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mardi 17 janvier 2017

Comment Jésus a formé ses disciples pour en faire des apôtres ?

Jean-Philippe Auger, Comment Jésus a coaché douze personnes ordinaires pour en faire des leaders extraordinaires, préface du cardinal Gérald Cyprien Lacroix, Paris : Salvator, 2016, 231 p., 20 €.
Dans une relecture audacieuse, et très américaine, des Évangiles, le père Jean-Philippe Auger, professeur de théologie pastorale à l'Institut de formation théologique de Montréal, montre comment les attitudes de Jésus envers ses disciples peuvent être comparées à des techniques de coaching aujourd'hui éprouvées.

Une attitude de leadership

Dès leur appel, Jésus est présent auprès de ses disciples pour les former au Royaume qu'il annonce. Le père Jean-Philippe Auger distingue trois types de relations d'enseignement, maître/élève, maître d'œuvre/apprenti, maître d'initiation/novice. Jésus utilise tour à tour chacune d'entre elles pour permettre à ses compagnons de montrer le meilleur d'eux-mêmes et faire émerger les leaders nécessaires à l'application de son injonction « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai commandé » (Matthieu 28, 19-20). Ces méthodes peuvent-elles inspirer nos communautés chrétiennes pour la formation d'accompagnateurs et de catéchistes efficaces ?

Un ouvrage clair et pratique

Le plan de l'ouvrage est très clair. La première partie concerne l'exégèse alors que la seconde est l'application des principes ainsi dégagés. Chaque chapitre se termine par un résumé et par un questionnaire sur les pratiques personnelles du lecteur, qui permettent d'exploiter facilement ce livre dans un groupe de travail.
Hélène Biarnais,
Médiathèque du diocèse de Gap et d'Embrun

lundi 18 juillet 2016

Violence et miséricorde

Alain Marchadour, Dieu de miséricorde : voyage au pays de la Bible, Montrouge : Bayard, 2016, 501 p., 21,90 €.


À l'occasion de l'année de la miséricorde, Alain Marchadour, bibliste, auteur de plusieurs ouvrages d'exégèse et d'une biographie de saint Paul, étudie la violence dans la Bible, comme une « force brutale physique, utilisée souvent injustement, parfois jusqu'au meurtre, contre un autre homme, ou contre un autre groupe social » (p. 7), et plus particulièrement la violence collective d'une communauté contre une autre.
Dans l'Ancien Testament, Dieu est perçu comme vengeur, jaloux, violent, à tel point que certains, comme Marcion (85-160), souhaitent que ces textes soient rejetés du canon biblique, accusant Dieu d'être la cause de la violence entre les hommes. Dans le Nouveau Testament, avec Jésus, c'est une figure d'amour et de miséricorde qui se découvre. À travers la Création, Caïn et Abel, Abraham et Isaac, Joseph, Moïse, Alain Marchadour montre comment la Révélation est progressivement comprise au fil des livres bibliques, pour atteindre son apogée en Jésus.

dimanche 19 juin 2016

Parole d'Évangile, parole trahie ?

Parole d'Évangile, parole trahie ? 144 raisons de douter
Jean Bescond, éd. Golias, 2016, 230 p., 16 €.


Depuis des années, Jean Bescond, laïc breton, travaille sur la Parole de Dieu, et a publié sa propre traduction: "Le Nouveau Testament en vers et versets" (éd. Golias, 2010), puis "La Bible en vers" (2013), ainsi qu'une histoire des traductions de la Bible: "Ainsi cheminèrent les papyrus de la Bonne Nouvelle" (2011). C'est le fruit de son expérience qu'il développe ici avec, en sous-titre, ses "144 raisons de douter", douter des traductions disponibles, 144 étant un chiffre symbolique (Apoc. 21,17). Passant en revue l'ensemble du Nouveau Testament, l'auteur compare neuf traductions connues, catholiques, protestantes, œcuménique: Bible Bayard, Bible de Jérusalem, Segond (ancienne version et la nouvelle), la traduction œcuménique TOB, en Français courant, et, en anglais, la King James version (et sa nouvelle version), la New International version, ainsi que le texte latin de la Vulgate, et sa propre "Bible en vers". Avec patience et minutie, Jean Bescond relève quatre types de "trahison" du texte original. D'abord, des nuances ignorées: gallicismes, ironie, mot juste, contexte. Puis les contresens dus au mot qui ne convient pas, à la recherche intempestive d'un nouveau vocabulaire, au mauvais exemple, parfois, de la Vulgate, aux erreurs à répétition, aux erreurs grammaticales, les mots-charnières affaiblis,... Et encore les erreurs flagrantes: sens incomplet, mots mal traduits, et non-sens... Enfin les incohérences: inconstances, incohérences répétées, oubli de parallèles dans le même verset, négligence du lien avec le verset précédent, décalage par rapport à l'ensemble du texte considéré.

jeudi 25 juin 2015

Conférences de Jean-François Bouthors à Gap

Le 20 mai dernier, Jean-François Bouthors, exégète, a fait deux interventions à la Maison diocésaine de Gap. La première est un atelier autour de la Genèse et du récit de la création, la deuxième est la conférence De quel Dieu nous parle la Bible ?
Ces deux enseignements ont été enregistrés grâce aux moyens techniques de RCF et vous sont proposés à l'écoute ici.

Vous trouverez ici les ouvrages de Jean-François Bouthors disponibles à la bibliothèque diocésaine de Gap.