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samedi 7 novembre 2020

La Bible : la taduction liturgique avec notes

 

La Bible : traduction liturgique avec notes explicatives

Paris, A.EL.F., Editions Salvator, 2020. 2870 pages.

 

 


 Depuis huit ans, la nouvelle traduction officielle liturgique francophone de la Bible a été largement adoptée, aussi bien pour les célébrations liturgiques communautaires, que pour la lecture personnelle ou familiale de la Parole de Dieu, ou encore en catéchèse. Les éditions Salvator et l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones proposent aujourd’hui une version intégrale de la Bible enrichie de plus de 25 000 notes explicatives. Une mine d’or pour la pratique et la formation catéchétiques.

 

Rédigées par plus de trente auteurs et spécialistes, ces notes qui incluent les dernières recherches archéologiques et bibliques, « ont un rôle pédagogique et s’efforcent de rendre le texte biblique plus accessible au lecteur contemporain » précise le Père Henri Delhougne, coordinateur du projet. Un ouvrage de référence pour qui veut lire, méditer, se nourrir des Écritures à la lumière des commentaires proposés dans cet ouvrage.

Le lancement de cette édition annotée a été effectué le 24 septembre 2020, quelques jours avant le 1600e anniversaire de saint Jérôme (fêté le 30 septembre), Père de l’Eglise et traducteur de la Bible en latin, la Vulgate.


Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

samedi 17 mars 2018

Romano Guardini ( 1885-1968)


Romano Guardini (1885-1968)

Un numéro de La Maison-Dieu consacré à Romano Guardini
Le volume N°291 de La Maison-Dieu consacré à Romano Guardini est paru en mars 2018 aux éditions du Cerf.
Depuis cent ans, Romano Guardini accompagne le Mouvement et la réforme liturgiques, par son action, en particulier au château de Rothenfels, où se réunissaient les jeunes du Quickborn, et par ses écrits. Philosophe, théologien, prêtre, accompagnateur spirituel, il a profondément marqué son époque en proposant une vision renouvelée de la liturgie, attentive au sens profond des rites, à la place des acteurs, et il a su la partager.


Sommaire et résumé des articles

Romano Guardini à l’aube du Mouvement liturgique : L’Esprit de la liturgie, Arnaud Join-Lambert
En 1918, Romano Guardini publie son premier livre L’esprit de la liturgie (Vom Geist der Liturgie). Ce petit essai va connaitre un énorme succès, devenant un classique incontournable de la liturgie et ayant une grande influence dans l’Église catholique jusqu’au concile Vatican II. Cet article fait le point des dernières recherches sur l’origine et le contexte de ce livre, à l’aide notamment de la publication récente de la correspondance de Guardini (dont celle avec Cunibert Mohlberg). Un paragraphe est consacré au chapitre 5 sur « la liturgie comme jeu », central pour Guardini, et qui fit l’objet de discussion dès le début (et jusqu’à aujourd’hui). La deuxième partie analyse le contenu de l’ouvrage, en particulier les trois premiers chapitres. L’article examine enfin la réception postconciliaire de L’esprit de la liturgie, accordant une large part au livre de 2001 du cardinal Joseph Ratzinger et des polémiques qui suivirent. L’article est suivi de la publication de la préface de l’abbé Herwegen à la première édition de l’ouvrage.

Romano Guardini, une théologie fondamentale de la liturgie, Jean-Louis Souletie
Le « discours de la méthode » systématique en science liturgique proposé par Guardini cherche à articuler deux perspectives différentes mais corrélées : l’épaisseur historique des rites, et la portée dogmatique de leur signification. Il énonce au passage quelques pièges à éviter dans le traitement des données historiques, et les conditions d’une véritable herméneutique liturgique. Jean-Louis Souletie montre comment ces apports ont été profitables pour le discernement dans le travail de réforme, et comment la méthode systématique nous aide aujourd’hui à mieux comprendre la liturgie ancienne et contemporaine. Il éclaire également le propos de Guardini sur la méthode en science liturgique en le rapprochant de ses sources philosophiques telles que les présente son ouvrage intitulé La polarité.

Romano Guardini et la formation liturgique, Sophie Gall-Alexeeff
Romano Guardini a porté une attention toute particulière à la nécessaire formation liturgique. Cela transparaît dans nombre de ses écrits et, plus spécialement, dans son livre Liturgische Bildung, en 1923, qui jusqu’à maintenant n’était pas disponible en langue française. Situant cet écrit majeur dans l’ensemble de son œuvre, cet article fait le point sur les enjeux de la formation liturgique selon Guardini et les moyens qu’elle est appelée à déployer. Le théologien procédant, le plus souvent, par association d’images contraires pour faire entrer dans une compréhension fine et large, qui n’enferme pas dans une définition trop stricte. Le terme allemand Bildung choisi par Guardini est d’ailleurs particulièrement intéressant par son ouverture de sens qui est rassemblé ici sous le terme « formation ». L’article se termine par de longues citations de l’ouvrage étudié, mises à disposition des lecteurs en traduction française et dont la pertinence est relevée. Cela concerne : la distinction entre formation liturgique et science liturgique ; le rapport âme et corps dans la liturgie ; l’articulation intériorité et extériorité ; et le rapport individu et communauté. Autant de questions centrales dans l’œuvre de Guardini.

L’édifice de la prière : pôles objectif et subjectif, Fr. Tarcisius Dejoie
En 1913, dom M. Festugière, bénédictin de l’abbaye belge de Maredsous fut à l’origine d’une controverse qui opposa tout d’abord les bénédictins de Belgique aux jésuites de la province de Toulouse, à propos de la dimension objective de la vie de prière. La dispute, qui dépassa rapidement le cadre de la Belgique et de la France, s’est attachée surtout, à un aspect finalement secondaire du débat : la critique ou la défense de la méthode de spiritualité ignatienne. L’intérêt de la réflexion de R. Guardini dans son article de 1921 réside surtout dans le fait qu’il identifie l’objet principal et les véritables termes du débat. Commençant par lever la suspicion jetée contre la spiritualité jésuite, il reprend alors l’essentiel de la question, à savoir le rapport entre les besoins individuels des fidèles – qui touchent à la sanctification mais sont aussi d’ordre affectif – et le pôle objectif de la prière que la liturgie garantit dans une large mesure.
Aujourd’hui encore, le questionnement et l’analyse rigoureuse du théologien allemand paraissent pertinents à qui cherche un éclairage sur le problème complexe du rapport, ou des apports mutuels, de la prière de l’église et de la prière personnelle, dans la vie du fidèle chrétien.

La notion de « Liturgiefähigkeit » (capacité liturgique) : Une question d’actualité permanente, Davide Pesenti
Les sciences liturgiques se sont régulièrement interrogées sur la « Liturgiefähigkeit », c’est-à-dire sur « la capacité liturgique » de l’homme au XXè siècle, surtout depuis la célèbre lettre de Romano Guardini à Johannes Wagner, à l’occasion du Congrès liturgique qui a eu lieu en 1964 à Mayence. Actualisant cette intuition guardinienne pour le contexte ecclésial contemporain, cette contribution vise à présenter un des concepts-clés de ce que la théologie a nommé « la Question liturgique ». La visée de ce bref parcours est d’abord de repérer quelques présupposés et conditions d’une participation holistique à l’action liturgique, comme elle a été demandée par le concile Vatican II et promue par la réforme liturgique qui l’a suivi. Dans un deuxième temps, l’article se propose d’approfondir le rôle et l’actualité permanente du questionnement théologique concernant la « capacité liturgique » de l’homme postmoderne pour l’ensemble de la vie de l’Église ainsi que pour la réflexion présente et future en sciences liturgiques.

Offrir avec le peuple, offrir pour le peuple ? Une question liturgique post-tridentine, Gilles Drouin
Le Concile de Trente a été suivi d’une modification profonde de la disposition spatiale des édifices de culte catholique, avec en particulier une réarticulation du sanctuaire et de la nef (disparition ou ouverture des jubés, disposition « à la romaine » de certains autels). Les Instructions sur le Rituel de Mgr Joly de Choin, évêque de Toulon, un important ouvrage de formation et de régulation liturgique dont l’influence s’étendra jusqu’au milieu du XIXè  siècle, témoigne à la fois de la réception d’une théologie de l’offrande commune du sacrifice de la messe par le prêtre et les fidèles dans la France post-tridentine et de la difficulté de sa traduction liturgique effective. L’examen de cette question dans le contexte pastoral des Instructions, éclaire une des difficultés de la pastorale à la française du XVIIIè siècle, incapable malgré la formation du clergé, le zèle apostolique de nombreux prêtres, de rendre effective une participation liturgique à la messe, avec le risque de réduire la liturgie à ses dimensions d’observance rubricale et d’exhortation morale, sans qu’un recours possible aux ressources de la dévotion ou du théâtre baroque puisse même en partie suppléer à cette carence.




Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

jeudi 2 février 2017

Annibale Bugnini, la réforme liturgique

Yves Chiron, Annibale Bugnini (1912-1982) : réformateur de la liturgie, Paris : Desclée de Brouwer, 2016, 220 p., 19 €.
En nos périodes de débats liturgiques, ce livre est particulièrement opportun du fait que Mgr Annibale Bugnini (1912-1982) a été un ami proche de Paul VI et l'un des artisans majeurs de la Réforme liturgique issue du Concile Vatican II. Il a co-signé un ensemble de documents de cette Réforme. Historien, Yves Chiron a le mérite de donner une passionnante biographie bien documentée sur Annibale Bugnini, italien de l'Ombrie, prêtre lazariste, dont le charisme a été celui du travail méthodique et efficace, organisateur de la recherche menée avec des experts. Il a ainsi eu la responsabilité de secrétaire à plusieurs niveaux : de la Commission liturgique sous Pie XII, puis de la Commission préparatoire du Concile pour la liturgie (1959-1962), puis, après le vote quasi unanime de la Constitution sur la Liturgie (1963), secrétaire du "Consilium", organisme institué par le Concile, avec Paul VI, en 1964, pour mettre en oeuvre les orientations de la Constitution sur la Liturgie, puis, de 1969 à 1975, secrétaire de la Congrégation du Culte divin.
Yves Chiron montre comment Annibale Bugnini a travaillé sous la direction avisée du Cardinal Lercaro et davantage encore en contact avec Paul VI. En 1975, Paul VI s'est séparé d'Annibale Bugnini en le nommant nonce apostolique en Iran. Annibale Bugnini a ainsi travaillé avec ardeur au vaste programme de la Réforme liturgique conciliaire. Il a su coordonner la tâche de 30 à 40 cardinaux, évêques, et experts (le P. Martimort, le P. Gy, Dom Botte,...). Il s'est entouré de collaborateurs spécialistes sur le mystère pascal, la liturgie et la mission, l'adaptation des Missels et des divers Rituels des sacrements ou de la Liturgie des Heures, la célébration de l'Eucharistie (le mémorial, la concélébration, l'autel face au peuple, les prières eucharistiques, la communion sous les deux espèces, la communion dans la main,..), la Parole de Dieu et l'extension du Lectionnaire (le cycle des trois Évangiles...), la participation des assemblées, le dispositif des ministères (les Ordres mineurs...), l'inculturation des rites, l’œcuménisme et la liturgie... Après la mort d'Annibale Bugnini sont parus deux de ses livres éclairant son mode de travail, les étapes et les axes des mises en oeuvre, ses motivations: "La riforma liturgica: 1948-1975" (1983; rééd. augmentée en 1997) et "Liturgiae cultor et amator, servi la Chiesa" (2012, 231 p.).
Cinquante ans après la Constitution du Concile sur la rénovation de la liturgie, l'auteur nous replace ainsi dans le contexte de la Réforme, des orientations et des débats très animés. On pourra accompagner la lecture du livre d'Yves Chiron avec d'autres documents, notamment avec le "Dictionnaire encyclopédique de la Liturgie" (éd. Brepols) aux articles "Mouvement liturgique", et "Réforme liturgique" où il est noté que "la réalisation du grand programme (liturgique du Concile) fut placée sous la sage direction du Cardinal Lercaro et du secrétaire Annibale Bugnini".

P. Pierre Fournier,
responsable de la formation permanente du diocèse de Gap et d'Embrun

samedi 7 mai 2016

"Philosophie, théologie, les deux se rejoignent en étant des travaux de pensée..."

Jean-Yves Lacoste, L'intuition sacramentelle et autres essais, Paris : Ad Solem, 2015, 239 p., 23 €.

Ce livre est un recueil d'études, toutes écrites par le même auteur, pour la plupart parues à l'occasion de colloques ou d'ouvrages collectifs. Certaines ont été traduites en français pour cette édition. Jean-Yves Lacoste est philosophe de formation. Dès ses premiers travaux, il a travaillé sur la frontière ténue entre la philosophie et la théologie, en s'appuyant sur la phénoménologie de Husserl et de Heidegger. "Philosophie, théologie, les deux se rejoignent en étant des travaux de pensée ou, plus prudemment, en formant le projet de penser" (p. 6). Sa biographie est consultable sur le site des Presses universitaires de France. La médiathèque diocésaine de Gap possède Expérience et absolu, livre qu'il a publié aux PUF en 1994, et Histoire de la théologie, aux éditions du Seuil, qu'il a dirigée en 2009.
Dans la lignée de ses ouvrages précédents, Jean-Yves Lacoste utilise ici la philosophie pour mieux comprendre la théologie, et en particulier la liturgie. Le premier essai revient sur l'histoire de la philosophie et de la théologie à l'université. Le second définit le concept de présence en philosophie, pour l'étendre à l'eucharistie. L'avant-dernier est un commentaire du sermon sur la montagne de l'évangile de Matthieu (chap. 5 à 7), qui contient un long développement sur le don. Il analyse plus particulièrement les versets 38 à 48 du chapitre 5. Sur ce sujet, on consultera en complément avec profit les actes du colloque interdisciplinaire organisé par le Collège supérieur en 2001.
L'intuition sacramentelle et autres essais est très ardu, mais il apporte un éclairage très intéressant sur les concepts philosophiques qui soutendent la liturgie.

Hélène Biarnais
Médiathèque diocésaine de Gap et d'Embrun




dimanche 7 février 2016

COMPRENDRE LA LITURGIE

Comprendre et vivre la liturgie

Comprendre et vivre la liturgie Signes et symboles expliqués à tous
Xavier ACCART
Préface de Mgr Robert Le Gall, archevêque de Toulouse
Paris, Presses de la Renaissance

Réenchanter la pratique religieuse en donnant de façon simple et vivante les clefs fondamentales pour comprendre et vivre la liturgie : tel est le but de ce livre complet et accessible à tous.

PRESENTATION DU LIVRE

La liturgie chrétienne recèle des trésors méconnus. Vécue dans toute sa richesse, elle devient un chemin spirituel particulièrement fécond pour celui qui l'emprunte. Cet ouvrage à la fois clair, accessible et complet introduira avec bonheur à sa découverte. L'auteur propose de « réenchanter la pratique » religieuse en livrant de façon simple et vivante les clefs de la liturgie pour mieux la comprendre et la vivre pleinement. En quarante-sept chapitres, il explique et décrypte ses notions fondamentales : les symboles de la messe et ses différentes parties, les vêtements sacerdotaux, l'architecture des églises, l'année liturgique, les fêtes chrétiennes, etc.
Un enseignement plus personnel est également livré au lecteur, qui pourra ensuite tracer sa propre voie dans cette tradition en perpétuel renouvellement, creuset privilégié d'une vie spirituelle personnelle, authentique, féconde et rayonnante. Si l’auteur est parti de l’expérience concrète des chrétiens, il puise les différents éléments de son analyse essentiellement dans la Bible et chez les Pères de l’Eglise, des éléments que l’on retrouve tout au long de la messe pour peu que l’on veuille bien y prêter attention.
Voici don un livre très utile pour qui veut mieux comprendre la liturgie et mieux la vivre. Il est d’autant mieux à lire qu’il est écrit dans un langage accessible à tous que l’on soit un catholique de longue date ou un débutant !

 Cet ouvrage a été inspiré par la chronique mensuelle qu’il tient sur ce sujet dans la revue Prier depuis plusieurs années, reconnue comme une chronique vedette par la rédaction et suscitant de nombreux courriers de lecteurs. Facile d’accès, même pour un débutant dans la foi chrétienne, il présente cependant une approche et des références originales qui intéresseront des chrétiens déjà formés. Des annexes complètent le corps du texte : schémas et dessins, index thématique, structure générale de la messe, calendrier liturgique

Enfin, la préface est signée de l’archevêque de Toulouse, ancien moine bénédictin de Kergonan reconnu dans l’Église comme l’un des meilleurs spécialistes de la liturgie. »

Voici donc un livre très utile pour qui veut mieux comprendre la liturgie et mieux la vivre. Il est d’autant mieux à lire qu’il est écrit dans un langage accessible à tous que l’on soit un catholique de longue date ou un débutant !

L’AUTEUR

Xavier Accart, chroniqueur pour la revue Prier, est responsable des « Essentiels », les cahiers spirituels de l’hebdomadaire La Vie. Il est titulaire d’un doctorat de la section des sciences religieu-ses de l’École pratique des hautes études et participe à l’animation d’une école d’oraison. Il a déjà publié Guénon ou le renversement des clartés (2005) et L’Ermite de Duqqi (Archè, 2001).

Publication : Claude Tricoire  - Bibliothèque diocésaine dAix et Arles

lundi 21 septembre 2015

L’histoire de la liturgie contemporaine s’enracine dans la longue durée

Les trois volumes de l’Histoire religieuse de la France contemporaine par Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire, présentent une synthèse de l’histoire des différentes confessions se trouvant en France. Pour plusieurs raisons, le Christianisme, et le Catholicisme en son sein, sont majoritairement représentés dans ces trois volumes.

Le troisième tome couvre la période 1930-1988. Le concile Vatican II est au cœur de cette période. Ses différents aspects sont analysés y compris les questions liturgiques sous le titre « le mouvement liturgique et la réception des réformes » (p 272-276). La richesse de l’analyse de Cholvy et Hilaire réside dans la profondeur chronologique qui souligne les ruptures autant que les continuités sur cette problématique. Les acteurs, les auteurs, les textes cités en témoignent. 

dimanche 24 mai 2015

Une histoire du clergé paroissial

Le 18 mai 2015, le point de départ de la troisième partie du cycle de conférences sur le clergé paroissial du XVIIIe siècle à nos jours, donné par Luc-André Biarnais, archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun, interroge à la fois les conditions de parution en 1943 et le contenu de La France, pays de mission ? Cette intervention a montré la diversité de forme du "pole paroissial" induisant les multiples manières de l'administrer et d'accueillir les fidèles.

Le 15 avril 2015, Luc-André Biarnais a donné la deuxième conférence sur le clergé paroissial. Cette séance était consacrée au XIXe siècle, époque marquée par l’unification liturgique avec le missel romain et le renforcement du rôle de l’évêque. Au même moment, la première action catholique se confronte à la laïcisation de la société française. 

Cette conférence faisait suite à la première, le 17 mars 2015 qui avait pour thème le clergé paroissial au XVIIIe siècle. 


La prochaine conférence sur le clergé paroissial aura lieu le lundi 15 juin à 20 h 30, à la maison diocésaine de Gap : A partir de 1960, le redécoupage des paroisses.

Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

vendredi 17 octobre 2014

La musique liturgique au XXe et XXIe siècle dans l'Eglise en France

 
Le catholicisme français au rythme du chant et de la musique (XXe-XXIe siècles)
Olivier Landron
Paris, Parole et Silence, 2014. 576 pages

               Cet imposant ouvrage se propose d'analyser les rapports entre le catholicisme français, le chant et la musique des XXe et XXIe siècles qui sont le reflet de l'évolution de l'Eglise en France. Dans la première partie du XXe siècle, on notera la redécouverte du grégorien et de la musique religieuse issue de la Renaissance. Puis la sortie de la Seconde Guerre mondiale verra la diffusion des chants en français. Naissent alors des tensions entre les tenants du chant en français et ceux du chant en latin. Le concile Vatican II, en donnant aux langues nationales une valeur pleinement liturgique, a apporté des changements profonds. Les années 1960 et 1970 ont vu la promotion des chants rythmés, issus des négro-spirituals et du jazz.  Les années 1970 voient aussi la mise en place de l'animateur de chant. Puis des auteurs et des compositeurs de chants liturgiques s'imposent : le père Didier Rimaud, Jacques Berthier, Jo Akepsimas... Le monde monastique n'a pas été en reste. Jusqu'aux années 2000, si la musique d'Eglise a continué d'être l'objet de conflits, elle a aussi fait preuve de dynamisme comme à Sylvanès, avec le père Gouzes, et à Lourdes, avec le Frère Lécot. Dans le sillage des JMJ de Paris en 1997 et de Rome en 2000 sont nés des groupes de pop louange inspirés des Etats-Unis et dont le plus célèbre est certainement Glorious.

Ce livre relate l'étonnante épopée de la musique d'Eglise contemporaine, dont la vitalité ne se dément pas.

mardi 22 juillet 2014

Pierre, tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise (Mt 16, 17)


Frère Philippe Markiewicz, Ferrante Ferranti, Les pierres vivantes : l’église revisitée, Paris, Éditions Philippe Rey, 2005


L’été est un moment favorable pour prendre le temps d’observer et de contempler. C’est pour cela que nous vous proposons ce beau livre qui est une invitation à la contemplation des vieilles pierres et qui nous offre les clefs pour nous permettre de voir l’invisible et ainsi entrer plus en profondeur dans la liturgie de l’Eglise.
Architectes de formation, l’un est devenu moine, l’autre photographe. C’est au monastère de Ganagobie dans les Alpes de Hautes-provence que Frère Philippe Marakiewicz et Ferrante Ferranti se sont rencontrés. De leur questionnement sur le rôle du sensible pour montrer et rencontrer Dieu est né ce livre.
Avec leurs yeux et leurs mots les auteurs nous entrainent: de l’abbaye bénédictine de Ganagobie aux sanctuaires du Brésil, des peintures baroques du plafond de la chapelle Sixtine aux mosaïques romanes et aux icones du monastère Sainte Catherine dans le Sinaï, des statues européennes aux riches façades mexicaines, des rites chrétiens de la semaine sainte à Seville à ceux de la chrétienté d’Ethiopie sans oublier une magnifique photo des funérailles du pape Jean-Paul II. En quatre étapes : l’approche, la rencontre, la communauté et la mystagogie, ils nous emmènent en voyage à travers le monde et nous conduisent au cœur du mystère célébré par la liturgie. Ainsi Frère Philippe fait une remarquable comparaison, pleine d’enseignement, entre la liturgie de la dédicace d’une église et celle du sacrement de confirmation. Par ces rites, tous
deux, le monument de pierre comme le baptisé, sont ordonnés à la célébration de la Liturgie. Il écrit p. 165 : «L’art liturgique est un élément constitutif de la Liturgie et, à ce titre, sa raison d’être est de montrer quelque chose du mystère célébré »

Pour aller plus loin la bibliothèque de Gap vous propose :
Fernand Pouillon, Les Pierres sauvages, Paris, Éditions du Seuil, 1964
Louis Bouyer, Architecture et liturgie, Paris, Éditions du Cerf, 1967
Découvrir Ganagobie avec les moines, Marseille, Éditions Les Clef de l’Europe,
Guy Barruol, Ganagobie, Éditions Zodiac, 1979
Hélène de Villoutreys