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lundi 2 mai 2016

Les généalogistes aux archives et à la bibliothèque de Gap

Ce 28 avril 2016, vingt personnes ont participé à la visite des archives et de la bibliothèque Mgr Depéry du diocèse de Gap et d’Embrun. Cette rencontre, organisée par la Revue française de généalogie, avait pour thème « archives et bibliothèque diocésaines, des sources pour l’histoire familiale ».
Des ouvrages d’histoire locale et de généalogie, la possibilité d’obtenir la communication d’information dans les registres de catholicité antérieurs à 1896, ont été présentés aux visiteurs qui ont pu, également, découvrir l’intérêt des archives de confréries pour leurs recherches. Enfin, les généalogistes ont été incités à consulter les périodiques locaux, soixante références aux archives et à la bibliothèque diocésaines, car ils sont des sources complémentaires à celles qu’ils exploitent habituellement.

Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun


jeudi 18 février 2016

L’œuvre du comité de sauvegarde du château de Tallard soulignée par le livre blanc du château de Tallard

Parmi les ouvrages importants parus en 2015 dans les Hautes-Alpes, il faut compter ce Livre blanc du château de Tallard, L’œuvre du Comité de sauvegarde et de la Société d’études des Hautes-Alpes (1958-2012) qui compte 157 pages.
Cet ouvrage décrit l’histoire de la sauvegarde et de la restauration du château de Tallard. Il ne s’agit pas d’un ouvrage d’archéologie et descriptif de ce « témoignage remarquable de l’architecture castrale dans les Hautes-Alpes » (p 5) à l’ « abandon depuis la fin du XVIIe siècle » (p 5). En revanche, ce sont soixante ans d’histoire du comité de sauvegarde dont le rôle important à Tallard se démontre en regardant l’état actuel du château du Glaizil. Ces deux monuments sont potentiellement des lieux de découverte par des dizaines de milliers de visiteurs annuels et ils offriraient ainsi une contribution au développement économique de leurs territoires.
Bien entendu, l’histoire du château est évoquée par les actions de protection et de restauration : des plans se trouvent en pages 30, 130 et 132. Dès 1897, la chapelle est classée au titre des Monuments historiques (p 31). La réfection de la toiture de la salle des gardes, sous le contrôle de l’architecte Maxime Belmont, s’achève en novembre 1962 (p 35), à la même époque que l’enceinte nord (p 38). L’ouvrage consacre 14 pages (p 41-55) à la restauration de la chapelle Saint-Jean. Le « phasage » des travaux aboutit à la période 1991-1996 qui concerne notamment la courtine et le grand escalier (p 91). Il faudrait ajouter à cette liste l’inauguration de la statue de la Trinité, évoquée dans Eglise dans les Hautes-Alpes (juin 2009, n° 45, page 14), consultable ici et sous formes papier et numérique à la médiathèque Mgr Depéry du diocèse de Gap et d’Embrun. Le père François Boespflug, op, a, notamment, publié un ouvrage à cette occasion : la Statue de la trinité de la chapelle du château de Tallard (Hautes-Alpes). Ce livre se trouve ici.
Cet ouvrage insiste sur le rôle des acteurs directs et indirects. Parmi les premiers, Georges Dusserre, président du Comité de sauvegarde à partir de 1972 et actuel vice-président de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes. C’est l’occasion de rappeler ici que le Bulletin de la Société d’Etudes a publié de nombreux articles sur le château de Tallard. Citons ceux sur la chapelle, en 1966 (p 206-221) et en 1998 (p 65-73). Ce livre est aussi l’occasion d’un hommage à l’abbé Joseph Richard dit Duchamblo à la page 7. Il apparaît dans les pages suivantes, par exemple comme membre fondateur du Comité de sauvegarde (p 15) alors que parmi les membres d’honneur se trouvent l’évêque de Gap (Mgr Auguste Bonnabel) et le chanoine Edmond Motte. L’implantation projetée de l’ordre de Malte (p 20) induit également la présidence d’une messe solennelle par Mgr Robert Coffy lors de la visite d’une délégation en 1975 (p 135). Le père Elie Mathieu est présent lors d’une visite du grand-maître de l’ordre en 1974 (p 21) et le père Augustin Cler lors de la visite de 1976 (p 139).
Dès 1960, le chanoine Jean Flandin, vicaire général du diocèse de Gap, assiste à la représentation au château, de La Mégère apprivoisée de William Shakespeare (p 214). En 1965, Mgr Georges Jacquot préside la cérémonie de réconciliation de la chapelle pour son retour au culte (p 55-56), montrant l’intérêt qu’a eu l’Eglise pour ce lieu.

Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

mercredi 13 janvier 2016

Un guide pour « les actions de valorisation du patrimoine »

Ateliers Mobimuse, laboratori Mobilità museo : « acteurs transculturels / creatività giovanile : linguaggi a confronta », programme alcotra, 2015, 79 p.
La collaboration entre le Musée muséum départemental de Gap et le diocèse de Gap et d’Embrun pour l’exposition Sur les pas des rois mages, a conduit la directrice du musée, Frédérique Verlinden, à remettre à la bibliothèque diocésaine, le guide intitulé Ateliers mobimuse.
Ce guide décline en autant de chapitres les modules de formation auxquels les acteurs institutionnels du patrimoine du Piémont italien et des départements des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes ont participés. Cet ouvrage de 79 pages explique d’abord ce qu’est la conservation préventive. Par exemple, la lumière a des effets irréversibles sur les couleurs des tissus et des papiers. L’humidité en a sur les objets en « bois, cuir, ivoire… » (p 16-17). Le guide explique les bonnes pratiques en cas d’exposition, pour le transport, l’emballage et le déballage des œuvres (p 22-23).
L’organisation générale d’une exposition est le sujet du module 3 (p 38-46) tandis que la muséographie est celle du module 5 (p 47-52). Communiquer est l’une des clefs du succès d’une exposition (p 53-60). Il faut donc connaître les publics, y compris institutionnels, les accueillir et évaluer ce qui a, ou non, fonctionné dans cette communication.
Ce guide, dont la version en ligne est attendue, peut être utile à tous qui valorisent un patrimoine, notamment à des fins pastorales en Église. Les « pastorales du tourisme » de nos diocèses, les services d’archives, de bibliothèques, d’art sacré sont concernés. Les équipes d’animation des paroisses également : une crèche, par exemple, est une exposition, une représentation de la Nativité du Seigneur.

Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun


mardi 5 janvier 2016

Un maître livre sur l’histoire du diocèse de Nice

Gilles Bouis (dir), Mgr André Marceau (préf.), Le Diocèse de Nice, Histoire et identités d’une terre de contrastes, Strasbourg, Editions du Signe, [2015], 295 p.

Dans la collection produite par les Editions du Signe sur l’histoire des diocèses, nous avons évoqué le livre consacré à la Guyane. En 2015 est également paru Le Diocèse de Gap et d’Embrun hier et aujourd’hui dont une recension vient de paraître dans le Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes de 2015 (p 212-214).
Nous sommes ici devant une entreprise d’une dimension différente et de très grande qualité. Elle est le fruit du travail sur le diocèse de Nice par seize collaborateurs tant clercs que laïcs, archivistes historiens, historiens du droit, archéologues, géographes, photographes.
La constitution de ce diocèse et des diocèses d’Ancien Régime qui le composent aujourd’hui est une partie importante du texte : Luc Thevenon rédige un chapitre sur « le diocèse de Glandèves (Entrevaux) » (p 140-153). L’auteur de ce chapitre a également participé à Cathédrales de Provence, récemment paru à la Nuée bleue. Les relations aux États (le chapitre VIII notamment, par Simonetta Tombaccini, « De l’Aigle impériale à la croix blanche de Savoie », p 154-170), le maillage paroissial, la vie des communautés sont étudiés avec soin et sans excursion inutile vers des sujets annexes.
L’iconographie apporte des informations utiles au lecteur : cartes (avec échelle et orientation), plans, reproduction de tableaux, photographies. A la première carte de la page 10, extraite de la Gallia Christiana et représentant les diocèses de la province ecclésiastique d’Embrun en 1725, répond celle de la page 293, montrant « les diocèses d’Ancien Régime en 1790 (dans les limites de l’actuel diocèse de Nice) ».
Deux pages (264-265) sont consacrées au synode diocésain de 2007-2009, dans un chapitre sous-titré « les défis de la sécularisation ». Des données concrètes auraient été bienvenues pour mesurer l’ « air nouveau, [l’] allure nouvelle » due à l’expérience réelle de « la dimension ecclésiale du Peuple de Dieu ». Evoquant la première partie des actes du synode (Synode 2007-2009, diocèse de Nice : décisions, 2009, 49 p.), le père Jean-Louis Gazzaniga écrit : « au cours de la préparation des actes synodaux, le désir d’approfondir la Parole de Dieu a pris une ampleur que l’on ne soupçonnait pas. La proposition de créer des ‘Maisons d’Evangile’ a concrétisé ce désir. Leur succès immédiat l’a confirmé ».
Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

mardi 2 décembre 2014

La pastorale des jeunes du diocèse est mise en valeur dans une publication de l’Association des archivistes français

Que trouver sur l’action catholique à la bibliothèque Mgr Depéry du diocèse de Gap ?


Sous la signature de Frédéric Jory, responsable diocésain de la pastorale des jeunes, du père Fournier, ancien président du Mouvement rural de jeunesse chrétienne des Hautes-Alpes, et de Luc-André Biarnais, archiviste du diocèse de Gap, la Gazette des archives (n° 235, 2014-3) publie un article intitulé « Action catholique, Mouvement rural de jeunesse chrétienne et aumônerie de l’enseignement public ». Il s’inscrit dans un numéro consacré aux archives de la jeunesse. Ce texte trace l’histoire, par des pièces d’archives, des témoignages et de la bibliographie, des mouvements de jeunes dans le diocèse de Gap et d’Embrun. 
 
Trois ouvrages locaux ont fondé cette étude :
Pierre Fournier, La Vie du diocèse de Gap, un regard… sur le passé et vers l’avenir, Gap, Service diocésain de formation permanente des laïcs, 1997.
Thierry Keck, La JAC et la JACF : de leurs origines à 1950 dans le diocèse de Gap, TER sous la direction de Pierre Bolle et de Jean Godel, UER d’histoire de l’université de Grenoble, 1984.
Bernard Oury et René Escarrat, Histoire du collège et du lycée de garçons de Gap, Lycée Dominique Villars, 1987.
Des ouvrages plus généraux ont étayé l’article :
Gabriel-Marie Garrone, L’Action catholique, son histoire, sa doctrine, son panorama, son destin, Paris, Fayard, coll. « Je sais – Je crois », 1983.
MRJC, 50 Ans de notre mémoire, mouvement rural de jeunesse chrétienne, Paris, 1980.
1929-1979, 50 ans d’animation rurale : JAC/F – MRJC, Paris, 1980.
Enfin, sur l’origine de la question, tout particulièrement les premières années de l’action catholique en milieu ouvrier, il est possible de se référer à l’ouvrage maître, initialement paru en 1943 :
Yvan Daniel et Henri Godin, abbé Guérin (pref.), La France, pays de mission ?, 10-18, 1962.

vendredi 3 octobre 2014

Archiviste diocésain 2.0

Les premiers archivistes diocésains nommés dans les années 1960 sont des érudits locaux, historiens le plus souvent. Ils se donnent comme mission de publier des monographies ou des articles grâce à leurs connaissances complétées le plus souvent par des recherches patientes, notamment dans les archives départementales. Les archives diocésaines sont peu exploitées, faute de fonds classés et de règles claires sur la communication des documents. En outre, la peur des « spoliations » est encore présente : ces archivistes, des prêtres le plus souvent, ont connu directement ou à une génération d'écart les saisies de 1905-1906, vécues parfois comme un traumatisme.
 

A cet égard, le chanoine Louis Jacques est emblématique. Il est archiviste du diocèse de Gap de 1962 à son décès en 1981. Il publie en 1967 une monographie sur la cathédrale de Gap qui fait toujours autorité. Il compose un tapuscrit sur les chapelles rurales des Hautes-Alpes dont les deux tomes sont des ressources encore utilisées aujourd'hui. A Digne, Marie-Madeleine Viré a été archiviste de 1960 à 2010. Diplômée de Langues O et de l'école du Louvre, elle est professeur d'arabe. Elle est, également, directrice de la publication de la société scientifique et littéraire des Alpes de Haute-Provence. Elle décède en 2012.

Le rôle principal de ces archivistes a été la protection et la sensibilisation des autorités diocésaines et paroissiales. Ils manquaient parfois de compétences pour classer des fonds et dresser des instruments de recherche. Cependant à Marseille, le chanoine Pierre Espeut, historiographe du diocèse et auteur de nombreuses études, a réalisé le classement et le premier inventaire du fonds ancien en 1958. A Luçon, les travaux de l’abbé Louis Delhommeau mêlent érudition et classement rendant très tôt consultables les archives diocésaines.

Soixante ans après ces nominations, les archivistes diocésains sont des laïcs très majoritairement. En 2014, 33 sont des prêtres, deux des religieuses, 60 des laïcs, hommes et femmes, selon l'annuaire publié par l'association des archivistes de l'Eglise de France (http://www.aaef.fr/images/annuaire/Annuaire_dioceses.pdf) complété par des renseignements collectés pour le présent article. A ces archivistes diocésains, il faut ajouter ceux du Centre national des archives de l'Eglise de France, à Issy-les-Moulineaux. Beaucoup de ces laïcs ont suivi un cursus dans les formations d'archivistique en université.

Les ressources humaines sont limitées dans les archives et les bibliothèques diocésaines plus encore que dans les services publics. Archives et bibliothèques ecclésiastiques doivent trouver des synergies pour mieux travailler ensemble. A partir d'exemples puisés à Nice (Quels enjeux patrimoniaux et culturels pour l'Eglise ? par Gilles Bouis), à Quimper (Unité de lieu, de temps, de personnes... l'exemple de Quimper, par Yann Celton qui écrit « avantage évident : même personnel, horaires d'ouverture plus fluides »), à Besançon (Réflexions sur une fusion en cours à Besançon par Manuel Tramaux ; Le projet de regroupement des archives historiques et de la bibliothèque diocésaine de Besançon par Marylise Barbier), le Bulletin de liaison de l'association des bibliothèques
chrétiennes de France a traité ce sujet en novembre 2008 (n° 137-138). Dans ce dossier déjà ancien, la question du numérique, est évoquée à plusieurs reprises : elle mériterait d'être reprise à l'aune des normes d'aujourd'hui. Les archivistes devraient également traiter ce sujet en s'inspirant des retours d'expérience sur la gestion électronique des documents (GED) et sur les systèmes d'archivage électronique (SAE).

Les archives diocésaines créent désormais des pages internet. Le service de Poitiers met à disposition, sur le site de son diocèse, les instruments de recherche qu'il produit (http://www.diocese-poitiers.com.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=830&Itemid=1351) tout en expliquant la démarche suivie. Dans le sud-est de la France, les archivistes diocésains de Marseille et de Gap ont rejoint le présent blog, animé au départ par les bibliothécaires. Christianisme et mémoires en Provence publie des recensions, des analyses sur les métiers et la communication des services vers l'extérieur. Le site permet aussi la diffusion d'instruments de recherche, de fonds entièrement communicables. Pour trois des services contributeurs, la bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence, celle de Gap, et les archives du diocèse de Gap, des comptes de microblogging sont adossés à ce blog. Twitter ou Facebook permettent d'attirer vers le blog un public qui n'y arriverait pas naturellement mais qui y trouvera des sujets l’intéressant : ce sont des archivistes, enseignants-chercheurs, doctorants...

L'objectif de ce travail de communication est triple. Au sein de l'institution ecclésiale, les archivistes diocésains doivent lutter contre l'image d'Epinal les identifiant à des paléographes solitaires déchiffrant des parchemins médiévaux, pour reprendre les termes de l'appel à communication pour la journée d'étude de l'association des étudiants et diplômés en archivistique – Aix-Marseille université (AEDA-MU) du 28 novembre 2014. L'archiviste n'est pas solitaire, il est entouré souvent de bénévoles. Il est inscrit dans un, voire des réseaux de confrères laïcs ou d'Eglise. Il ne déchiffre nul manuscrit médiéval puisque son service n'en conserve pas ! Enfin, il est membre de la curie diocésaine, agent de l'action pastorale comme le précise la lettre de la commission pontificale pour les biens culturels de l'Eglise, du 2 février 1997 sur La Fonction pastorale des archives ecclésiastiques : http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_commissions/pcchc/documents/rc_com_pcchc_19970202_archivi-ecclesiastici_fr.html. Le coeur de son métier, les quatre C, en témoigne : collecter pour protéger le patrimoine de l'Eglise, classer pour bien le connaître, conserver pour le transmettre ensuite, communiquer pour témoigner.

L'archiviste diocésain doit, bien sûr, être reconnu dans la communauté professionnelle, que ses confrères soient publics, d'entreprises ou associatifs. S'inscrire dans une association, participer aux revues, forums... y contribue.

Enfin, dernier enjeu, communiquer avec les outils de notre temps a pour objectif de permettre à tous les publics de s'approprier les sources mises à disposition. Une stratégie vers un public cible doit être réfléchie : personne ne doit être exclu mais le monde de la recherche universitaire et érudite est prioritaire. L'Eglise est un objet d'étude en sciences religieuses mais aussi en histoire, sociologie... utile à tous et qui doit être scientifiquement traité.

Le retard pris en général par les archivistes et bibliothécaires diocésains accroît parfois les réticences de certains. Pourtant, il vaut mieux s'appuyer sur ce qui se fait et ne pas avoir peur d'avancer. La Gazette des archives, publication de l'Association des archivistes français, dans son numéro 229, 2013-1, nous montre par un article de Sonia Maillet (Le centre d'archives historiques de la Fondation arts et métiers, p 47-57) qu'une institution prestigieuse peut avoir des lacunes : embauche d'une archiviste professionnelle en 2006 seulement et le site internet de la fondation ne permet pas encore aujourd'hui de publier d'autres instruments de recherche qu'un état des fonds à l'état embryonnaire : http://www.fondam.org/Liancourt/Archives.

Nos actions restent modestes mais toujours dans l'optique de la mise en valeur des fonds. C'est dans ce sens qu’a été conçu le Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France (édition électronique, novembre 2013 : http://www.sanctuaire-notredamedulaus.com/fileadmin/user_files/IMAGES/Les_editions_du_Laus/Guide_des_sources_ecclesiastiques_WW1/Guide_des_sources_ecclesiastiques_sur_la_Premiere_Guerre_mondiale.pdf ). Un guide des sources est un instrument de recherche, au sens professionnel du terme. Le diffuser gratuitement et sous format numérique donne l’occasion de montrer que l’Eglise, avec des outils d’aujourd’hui, est en mesure d’apporter une contribution à la recherche historique dans son ensemble.

Sa création a réuni les archives de Marseille et de Gap, la bibliothèque de Gap. Les informations collectées sont venues des archives et des bibliothèques ecclésiastiques, diocésaines et religieuses de tout le sud-est de la France dans une forme de coopération qui a été signalée notamment dans Documents épiscopat (par Mgr Luc Ravel, Mémoire chrétienne de la Grande Guerre, 2014) disponible dans les bibliothèques. Ce Guide a été consulté 850 fois depuis sa mise en ligne sur le site Calaméo (comptes arrêtés en septembre 2014).

Dans le diocèse de Gap, de même, les Journées européennes du patrimoine de 2014 ont permis aux services diocésains et à neuf paroisses de se retrouver autour de l'organisation d'un circuit sur le peintre Louis Court. La dimension pastorale a été tout particulièrement soulignée comme le montre le document numérique mis à disposition des visiteurs (http://www.louiscourt.blogspot.fr/).

Utiliser un site internet, les réseaux sociaux et le microblogging ne doit évidemment pas faire oublier une communication plus classique. Les articles pour des revues sur support papier, érudites et ecclésiales (ne serait-ce que les magazines diocésains), les conférences et les participations à des colloques restent d’excellents moyens pour diffuser nos travaux. Pensons enfin à l’action éducative, mise en place dans tous les centres d’archives départementales. Elle est négligée en Eglise, à la fois par les enseignants qui utilisent trop peu les archives et les bibliothèques diocésaines comme ressources pédagogiques et par les archives qui mènent peu d’actions en ce sens. Des chantiers restent donc à ouvrir !