance duquel sera fastueusement célébré, en 2021, le sept-centième anniversaire).

Quatrième de couverture
Au terme de l’ascension qui a conduit Dante du purgatoire à l’éden, la figure de Béatrice est apparue, lumière vivante destinée à le faire entrer dans un monde radieux de chants et de danses et où les notions d’espace et de temps telles que nous les concevons n’existent plus : le Paradis, dernier volet de La Divine Comédie, est cette représentation de l’éternité à laquelle le poète aspire et à l’expérience de laquelle il convie tous les humains. Ce non-lieu/non-temps est peuplé, comme dans les deux précédentes cantiche, de personnages qui l’aident à franchir les dernières étapes du voyage par leurs récits, questions ou réponses, ainsi que d’anges qui l’entourent de leur scintillement cependant que Béatrice sourit et brille d’un éclat de plus en plus intense au fur et à mesure de l’avancée, jusqu’à l’ultime vision et la contemplation de “l’Amour qui meut le Soleil et les étoiles”.

Biographie de l’auteur

Écrivain (Les Chants de l’aube de Lady Day, Le Foulard d’Orphée, aux éditions le temps qu’il fait) et traductrice (latin, italien et italien médiéval, anglais), Danièle Robert a obtenu le Prix “Laure-Bataillon” classique 2003 pour la traduction des Écrits érotiques d’Ovide (Actes Sud, coll. “Thesaurus”) dont elle a également traduit, toujours pour Actes Sud, Les Métamorphoses et Lettres d’amour, lettres d’exil (Prix de traduction 2007 de l’Académie française). Elle a en outre obtenu le Prix Nelly-Sachs 2012 pour la traduction et l’édition critique de Rime de Guido Cavalcanti (éditions Vagabonde). Danièle Robert est la traductrice de l’œuvre poétique complète de Paul Auster (Disparitions, Actes Sud, 2004).



Tu seras avec moi dans le Paradis

Dans ce temps  pascal, une nouvelle traduction du « Paradis » de Dante invite à contempler la fragilité de l’homme, et son aspiration à la vie éternelle.

Paradis (La Divine Comédie), de Dante Alighieri 
Traduit de l’italien, préfacé et annoté par Danièle Robert, (édition bilingue), 
Actes Sud, 540 p.,

Dante écrit aux hommes d’aujourd’hui. Depuis une Florence dominée par la corruption, « cité née de celui qui le premier tourna d’emblée le dos au Créateur », son XIVe siècle italien résonne étrangement avec le nôtre.
Épidémies mortelles, incurie de certains dirigeants, déviances et déclins spirituels, hégémonie du profit économique, conflits sanglants et sauvagerie guerrière… L’impuissance face à l’asphyxie du monde invite l’homme au sursaut d’une confrontation à ses propres manquements, dans une traversée solitaire qui peut le mener au Bien. Voilà ce que nous propose La Divine Comédie, dont le dernier volet, Paradis, est nouvellement traduit.
À l’époque où Dante se lance dans l’écriture de ce qui restera comme une œuvre majeure, les « chemins de paradis », voyages littéraires et spirituels prisés, permettent d’évoquer les crises présentes. Composant sa Divine Comédie, Dante s’inscrit dans cette démarche commune, à la fois religieuse et profane.
Le poète français Rutebeuf vient d’ailleurs d’écrire un de ces voyages, opportunément titré La Voie d’humilité. L’apport de Dante, on le sait, outre sa relecture de l’histoire humaine, sera la vivacité sensorielle de ses descriptions de l’enfer, du purgatoire et du paradis, lieux ineffables qu’il donne à voir selon son imagination grâce à l’inventivité de sa langue, offrant de ressentir des états de conscience proches du rêve, où sont abolis l’espace et le temps.

 Une lente montée vers le Paradis
Ses trois fois 33 chants en vers de onze syllabes, dans un toscan littéraire dont il est le premier théoricien et promoteur comme langue d’écriture nationale, reprennent le geste épique dont usa Virgile pour L’Énéide, qui s’inspirait lui-même de L’Iliade et L’Odyssée. Le poète latin lui sert de guide tout au long de cette traversée commencée dans le désespoir, depuis l’enfer jusqu’à la lente remontée du purgatoire ; Virgile abandonne Dante au seuil du paradis, où nous le retrouvons au début de ce volume.
L’y l’attend sa bien-aimée Béatrice, pour une découverte en 33 chants, à l’avant-dernier desquels saint Bernard introduit en oraison la vision de la Vierge Marie, « celle qui l’humaine nature a tant ennobli que son créateur s’est fait de son plein gré sa créature ».
C’est là qu’éclateront, telle une source jaillissante, la perfection de la sainte Trinité et la révélation du mystère de l’Incarnation, reflets en inverse positif de l’imperfection du monde. Au terme d’un chemin dont les émotions et les couleurs sont celles de toute quête spirituelle, et après avoir croisé de nombreuses figures de saints, de sagesse et de connaissances, le pèlerin est enfin prêt à rejoindre le projet que Dieu a de toute éternité pour l’humanité, force de vie dont il est l’essence même : l’Amour.
 « Ainsi, toute suspendue, ma pensée était saisie, immobile et dans l’attente, et d’être saisie sans cesse brûlait. Cette lumière en nous est si prégnante qu’à s’en détourner pour ailleurs regarder il est impossible que l’on consente, puisque le Bien, objet de volonté, est tout entier en elle, et que hors d’elle est déficient ce qui là est parfait » (chant XXXIII).

 Une structure en tercet en miroir de la sainte Trinité
La traduction de Danièle Robert permet un accès facile à cette œuvre maintes fois traduite en français, tantôt heureusement, comme par Jacqueline Risset, tantôt avec un résultat moins lisible. Et parfois avec des choix radicaux, comme celui de René de Ceccatty avec l’une des récentes traductions (Points Seuil 2017), qui assumait la liberté d’un français très contemporain avec un texte dépouillé, d’une fluidité surprenante mais séduisante.
Danièle Robert, dans sa riche introduction, explique la fécondité des néologismes de Dante et le jeu d’écho entre certains vers d’un bout ou l’autre du livre : « Le lecteur attentif est conduit à faire sans cesse retour sur le texte, à entrer dans le cercle qui embrasse tous les cercles présents dans l’œuvre et, par ce mouvement de rotation incessante, à participer à l’expérience de l’éternité telle que l’a conçue Dante. »
Avec des choix qu’elle justifie minutieusement dans ses notes, la traductrice ose la structure singulière des rimes en tercet imaginée par Dante, au prix de certains compromis, au demeurant plaisants. La terza rima est pour elle le véritable moteur du poème, en ce que cette architecture puise dans l’inspiration première : la Trinité.

 La Croix du Christ vue par le poète
En ce Jeudi saint d’une Semaine sainte éminemment singulière, la lecture de ce grand texte pourra réchauffer des chrétiens privés depuis mi-mars de sacrements, eux « dont le cou se tendit vers le pain des anges suffisamment tôt – dont ici on vit mais ne se rassasie », rassure Dante au chant II, en une référence au Corps du Christ comme sagesse.
La contemplation de la croix, au chant XIV, nous touche aussi particulièrement, et ce d’autant qu’il s’agit d’un des rares passages où Dante confesse faillir au récit. Flamboyante, la croix qui défie ses yeux et sa plume est une émanation de celle en mosaïques azurées que le poète a pu voir sur l’abside de la basilique Saint-Apollinaire-le-Neuf de Ravenne : « Dans cette croix resplendissait le Christ, et à la décrire je suis impuissant ; mais qui prend sa croix pour suivre le Christ excusera encore mon embarras, en voyant dans ce blanc briller le Christ. »

LA DIVINE COMEDIE DE DANTE

Résumé :
Peut-on encore aujourd’hui aimer Francesca, être troublé par Ugolino, trembler aux tourments des damnés de la Comédie ? L’Enfer de Dante, poétique et médiéval, n’a-t-il pas pâli irréparablement auprès des Enfers tout proches, et actifs, que notre époque n’a pas encore fini, semble-t-il, de susciter ? L’imagination créatrice de Dante est si puissante, et si précise, qu’elle semble décrire par avance, parfois, l’inimaginable horreur moderne.
Le gigantesque entonnoir de l’Enfer, qui se creuse jusqu’au centre de la terre, est dépeint comme le réceptacle de tout le mal de l’univers, comme une sorte de sac où viennent s’engouffrer tous les noyaux, tous les atomes de mal épars sur la planète. Mais nous lisons aussi autre chose dans L’Enfer plus que le catalogue effrayant des péchés et des châtiments possibles, il correspond pour nous au départ de l’exploration, à la première étape du grand roman initiatique d’une civilisation qui est la racine de la nôtre.



DANTE ALIGIGHIERI (1265-1321)


Dante Alighieri (Durante degli Alighieri) est un poète, un homme politique et un écrivain italien. Dante est le premier grand poète de langue italienne, et son livre « La Divine Comédie » est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de la littérature universelle.
En 1274, Dante aurait rencontré pour la première fois Béatrice qui meurt en 1290. On sait peu de chose d’un amour dont l’histoire est sublimée dans « Vie Nouvelle ».

Dante joue un rôle très actif dans la vie politique de Florence. Il remplit avec succès un grand nombre de missions politiques et est nommé prieur de Florence en 1300, c’est-à-dire qu’il devient un des magistrats suprêmes de l’exécutif.
En 1300, le pape Boniface VIII revendique le vicariat impérial sur les communes toscanes. À partir de ce moment-là, Dante s’engage de plus en plus fermement du côté des guelfes blancs, c’est-à-dire contre la politique d’ingérence du pape.
Dante apprend qu’il est condamné pour concussion, gains illicites et insoumission au pape et à Charles de Valois. Il refuse de se présenter en accusé. Un deuxième procès, instruit le 10 mars 1302 par le podestat Cante Gabrielli de Gubbio, le condamne au bûcher. Tous ses biens sont confisqués, il est exilé avec d’autres guelfes blancs et ne reviendra jamais à Florence.
Dans les premiers temps de l’exil, Dante songe à assiéger la ville, aux côtés d’autres exilés guelfes blancs ou gibelins. Il vient passer quelque temps à Paris, où il fréquente l’université et s’arrête finalement à Ravenne chez le podestat Guido Novello da Polenta, où il meurt de la malaria dans la nuit du 13 au 14 septembre 1321, après avoir fait de vains efforts pour rentrer dans sa patrie.



jeudi 24 novembre 2016

Tout Giono en 1000 pages

Mireille Sacotte et Jean-Yves Laurichesse (dir.), Dictionnaire Giono, Paris, Classique Garnier, 2016, 984 p. [59 €]
Dans l’imaginaire du sud-est de la France, Jean Giono (1895-1970) tient une place comparable à celle de René Bazin (1853-1932) dans l’ouest. Tout Haut-Alpin sait depuis le collège que Baumugnes se situe dans son département même s’il n’a rien lu de Jean Giono et ne situe pas le lieu à Saint-Julien-en-Beauchêne.
Un de Baumugnes (1929) est l’un des romans de la trilogie de Pan, comme Colline (1929) et Regain (1930). La localité n’est pas la seule des Hautes-Alpes à avoir touché Giono : le 6 septembre 1944, dans son Journal, il évoque « une hutte montagnarde du plus solitaire Valgaudemar ».
652 notices, 22 auteurs, une bibliographie académique, composent ce Dictionnaire Giono de 984 pages édité par Classiques Garnier dans la collection Dictionnaires et synthèses. Ce n’est pas simplement l’œuvre qui est interrogée par une entrée pour chaque titre et personnage (L’Absente de L’Iris de Suse ouvre le dictionnaire) mais l’ensemble du contexte, l’histoire de l’auteur (Première et Seconde Guerre mondiale, notamment) et l’espace où il vit (Basses-Alpes, Banon…)
Le rapport de Jean Giono à la géographie est précisé, par exemple à l’article Alpes. Il est rédigé par Jean-Paul Pilorget qui précise que l’auteur « voyage et séjourne en famille à plusieurs reprises dans le Briançonnais [,] à Saint-Julien en Beauchêne et aux Queyrelles, dans le Trièves à Lalley et à Tréminis ». A partir de cette réalité, Pilorget affirme que « Giono prend des libertés avec la géographie et Robert Ricatte emploie l’expression ‘Alpe imaginaire’ pour désigner l’espace qu’il recrée dans son œuvre romanesque ».
Ce dictionnaire traite de concepts comme l’Âme, l’Intelligence ou le Retour à la terre. Il évoque des expressions artistiques, comme à l’article Peinture, peintre ou à celui Kardas, Walter (peintre et photographe allemand), ou bien à celui sur le Baroque.
L’auteur est, pour une part, Moraliste. Ses œuvres ont été rassemblées dans les huit volumes de la Pléiade. Les aspects autobiographiques sont également soulignés. Le rapport à ses contemporains est étudié avec, notamment, les articles consacrés à Henri Pourrat et à Marcel Pagnol.
De nombreuses entrées concernent la relation de Jean Giono au religieux : Bible, Dieu(x), Ecclésiastiques, Enfer(s), Paradis, Protestant/protestantisme… L’article Catholique permet de comprendre l’un des liens de l’auteur avec le christianisme : « si les croix dressées çà et là dans la campagne de ses romans n’ont aucun pouvoir spirituel, Giono fait volontiers des instruments de l’apparat cultuel l’écume baroque de son romanesque d’après-guerre ».
Cet ouvrage est destiné aux enseignants de français en secondaire. Les candidats au baccalauréat de français et de philosophie les plus audacieux viendront y puiser un enrichissement utile. Enfin, les responsables de paroisses, prêtres et laïcs, les séminaristes et jeunes prêtres y trouveront un biais pour connaître l’intimité de leur territoire.

Jean Giono dans les bibliothèques diocésaines de la province de Marseille

Autour de Jean Giono
Sylvie Giono, Jean Giono à Manosque, Le Paraïs la maison d'un rêveur, Belin, 2012, 103 p. Vous en trouverez une recension ici : http://livresadecouvrir.blogspot.fr/2012/04/jean-giono-manosque.html.
Le site Christianisme et mémoires en Provence a publié un texte sur le film de Charly Baile et René Mannent sur Giono : http://livresadecouvrir.blogspot.fr/2013/11/jean-giono.html.
L’œuvre de Jean Giono
Cette bibliographie n’est pas exhaustive des livres se trouvant dans les collections diocésaines. L’accent a été mis sur les ouvrages se trouvant dans au moins deux bibliothèques ainsi que sur les textes concernant plus spécifiquement les Hautes-Alpes :
Jean Giono (préfacier), Raymond Collier (dir), Monuments et art de Haute-Provence, Digne, Société scientifique et littéraire des Basses-Alpes, 1966, 225 p. Il est disponible à la bibliothèque diocésaine d’Aix-en-Provence, de Fréjus-Toulon et de Gap.
Un de Baumugnes, Paris, Grasset, 1967, 188 p (Aix-en-Provence, édition de 1937 ; Gap ; Marseille).
Le chant du monde, Paris, Gallimard, 1967, 278 p (Aix-en-Provence, édition de 1934 ; Gap ; Marseille).
Un roi sans divertissement, Paris, Gallimard, 1966, 256 p (Gap ; Marseille, édition de 1982).
Le grand troupeau, Paris, Gallimard, 1931, 251 p (Gap ; Marseille, édition de 1968).
Le hussard sur le toit, Paris, Gallimard, 1971, 510 p (Gap).
Regain, Paris, Grasset, 1930, 240 p (Aix-en-Provence ; Marseille, édtion de 1963).
Que ma joie demeure, Grasset, 1959, 504 p (Aix-en-Provence ; Gap, édition de 1964 ; Marseille, édition de 1935).
Les catalogues des bibliothèques diocésaines peuvent être consultés : 

mercredi 20 mai 2015

Stendhal

Le 23 mai 2015, la médiathèque municipale de Gap organise une rencontre intitulée « Henri Beyle dit Stendhal : sur les talons de Napoléon ». La dimension locale du bicentenaire napoléonien a été soulignée ici . Stendhal a fait l’objet d’une exposition « La Révolte et les rêves » en 2006-2007 à la bibliothèque municipale de Grenoble, ville où il est né en 1783.
Une bibliothèque diocésaine doit s’intéresser aussi à la littérature générale. Dans le catalogue de celle de Gap, vous trouverez deux documents sur Stendhal et son œuvre :
Jean Pouillon, La Création chez Stendhal, in Les Temps modernes, n° 69, juillet 1951, p 173-182.
Claude Roy, Stendhal par lui-même, Le Seuil, 1964, 191 p.
Parmi l’œuvre de Stendhal, la bibliothèque diocésaine conserve Lamiel (Gallimard, 1983, 342 p), roman inachevé paru post-mortem en 1889.
Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

dimanche 6 juillet 2014

L'oeuvre d'Antoine de Saint-Exupéry

En mourant le 31 juillet 1944 au cours d’une mission, l’aviateur Antoine de Saint-Exupéry ajoute l’héroïsme à son talent d’écrivain. Durant l’après-guerre, les cercles de jeunesse et les aumôneries mettent en avant son œuvre et son action. Nous l’avons déjà écrit ici.

Parmi l’œuvre de Saint-Exupéry, les bibliothèques diocésaines d’Aix-en-Provence, de Gap et de Marseille vous proposent :
* Terre des hommes (édition de 1948 à Aix-en-Provence, 1939 à Gap, 1941 à Marseille)
* Courrier sud (1941 et 1967 à Aix, 1930 à Marseille)
* Vol de nuit (2002 à Gap, 1940 à Marseille)
* Citadelle (1948 à Aix, 1985-86 à Marseille)
* Lettre à un otage (1948 à Aix, 1943 à Gap, 1985-1986 à Marseille)
* Pilote de guerre (1948 à Aix, 1985-1986 à Marseille)
* Le Petit prince (1972 à Aix, à Gap, 1985-1986 à Marseille)

Les études sur Saint-Exupéry sont nombreuses. Vous trouverez :
* Antoine de Saint-Exupéry, Daniel Anet, 1946 (Gap)
* Saint-Exupéry, Clément Borgal, 1964 (Gap)
* Saint-Exupéry, André A. Devaux, 1965 (Gap)
* Antoine de Saint-Exupéry : laboureur du ciel, Curtis Cate, 1973 (Marseille)
* L’essentiel est invisible, Eugen Drewermann, 1992 (Aix, Gap)
                                                            
                                                                      


La personnalité d’Antoine de Saint-Exupéry mêle l’auteur et l’homme d’action. Il s’est enrichi de ceux qu’il lisait, côtoyait ou qui marquaient le siècle. Ces influences sont soulignées dans :
* Gide et Saint-Exupéry, Louis Barjon, 1952 (Gap)
* Hommes et idées d’aujourd’hui, 1953 (Aix)
* Teilhard et Saint-Exupéry, André A. Devaux, 1963 (Aix)
* Littérature du 20e siècle et christianisme, t. 5, Charles Moeller, 1975 (Gap, Marseille)
* L’Appel du désert, Charles de Foucauld, Antoine de Saint-Exupéry, Jean-Luc Maxence, 2002, (Aix).

mardi 2 juillet 2013

LECTURE D'UNE LECTRICE

LA TACTIQUE   DU   DIABLE
       C.S  LEWIS (1942)

« Lettres d’un vétéran de la tentation à un novice » : voilà qui est alléchant.
Nous voilà plongés dans un  monde où tous les repères sont inversés : Dieu devient l’Ennemi, Satan est le Père d’en-bas, l’Homme une affreuse vermine humaine, un animal à deux pattes, ….

La force de ces lettres, en abordant les aspects les plus anodins de notre vie avec beaucoup d’humour, est de mettre en lumière les fêlures qui révèlent notre véritable identité et de nous montrer que  « peu importe que les péchés soient véniels, pourvu que leur accumulation ait pour effet de l’écarter tout doucement de la lumière pour le conduire dans le néant. »


jeudi 6 juin 2013

Nouveautés Mai 2013 à Gap

La littérature

Michèle Laforest. - La perquisition. - Paris : Pierre Belfond, 1986. - 287 p.
Charles Le Quintrec. - Chanticoq. - Paris : Albin Michel, 1986. - 329 p.
Henri Troyat. - A demain Sylvie. - Paris : Flammarion, 1986. - 198 p.
Frédérique Hébrard. - Le mari de l'ambassadeur. - Paris : Flammarion, 1990. - 393 p.
Elise Fisher. - Les pommes seront fameuses cette année. - Paris : Mazarine, 2000. - 252 p.
Josep Massot I Mutaner. - Bernanos et la guerre d'Espagne. - Paris : Salvator, 2001. - 191 p.
Un épisode méconnu de la vie de Georges Bernanos et l'influence qu'il eut sur son oeuvre.
 
 

L'Eglise et les femmes

 
Adrien Garnier. - La femme dans le laïcat. - Paris : DDB, 1937. - 233 p.
 
Willi Moll. - La Triple réponse de l'amour : contribution à une image chrétienne de la femme. - Paris : Ouvrières, 1967. - 190 p.
 
France Quéré. - Les femmes de l'Evangile. - Paris : Seuil, 1982. - 185 p.
 
Monique Hébrard. - Les femmes dans l'Eglise. - Paris : Centurion, Cerf, 1984. - 415 p.
 
Janine Hourcade. - La femme dans l'Eglise : étude anthropologique et théologique des ministères féminins. - Paris : Téqui, 1986. - 343 p.
 
Rinaldo Fabris. - La femme dans l'Eglise primitive. - Montrouge : Nouvelle cité, 1987. - 153 p.
 
Laure Aynard. - La Bible au féminin, de l'ancienne tradition à un christianisme hellénisé. - Paris : Cerf, 1990. - 326 p.
Cet ouvrage présente les différents personnages féminins de la Bible et la manière dont la femme est perçue tout au long de ces textes. Elle montre comment elle passe d'une place importante au sein de la société et aux côtés de l'homme à une position plus secondaire directement inspirée de celle qu'elle occupait dans le monde grec. Un livre très riche mais d'un abord très facile grâce à l'écriture agréable de l'auteur.
 
Henri-Marie Manteau-Bonamy, Hors de la femme point de salut ? "La femme archétype du genre humain" de Jean-Paul II. - Paris : Mame, 1991. - 164 p.
 
Régine Pernoud. - Hildegarde de Bingen, conscience inspirée du XIIe siècle. - Monaco : Rocher, 1994. - 193 p.
 
Thierry Gosset (dir.) - Femmes mystiques, époque médiévale. - Paris : La Table ronde, 1995. - 101 p.
 
 

Et aussi...

 
Roland Recht. - L'Alsace gothique de 1300 à 1365 : étude d'architecture religieuse. - Paris : Alsatia, 1974. - 263 p.
 
André Frossard. - L'Evangile selon Ravenne. - Paris : Robert Laffont, Centurion, 1984. - 115 p.
 
Eliane Gondinet-Wallstein. - Un retable pour l'Au-delà, le Jugement dernier de Rogier van der Weyden, Hôtel-Dieu de Beaune. - Paris : Mame, 1990. - 151 p.
 
Marc Girard. - De Moïse à Jésus, l'option politique chez les prophètes et dans le monde actuel. - Paris : Médiaspaul, 2001. - 207 p.
 
Michel Gourgues et Michel Talbot (dir.). - En ce temps-là... Conceptions et expériences bibliques du temps. - Paris : Médiaspaul, 2002. - 213 p.
 
Chantal Reynier. - La Bible et la mer. - Paris : Cerf, 2003. - 95 p.
 
Leonardo Sapienza. - Paulo VI al Concilio ecumenico Vaticano II. - Vivere in, 2013. - 301 p.
 
Yonathan Arfi et Eric Keslassy. - Un regard juif sur la discrimination positive. - Paris : Crif, 2013. - 64 p.
 
 
 
 

jeudi 28 mars 2013

Les catholiques et la littérature

                 

Voici la conférence donnée par Thierry Paillard en décembre 2011 : Les catholiques et la littérature. Avant de faire partie de l'équipe de la Maison épiscopale de Gap, Thierry était directeur de collection aux Presses de la Renaissance.
Bonne écoute !


Portrait de Georges Bernanos



Nos bibliothèques sont bien sûr très riches en littérature catholique. Il ne serait pas possible de citer ici tous ces ouvrages. Voici quelques exemples glanés sur nos étagères :

Francis Jammes. - Les Géorgiques chrétiennes. - Paris : Mercure de France, 1935. - 216 p.
Paul Claudel. - L'Annonce faite à Marie. Edition définitive pour la scène. - Paris : Gallimard (Nrf), 1948. - 163 p.
Georges Bernanos. - Dialogues des Carmélites. - Paris : Seuil (Les cahiers du Rhône), 1949. - 20 cm.
François Mauriac. - Le Baiser au lépreux. - Paris : Bernard Grasset, 1966. - 177 p.
Julien Green. - Léviathan. - Paris : Plon, 1929. - 344 p.
Gilbert Cesbron. - Chiens perdus sans collier. - Paris : Robert Laffont, 1954. - 386 p.
Fabrice Hadjadj. - Terre, chemin du ciel. - Paris : Cerf, 2002. - 94 p.


Quelques études sur la place des catholiques dans la littérature :


Jean Calvet. - Le Renouveau catholique dans la littérature contemporaine. - Paris : Lanore, 1927. - 397 p.
Jean-Laurent Prévost. - Le Prêtre, ce héros de roman. De Claudel à Cesbron. - Paris : Téqui, 1952. - 118 p.
Jean-Laurent Prévost. - Le Roman catholique a cent ans. - Paris : Fayard, 1958. - 217 p.
Ivan Merz. - L'Influence de la liturgie sur les écrivains français de Chateaubriand à nos jours : Thèse pour le doctorat soutenue devant la faculté de philosophie de l'université de Zagreb en 1923. -  Zagreb : Faculté de philosophie de l'université de Zagreb, 1996. - 303 p.