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mercredi 3 mars 2021

Le secret de confession par le Père Thomas Poussier

  

Le secret de confession 

Thomas Poussier

Paris, Salvator, 2021. 192 pages.

 

 


La révélation récente de scandales d'abus sexuels et spirituels dans l'Église soulève à nouveau, d'une manière souvent dramatique, la délicate question du secret de confession. Longtemps considérée comme une réalité mystérieuse ou fantasmée, voire comme une façon de ne pas dénoncer les coupables, cette notion reste mal comprise et peu documentée. Ce secret respecte les consciences et aide à protéger aussi les victimes. Comment éviter justement qu'il ne soit un moyen facile de dédouaner l'institution ? Quels sont ses fondements théologiques et spirituels ? En quoi se distingue-t-il du secret professionnel ? Le père Thomas Poussier répond ici sans ignorer les objections, en s'appuyant notamment sur les dimensions canonique et pastorale. Signe de la miséricorde infinie de Dieu, le sacrement du pardon suppose un secret absolu. Pour autant, il ne supprime pas la nécessaire exigence de justice et de réparation due aux victimes. Comme l'écrit le père Poussier, « le secret n'est pas le silence ». Une analyse courageuse qui rejoint au premier chef l'actualité ecclésiale.

 

AUTEUR

Prêtre diocésain, le père Thomas Poussier est le supérieur du séminaire Saint-Luc à Aix-en-Provence, après avoir été aumônier d'étudiants et en paroisse.

 

Pour aller plus voir l’article du même auteur Pédocriminalité : le secret n’est pas le silence publié dans la revue Nouvelle Revue Théologique , 142 (2), avril-juin 2020.

 

https://www.nrt.be/fr/articles/pedocriminalite-le-secret-n-est-pas-le-silence-3015

mardi 25 octobre 2016

La Confession de Adrienne von Speyr

Confession
Adrienne von Spyer
Traduit de l'allemand par Marthe Allisy et revu par Walthère Derouau, s.j. -- Préface de Thierry Dejond, s.j. -- 1991 (2e édition) 

 Un nouveau livre sur la confession ? Encore un manuel ou un guide de plus pour bien se confesser ? Non, bien plus que cela ! Un aperçu central de ce livre est de voir l'offrande de soi et la mort de Jésus sur la Croix comme étant l'archétype de la «confession» des fidèles ou plus communément appelé aujourd’hui sacrement de la réconciliation.

Il est appelé le sacrement de la confession, puisque la divulgation ou la confession des péchés à un prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond, il est aussi une «confession» - la reconnaissance et de louange - de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l'homme pécheur. 
Qu’est-ce que se confesser? Quel sens cela a-t-il de le faire? Pour répondre, Adrienne von Speyr ouvre les évangiles et regarde Jésus qui révèle à certains leurs fautes et leur pardonne. Autre question : comment se confesser? L’auteur décrit la confession du laïc et du prêtre, celle de l’actif et celle du contemplatif. Les saints aussi se sont confessés : comment donc? Dans la confession sacramentelle, quelle est l’attitude du pénitent et quel est le ministère du prêtre ? 

Adrienne von Speyr  a abordé les aspects moraux et pratiques de ce sacrement ; elle traite également certains domaines, comme : la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession. Elle n'hésite pas non plus à traiter des aveux des prêtres, des religieux ou des religieuses et même des saints. Elle a aborrdé et examiné ces questions qui posent problèmes et débats chez les chrétiens.
Lors du Synode sur la Pénitence et la réconciliation (1981), Jean Paul II avait recommandé ce livre aux Pères Synodaux.

"Dans son livre, La Confession, Adrienne von Speyr présente le sacrement dans sa perspective théologique : imiter l'obéissance du Fils qui se conforme en tout à la volonté du Père jusqu'à s'identifier à nos péchés (et les confesser) pour nous sauver. En suivant le Christ, le pénitent comprend alors que la confession des péchés est confession de foi, amour de l'église et du don de liberté que le Christ lui a confié" (Hans Urs von Balhasar)..
C'est pourquoi Hans Urs von Balthasar appelle cela «une de ses œuvres les plus centraux". Elle aborde les aspects moraux et pratiques du sacrement en profondeur. Les nombreux domaines couverts comprennent la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession, les aveux de religieux et de laïcs, même les aveux de saints. Un des traités spirituels plus complet jamais écrit sur la confession.

Et ce n'est peut-être pas par hasard si lors du Synode sur la Pénitence et la réconciliation (1981), Jan-Paul II avait recommandé ce livre aux Pères Synodaux. On peut penser qu'il serait fort utile de le reprendre alors que va s'ouvrir l'Année Sainte sur la Miséricorde le 8 décembre prochain.

« La déréliction sur la croix, la totale séparation du Père font essentiellement partie du mystère de la « confession » du péché universel dont le Christ s’est chargé. Son corps ressuscité est le fruit de son corps crucifié mis au tombeau, de même que son corps terrestre était le fruit du dessein de l’incarnation. Le corps nouveau, dont le Père lui a fait don, est le corps de son retour au Père. Par rapport à la confession, on peut dire : son corps terrestre était le corps de l’aveu, celui qui devait porter le péché de tout individu, mais aussi le péché en soi. Le corps ressuscité, par contre, est le corps de l’absolution qui n’a plus à porter le péché, parce qu’il a déjà été porté et qu’à la croix tout a été expié. Le premier corps a réuni en lui l’aveu total et le second se livre comme le pardon total. Il regarde le péché en face, il ne l’a plus sur le dos, comme le corps qui en portait le fardeau. » (Adrienne Von Speyr, La confession).

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

lundi 15 février 2016

La confession
Adrienne Von Speyr
Paris, Culture et Vérité, 1991. 216 pages.

Hans Urs von Balthasar dit au sujet de l’ouvrage d’Adrienne von Speyr :
«une de ses œuvres les plus centrale". Son livre aborde les aspects moraux et pratiques du sacrement en profondeur. Parmi les nombreux domaines couverts comprennent la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession, les aveux de religieux et de laïcs, même les aveux des saints.

Qu’est-ce que se confesser ? Quel sens cela a-t-il de le faire ? Pour répondre, Adrienne von Speyr ouvre les évangiles et regarde Jésus qui révèle à certains leurs fautes et leur pardonne. Autre question : comment se confesser ?
L’auteur décrit la confession du laïc et du prêtre, de l’actif et Pour Adrienne von Speyr la confession a eu une place importante dans sa vie spirituelle aussi bien que dans ses écrits. Elle parlait d’« attitude de confession »qui peut se définir par une attitude d’ouverture de soi pour répondre à une exigence :  « On peut la désigner analogiquement comme attitude de confession parce que Dieu s'y montre tel qu'il est et parce que de cette révélation attendue par Dieu lui-même surgit la situation toujours nouvelle de la vision et de l'amour » selon les mots de Hans Urs von Balthasar.  
Dans cet ouvrage Adrienne von Speyr parle également de « confession originaire » en faisant référence à la mort du Christ sur la Croix en portant les péchés du monde : la Croix est donc « confession originaire ».

« La confession, conclut Adrienne, est là pour les pécheurs, ceux pour lesquels quelque chose d'autre, telle l'Eucharistie, reste trop élevé, trop saint, trop incompréhensible. On m'a baptisé, mais je ne vis pas conformément à la règle de ce baptême. On m'a confirmé, mais je ne suis pas un apôtre du Christ... Je me rends compte de toute la peine que l'Eglise prend pour moi..., mais cela ne me sert à rien. On me présente des saints, mais je n'en suis pas un ! Je vis dans le péché. En tant que pécheur, j'aurai toujours, vis-à-vis de l'Eglise, le dernier mot... Mais si on me dit que le confessionnal est réservé aux pécheurs, alors je vois clairement : voici finalement une place pour moi. C'est de moi précisément qu'il s'agit. Ce banc a été fabriqué précisément pour moi. Je peux évidemment trouver aussi à redire à la confession. Mais cela ne m'empêchera pas de savoir que c'est bien là ce qui concerne ma propre situation. Si on parle de la communion des saints, je sais pertinemment que je n'en fais pas partie, Mais si on me dit : il existe une communion des pécheurs, qui en fait partie ? je sais infailliblement que j'en fais partie »  


Ce très beau livre est tout à la fois un traité spirituel que théologique qui nous fait entrer en profondeur dans ce sacrement. Et c’est peut-être pour cette raison que lors du synode sur la Pénitence et la réconciliation en 1981 Jean-Paul II l’avait recommandé au Pères Synodaux.
Publication : Claude TRICOIRE - BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE D'AIX ET ARLES

lundi 23 novembre 2015

LA CONFESSION SELON ADRIENNE VON SPEYR

Confession
Adrienne von Spyer
Traduit de l'allemand par Marthe Allisy et revu par Walthère Derouau, s.j. -- Préface de Thierry Dejond, s.j. -- 1991 (2e édition)

 Un nouveau livre sur la confession ? Encore un manuel ou un guide de plus pour bien se confesser ? Non, bien plus que cela ! Adrienne von Speyr  nous fait découvrir comment le sacrement de réconciliation est  centré sur l'offrande de soi et la mort de Jésus sur la Croix comme étant l'archétype de la «confession» des fidèles que l’on appelle plus généralement  aujourd’hui sacrement de la réconciliation.

Il est appelé le sacrement de la confession, puisque la divulgation ou la confession des péchés à un prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond, il est aussi une «confession» - la reconnaissance et de louange - de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l'homme pécheur.

Qu’est-ce que se confesser ? Quel sens cela a-t-il de le faire ? Pour répondre, Adrienne von Speyr ouvre les évangiles et regarde Jésus qui révèle à certains leurs fautes et leur pardonne. Autre question : comment se confesser ? L’auteur décrit la confession du laïc et du prêtre, celle de l’actif et celle du contemplatif. Les saints aussi se sont confessés : comment donc ? Dans la confession sacramentelle, quelle est l’attitude du pénitent et quel est le ministère du prêtre ?

Adrienne von Speyr  a abordé les aspects moraux et pratiques de ce sacrement ; elle traite également certains domaines, comme : la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession. Elle n'hésite pas non plus à traiter des aveux des prêtres, des religieux ou des religieuses et même des saints. Elle a abordé et examiné toutes ces questions qui posent problèmes et débats chez les chrétiens.

Ce qu’en dit le théologien Hans Urs von Balthsar
"Dans son livre, La Confession, Adrienne von Speyr présente le sacrement dans sa perspective théologique : imiter l'obéissance du Fils qui se conforme en tout à la volonté du Père jusqu'à s'identifier à nos péchés (et les confesser) pour nous sauver. En suivant le Christ, le pénitent comprend alors que la confession des péchés est confession de foi, amour de l'église et du don de liberté que le Christ lui a confié" (Hans Urs von Balhasar)..

C'est pourquoi il parle d’ «une de ses œuvres les plus centraux". Elle aborde les aspects moraux et pratiques du sacrement en profondeur. Les nombreux domaines couverts comprennent la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession, les aveux de religieux et de laïcs, même les aveux de saints. On a ici entre les mains un traité à la fois spirituel et théologique sur la confession écrit à la lumière d'une lecture attentive des Evangiles et de la vie du Christ 

Et ce n'est peut-être pas par hasard si lors du Synode sur la Pénitence et la réconciliation (1981), Jean-Paul II avait recommandé ce livre aux Pères Synodaux. On peut penser qu'il serait fort utile de le reprendre alors que va s'ouvrir l'Année Sainte sur la Miséricorde le 8 décembre prochain.

« La déréliction sur la croix, la totale séparation du Père font essentiellement partie du mystère de la « confession » du péché universel dont le Christ s’est chargé. Son corps ressuscité est le fruit de son corps crucifié mis au tombeau, de même que son corps terrestre était le fruit du dessein de l’incarnation. Le corps nouveau, dont le Père lui a fait don, est le corps de son retour au Père. Par rapport à la confession, on peut dire : son corps terrestre était le corps de l’aveu, celui qui devait porter le péché de tout individu, mais aussi le péché en soi. Le corps ressuscité, par contre, est le corps de l’absolution qui n’a plus à porter le péché, parce qu’il a déjà été porté et qu’à la croix tout a été expié. Le premier corps a réuni en lui l’aveu total et le second se livre comme le pardon total. Il regarde le péché en face, il ne l’a plus sur le dos, comme le corps qui en portait le fardeau. » (Adrienne Von Speyr, La confession)

Publication : Claude Tricoire. - Bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence