Affichage des articles dont le libellé est Guerre mondiale (1914-1918). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Guerre mondiale (1914-1918). Afficher tous les articles

lundi 8 août 2016

Les églises chrétiennes dans la Grande Guerre

Revue d'Histoire de l'Eglise de France, 102 (248), 2016
Les Églises chrétiennes dans la Grande Guerre.  Expériences historiographiques européennes


Ce dernier numéro de la Revue d’Histoire de l’Eglise de France fait le point de l'ensemble des publications autour du fait religieux pendant la Grande Guerre 1914-1918 dans les différents pays européens engagés dans ce conflit. Les auteurs remarquent que ce n’est qu’après les années 1960 (et surtout depuis 1990) que les historiens étudient les attitudes des églises et des chrétiens pendant ce conflit. Longtemps les études limitèrent leur champ d’investigation sur l’attitude du Vatican et des efforts de paix de Benoit XV pendant ce conflit. Aujourd’hui on se penche davantage à étudier comment les chrétiens des pays concernés ont vécu pendant ce temps de guerre et les conséquences qui en découlèrent une fois la paix revenue en Europe.


Sommaire de ce numéro
Nadine-Josette CHALINE: L'Église et la Grande Guerre
Xavier BONIFACE: L'histoire religieuse de la France durant la Grande Guerre: un état des recherches
Pierre-Yves KIRSCHLEGER: Une minorité religieuse dans la Grande Guerre: les protestants français
Erniel LAMBERTS : Historiographie de la vie religieuse en Belgique pendant la Grande Guerre
Maria PAIANO: L'Italie, le pays qui abrite le pape
Catherine MAURER : Vingt ans d'histoire religieuse de la première guerre mondiale en Allemagne : où en est l'histoire des formes de piété ?
Umberto MAZZONE : Églises et monarchie austro-hongroise
Michael SNAPE : The Christian Churches and the Great War : England, Scotland and Wales
Jean-Dominique DURAND : Conclusions

publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


mercredi 12 août 2015

Les Poilus : la France sacrifiée
Paris, Fayard, 2000.507 pages.
 « Les poilus - La France sacrifiée »

Présentation éditeur :
« 1914 : face à la surpuissance allemande, la France, dépourvue d’artillerie lourde, ne peut opposer que le sacrifice de ses fantassins pour tenter de stopper l’ennemi. Ils seront 250.000 poilus à périr durant les premiers mois d’une guerre qui mobilisera, au total, 65 millions d’hommes… dont 9 millions mourront au combat. L’historien Pierre Miquel nous fait revivre dans ce livre, destiné à devenir un ouvrage de référence, quatre années de souffrances, d’offensives meurtrières et d’horreurs vécues.
Ces quatre années changent radicalement l’image du combattant. Le poilu de 1914 et celui de 1918 ne mènent plus le même combat. En 1914, il monte au front avec l’illusion d’une victoire rapide. En 1917, il sait qu’il va à la mort ; en 1918, équipé de grenades, appuyé par des chars et des avions, il s’agit déjà du combattant de 1940. Dans les 2 cas la France est presque seule et, en 1914 comme en 1940, ces hommes seront à l’avant-garde de ces terribles affrontements. »

Talentueux conteur, Pierre Miquel s’empare du lecteur et plonge avec lui aux côtés des poilus dans la boue et le sang… Son récit, à la manière des tableaux impressionnistes, est ponctué d’anecdotes puisées dans l’abondante et patiente moisson de témoignages de combattants… Tous les passionnés d’aventure humaine seront bouleversés par cet ouvrage». (L’Histoire)

L’ouvrage comprend en plus 32 pages de reproductions photographiques en noir et blanc  et 12 pages de cartes.

L’auteur
Advertisement
Pierre Miquel : l'historien de la vie des gens

Aux yeux du grand public, Pierre Miquel était le spécialiste de la Première Guerre mondiale et, plus largement, de nombreux épisodes de l'histoire de France parmi lesquels : la Révolution française, les deux Empires, et aussi la Seconde Guerre mondiale et la guerre d'Algérie. Se définissant lui-même comme « un historien de la vie des gens », ce conteur de talent avait su rendre ses récits aussi attrayants qu'efficaces : pour écrire l'histoire contemporaine, il n'avait pas hésité, à l'époque, à recourir à des témoignages de survivants, de la Grande Guerre notamment.
Né en 1930 à Montluçon, dans l'Allier, agrégé d'histoire, diplômé de philosophie, Pierre Miquel commença sa carrière comme professeur au lycée d'Avignon en 1958, puis devint maître de conférences à l'Institut des sciences politiques de Paris, à partir des années 1960. Après avoir enseigné à la faculté de Nanterre, il redevient professeur au lycée Carnot à Paris, avant d'assurer des cours à la Sorbonne, notamment dans le domaine des communications de masse à partir de 1975.

Homme de plume et d'image
Ce sujet qui le passionne, va le mener, outre la publication en 1973 d'une Histoire de la radio et de la télévision, à entreprendre une double carrière d'homme de télévision et d'homme de plume, non seulement en tant qu'essayiste, mais aussi en tant que romancier historique.
Responsable des documentaires sur Antenne 2, au milieu des années 1970, il publie une première Histoire de la France en 1976, qui connaît le succès. Celui-ci ne se démentira plus, et ses livres, il en écrira parfois plusieurs par an, qui seront publiés notamment chez Fayard, Albin Michel et Hachette, rencontreront un large public. Parmi ses très nombreux ouvrages consacrés à la Grande Guerre, on retiendra, Les Pantalons rouges, La Grande Guerre, Le Chemin des Dames, Les Poilus d'Orient, la Bataille de la Marne et, plus récemment, Mourir à Verdun. Ils feront de Pierre Miquel le spécialiste attitré de cette période. Il aura notamment les honneurs de la prestigieuse collection « Terre humaine » de Jean Malaurie, pour son essai sur les poilus (2000). On lui doit aussi une Petite Histoire des stations de métro et un livre sur Le Langage des fleurs dans l'histoire.
Outre la Révolution, l'Empire ou la Seconde Guerre mondiale, Pierre Miquel se penche sur d'autres périodes historiques comme l'Antiquité ou le Moyen Âge. Il se consacre aussi à des phénomènes négligés. Ainsi publie-t-il en 1997 La Main courante, ouvrage passionnant puisé aux archives de la police parisienne entre 1900 à 1945 qui forme un tableau étonnant de mœurs. Il s'est aussi intéressé à des groupes sociaux particuliers comme les aristocrates à l'époque de la Révolution dans Les Aristos.
Républicain de conviction, homme de gauche et admirateur de Jules Ferry et de Clemenceau, auquel il consacrera une biographie, Pierre Miquel n'a jamais enfermé son goût de l'histoire dans des ornières idéologiques. Son dernier livre, Austerlitz, en 2005, lui avait valu d'être récompensé par l'armée de terre, qui lui avait décerné le prix Erwan-Bergot.

Pierre Miquel avait aussi le goût des collections, notamment celle des petits soldats en étain du Premier Empire. C'est très peu de temps après sa consécration par l'institution militaire que l'historien fut terrassé par une attaque cérébrale. Il était, depuis, soigné à l'Office national des anciens combattants de Boulogne-Billancourt, où il est décédé.
Publication : Claude Tricoie - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

samedi 8 août 2015

LA GRANDE GUERRE VU PAR UN SOLDAT

Les carnets de guerre de Louis Barthas, tonnelier 1914-1918
Paris, le livre de poche 2013

Louis Barthas
Rémy CAZALS (Postface, Préface)


En 1914, Louis Barthas a trente-cinq ans. Tonnelier dans son village de l'Aude – Peyriac-Minervois –, il est mobilisé au 280 e d'infanterie basé à Narbonne. Il fera toute la guerre comme capora au 80è régiment d’infanterie basé à Narbonne (comme le 17è célèbré par la chanson populaire pour sa mutinerie en 1907 lors des manifestations de vignerons languedociens).
Louis Bartahs passera toute la guerre au front : les périodes de repos sont prises à quelques kilomètres en arrière du front, avec de rares permissions. Son régiment jusqu’à sa dissolution, fait partie des unités rurales qui servent de chair à canons pour les grandes opérations  Il connaîtra la Somme, le secteur sinistre de Lorette, Verdun, la Somme, l'offensive du Chemin des Dames la boue, les rats et les poux ; les attaques au-devant des mitrailleuses et les bombardements écrasants ; les absurdités du commandement, les mutineries de 1917, les tentatives de fraternisation, l’offensive allemande de 1918.
Louis Barthas  n’avait pas son certificat d’études ; du pays de Jaurès il était socialiste, syndicaliste ; il avait participé à la création du syndicat des ouvriers agricoles de Peyriac. Il écrit : « Je serai toujours fidèle à mes principes de socialiste, d’humantaire, de vrai chrétien même… »
Au front il   note tout ce qu'il voit, tout ce qu'il ressent sur n’importe quel papier, sur des feuilles disparates qu’il rapporte maculées de boues. En même temps il envoie de nombreuses lettres et cartes postales à sa femme et à ses enfants. Tout cela lui servira après sa démobilisation en 1919 à consigner ses souvenirs : de retour chez lui, survivant, il va rédiger au propre son journal de guerre, à l'encre violette, sur dix-neuf cahiers d'écolier. Sens de l'observation précise, lucidité, émotion et humour mêlés révèlent chez le caporal tonnelier un talent d'écrivain qui n'est gâté par aucune recherche d'effets littéraires.
Si les mémoires de guerre sont abondantes ceux des soldats du rang sont rares, plus rares ceux qui parlent de la vie au front sur une telle durée et qui ont été rédigées immédiatement et sans aucun recul.

Le livre a été mis au point par ses petits-enfants et il préfacé par Rémy Cazals dans le cadre de la Fédération audoise des œuvres laïques pour faire connaître les témoins de la Grande Guerre. Il est devenu un classique – plus de 100 000 exemplaires vendus 

publication : Claude Tricoire
                     bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles