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jeudi 26 janvier 2017

Le Bulletin de la Société d’Études des Hautes-Alpes de 2016

La nouvelle livraison du Bulletin de la Société d’Études, parue à la fin de 2016, voit la publication de quatre articles d'histoire religieuse. Deux concernent l’époque moderne, un le moyen âge, alors que le dernier est consacré à l’époque contemporaine. Le tout comptabilise 62 pages sur 237 que compte ce Bulletin.

Un article ultime

Dans son dernier article déposé avant son décès, Arlette Playoust prolonge ses études précédentes sur l’ordre de Cluny (http://catalogue.diocesegap.biblibre.com/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=16141). Dans « L’ordre de Cluny dans les Baronnies », elle montre le rôle pivot du prieuré de Lagrand, rattaché à Cluny en 1365, dont dépendent six maisons monastiques. L’indépendance des établissements clunisiens par rapport aux diocèses en général, ici au nombre de quatre pour la zone étudiée, est soulignée par l’auteur.

Louis Court à Briançon

Le travail du docteur Jean-Pierre Rouge est intitulé « un mécénat oublié jusqu’alors à Briançon : le tableau du Saint-Esprit de la Collégiale par Louis Court » présente plusieurs intérêts :
  • Sur le fond, le docteur Rouge présente avec précision le contexte de la réalisation en 1719 de La Pentecôte par Louis Court (1670-1733). Le rôle de la confrérie est souligné comme jamais cela ne l’avait été dans cet acte d’évergétisme plus que de mécénat.
  • Le docteur Rouge utilise des sources provenant de la confrérie et « entre les mains de l’auteur » qui les a récemment découvertes. Faut-il rappeler ici que les confréries sont, aux yeux de la loi, des associations et qu’elles peuvent donc verser leurs archives à l’institution de leur choix ? Pour l’Église, les confréries sont des mouvements placés sous l’autorité du curé et de l’évêque depuis leur fondation même : de telles sources ne doivent donc pas se trouver durablement entre les mains de particuliers.
  • Du point de vue de l’historiographie, le docteur Rouge conclut sur un affaiblissement des confréries au XVIIIe siècle dû à la concurrence des loges maçonniques. Or, les confréries sont des institutions pieuses dont beaucoup ont traversé les siècles jusqu’à l’éclosion de l’action catholique. Certaines, mêmes, poursuivent aujourd’hui leurs activités ; enfin, d’autres sont parfois créées. Durant la Révolution française, dans la partie « nord » du département, des confréries se sont réunies sans cesser leurs actions. La lecture de Marie-Hélène Froeschlé-Chopard (Dieu pour tous et Dieu pour soi : histoire des confréries et de leurs images à l’époque moderne, L’Harmattan, 2006, 401 p.) ou de Marie-Claude Léonelli (Oppède (Vaucluse, canton Bonnieux, arrondissement Apt), in La Sauvegarde de l’Art français : aide aux églises rurales, cahier 25, Paris, 2015, p 101-104), est sur ce point éclairante.
  • Enfin, la bibliographie oublie au moins deux références plaçant l’œuvre de Louis Court dans son espace dauphinois et plus largement du sud-est de la France. La première est l’article d’Olivier Hanne et Philippe Franceschetti dans le Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes de 2015 (« Un saint pour Gap : Arnoux et son culte, XIe – XXe siècle », p 47-62) qui, lui-même, cite l’ouvrage numérique Sur les pas de Louis Court (Éditions du Laus, 2014), également présenté page 233 dans l’édition de ce bulletin en 2015. Ces références, toutes deux plus récentes que les ouvrages cités par le docteur Rouge, montrent que l’étude qu’il a menée, pour originale et importante qu’elle soit, s’inscrit dans le renouvellement de la recherche en histoire locale de l’art.

La lumière sur le vitrail contemporain dans le Queyras


Jean-Gérard Lapacherie offre 23 pages illustrées par des photographies de qualité sur « les vitraux des églises du Queyras ». Il étudie la présence des vitraux placés dans les édifices entre 1842 et 2006. Ces installations succèdent au « renouveau de la ‘piété’ et le ‘mouvement vers la dévotion’ » dans les années 1820. Cette décennie est celle de la constitution de l’actuel diocèse de Gap. Jean-Gérard Lapacherie montre que le Queyras s’inscrit dans un ensemble chrétien plus large, « le renouveau du vitrail se fait dans les années 1830-40 dans le cadre de la découverte exaltée de l’art gothique ».
Les fabricants des vitraux queyrassins sont presque tous connus. Notons, parmi ceux-ci, les ateliers Bessac qui ont également travaillé en d’autres lieux du diocèse plus tardivement.
Cet article est l’occasion de souhaiter que les archives des paroisses du Queyras soient rapidement regroupées pour qu’en soit établi les instruments de recherche complets qui les rendraient accessibles à l’étude.


Luc-André Biarnais,
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

lundi 2 mai 2016

Les généalogistes aux archives et à la bibliothèque de Gap

Ce 28 avril 2016, vingt personnes ont participé à la visite des archives et de la bibliothèque Mgr Depéry du diocèse de Gap et d’Embrun. Cette rencontre, organisée par la Revue française de généalogie, avait pour thème « archives et bibliothèque diocésaines, des sources pour l’histoire familiale ».
Des ouvrages d’histoire locale et de généalogie, la possibilité d’obtenir la communication d’information dans les registres de catholicité antérieurs à 1896, ont été présentés aux visiteurs qui ont pu, également, découvrir l’intérêt des archives de confréries pour leurs recherches. Enfin, les généalogistes ont été incités à consulter les périodiques locaux, soixante références aux archives et à la bibliothèque diocésaines, car ils sont des sources complémentaires à celles qu’ils exploitent habituellement.

Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun


dimanche 5 juillet 2015

Les bibliothécaires et archivistes ecclésiastiques de la province de Marseille se sont réunis le 9 juin 2015 à Ganagobie

Les participants lors du déjeuner
Le 9 juin 2015, le groupe des bibliothécaires et archivistes ecclésiastiques de la province de Marseille s’est réuni à l’abbaye Notre-Dame de Ganagobie. Dom Matthieu Vassal représentait la communauté bénédictine. Des moniales de Jouques (Notre-Dame de Fidélité) et de Rosans (Notre-Dame de Miséricorde), étaient présentes pour les religieuses. Les diocèses de Marseille (Natacha Tourseiller pour les archives, Chantal Diouf pour les archives de catholicité, Bernard Ozanam pour la bibliothèque), de Fréjus-Toulon (l’abbé Alexis Campo, chancelier ; abbé Stéphane Morin des archives), d’Avignon (père Pierre Averan bibliothécaire, Patrice Isnard également de la bibliothèque), de Gap (Hélène Biarnais bibliothécaire, l’abbé Luc Pecha chancelier et collaborateur aux archives, Luc-André Biarnais archiviste du diocèse) étaient aussi présents.

La rencontre, y compris le repas, s’est déroulée dans une salle de réunion nouvellement aménagée. Dom Matthieu Vassal a présenté les commémorations des 150 ans de la communauté Sainte-Marie Madeleine de Marseille, installée à Ganagobie depuis 1992. Il a présenté l’ouvrage publié à cette occasion ; L’Abbaye Sainte-Madeleine de Marseille à Ganagobie, 1865-2015 (Association des amis du prieuré de Ganagobie, sd, 109 p.) dont une recension sera bientôt publiée sur Christianisme et mémoires en Provence.

Quatre sujets étaient à l’ordre du jour, dont Natacha Tourseiller a assuré la modération.
Luc-André Biarnais a présenté les travaux du groupe de travail sur l’archivage électronique (Gt@e), de l’Association des archivistes de l’Eglise de France. La rencontre du 9 juin intervenait une vingtaine de jours après une réunion de ce groupe de travail à Paris, le 20 mai, après une formation donnée par Claire Sibille de Grimouard. Là encore, les attentes sont grandes. Des fiches techniques et de présentation, en cours de réalisation par le Gt@e, seront d’un grand secours.
Sur un thème proche, Natacha Tourseiller a animé un atelier sur l’archivage, la conservation et la sauvegarde des bases de données qui se trouvent dans les services diocésains.

L’après-midi a été consacrée à une présentation des moyens de lutte et de prévention contre les animaux nuisibles (bactéries, insectes, rongeurs…) en bibliothèques et en archives. Documents à l’appui, Natacha Tourseiller, chargée de cette présentation, a donné quelques pistes pour la prévention : la première est de bien connaître son bâtiment, d’en faire le tour intérieur et extérieur régulièrement, par exemple au moment du récolement annuel. Cette visite permet de détecter les éventuelles « portes d’entrée » pour les animaux : bouche d’aération, fissures dans un mur… En outre, il faut proscrire les plantes et la moquette dans nos magasins de conservation.

La dernière intervention, par Dom Matthieu Vassal, était relative à la construction d’un bâtiment. Dom Matthieu s’est appuyé sur l’exemple de Ganagobie dont la bibliothèque a été édifiée au début des années 1990. Dom Matthieu a ensuite guidé une visite dans ce lieu de conservation des livres du monastère.

Plusieurs thèmes ont été définis pour la prochaine année pastorale :
* Archives et bibliothèques de prêtres remis aux services des diocèses ou des monastères : gestion (notamment des doubles), classement des publications, numérisation ou non des photographies, mise en valeur.
* Constitution d’un budget.
* Outils de communication.

Ces réunions auraient lieu les 26 novembre 2015 à La Castille (diocèse de Fréjus-Toulon) et le 14 avril 2016 à Gap.


Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

mardi 2 juin 2015

L’abbé Joseph Peyre (1916-2015) vient de mourir

L’abbé Joseph Peyre qui vient de mourir (http://www.diocesedegap.fr/passage-a-dieu-des-peres-joseph-peyre-et-pierre-abeberry/ ) a, notamment, été archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun. Nommé par Mgr Raymond Séguy en 1985, l’abbé Peyre succédait alors au père Joseph Gourvennec. Il quitte les archives en 2004.
Le père Joseph Peyre est l’auteur d’une thèse en philosophie. Ses travaux sont consultables à la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry :
Les Mortels et les dieux, Paris, Cariscript, 1990, 82 p.
Le Maître d’injustice, Paris, Cariscript, 1995, 118 p.
Il a également dirigé le numéro d’Eglise de Gap sur le centenaire de la cathédrale de Gap, en 1995.


Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun

mardi 3 février 2015

Fermeture de la bibliothèque de Gap pour déménagement

La bibliothèque du diocèse de Gap et d'Embrun, située à Notre-Dame du Laus, s'installe à Gap, dans l'ancienne abbaye du Saint-Coeur. Pour permettre ce déménagement, la bibliothèque sera fermée au public à partir du 1er février.
Nous vous accueillerons avec joie dans les nouveaux locaux communs à la bibliothèque et aux archives à partir du 1er septembre.

Hélène Biarnais
Bibliothécaire du diocèse de Gap et d'Embrun

mardi 2 décembre 2014

La pastorale des jeunes du diocèse est mise en valeur dans une publication de l’Association des archivistes français

Que trouver sur l’action catholique à la bibliothèque Mgr Depéry du diocèse de Gap ?


Sous la signature de Frédéric Jory, responsable diocésain de la pastorale des jeunes, du père Fournier, ancien président du Mouvement rural de jeunesse chrétienne des Hautes-Alpes, et de Luc-André Biarnais, archiviste du diocèse de Gap, la Gazette des archives (n° 235, 2014-3) publie un article intitulé « Action catholique, Mouvement rural de jeunesse chrétienne et aumônerie de l’enseignement public ». Il s’inscrit dans un numéro consacré aux archives de la jeunesse. Ce texte trace l’histoire, par des pièces d’archives, des témoignages et de la bibliographie, des mouvements de jeunes dans le diocèse de Gap et d’Embrun. 
 
Trois ouvrages locaux ont fondé cette étude :
Pierre Fournier, La Vie du diocèse de Gap, un regard… sur le passé et vers l’avenir, Gap, Service diocésain de formation permanente des laïcs, 1997.
Thierry Keck, La JAC et la JACF : de leurs origines à 1950 dans le diocèse de Gap, TER sous la direction de Pierre Bolle et de Jean Godel, UER d’histoire de l’université de Grenoble, 1984.
Bernard Oury et René Escarrat, Histoire du collège et du lycée de garçons de Gap, Lycée Dominique Villars, 1987.
Des ouvrages plus généraux ont étayé l’article :
Gabriel-Marie Garrone, L’Action catholique, son histoire, sa doctrine, son panorama, son destin, Paris, Fayard, coll. « Je sais – Je crois », 1983.
MRJC, 50 Ans de notre mémoire, mouvement rural de jeunesse chrétienne, Paris, 1980.
1929-1979, 50 ans d’animation rurale : JAC/F – MRJC, Paris, 1980.
Enfin, sur l’origine de la question, tout particulièrement les premières années de l’action catholique en milieu ouvrier, il est possible de se référer à l’ouvrage maître, initialement paru en 1943 :
Yvan Daniel et Henri Godin, abbé Guérin (pref.), La France, pays de mission ?, 10-18, 1962.

lundi 1 décembre 2014

1914-1918 Marseille se souvient, monuments et plaques commémoratives de la Grande Guerre

Catalogue d'exposition - Comité du Vieux Marseille
C'est dans le cadre des expositions annuelles organisées par Comité du Vieux Marseille qu'est publié le catalogue de l'exposition présentée du 3 au 15 novembre 2014 au Centre Bourse, sur les monuments et plaques commémoratives de la Grande Guerre à Marseille.

Les membres du Comité ont choisi de parcourir la ville pour en inventorier les statues, tombes, plaques et monuments du Souvenir. Ce minutieux travail de catalogage est appuyé par les recherche en archives.

Abondamment illustré, le catalogue présente les monuments par arrondissements géographiques. Chaque entrée fait l'objet d'une notice bien documentée. Au début de l'ouvrage, quelques éléments historiques donnent aux lecteurs les repères nécessaires à la compréhension iconographique des monuments.

L'intérieur de nombreuses églises marseillaises présentent des plaques commémoratives, citons par exemple celles de Saint-André, Saint-Joseph ou Saint-Barnabé. La basilique du Sacré-Cœur, élevée et dédiée aux morts au cours de la guerre, n'est pas oubliée et fait l'objet de plusieurs pages illustrées par Le Souvenir, bulletin paroissial conservé aux Archives diocésaines de Marseille.

Ce recensement est précieux à l'étude des monuments du Souvenir de Marseille.

vendredi 3 octobre 2014

Archiviste diocésain 2.0

Les premiers archivistes diocésains nommés dans les années 1960 sont des érudits locaux, historiens le plus souvent. Ils se donnent comme mission de publier des monographies ou des articles grâce à leurs connaissances complétées le plus souvent par des recherches patientes, notamment dans les archives départementales. Les archives diocésaines sont peu exploitées, faute de fonds classés et de règles claires sur la communication des documents. En outre, la peur des « spoliations » est encore présente : ces archivistes, des prêtres le plus souvent, ont connu directement ou à une génération d'écart les saisies de 1905-1906, vécues parfois comme un traumatisme.
 

A cet égard, le chanoine Louis Jacques est emblématique. Il est archiviste du diocèse de Gap de 1962 à son décès en 1981. Il publie en 1967 une monographie sur la cathédrale de Gap qui fait toujours autorité. Il compose un tapuscrit sur les chapelles rurales des Hautes-Alpes dont les deux tomes sont des ressources encore utilisées aujourd'hui. A Digne, Marie-Madeleine Viré a été archiviste de 1960 à 2010. Diplômée de Langues O et de l'école du Louvre, elle est professeur d'arabe. Elle est, également, directrice de la publication de la société scientifique et littéraire des Alpes de Haute-Provence. Elle décède en 2012.

Le rôle principal de ces archivistes a été la protection et la sensibilisation des autorités diocésaines et paroissiales. Ils manquaient parfois de compétences pour classer des fonds et dresser des instruments de recherche. Cependant à Marseille, le chanoine Pierre Espeut, historiographe du diocèse et auteur de nombreuses études, a réalisé le classement et le premier inventaire du fonds ancien en 1958. A Luçon, les travaux de l’abbé Louis Delhommeau mêlent érudition et classement rendant très tôt consultables les archives diocésaines.

Soixante ans après ces nominations, les archivistes diocésains sont des laïcs très majoritairement. En 2014, 33 sont des prêtres, deux des religieuses, 60 des laïcs, hommes et femmes, selon l'annuaire publié par l'association des archivistes de l'Eglise de France (http://www.aaef.fr/images/annuaire/Annuaire_dioceses.pdf) complété par des renseignements collectés pour le présent article. A ces archivistes diocésains, il faut ajouter ceux du Centre national des archives de l'Eglise de France, à Issy-les-Moulineaux. Beaucoup de ces laïcs ont suivi un cursus dans les formations d'archivistique en université.

Les ressources humaines sont limitées dans les archives et les bibliothèques diocésaines plus encore que dans les services publics. Archives et bibliothèques ecclésiastiques doivent trouver des synergies pour mieux travailler ensemble. A partir d'exemples puisés à Nice (Quels enjeux patrimoniaux et culturels pour l'Eglise ? par Gilles Bouis), à Quimper (Unité de lieu, de temps, de personnes... l'exemple de Quimper, par Yann Celton qui écrit « avantage évident : même personnel, horaires d'ouverture plus fluides »), à Besançon (Réflexions sur une fusion en cours à Besançon par Manuel Tramaux ; Le projet de regroupement des archives historiques et de la bibliothèque diocésaine de Besançon par Marylise Barbier), le Bulletin de liaison de l'association des bibliothèques
chrétiennes de France a traité ce sujet en novembre 2008 (n° 137-138). Dans ce dossier déjà ancien, la question du numérique, est évoquée à plusieurs reprises : elle mériterait d'être reprise à l'aune des normes d'aujourd'hui. Les archivistes devraient également traiter ce sujet en s'inspirant des retours d'expérience sur la gestion électronique des documents (GED) et sur les systèmes d'archivage électronique (SAE).

Les archives diocésaines créent désormais des pages internet. Le service de Poitiers met à disposition, sur le site de son diocèse, les instruments de recherche qu'il produit (http://www.diocese-poitiers.com.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=830&Itemid=1351) tout en expliquant la démarche suivie. Dans le sud-est de la France, les archivistes diocésains de Marseille et de Gap ont rejoint le présent blog, animé au départ par les bibliothécaires. Christianisme et mémoires en Provence publie des recensions, des analyses sur les métiers et la communication des services vers l'extérieur. Le site permet aussi la diffusion d'instruments de recherche, de fonds entièrement communicables. Pour trois des services contributeurs, la bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence, celle de Gap, et les archives du diocèse de Gap, des comptes de microblogging sont adossés à ce blog. Twitter ou Facebook permettent d'attirer vers le blog un public qui n'y arriverait pas naturellement mais qui y trouvera des sujets l’intéressant : ce sont des archivistes, enseignants-chercheurs, doctorants...

L'objectif de ce travail de communication est triple. Au sein de l'institution ecclésiale, les archivistes diocésains doivent lutter contre l'image d'Epinal les identifiant à des paléographes solitaires déchiffrant des parchemins médiévaux, pour reprendre les termes de l'appel à communication pour la journée d'étude de l'association des étudiants et diplômés en archivistique – Aix-Marseille université (AEDA-MU) du 28 novembre 2014. L'archiviste n'est pas solitaire, il est entouré souvent de bénévoles. Il est inscrit dans un, voire des réseaux de confrères laïcs ou d'Eglise. Il ne déchiffre nul manuscrit médiéval puisque son service n'en conserve pas ! Enfin, il est membre de la curie diocésaine, agent de l'action pastorale comme le précise la lettre de la commission pontificale pour les biens culturels de l'Eglise, du 2 février 1997 sur La Fonction pastorale des archives ecclésiastiques : http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_commissions/pcchc/documents/rc_com_pcchc_19970202_archivi-ecclesiastici_fr.html. Le coeur de son métier, les quatre C, en témoigne : collecter pour protéger le patrimoine de l'Eglise, classer pour bien le connaître, conserver pour le transmettre ensuite, communiquer pour témoigner.

L'archiviste diocésain doit, bien sûr, être reconnu dans la communauté professionnelle, que ses confrères soient publics, d'entreprises ou associatifs. S'inscrire dans une association, participer aux revues, forums... y contribue.

Enfin, dernier enjeu, communiquer avec les outils de notre temps a pour objectif de permettre à tous les publics de s'approprier les sources mises à disposition. Une stratégie vers un public cible doit être réfléchie : personne ne doit être exclu mais le monde de la recherche universitaire et érudite est prioritaire. L'Eglise est un objet d'étude en sciences religieuses mais aussi en histoire, sociologie... utile à tous et qui doit être scientifiquement traité.

Le retard pris en général par les archivistes et bibliothécaires diocésains accroît parfois les réticences de certains. Pourtant, il vaut mieux s'appuyer sur ce qui se fait et ne pas avoir peur d'avancer. La Gazette des archives, publication de l'Association des archivistes français, dans son numéro 229, 2013-1, nous montre par un article de Sonia Maillet (Le centre d'archives historiques de la Fondation arts et métiers, p 47-57) qu'une institution prestigieuse peut avoir des lacunes : embauche d'une archiviste professionnelle en 2006 seulement et le site internet de la fondation ne permet pas encore aujourd'hui de publier d'autres instruments de recherche qu'un état des fonds à l'état embryonnaire : http://www.fondam.org/Liancourt/Archives.

Nos actions restent modestes mais toujours dans l'optique de la mise en valeur des fonds. C'est dans ce sens qu’a été conçu le Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale pour le Sud-Est de la France (édition électronique, novembre 2013 : http://www.sanctuaire-notredamedulaus.com/fileadmin/user_files/IMAGES/Les_editions_du_Laus/Guide_des_sources_ecclesiastiques_WW1/Guide_des_sources_ecclesiastiques_sur_la_Premiere_Guerre_mondiale.pdf ). Un guide des sources est un instrument de recherche, au sens professionnel du terme. Le diffuser gratuitement et sous format numérique donne l’occasion de montrer que l’Eglise, avec des outils d’aujourd’hui, est en mesure d’apporter une contribution à la recherche historique dans son ensemble.

Sa création a réuni les archives de Marseille et de Gap, la bibliothèque de Gap. Les informations collectées sont venues des archives et des bibliothèques ecclésiastiques, diocésaines et religieuses de tout le sud-est de la France dans une forme de coopération qui a été signalée notamment dans Documents épiscopat (par Mgr Luc Ravel, Mémoire chrétienne de la Grande Guerre, 2014) disponible dans les bibliothèques. Ce Guide a été consulté 850 fois depuis sa mise en ligne sur le site Calaméo (comptes arrêtés en septembre 2014).

Dans le diocèse de Gap, de même, les Journées européennes du patrimoine de 2014 ont permis aux services diocésains et à neuf paroisses de se retrouver autour de l'organisation d'un circuit sur le peintre Louis Court. La dimension pastorale a été tout particulièrement soulignée comme le montre le document numérique mis à disposition des visiteurs (http://www.louiscourt.blogspot.fr/).

Utiliser un site internet, les réseaux sociaux et le microblogging ne doit évidemment pas faire oublier une communication plus classique. Les articles pour des revues sur support papier, érudites et ecclésiales (ne serait-ce que les magazines diocésains), les conférences et les participations à des colloques restent d’excellents moyens pour diffuser nos travaux. Pensons enfin à l’action éducative, mise en place dans tous les centres d’archives départementales. Elle est négligée en Eglise, à la fois par les enseignants qui utilisent trop peu les archives et les bibliothèques diocésaines comme ressources pédagogiques et par les archives qui mènent peu d’actions en ce sens. Des chantiers restent donc à ouvrir !

mercredi 23 juillet 2014

Les Confréries de Pénitents

Pénitent du Saint Nom de Jésus dit Bourras
Associations de laïques très présentes en Provence sous l'Ancien Régime, les confréries de pénitents sont marquées par le devoir de charité et l'aide aux plus pauvres.
Si les confrérie ont peu à peu décliné au 19e siècle, elles sont encore actives dans le Comtat Venaissin et dans les diocèses de Nice et d'Ajaccio.
 
"La charité, au long des siècles, nos confréries l'ont toujours pratiquée en faveur des petits et des pauvres, créant de nombreuses structures d'entraide et de solidarité dont certaines perdurent encore tandis que d'autres ont été reprises par des services publics" disait Mgr Bernard Barsi dans son homélie du 28 avril 2013 à la cathédrale de Monaco, lors de la réunion annuelle de la Maintenance et Frérie générale de Pénitents de langue d'Oc.

mercredi 16 juillet 2014

Le livre de paroisse de Chaudun enfin consultable !

Les archives paroissiales de Chaudun sont constituées de deux articles, le premier étant un dossier au nom de l'un des curés et le second le "livre de paroisse" (1850-1885).

Le premier article est composé de deux diplômes sanctionnant les années d'études à Lyon de l'abbé AYE. L'autre est la chronique de la paroisse, presqu'exclusivement sous l'angle religieux.

Ce fonds, et tout particulièrement le "livre de paroisse", offre une perspective intéressante sur l'histoire de Chaudun à la fin du XIXe siècle. En effet, celle-ci est emblématique des localités haut-alpines ayant disparu pour des raisons variées durant cette période.
 
Retrouvez l'instrument de recherche en ligne ici.

dimanche 13 juillet 2014

Le chanoine Marie-Adrien Sauvebois, prêtre érudit

L'état de versement de ses archives mis en ligne

Les archives du chanoine Marie-Adrien SAUVEBOIS sont constituées de deux parties distinctes : homélies et conférences rédigées entre 1875 et 1884 et, d’autre part, de notes et d’articles (1922-1928).
La première partie du fonds a été extraite des archives des séminaires diocésains : il a été décidé de les placer dans le fonds personnel de ce prêtre. La seconde partie, elle, était conservée à Notre-Dame du Laus jusqu’en 2007, année de son transfert aux archives du diocèse de Gap.
Le chanoine Marie Adrien SAUVEBOIS est né à Aspres-sur-Buëch en 1856 et est ordonné prêtre en 1879. Il est alors curé de Montbrand jusqu’en 1886 date où il devient professeur au petit séminaire du diocèse, à Embrun, puis au grand séminaire de Gap à partir de 1891. Il est chanoine, honoraire (1901), titulaire (1908) puis doyen du chapitre en 1927. Il se retire à Charance en septembre 1931 et décède à Gap le 5 juillet 1935.
Les notes et articles traitent d’histoire locale, essentiellement religieuse de l’époque moderne. Si les analyses du chanoine SAUVEBOIS sont parfois contestables, elles ont l’intérêt de montrer comment un clerc érudit travaille alors, notamment en s’appuyant sur les recherches du chanoine Paul GUILLAUME, lui-même archiviste du département jusqu’en 1913.

samedi 28 juin 2014

L’œuvre de la jeunesse ouvrière à Marseille

L'Œuvre Saint-Raphaël

Largement connue par l’apostolat de Joseph-Marie Timon-David (1823-1891), l’œuvre de la jeunesse ouvrière à Marseille l’est beaucoup moins par celui d’Alexandre Caire (1803-1880).

Autorisée par Mgr Charles Fortuné de Mazenod, l’Œuvre de la jeunesse pour la classe ouvrière est plus connue sous le nom d’Œuvre Saint-Raphaël.


Sous la direction de l’abbé Alexandre Caire (1803-1880), quelques membres de la Commission sanitaire, établie au quartier des Grands Carmes suite à l’épidémie du choléra à Marseille (1834-1835), décident de la création d’une œuvre de jeunesse.

mercredi 18 juin 2014

Coopération entre bibliothécaires et archivistes

Les bibliothécaires et archivistes, diocésains et religieux, se sont retrouvés à Marseille pour une journée de travail.

Cette réunion entre bibliothèques et archives religieuses est une première pour nos services. Dans le monde du patrimoine culturel, archives et bibliothèques forment souvent un couple opposé. La différence principale est le support, la forme des documents conservés.


La forme des livres et des archives évolue, les livres numériques sont de plus en plus nombreux, l’archive numérique est le type de support le plus produit dans nos services. L’opposition fondée sur le support des documents récents tend à disparaitre.

Les points communs sont à développer, notamment en ce qui concerne la documentation, la diffusion et la mise en valeur de nos fonds. Dissocier strictement les deux "poumons" du patrimoine écrit de nos institutions, c’est prendre le risque d’être moins visible. Pour cela, nous pouvons nous rejoindre sans nous confondre pour diffuser le patrimoine de l’Église.

Fr. René Quan Yan Chui, sous-prieur et directeur des Éditions La Thune

Accueillis le matin par les Dominicains au couvent Saint-Lazare de Marseille et après la visite de la bibliothèque conventuelle par le fr. Jean-Marie Mérigoux, bibliothécaire, les participants ont fait connaissance avec la communauté lors du repas présidé par fr. René Quan Yan Chui, sous-prieur.


Havre de paix au milieu du tumulte de la ville, le couvent des dominicains, sa bibliothèque et le centre Cormier proposent par leurs diverses activités culturelles, spirituelles et intellectuelles des réflexions sur l’homme, son existence et la pleine réalisation de sa vocation. Le catalogue de la bibliothèque dominicaine est consultable à cette adresse.

L’après-midi aux Archives diocésaines de Marseille a débuté par une présentation sur la création des PDF dynamiques, outils indispensables à la bonne diffusion de l’information sur Internet. N'est-ce pas là une manière de continuer le travail déjà engagé par la publication du Guide des sources ecclésiastiques sur la Première Guerre mondiale, bel exemple de publication numérique en coopération archives-bibliothèques ?


Une partie du groupe en formation

vendredi 30 mai 2014

Un baptême à La Roche des Arnauds en 1795

Le document que nous présentons est l’acte du baptême de Pierre Pauchon, en 1795, à La Roche des Arnauds. La célébration a eu lieu à la maison, un an auparavant. L’acte est entièrement manuscrit comme cela se faisait à l’époque, puisque les formulaires n’apparaîtront qu’en 1867 dans le diocèse de Gap, précurseur en ce domaine.
Cet acte est rédigé sur un registre clandestin, comme cela est courant durant la période de la Révolution française en raison de la politique de déchristianisation. Ici, il s’agit plus vraisemblablement de la copie d’un premier registre puisque seul l’abbé Dominique Chaix a signé. 
Dominique Chaix est bien connu. Il est proche des « idées nouvelles », c’est-à-dire de la Révolution française commencée en 1789. Il prête le premier serment à la constitution civile du clergé en 1791 puis se rétracte. Il participe également à l’élection de l’évêque constitutionnel des Hautes-Alpes, Ignace de Cazeneuve (1791-1798). Prêtre typique de l’Eglise gallicane, la modération de ses idées est reconnue. L’abbé Dominique Chaix a été le maître du grand botaniste Dominique Villars et l’ami de Jean Joseph Serre, chirurgien et botaniste, ce dernier est le Jean Serre de l’acte que nous étudions. 
Cet acte de baptême est rédigé un an après la célébration « à la maison » de cette entrée dans la communauté chrétienne. Le document n’est pas le sacrement, certes ! La rédaction par les curés est toutefois obligatoire selon le droit de l’Eglise, le droit canonique. Cet acte permettra, par exemple, au baptisé de se marier sacramentellement à l’église. Nous sommes, ici, en présence d’une régularisation : certaines interviendront 25 à 30 ans après la Révolution. Si nous en croyons l’état civil de La Roche des Arnauds, consultable en ligne sur le site des archives départementales des Hautes-Alpes, Pierre Pauchon est né le 27 novembre 1794, « pendant le temps de l’expulsion des pasteurs » expliquant la célébration à la maison. 
A chaque baptisé il faut au moins un parrain et une marraine chargés de l’aider à grandir dans la foi chrétienne. L’usage veut qu’il y ait à la fois un parrain et une  marraine. Ici, la personnalité de cette dernière est intéressante : Margueritte Brochier est l’épouse de Jean Joseph Serre. Celui-ci est député à la Convention nationale, l’une des assemblées révolutionnaires. Il a été capitaine au 2e bataillon des volontaires des Hautes-Alpes. Il sera député à plusieurs reprises puis, entre 1814 et 1830, il participera à l’administration préfectorale des Hautes-Alpes. Nous sommes donc en présence d’une personne aux opinions affirmées et qui évolueront au gré des changements politiques. Son l’épouse, cependant, professe la foi catholique durant la Révolution… tout comme son collègue d’assemblée, Ignace de Cazeneuve, l’évêque constitutionnel.

jeudi 8 mai 2014

70e Anniversaire de la Libération de Marseille et de la Provence

La libération de Notre-Dame de la Garde - Archives diocésaines de Marseille
Dans le cadre du 70e anniversaire des bombardement alliés dans le Sud-Est de la France, de la Libération de Marseille et de la Provence, la Bibliothèque diocésaine de Marseille vous propose une sélection de publications, parmi 150 titres relatifs à la Deuxième Guerre mondiale :

jeudi 17 avril 2014

Le Bon Pasteur à Marseille


Le fonds 84 DM - Bon Pasteur comprend pour l’essentiel des archives de la Société des Prêtres du Sacré-Cœur dit du Bon Pasteur et quelques pièces concernant la paroisse du Bon Pasteur à Marseille, notamment des documents sur le cercle d’ouvriers.

Une petite communauté, formée autour des pères Boniface Dandrade, Denis et Jean-Louis Truilhard, voit ses membres consacrés au Sacré Cœur le 20 novembre 1732. La chapelle du Bon Pasteur est bâtie sur l’emplacement d’une maison et jardins achetés le 19 juillet 1733 par le père Antoine Granier, non loin de la rue d’Aix. Mgr Henri de Belsunce approuve l’établissement d’un hospice pour les enfants abandonnés et d'une œuvre de secours. Devenue rapidement trop petite, la première chapelle est détruite. La première pierre du second édifice est posée le 23 février 1737. Le séminaire est érigé en 1747 et la même année a lieu la première élection du Supérieur de la communauté. Le site est entièrement démoli en 1794 et la communauté dispersée.

mardi 15 avril 2014

Les Scouts à Gap

A Gap, les scouts de France ont participé à la Libération

Les archives des scouts de France entre 1941 et 1944 sont désormais consultables aux archives du diocèse de Gap et d’Embrun. La pièce la plus émouvante dans ce fonds est le Cahier de chronique de la patrouille des chamois (1er octobre 1941 – 19 mars 1944), patrouille dont Amédée Para a été le chef. Amédée Para a reçu deux citations à l’ordre de l’armée dont la deuxième à titre posthume, après sa mort le 17 juillet 1944 au combat de Laye.
Actuellement la troupe des scouts de France à Gap porte le nom d’Amédée Para. 
 
L'inventaire des archives est disponibe ici. 

vendredi 4 avril 2014

Les Scouts et Guides de Marseille

Album du Jamboree

Né à Genève en 1913, le père Louis Bos est ordonné prêtre en 1936 à Marseille. Il est d’abord vicaire à Saint-Joseph intra-muros, puis successivement aumônier au pensionnat Mélizan, à la prison des Baumettes et auprès des Sœurs de Saint-Joseph l’Apparition, il est nommé curé de Saint-Calixte en 1960 où il restera vingt ans. De son passage à Saint-Joseph, il avait conservé les archives de l’abbé Gabriel Pourtal, premier aumônier des Guides de Marseille et curé de Saint-Joseph. Déposés depuis aux Archives diocésaines de Marseille, deux documents sont particulièrement remarquables.

Le premier, un album illustré du Jamboree de la Paix regroupe des photographies, des articles de presse et d’autres éléments iconographiques du 6ème Jamboree, organisé à Moisson (Seine-et-Oise) en août 1947.

Le second, un livre-journal sur la création des Guides à Marseille dès 1925,  deux ans après la fondation des Guides de France par Albertine Duhamel,  regroupe les comptes-rendus des réunions des groupes de Marseille, les Gazelles et les Rossignols.

La Bibliothèque diocésaine de Marseille propose également quelques livres sur le Scoutisme. Il s’agit avant tout d’ouvrages historiques sur le développement du mouvement en France. On trouve également l'histoire du Scoutisme à Marseille à travers les souvenirs du père Louis Bos.

Bos, Louis, Les Scouts de France à Marseille, première période : 1924 – 1950, notes et souvenirs, Marseille, [Louis Bos], 1995.

Bos, Louis, Les Scouts de France à Marseille , 1950 - 1970 : notes et souvenirs : Troisième période 1970 - 2000 : simples signes de pistes, Marseille, 2003.

Laneyrie, Philippe, Les Scouts de France, l’évolution du mouvement, des origines aux années quatre-vingt, Paris, Cerf, 1985.

[Colloque sur le Scoutisme (1993 ; Chantilly)], Le Scoutisme : Quel type d’Homme ? Quel type de Femme ? Quel type de Chrétien ?, Chantilly, Centre Les Fontaines, 4-6 novembre 1993 ; textes réunis par Gérard Cholvy et Marie-Thérèse Chéroutre, Paris, Cerf, 1994.
 

Congrégation de la Sainte Croix de Jérusalem, Le Père Jacques Sevin : aux sources du Scoutisme et de la Sainte Croix de Jérusalem, Paris, Fondation des Orphelins appentis d’Auteuil, 1986.

Van Effenterre, Henri, Histoire du Scoutisme, Paris, PUF, 1947.

Album du Jamboree

vendredi 7 mars 2014

Le fonds Emile Guigues aux Archives diocésaines de Gap



Émile Guigues est né et mort à Embrun (22 décembre 1815 - 12 décembre 1904). Percepteur malgré lui à la mort de son père, d'abord aux Crottes puis à Embrun, passionné par la peinture qu'il étudia à l’École royale de dessin grâce à Antoine Allier, Émile Guigues s'intéressa à tout : dessin au crayon, à la plume, au fusain, peinture à l'aquarelle, à la gouache, à l'huile ; gravure à l'eau-forte ; lithographie.
Il se distingua principalement comme dessinateur et fusiniste. Il publia à partir de 1852 de nombreux dessins dans l'Illustration comme dans d'autres revues et illustra divers ouvrages d'écrivains dauphinois.
 
 

Ruine du château de Rame (La Roche de Rame)



Également écrivain, il publia dans le périodique La Durance sous le pseudonyme de Riouclar de nombreuses chroniques sur l'Embrunais. Il laisse à ses héritiers quatre volumes de mémoires intitulés Cahier des bêtises qui constituent un document intéressant sur son époque.
 
Amoureux des Alpes, il était membre de la Société d'études comme du Club alpin.

 
L'entrée des documents constituant ce fonds d'archives aux Archives diocésaines de Gap est d'origine inconnue et date de 2008.


lundi 3 février 2014

Le fonds Clorinde Vidal aux archives du diocèse de Gap

Les archives du diocèse de Gap et d'Embrun poursuit sa politique de mise en ligne des instruments de recherche de ses fonds. Le fonds Clorinde Vidal, archives d'une laïque, touche à la fois à l'histoire du diocèse et à celle du sanctuaire de Notre-Dame du Laus.

Ce fonds d'archives est bien plus important que ne le laisse penser son volume : une boite. Il est composé d’une liste de souscripteurs et de courriers adressés par le sanctuaire Notre-Dame du Laus à Madame Clorinde Vidal. Cette personne organise, essentiellement à Vaison dans le Vaucluse, une souscription en faveur de la canonisation de Benoîte Rencurel. La liste des souscripteurs permet de voir quelle est la population que touche la cause dans des territoires proches du sanctuaire mais aussi plus éloignés (Afrique du Nord, Royaume-Uni…)

Les lettres reçues par Clorinde Vidal sont également intéressantes parce que les archives du sanctuaire conservent aussi la correspondance active de cette personne. Malheureusement, certaines des lettres reçues par Clorinde Vidal ne sont présentes qu’en photocopies.

Ce fonds remis aux archives diocésaines à l’occasion de la reconnaissance des apparitions à Notre-Dame du Laus, en mai 2008, avait été acquis par la donatrice auprès d’un bouquiniste. Après avoir envisagé de n’en remettre qu’une copie, la propriétaire l’a finalement donné anonymement.