La situation des Chrétiens
d’Orient dans le conflit qui frappe l’Irak et la Syrie est depuis plus d’un an
sur le devant de l’actualité internationale. En effet, les persécutions
perpétrées par l’organisation Etat islamique, depuis son émergence au grand
jour, a placé ces conflits sous un jour nouveau.
2015 marque, pour les Arméniens,
le centenaire « du crime imprescriptible de génocide qui les a frappés
partout dans l’Empire ottoman » (Marc Varoujan, Génocide des
Arméniens : une nation prise pour cible, in Perspectives et réflexions, n° 3 – 2015, p 27-43). Dans Qui s’en souviendra ? Joseph Yacoub
évoque le génocide des Assyriens, des Chaldéens et des Syriaques (p 18),
« en Anatolie orientale, en Iran et dans la province de Mossoul de janvier
1915 à juillet 1918, dans les mêmes conditions et presque sur les mêmes lieux
que les Arméniens et dans un dessein analogue », celui de la
turquification de l’Empire ottoman. Dans la dédicace imprimée de son livre,
Joseph Yacoub précise que sa tante et son père se sont retrouvés en 1933 à
Hassaké, ville où de nombreux combats ont eu lieu ces derniers mois.
