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jeudi 12 janvier 2017

Un roman utopique de Vincent Borel

Vincent Borel, Fraternels, Paris : Sabine Wespieser éd., 2016, 553 p., 26 €.
Dans une société utopique et uchronique, où la logique de consommation est poussée à son extrême, une catastrophe écologique majeure se prépare.
Vincent Borel, auteur né à Gap qui signe ici son huitième roman, décrit d'une plume mordante les travers de nos contemporains : l'omniprésence des écrans qui coupe toute communication entre les personnes, le mépris de l'environnement, la mondialisation effrénée... Par des caricatures volontairement transparentes (on reconnaît aisément la compagnie Opié et son produit-phare l'Ifon 11) et des comportements exacerbés, une action menée tambour battant, il conduit le lecteur jusqu'à « un final libertaire, burlesque et transgressif », marquant la renaissance d'une génération, qu'il situe à quelques kilomètres de Cadarache.

Hélène Biarnais
Médiathèque du diocèse de Gap et d'Embrun

lundi 14 novembre 2016

Un roman allégorique sur le handicap durant les premiers temps du christianisme

Ghislain du Chéné, Moi, Marie, femme de Cléophas, Paris et Namur, Fidélité, 2016, 185 p., 15,50 €.
Comme le succès de Monsieur le curé fait sa crise le montre, le roman chrétien a le vent en poupe. L’auteur de Moi, Marie, femme de Cléophas, Ghislain du Chéné est, depuis 2008, coordinateur international du mouvement Foi et lumière. L’une de ses filles est atteinte par le handicap. Dans un message électronique, Ghislain du Chéné a tenu à préciser qu’il a écrit ce livre « en grande partie au cours de l’été 2013 à Embrun ».
L’ouvrage se déroule aux premiers temps du christianisme, juste après la résurrection du Christ. La narratrice, Marie, se tenait au pied de la Croix. L’auteur s’appuie sur le verset 25 du chapitre 19 : « près de la croix de Jésus, se trouvaient debout sa mère, la sœur de sa mère, Marie femme de Clopas, et Marie de Magdala » (Traduction œcuménique de la Bible, selon les traductions, l’époux de Marie est appelé Clopas ou Cléophas). Marie, la narratrice, est mère d’un fils handicapé. Ce sont leurs vies, la force des rencontres et, essentiellement celle avec le Christ, qui sont ainsi racontées, au temps des premières communautés chrétiennes et de la persécution.

mardi 20 septembre 2016

Monsieur le curé fait sa crise !




Monsieur le curé fait sa crise
Jean Mercier
Paris, Editions Quasar, 2016. 144 pages.


Le "métier" de curé n’est pas de tout repos !

Monsieur le curé fait sa crise est un petit roman qui n'a ni les accents dramatiques des ouvrages d’un écrivain comme Georges Bernanos ni la verve pleine d'humour du petit monde de Don Camillo. Cependant l'auteur à sa manière traite avec humour mais aussi avec gravité d’un  sujet sérieux : comment être prêtre aujourd’hui ? quel est sa mission au sein des paroisses ?

« Trop, c’est trop »  

Le Père  Benjamin Bucquoy, la cinquantaine, est plus que las de ces paroissiennes qui se chamaillent pour des bouquets de fleurs, de la catéchiste qui voit dans l’adoration eucharistique une « pi été de bas étage » et qui s’indigne quand il propose le sacrement de réconciliation lors d’une réunion de parents pour la préparation de la première communion. Il y a se paroissien qui pétitionne pour sauver une vieille chapelle en ruine… et qui pour finir demande sa démission. L’abbé Bucquois se sent incompris par son évêque et la coupe déborde quand le poste qu’il ambitionnait est confié à un confrère. Alors il jette l’éponge ! Au fond de son ermitage il se retrouve, il redécouvre sa vocation. Ses paroissiens se retrouvent en plein désarroi !
L’épilogue se veut une sorte de « happy end » ou un désir chez l’auteur : le prêtre n’est ni un gestionnaire, ni un DRH qui règle les conflits d’égo mais avant tout, s’il reste un homme avec ses failles et ses faiblesses, il est  un pasteur qui a la charge de faire grandir dans la vie chrétienne. Là est sa véritable vocation, ce pourquoi il a été ordonné.


L’auteur, Jean Mercier,  qui est journaliste à l’hebdomadaire La Vie et qui connait bien le milieu ecclésial dresse un portrait sans concession mais avec humour et beaucoup de tendresse également de qui peut exister dans chacune de nos paroisses : conflit d’égo entre paroissiens, conflit entre le prêtre et les sensibilités religieuses des paroissiens, prêtres surchargés entre les différentes sollicitations des uns et des autres....


publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocsaine d'Aix-en-Provence