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mercredi 15 avril 2015

Mgr Irénée-Yves Dessolle, un évêque au service de l’unité

Gérard Dessolle, Envoyé par l’Eglise et l’Etat, Mgr Irénée-Yves Dessolle (174-1824), Digne, Association pour l’étude et la sauvegarde du patrimoine religieux de la Haute-Provence, 1998, 139 p.


« Dans ces temps troublés, il n’était pas aisé de faire des choix temporels et spirituels » a répondu Gérard Dessolle à La Dépêche, le 14 avril 2000. Il fait alors paraître Paul-Benoît Barthe, le Solitaire. Il est présenté comme ayant « un intérêt particulier pour cette période » de la Révolution et du début du Concordat. C’est avec cette problématique, donc, que l’abbé Gérard Dessolle présente Mgr Irénée-Yves Dessolle, d’abord évêque de Digne (1802-1805) puis de Chambéry (1805-1823). Ce dernier diocèse, au civil, est administré par la France jusqu’en 1815.
L’épiscopat durant le Consulat et l’Empire est bien connu grâce aux travaux de Jacques-Olivier Boudon que ce soit par Les Elites religieuses à l’époque de Napoléon : Dictionnaire des évêques et vicaires généraux du premier empire (Paris, Fondation Napoléon, 2002 ; dans le catalogue de la bibliothèque Mgr Depéry ici) ou L’Episcopat français à l’époque concordataire (Paris, Le Cerf, 1996) pour des travaux généraux. Pour cet auteur et pour un évêque passé par Gap, il est possible de citer « L’itinéraire épiscopal de Mgr de Maillé de La Tour-Landry (1743-1804) » (Eglise dans les Hautes-Alpes, n° 100, juin 2014, p 14)

Irénée-Yves Dessolle, par son premier discours à Digne, en 1802, « disposera heureusement les esprits à l’union et à la paix. Il fit preuve d’une grande sagesse et d’une rare prudence dans l’organisation de son diocèse et de son chapitre cathédral » (J.-J. M. Féraud, Souvenirs religieux des Eglises de la Haute-Provence, reprint : éditions Jeanne-Laffitte, p 305). Son court épiscopat dignois est occulté par celui de son successeur, Mgr de Miollis (1805-1838). Les deux personnalités ont d’ailleurs de nombreux points communs, une étude prosopographique complète serait fort intéressante pour l’histoire ecclésiastique locale.
Comme Mgr de Miollis jusqu’en 1823, Mgr Dessolle eut la juridiction sur le futur diocèse de Gap. Il s’y rend officiellement dès le 24 octobre 1802. Il y reçoit, avec le préfet Ladoucette, les serments concordataires du clergé le 27 avril 1803. Il est « au service de l’unité » (chapitre 5, p 45), permettant ainsi à Portalis d’écrire à Bonaparte, en septembre 1803, que « l’organisation du diocèse de Digne avait été prompte et facile » malgré l’opposition des Gapençais à être gouvernés du chef-lieu des Basses-Alpes.

Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun


samedi 11 avril 2015

Le passage de Napoléon dans les Hautes-Alpes raconté par des contemporains

Jean-Pierre Jaubert, Napoléon dans les Hautes-Alpes (1815), des témoins racontent…  Editions des Hautes-Alpes, 2014 [2015 ?], 199 p.



C’est un ouvrage comparable à celui qui traitait de Lesdiguières et de Puymaure (notre recension) que nous livre Jean-Pierre Jaubert sur Napoléon dans les Hautes-Alpes. Après son court règne sur l’île d’Elbe, Napoléon tente de restaurer l’Empire : son retour passe par le département des Hautes-Alpes. Ce nouveau livre, comme le précédent, est illustré par Bernard Nicolas.

L’ouvrage satisfera les amateurs d’anecdotes, telle celle de la rencontre, au Poët, entre Napoléon et l’abbé David qui venait de sonner l’heure du catéchisme. Les gourmets d’histoire politique et militaire y trouveront également leur compte.


Sur Napoléon et les Hautes-Alpes, vous pouvez également consulter à la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry :
Roselyne Guiboud-Ribaud, Les Cent Jours, Gap, Ribaud, 1969, 25 p.
Joseph Michel, La Saint-Napoléon à Gap en 1806.


Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun