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mercredi 26 avril 2017

Les points noirs de l'histoire de l'Eglise

Les Points noirs de l'histoire de l'Église
Michaël Hesemann
Paris, Artège, 2017. 421 pages.


Présentation de l’ouvrage

Malgré un titre qui donne à croire que cet ouvrage serait une énième compilation de la « face noire » de l'Église catholique il se révèle  à la fois instructif et passionnant couvrant 2000 ans d'histoire. En partant des origines de l’Eglise il fait le point sur certaines légendes et falsifications qui alimentent régulièrement tant les magazines que certains ouvrages en mal de sensationnel ou de révélations.

L’auteur commence par faire le point sur de prétendues découvertes à propos de Jésus : le tombeau qui aurait été découvert tout comme des lettres attribuées à Jésus. Il n’oublie pas de faire un sort aux fantasmes qui entourent le mystère de naissance de Jésus, ses relations avec Marie-Madeleine. L’auteur fait également le point sur les premiers temps de l’Eglise :les défis que la jeune église dut affronter pour réussir à formuler des dogmes, comment s’est institué peu à peu la Primauté de Pierre, ses relations avec le pouvoir une fois l’Eglise reconnue comme religion majoritaire au sein de l’Empire romain.

Ainsi il détruit en historien les fantasmes qui parcourent toute une littérature (journalistique, historienne ou romanesque) et veulent décrire l’Eglise comme un foyer d’obscurantisme. C’est donc quelques dossiers que l’auteur revisite : le schisme entre Constantinople et Rome, les Croisades en Terre Sainte ou contre les cathars, la légende de la papesse Jeanne, les Templiers avec ses nombreux mythes l’épineuse question de l’Inquisition, le procès Galilée, la question protestante ou celle du modernisme au XIXème siècle, tout comme le débat autour de l’attitude de Pie XII pendant la Deuxième Guerre mondiale à propos du silence du Pape.

L’auteur évoque longuement aussi quelques sujets qui ont donné lieu à de nombreux articles ou livres : la mort du Pape Jean-Paul Ier (certains auteurs insinuant que ce dernier aurait été assassiné), le scandale de la Banque Ambrosio ayant à sa tête le controversé Monseigneur Marsinkus. Le livre s’achève sur le « mea culpa » voulu par Jean-Paul II au seul du troisième millénaire où l’Eglise reconnaissait les fautes commises par le passé.

L’auteur a choisi les sujets les plus controversés ou les plus connus de l’histoire de l’Eglise catholique pour rétablir la vérité bien que d’autres sujets auraient pu être traités (les missions en Afrique ou dans les Amériques, ses rapports avec certains régimes…).

S’il peut à première vue paraître apologétique l’auteur ne cache pas les erreurs parfois commises par les prélats au nom de l’Eglise. C’est donc bien une Eglise « sainte » par essence mais composée de pécheurs que l’historien allemande nous montre.

En définitive cet ouvrage, facile à lire, est très instructif et permettra de répondre aux nombreuses critiques qui sont adressées à l’Eglise catholique.


L’auteur

Michael Hesemann, né en 1964, est historien, écrivain et journaliste. Spécialiste d'histoire ecclésiastique, il a aussi étudié l'anthropologie culturelle, la littérature et le journalisme à l'université de Göttingen en Basse-Saxe. Il vit aujourd'hui entre Rome et Dusseldorf.

Publication : Claude Tricoire  - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mardi 12 juillet 2016

Une bande-dessinée sur l’aumônerie aux Armées

Guillaume Berteloot, Michel de Peyret, Avec le Padre, les aumôniers catholiques dans l’Armée française, Paris, Éditions du Triomphe, 2016, 47 p.



Au départ de cet ouvrage, se trouve « l’idée de travailler sur l’histoire et la particularité de l’aumônerie militaire » comme le dit le narrateur page 4, qui doit rédiger un mémoire. Son interlocuteur est alors le prêtre aîné à qui l’on « a confié d’une certaine façon les archives ». Il faut peut-être souligner ici que l’archiviste du diocèse aux Armées est aujourd’hui une femme, et que sur 95 diocèses, 60 postes d’archiviste étaient tenus par des laïcs en 2014. Un professionnel des archives et de l’histoire ne confondrait pas la période moderne (avant 1789) et la période contemporaine qui dure de la Révolution française à nos jours (p 11).
Le dessein de l’ouvrage est « de faire toucher du doigt […] la grandeur et les vertus de l’aumônier militaire : le sens de la pauvreté, le dévouement, l’héroïsme, ces qualités que les soldats attendent de leurs aumôniers » selon le père Michel de Peyret, dans une interview à Famille chrétienne (n° 2001, 21-27 mai 2016, p 38-39). Ce sont 18 siècles d’histoire du Christianisme depuis le martyre de saint Maurice d’Agaune au IIIe siècle, jusqu’aux échanges entre aumôniers en chef au sein de l’Otan, qui sont décrits en 45 planches. Cette bande dessinée, présente à la fois l’évolution du rôle des prêtres aumôniers militaires et, en creux, celui des armées.
De grandes figures de notre histoire sont dessinées. Saint Vincent de Paul est nommé aumônier général des galères en 1619. Le ministère de Mgr Jean Lanusse (1818-1905) traverse le XIXe siècle de la monarchie de Juillet à 1905 (p 12-21). Durant la Première Guerre mondiale, le père Daniel Brottier, missionnaire au Sénégal avant le conflit et qui dirigera ensuite la fondation des Orphelins apprentis d’Auteuil, a également été aumônier à Verdun tout comme Pierre Teilhard de Chardin, sj. Le père Paul Doncoeur permet à l’auteur de rendre hommage aux 6000 ecclésiastiques et 400 religieuses décédés en raison de la guerre.
Il faut signaler, ici, que la Médiathèque Mgr Depéry vient d’acquérir le Journal de guerre d'un officier du 159e régiment d'infanterie alpine de Briançon : 1914-1919 de Narcisse Alixant, publié en 2015. 
La Seconde Guerre mondiale « n’est pas aussi significative que la première en ce qui concerne les aumôniers » (Famille chrétienne, p 38-39). Elle est traitée en deux pages et la place du clergé est décrite en deux phrases : « des prêtres ont servi dans les chantiers de jeunesse, d’autres dans les maquis. D’autres, enfin, contre leur gré, ou plus touchant, volontairement, sont partis accompagnés les prisonniers ou les réquisitionnés ».
Les conflits nés après la Seconde Guerre mondiale sont évoqués tel celui de l’Indochine, notamment à travers la figure de l’abbé Paul Jeandel et le soutien aux prisonniers (p 32-37). Quatre planches sont également consacrées aux opérations en Algérie (p 37-40). L’intervention française durant la guerre dite de Shaba II est traitée à travers le saut de 700 légionnaires sur la ville de Kolwesi en mai 1978 (p 42). Le livre se termine sur les dernières opérations extérieures des armées françaises et sur les évolutions du rôle des aumôniers dans l’armée.


Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun


lundi 27 juin 2016

« Proclamer publiquement la promesse chrétienne » à l’image du Christ

Stefano Simiz, Prédication et prédicateurs en ville (XVIe – XVIIIe siècles), Villeneuve d’Ascq : Presses universitaires du Septentrion, 2015, 352 p, 29 €.



Dans son introduction, Stefano Simiz évoque un projet d’étude sur « l’éloquence de la chaire » lancé par Amédée Gayot en séance de l’Académie de Troyes le 6 juin 1862 (p 17). Toujours au XIXe siècle, une religieuse vendéenne, en 1851, rappelait qu’il lui avait fallu attendre 1814 pour entendre « sermons ou instructions » d’une manière régulière dans une paroisse que venait de quitter un curé présent dès la Révolution française (sœur Marguerite Vrignaud, La Vendée aux lèvres closes, La Roche-sur-Yon : Centre vendéen de recherches historiques, 1998, p 129). Dans sa conclusion, l’auteur souligne l’avis de Mgr de Boulogne (1747-1825) sur « la chaire chrétienne […] une grande et utile institution », un art « qui sanctifie le génie par la religion, embellit la religion par le génie, et fait ainsi remonter vers le ciel les lumières et les talents qui en descendent » (p 314). L’homilétique ne distingue pas toujours le sermon des autres formes d’instruction (p 21).
Qu’est-ce que prêcher ? Cela « correspond à proclamer publiquement la promesse chrétienne » de la foi en la vie éternelle (p 18). C’est aussi être à l’image du Christ, « ministre de la parole et parole elle-même qui se réalisait sous les yeux de ses disciples » (p 218). La prédication doit aussi « occuper le calendrier du chrétien et l’instruire en profondeur sur les fondements et moyens de vivre sa foi » (p 310). Stefano Simiz étudie ce fait, à l’époque moderne, c’est-à-dire entre la Réforme et la Révolution française, dans les villes de Champagne et de Lorraine (p 30). En effet, « plus que jamais auparavant sans doute, la prédication s’est imposée dans le déroulé ordinaire de la ‘religion citadine’ d’Ancien Régime. Grâce à des initiatives toujours plus nombreuses et très diversifiées, le sermon est une des charpentes de l’édifice liturgique et cultuel de l’année, non seulement chez les catholiques, mais encore dans le monde protestant ou encore juif » (sic - p 67). Or, « faire de chaque église une chaire active » nécessite une action tout au long du XVIIe siècle (p 49). Des « stations » sont fondées par des fabriques paroissiales ou des confréries après le XVIIe siècle (p 54). Il faut souligner ici l’action de Georges d’Aubusson de La Feuillade, évêque de Metz entre 1668 et son décès en 1697, après avoir siégé à Embrun de 1649 à 1668. Il cherche à « contrecarrer l’enseignement calviniste » après 1680, mouvement qui « s’inscrit non pas dans une période de développement ou de consolidation du protestantisme, mais en accompagnement ‘pastoral’ des mesures prises afin d’accélérer son dépérissement » (p 51).

mardi 21 juin 2016

Bernard Lecomte, amoureux des papes

Bernard Lecomte, Dictionnaire amoureux des Papes, Paris : Plon, 2016, 632 p., 24 €.


Bernard Lecomte, journaliste, est l'auteur de nombreux livres sur le Vatican. La médiathèque diocésaine de Gap possède plusieurs ouvrages de cet auteur, notamment la biographie de Jean-Paul II, parue chez Gallimard en 2003, qui fait aujourd'hui référence, et En tête à tête avec les papes qui ont changé l'histoire, très beau livre illustré par Philippe Lorin paru en 2014 chez Gründ.
La collection des Dictionnaires amoureux présente des thèmes variés, littéraires, historiques et culturels. Leur présentation soignée, leur format pratique et leur prix abordable en font des ouvrages que toute bibliothèque se doit d'avoir.
Ce livre ne recense pas les 266 papes qui se sont succédés sur le trône de saint Pierre, mais revient sur la soixantaine qui ont marqué l'histoire : ceux qui ont assis le pouvoir du saint-Siège, qui ont eu une grande influence sur la politique de leur époque, qui ont été confrontés aux schismes ou aux changements sociaux. À ces biographies s'ajoutent des articles sur des sujets qui éclairent la papauté actuelle, comme les Accords du Latran, l'anneau du pêcheur, les portraits des dirigeants qui ont parlementés avec les papes, des périodes historiques... Les sujets polémiques, comme les divorcés remariés, la pédophilie, la franc-maçonnerie, ne sont pas évités. Une entrée est consacrée au Centre Saint-Louis des Français. L'organisation alphabétique permet de vagabonder au gré de ses envies, de rebondir d'un sujet à l'autre, d'une époque à l'autre. Les dessins d'Alain Bouldouyre agrémentent agréablement les textes.
"Le but d'un tel "dictionnaire amoureux" n'est pas de dresser un catalogue érudit de la papauté bimillénaire, mais d'offrir au lecteur une excursion littéraire et personnelle dans un univers plus humain et plus romanesque qu'il ne l'imaginait."

Hélène Biarnais
Médiathèque diocésaine de Gap et d'Embrun

lundi 6 juin 2016

Le centenaire de la bataille de Verdun suscite la publication d’ouvrages commémoratifs par les groupes éditant des quotidiens

Le Dauphiné Libéré propose dans sa collection « Les Patrimoines », 1914-1918 entre Alpes et Rhône à l’arrière comme au front par Gil Emprin. La déclaration de la guerre, les soldats, les hôpitaux et la vie à l’arrière des combats sont les grands thèmes très classiquement abordés. Les Hautes-Alpes, dans ce contexte, sont peu évoquées, hier regardant vers Grenoble et Lyon, aujourd’hui appartenant à la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Le département était du ressort de la 14e région militaire (p 8) et n’est donc pas intéressé aux questions touchant le XVe corps : celles-ci sont évoquées dans le numéro de La Provence-Histoire (p 57-61) que Claude Tricoire a déjà présenté sur ce blog. Le 159e régiment alpin, stationné à Briançon, est présenté page 11. L’autre présence haut-alpine dans cet ouvrage se trouve page 37 par la reproduction de deux lettres d’enfants de Gap, l’une adressée à « mon cher petit papa », provenant des archives départementales des Hautes-Alpes. La légende souligne que ces lettres montrent le mélange de deux sentiments, l’admiration et le manque.
L’année 1916 marque-t-elle « la fin de l’union sacrée ? ». La page 39 souligne le maintien de revendications sociales qui se développent en 1917 et 1918 même si « on constate partout que les grèves s’arrêtent quand les Allemands lancent des offensives. Le peuple est épuisé par la guerre, il veut la paix, mais pas la défaite ». Nous avions fait allusion à cette question dans notre recension de l’ouvrage de Louis Reynaud sur la bande Baudissard.

lundi 2 mai 2016

La Revue d’histoire de l’Eglise de France

Nous avons évoqué pour le numéro consacré à Frédéric Ozanam les apports de la Revue d’histoire de l’Eglise de France. Parmi les articles offerts par la livraison du deuxième semestre 2015, celui de Jean-René Valette. Dans « Le Graal et le silence de l’Eglise », il montre que les différents récits sur le Graal puisent à « deux traditions séparées », l’une « aristocratique » et l’autre « ecclésiastique » (p 261). Dans cette dernière, « l’ ‘authenticité théologique’ des romans du Graal est patente » (p 267). Reprenant Jean Marx (1972), Jean-René Valette rappelle que « jamais […] l’Eglise ne fit sienne l’aventure du Graal » (p 262).
Vincent Petit, auteur de Eglise et nation : la question liturgique en France au XIXe siècle publie (p 305-329) un article intitulé « Religion, culte, liturgie et processus de civilisation de la France du XIXe siècle ». Dans un autre texte, le polémiste Louis Jugnet (1913-1973) fait l’objet d’une étude à travers sa correspondance dont une part est parvenue jusqu’à notre époque (p 325-347).
Les recensions de publications, sources, instruments de travail (ici le volume V du Recueil des rouleaux des morts, p 397-398) et ouvrages d’histoires religieuses font partie des pages les plus lues. Parmi la dernière catégorie, se trouve la thèse de Rémi Caucanas, Relations islamo-chrétiennes en Méditerranée : entre dialogue et crispation, Rennes, 2014). La recension est signée par Gérard Cholvy. De même, les annonces de congrès et colloques tiennent une large place (p 515-523).
L’une des deux livraisons annuelles de la Revue d’histoire de l’Eglise de France publie la liste des articles d’histoire religieuse parus dans les revues de chaque département. Malheureusement, pour notre région, les Alpes Maritimes et le Var ne sont pas représentés. En revanche, le Vaucluse occupe trois pages avec douze périodiques. Plus modestement, les Hautes-Alpes font un heureux retour tandis que le département des Bouches-du-Rhône (et les diocèses d’Aix-et-Arles et de Marseille) sont représentés pages 481-482. La Corse et les Alpes de Haute-Provence font partie des départements ayant des articles recensés. Peut-être faut-il souhaiter que des bibliothécaires et archivistes ecclésiastiques prennent la responsabilité de cette recension pour les départements manquants ?

Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

vendredi 1 avril 2016

Dans les Cahiers de Fanjeaux, Innocent III (1160 - 1216) et l’hérésie

Notre collègue Claude-Marie Tricoire a présenté ici la nouvelle publication des Cahiers de Fanjeaux sur Innocent III et le Midi. Innocent III est Lothaire de Segni, cardinal de 1190 à son accession au pontificat en 1198. Il est présent dans nos bibliothèques, y compris grâce à l’historiographie récente. Olivier Hanne publie dans ce numéro 50 des Cahiers de Fanjeaux un article intitulé « L’élaboration d’un discours sur l’hérésie chez le cardinal Lothaire/Innocent III » (p 207-230). Il ouvre la partie II de la revue qui a pour titre « Les dissidences et leur répression ». Il est l’auteur, notamment, de Innocent III : la stupeur du monde, Paris, Belin, 2012.
Christian Grasso, quant à lui, a traité de « La problématique de l’hérésie dans les sermons d’Innocent III » (p 231-253). Rebecca Rist, avec « Les petits renards qui détruisent la vigne du Seigneur Sabaoth. Innocent III et le Cantique des cantiques » (p 255-277), montre l’enracinement de la réflexion du pape chez les Pères de l’Eglise et les exégètes cisterciens dans la lignée de Bernard de Clairvaux.
Si « Innocent III fut […] le premier pape à lancer une croisade contre les hérétiques » (R. Rist, p 264) cela correspond à « son dynamisme naturel ». Il est présenté, vers 1203, comme un destructeur de l’hérésie (O. Hanne, p 207). Christian Grasso souligne le désir du pape « de se présenter comme un modèle » (p 235). Pourtant, le discours sur l’hérésie du cardinal Lothaire de Segni puis du pape, a évolué : elle est d’abord présentée comme un péché parmi d’autres (perfidie, tyrannie, colère…) vers 1195 (O. Hanne, p 208-209), presque détaché d’un contexte social et ecclésiologique.
« La question hérétique […] s’intègre dans un discours ecclésiologique plus vaste où la lutte antihérétique n’est qu’un aspect des changements attendus » dans les années qui précèdent le quatrième concile du Latran qui s’ouvre en 1215 (O. Hanne, p 216). L’année 1208 marque un tournant dans la politique contre les hérésies (O. Hanne, p 224) avec, par exemple, une lettre du 9 octobre au roi de France Philippe Auguste (1165-1223) appelant à la croisade.

Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun


vendredi 25 mars 2016

Commémorations nationales

Le projet de ce volume est dessiné par Catherine Bréchignac, membre du Haut comité des Commémorations nationales : « l’entreprise mémorielle est incomplète, risquée, souvent suspectée d’arbitraire voire d’amnésie [...] si la commémoration se limitait à n’être que la sanctification laïque d’un personnage, d’un événement, d’une œuvre, elle manquerait une grande part de sa portée » (p 7 et 9).
En 300 pages, avec 105 auteurs, la Mission aux Commémorations nationales balaie chaque année les anniversaires essentiels pour la France : arts, littérature, technique, événements politiques, économiques, militaires sont traités par ce que notre pays compte de meilleurs spécialistes pour chacune des questions. Le 1700e anniversaire présumé de la naissance de saint Martin (316) est rappelé. Lucien Bély évoque la fondation, en 966, de l’abbaye du Mont-Saint-Michel où les Normands s’appuient sur un sanctuaire créé en 708 (p 29-31). Cédric Michon, aux pages 42-43, explique l’importance du concordat de Bologne (1516) entre le pape Léon X et François 1er. Les incidences de cet accord sont de même ampleur pour l’histoire de l’Eglise et pour l’histoire de France. La vie de Charles de Foucauld (1858-1916) est décrite par Christine Jordis (p 207-209).

vendredi 26 février 2016

Frédéric Ozanam : un bienheureux modèle

Rémi Caucanas ((dir.), Mgr Jean-Marc Aveline (pref.), Frédéric Ozanam prophète de la miséricorde, Marseille, Chemins de dialogue, 2015, 138 p.



Les Haut-Alpins se souviennent de deux conférences données sous le même titre que cet ouvrage. La première, le 21 janvier 2016 en paroisse de Gap par Charles Martre, la deuxième par Mgr Jean-Marc Aveline, le 10 février à Notre-Dame du Laus. Ce livre rassemble les actes du colloque organisé les 25 et 26 octobre 2013, intitulé originellement « Frédéric Ozanam, inventeur de la démocratie chrétienne ». Nous ne sommes pas en présence d’une biographie ou d’une étude historique. Cet ouvrage est pourtant utile pour mieux connaître la vie de Frédéric Ozanam. Il touche également à la spiritualité et à la théologie en se fondant sur des sources qui sont toutes imprimées et qui, pour l’essentiel, se trouvent dans les bibliothèques ecclésiastiques du sud-est de la France. La publication de ces actes coïncide avec l’année sainte de la miséricorde proclamée par le Saint-Père François.
Le colloque marquait également la création de l’institut Frédéric Ozanam au sein de l’institut catholique de la Méditerranée. Cette création est le thème de l’intervention de Mgr Jean-Marc Aveline (p 87-101). Cet institut doit travailler sur trois grands axes :
* La doctrine sociale de l’Eglise à partir de l’encyclique Rerum Novarum du pape Léon XIII (1891) dont le texte s’inspire de la pensée de Frédéric Ozanam.
* La formation éthique, anthropologique et spirituelle des jeunes. Cette préoccupation recoupe l’une des « directives » dégagées de l’action de Frédéric Ozanam par le cardinal Peter Kodwo Turkson (p 131-132).
* L’Europe.

jeudi 11 février 2016

La nouvelle livraison du Bulletin de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes fait la part belle à l'histoire du diocèse de Gap et d'Embrun

Le Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes paru en décembre 2015 offre, parmi ses 270 pages, six articles touchant à l’histoire religieuse du département et du diocèse. Ce sont :

Ph. FRANCESCHETTI ET O. HANNE : Un saint pour Gap : Arnoux et son culte (XIe - XXe siècle), p 47-62.
L. RIPART : L'abbaye de la Novalaise et son patrimoine provençal, p 63-76.
G. CANTINO WATAGHIN : L'abbaye de Novalaise, p 77-86.
J. - G. LAPACHERIE : Les chemins de la Croix dans le Queyras, p 87- 104.
P. PARAVY : La cathédrale d'Embrun à la fin du Moyen Âge : entre crise religieuse et pastorale conquérante, p 105- 114.
J. - P. ROUGE : Catalogue de MM. les officiers et confrères pénitents de Pont-de-Cervières érigés sous le vocable du Saint-Nom de Jésus pour l'année 1852 précédé en avant-propos d'une supplique des habitans dudit hameau à Monseigneur l'évêque de Digne, fort édifiante sur certains points, datée du 09 septembre 1806, p 183-192.

Le Moyen Âge avec saint Arnoux, la Novalaise et la cathédrale d’Embrun est très représenté. C’est le cas aussi pour la période contemporaine avec les chemins de croix du Queyras et les pénitents de Pont-de-Cervières.

Les articles font parfois référence à des livres parus dans le diocèse. Ainsi, Philippe Franceschetti et Olivier Hanne évoquent Sur les Pas de Louis Court, paru aux Editions du Laus en 2014 (ici : http://fr.calameo.com/read/002297452628b778df1f3). De même, Jean-Gérard Lapacherie cite le tapuscrit du chanoine Louis Jacques, Les Chapelles rurales des Hautes-Alpes qui date des années 1960. Cet article fait référence à plusieurs reprises aux archives diocésaines. Jean-Pierre Rouge le fait également pour son texte sur les confréries.

Parmi les recensions bibliographiques se trouve celle de Le Diocèse de Gap et d’Embrun hier et aujourd’hui (les Edtions du Signe, 2015, 163 p) ainsi que celle de la Monographie d’Abriès par l’abbé Berge et édité par Jean-Gérard Lapacherie. Nous en avions publié une recension ici (http://livresadecouvrir.blogspot.fr/search/label/Abri%C3%A8s). La Gazette des archives consacrée aux archives des jeunesses, dans laquelle un article étudie la pastorale des jeunes du diocèse, fait aussi l’objet d’une analyse dans ce numéro du Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes. Le Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France, Sur les pas de Louis Court, et Sébastien et Roch : deux saints populaires dans les Hautes-Alpes sont cités. Louis Jacquignon signe la notice nécrologique de Mgr Georges Lagrange (1929-2014) et celle de l’abbé Joseph Peyre (19216-2015) est rédigée par le père Pierre Fournier.


Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

mardi 5 janvier 2016

Un maître livre sur l’histoire du diocèse de Nice

Gilles Bouis (dir), Mgr André Marceau (préf.), Le Diocèse de Nice, Histoire et identités d’une terre de contrastes, Strasbourg, Editions du Signe, [2015], 295 p.

Dans la collection produite par les Editions du Signe sur l’histoire des diocèses, nous avons évoqué le livre consacré à la Guyane. En 2015 est également paru Le Diocèse de Gap et d’Embrun hier et aujourd’hui dont une recension vient de paraître dans le Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes de 2015 (p 212-214).
Nous sommes ici devant une entreprise d’une dimension différente et de très grande qualité. Elle est le fruit du travail sur le diocèse de Nice par seize collaborateurs tant clercs que laïcs, archivistes historiens, historiens du droit, archéologues, géographes, photographes.
La constitution de ce diocèse et des diocèses d’Ancien Régime qui le composent aujourd’hui est une partie importante du texte : Luc Thevenon rédige un chapitre sur « le diocèse de Glandèves (Entrevaux) » (p 140-153). L’auteur de ce chapitre a également participé à Cathédrales de Provence, récemment paru à la Nuée bleue. Les relations aux États (le chapitre VIII notamment, par Simonetta Tombaccini, « De l’Aigle impériale à la croix blanche de Savoie », p 154-170), le maillage paroissial, la vie des communautés sont étudiés avec soin et sans excursion inutile vers des sujets annexes.
L’iconographie apporte des informations utiles au lecteur : cartes (avec échelle et orientation), plans, reproduction de tableaux, photographies. A la première carte de la page 10, extraite de la Gallia Christiana et représentant les diocèses de la province ecclésiastique d’Embrun en 1725, répond celle de la page 293, montrant « les diocèses d’Ancien Régime en 1790 (dans les limites de l’actuel diocèse de Nice) ».
Deux pages (264-265) sont consacrées au synode diocésain de 2007-2009, dans un chapitre sous-titré « les défis de la sécularisation ». Des données concrètes auraient été bienvenues pour mesurer l’ « air nouveau, [l’] allure nouvelle » due à l’expérience réelle de « la dimension ecclésiale du Peuple de Dieu ». Evoquant la première partie des actes du synode (Synode 2007-2009, diocèse de Nice : décisions, 2009, 49 p.), le père Jean-Louis Gazzaniga écrit : « au cours de la préparation des actes synodaux, le désir d’approfondir la Parole de Dieu a pris une ampleur que l’on ne soupçonnait pas. La proposition de créer des ‘Maisons d’Evangile’ a concrétisé ce désir. Leur succès immédiat l’a confirmé ».
Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

jeudi 3 septembre 2015

Soixante-dix ans après, la déportation au cœur du XXe siècle

Le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale marque aussi la fin des systèmes concentrationnaires et d’extermination organisés par le régime nazi et parfois appliqués dans les territoires conquis par des gouvernements installés par l’occupant.
Les juifs, avec près de six millions de morts, ont été parmi les victimes de ces persécutions. En France, des missions d’Etat, appelées habituellement Mattéoli et Drai, par les noms de ceux qui les ont présidées, ont fait le point sur ces questions, sous l’angle des spoliations. Le volume suivant est l’un des rapports d’étape de la mission Mattéoli :
Rapport général, Mission d’étude sur la spoliation des Juifs de France, Paris, la Documentation française, 2000, 205 p.
Des centres de recherche ont travaillé sur ces sujets et soutenu des publications sur l’histoire locale. Prenons, par exemple, deux parutions vendéennes sur la protection des enfants juifs :
Abbé Georges de Guerry, « Je suis partout où se trouve l’oppression » : Hélène de Suzannet, in Recherches vendéennes, n° 11, La Roche-sur-Yon, Centre vendéen de recherches historiques, 2004, p 567-578.

vendredi 17 avril 2015

Une histoire du clergé paroissial

Ce 15 avril 2015, Luc-André Biarnais a donné la deuxième conférence sur le clergé paroissial. Cette séance était consacrée au XIXe siècle, époque marquée par l’unification liturgique avec le missel romain et le renforcement du rôle de l’évêque. Au même moment, la première action catholique se confronte à la laïcisation de la société française. Vous pouvez l’entendre ici (les curés au temps du livre de paroisse), grâce aux moyens techniques de RCF Alpes-Provence. 

Cette conférence faisait suite à celle du 17 mars 2015 qui avait pour thème le clergé paroissial au XVIIIe siècle. Deux autres conférences couvriront le XXe siècle ainsi que le début du XXIe siècle.
Vous pouvez écouter l’enregistrement de cette première conférence : Le clergé paroissial de Vauban à la Révolution française. Merci à RCF pour la mise à disposition de leurs moyens techniques.

La prochaine conférence sur le clergé paroissial aura lieu le lundi 18 mai à 20 h 30, à la maison diocésaine de Gap, sur le XXe siècle : « France, pays de mission ? »


Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

jeudi 2 avril 2015

Une histoire du pontificat de Benoît XVI

Philippe Levillain, La Papauté foudroyée : la face cachée d’une renonciation, Paris, Tallandier, 2015, 254 p.



Le titre de l’ouvrage écrit par Philippe Levillain laisse imaginer des révélations fracassantes sur les raisons de la renonciation au trône de saint Pierre par le pape Benoît XVI. Il s’agit plutôt d’une histoire du pontificat. Philippe Levillain est l’auteur du Dictionnaire historique de la papauté (publié en 2006 chez Fayard et que vous trouverez dans les bibliothèques diocésaines de Gap et d’Aix-en-Provence) et de Rome n’est plus dans Rome, Mgr Lefebvre et son Eglise (Perrin, 2010, présent dans le catalogue de la bibliothèque diocésaine de Toulon).
Pour donner la profondeur historique nécessaire à son travail, Philippe Levillain interroge l’histoire du pontificat de Jean-Paul II, sur les relations avec la fraternité Saint-Pie X, sur la question bancaire ou sur les difficultés de gouvernance des légionnaires du Christ, par exemple. Il évoque la béatification et le projet de béatification de Jean-Paul II, demandés par « le santo subito crié par les Focolari sur la place Saint-Pierre le 8 avril 2005 ». L’affaire Vatileaks est, elle aussi, longuement analysée (p 93-123).
La renonciation de Benoît XVI au pontificat est mise en perspective (p 125-144) avec le rappel du précédent, en 1294, de Célestin V, qui était bénédictin. Les derniers jours peu ordinaires de ce pontificat sont décrits sous forme de verbatim (p 144-170).
Le conclave qui porte le pape François à la tête de l’Eglise est étudié avec les précisions que permettent les spéculations de l’histoire immédiate et la perception des événements. Les premiers pas de l’actuel souverain pontife et ses rapports avec son prédécesseur sont également analysés.
L’ouvrage se termine sur quatre documents de Benoît XVI, dont la lettre adressée aux évêques le 10 mars 2009 sur la levée de l’excommunication des évêques consacrés par Mgr Lefebvre et les déclarations de la fin du pontificat (consistoire du 11 février et le congé du 28 février 2013). Ce livre, a l’égal des Ratzingeriana (par Hervé Coutau-Bégarie, éditions de L’Homme nouveau, 2012, 173 p, livre présent dans les bibliothèques diocésaines de Gap et de Toulon) ouvre sur l’histoire, qui reste à vivre puis à écrire des pontificats qui suivent celui de saint Jean-Paul II.
Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

vendredi 20 mars 2015

Une histoire du clergé paroissial

Ce 15 avril 2015, Luc-André Biarnais a donné la deuxième conférence sur le clergé paroissial. Cette séance était consacrée au XIXe siècle, époque marquée par l’unification liturgique avec le missel romain et le renforcement du rôle de l’évêque. Au même moment, la première action catholique se confronte à la laïcisation de la société française. Vous pouvez l’entendre ici (les curés au temps du livre de paroisse), grâce aux moyens techniques de RCF Alpes-Provence. 

Cette conférence faisait suite à celle du 17 mars 2015 qui avait pour thème le clergé paroissial au XVIIIe siècle. Deux autres conférences couvriront le XXe siècle ainsi que le début du XXIe siècle.
Vous pouvez écouter l’enregistrement de cette première conférence : Le clergé paroissial de Vauban à la Révolution française. Merci à RCF pour la mise à disposition de leurs moyens techniques.

La prochaine conférence sur le clergé paroissial aura lieu le lundi 18 mai à 20 h 30, à la maison diocésaine de Gap, sur le XXe siècle : « France, pays de mission ? »


Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

jeudi 26 février 2015

Conflits et réconciliation : compte-rendu du colloque à l'Institut catholique de la Méditerranée

L’Institut catholique de la Méditerranée, associé au comité pontifical des sciences historiques, a organisé à Marseille les 22 et 23 janvier 2015, un colloque dans le cadre du centenaire de la Première Guerre mondiale.

La soirée du 22 janvier était consacrée, en partenariat avec Marseille Espérance, à « Conflits et réconciliation » avec des communications de Claire Ly et Joseph Yacoub. Ce dernier a travaillé notamment sur les Assyro-Chaldéens « victimes d’un génocide sous l’empire ottoman en 1915-1918 ».

La journée du lendemain était intitulée « des théologiens face à la guerre ». Jean-Marc Ticchi a replacé l’action du pape Benoît XV dans le conflit à travers la position traditionnelle de l’Eglise en faveur de la paix. Mgr Jean-Marc Aveline, évêque auxiliaire de Marseille, Claire Reggio (sur Jules Isaac), Édouard Robberechts ont étudié la pensée de théologiens et historiens catholiques, protestants et juifs face à la Première Guerre mondiale. En fin de journée, Joseph Yacoub a, de nouveau, évoqué les massacres au Moyen-Orient en étudiant la place des « acteurs religieux ». Paul Fournier a situé le bienheureux Charles de Foucauld dans les deux premières années du conflit : il est mort en décembre 1916. Mgr Bernard Ardura, président du comité pontifical des sciences historiques, a donné une communication intitulée « Des religieux charitables : l’abbé Fouque et la Première Guerre mondiale ».

L’histoire des diocèses n’a pas été oubliée. Jean Chagnaud a étudié « Le diocèse de Marseille pendant la guerre » à partir de la Semaine religieuse. Luc-André Biarnais a présenté « Le diocèse de Gap dans la Première Guerre mondiale ». 
Avec Natacha Tourseiller, archiviste diocésaine de Marseille, ils ont commenté le Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France à l’aide d’un diaporama qui a exposé la richesse iconographique des archives diocésaines. Les actes de ce colloque devraient être publiés dans Chemins de dialogue au mois de juin prochain.



vendredi 5 décembre 2014

La Gazette, Œuvres de la jeunesse, patronages, colonies de vacances...

N°79 - La Gazette - Comité du Vieux Marseille
Le numéro 79 de La Gazette, bulletin du Comité du Vieux Marseille, présente un dossier sur les Œuvres de la jeunesse, patronages et colonies de vacances.

L'Œuvre de la jeunesse de Jean-Joseph Allemand ouvre ce dossier. Biographie de l'illustre fondateur, principes d'éducation de l'œuvre, les diverses installations la maison-mère rue Saint-Savournin et les Iris à Saint-Giniez y sont détaillés. Une biographie du père Pierre Ruby permet de suivre l'évolution de l'oeuvre et ses activités au cours du 20e siècle.

D'autres œuvres font l'objet d'une présentation et d'un historique, l'Oeuvre de la jeunesse ouvrière Saint-Raphaël ou celle plus connue de Joseph-Marie Timon-David.

Puis La Gazette aborde le sujet des patronages paroissiaux, nombreux à Marseille au siècle dernier. Une attention particulière est portée au père Jean Marcorelles, fondateur de nombreux patronages et à d'autres prêtres qui ont marqués l'histoire du scoutisme et guidisme à Marseille.

Ce numéro de La Gazette du Comité du Vieux Marseille est une bonne introduction à la connaissance des institutions d'encadrement et d'accueil des jeunes à Marseille, le numéro se terminant par une bibliographie permettant au lecteur d'approfondir ses connaissances.

mardi 25 novembre 2014

L’œuvre d’Emile Poulat (1920-2014) a marqué toute la société française

Emile Poulat, qui vient de mourir, aura marqué la société française par ses travaux sur la laïcité, qui vont bien au-delà de la question historique. Ce sont ceux-ci qui seront salués tant la question hante notre vie sociale. Les publications d’Emile Poulat touchent à l’histoire contemporaine de la France et de l’Eglise. Elles se caractérisent par une mise en perspective, tout particulièrement chronologique, dans laquelle les concepts s’enracinent. La postérité intellectuelle d’Emile Poulat est nombreuse parmi les historiens européens.
 
Voici une sélection d’ouvrages écrits ou publiés par Emile Poulat, que vous trouverez dans les bibliothèques diocésaines d’Aix-en-Provence, de Fréjus-Toulon (La Castille), de Gap et d’Embrun (Notre-Dame du Laus) :
* Le Christianisme à contre-histoire : entretiens avec Dominique Decherf, Monaco, Le Rocher, 2003, 204 p. (Fréjus-Toulon)
* L’Eglise, c’est un monde : L’Ecclésiosphère, Paris, Le Cerf, 1986, 282 p. (Fréjus-Toulon, Aix-en-Provence, Gap et Embrun)
* Le Journal d’un prêtre d’après-demain (1902-1903) de l’abbé Charles Calippe, Paris, Casterman, 1961, 333 p. (Fréjus-Toulon)
* Liberté, laïcité, la guerre des deux Frances et le principe de la modernité, Paris, Le Cerf, 1988, 439 p. (Fréjus-Toulon et Aix-en-Provence)
* Une Eglise ébranlée : Changement, conflit et continuité de Pie XII à Jean-Paul II, Tournais, Casterman, 1980, 303 p. (Fréjus –Toulon)
Pour mieux comprendre les travaux d’Emile Poulat, vous pouvez lire :
* Valentine Zuber (dir.), Un objet de science, le Catholicisme : Réflexions autour de l’œuvre d’Emile Poulat, Paris, Bayard, 2001, 364 p. (Aix-en-Provence, Gap et Embrun)

lundi 28 juillet 2014

Le Dictionnaire historique des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée

"Il est un ouvrage de référence, contenant des articles qui traitent des membres et de la mission des Oblats de Marie Immaculée, de même que tout autre sujet qui peut jeter de la lumière sur l'histoire et la vie de la Congrégation.

Comme outil de connaissance, il donne quelques détails utiles sur les personnes, les lieux, les œuvres et les évènements significatifs qu'on veut connaître... Comme outil de recherche, il donne  des informations sur quantité des sujets : fondation et histoire des provinces et maisons, liste des supérieurs généraux et provinciaux, structures de l'administration générale et des provinces, archives, etc." Extrait de l'Introduction au dictionnaire par Franck Santucci o.m.i. Président de l'AERO (Association d'études et de recherches oblates).

Les Archives diocésaines de Marseille proposent en usuel les deux premiers volumes. Le volume 1 intitulé En France au temps du fondateur comprend essentiellement des biographies et les notices historiques des maisons oblates fondées en France.

Pour la Province ecclésiastique de Marseille, citons parmi les nombreuses entrées :
  • Le Calvaire et l'Oeuvre des Italiens, la campagne Saint-Just, le Grand Séminaire de Montolivet, Notre-Dame de la Garde à Marseille.
  • Notre-Dame de Lumières.
  • Notre-Dame du Laus.
  • Le Grand Séminaire et la maison d'Aix-en-Provence.
  • Le Grand Séminaire et le Petit Séminaire Notre-Dame d'Ajaccio, le couvent de Vico.
Le volume 2 Hors de France au temps du Fondateur relate des missions étrangères.

Saluons ici le remarquable travail des historiens de la congrégation qui fournissent aux lecteurs l'histoire précise de la mission des Oblats de Marie Immaculée telle que l'a voulue le Fondateur, saint Eugène de Mazenod.

Collectif, Dictionnaire historique des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, vol. 1 et 2, AERO, Rome, 2004 et 2008, 750 p et 631 p.

vendredi 18 juillet 2014

La lumière pour Sainte-Lucie de Risoul

Première esquisse du projet, sur papier
Nous sommes en présence de deux maquettes pour un vitrail qui sera finalement posé en 1955 dans l’église paroissiale de Risoul. Le vitrail est un assemblage de verre par un réseau de plomb. Il a une fonction de clôture et d’éclairage, le vitrail distribue la lumière en la transformant, en la transfigurant par la couleur et la forme du verre. C’est aussi une écriture sainte peinte de mains d’homme pour reprendre les termes de l’encyclopédie Catholicisme, hier, aujourd’hui, demain. Le vitrail est donc une catéchèse, un enseignement religieux.