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samedi 7 novembre 2020

La Bible : la taduction liturgique avec notes

 

La Bible : traduction liturgique avec notes explicatives

Paris, A.EL.F., Editions Salvator, 2020. 2870 pages.

 

 


 Depuis huit ans, la nouvelle traduction officielle liturgique francophone de la Bible a été largement adoptée, aussi bien pour les célébrations liturgiques communautaires, que pour la lecture personnelle ou familiale de la Parole de Dieu, ou encore en catéchèse. Les éditions Salvator et l’Association épiscopale liturgique pour les pays francophones proposent aujourd’hui une version intégrale de la Bible enrichie de plus de 25 000 notes explicatives. Une mine d’or pour la pratique et la formation catéchétiques.

 

Rédigées par plus de trente auteurs et spécialistes, ces notes qui incluent les dernières recherches archéologiques et bibliques, « ont un rôle pédagogique et s’efforcent de rendre le texte biblique plus accessible au lecteur contemporain » précise le Père Henri Delhougne, coordinateur du projet. Un ouvrage de référence pour qui veut lire, méditer, se nourrir des Écritures à la lumière des commentaires proposés dans cet ouvrage.

Le lancement de cette édition annotée a été effectué le 24 septembre 2020, quelques jours avant le 1600e anniversaire de saint Jérôme (fêté le 30 septembre), Père de l’Eglise et traducteur de la Bible en latin, la Vulgate.


Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

dimanche 19 juin 2016

Parole d'Évangile, parole trahie ?

Parole d'Évangile, parole trahie ? 144 raisons de douter
Jean Bescond, éd. Golias, 2016, 230 p., 16 €.


Depuis des années, Jean Bescond, laïc breton, travaille sur la Parole de Dieu, et a publié sa propre traduction: "Le Nouveau Testament en vers et versets" (éd. Golias, 2010), puis "La Bible en vers" (2013), ainsi qu'une histoire des traductions de la Bible: "Ainsi cheminèrent les papyrus de la Bonne Nouvelle" (2011). C'est le fruit de son expérience qu'il développe ici avec, en sous-titre, ses "144 raisons de douter", douter des traductions disponibles, 144 étant un chiffre symbolique (Apoc. 21,17). Passant en revue l'ensemble du Nouveau Testament, l'auteur compare neuf traductions connues, catholiques, protestantes, œcuménique: Bible Bayard, Bible de Jérusalem, Segond (ancienne version et la nouvelle), la traduction œcuménique TOB, en Français courant, et, en anglais, la King James version (et sa nouvelle version), la New International version, ainsi que le texte latin de la Vulgate, et sa propre "Bible en vers". Avec patience et minutie, Jean Bescond relève quatre types de "trahison" du texte original. D'abord, des nuances ignorées: gallicismes, ironie, mot juste, contexte. Puis les contresens dus au mot qui ne convient pas, à la recherche intempestive d'un nouveau vocabulaire, au mauvais exemple, parfois, de la Vulgate, aux erreurs à répétition, aux erreurs grammaticales, les mots-charnières affaiblis,... Et encore les erreurs flagrantes: sens incomplet, mots mal traduits, et non-sens... Enfin les incohérences: inconstances, incohérences répétées, oubli de parallèles dans le même verset, négligence du lien avec le verset précédent, décalage par rapport à l'ensemble du texte considéré.

lundi 25 avril 2016

De la langue du Christ à celle d’aujourd’hui

Les Evangiles, traduits du texte araméen, présentés et annotés par Joachim Elie et Patrick Calame, Paris et Perpignan, Desclée de Brouwer, 2012, 2016 pour la présente édition, 361 p.

Joachim Elie et Patrick Calame soulignent, dans la partie introductive, que la version araméenne ou syriaque de la Bible est celle utilisée par de nombreuses Eglises orientales. « L’araméen est la langue que parlaient les juifs en Palestine » et « on peut imaginer combien […] les paroles araméennes de Jésus ont été mémorisées par les disciples, puis transmises dans le Proche-Orient où elles étaient comprises » (p 12-15).
Il s’agit bien ici d’une traduction francophone contemporaine de la Bible en langue araméenne. Nous retrouvons ici un élan semblable à celui du travail d’André Chouraqui.
La bibliographie, de 26 titres, contient des traductions anglophones de la Bible comme celle de la Bible society Jerusalem (1989) ou issue de la recherche allemande (Biblia hebraica stuttgatensia, notamment). Des dictionnaires édités en « Occident » et à Beyrouth sont également cités. En revanche, L’Araméen parlé à Ma’aloula (Damas, 2005) ne se trouve pas dans cette liste. Pourtant, dans cette localité syrienne, l’anglais pour l’accueil des visiteurs, l’arabe comme langue d’usage et l’araméen se côtoyaient avant la guerre civile en cours.
Pour qui veut approfondir sa connaissance de l’Ecriture sainte, ce livre est accessible tant dans sa présentation (police et casse de caractères très lisibles) que par son prix (21 €). Une bibliothèque ecclésiastique se doit de la proposer à ses lecteurs au même titre que la traduction œcuménique, celles de la Bible de Jérusalem et du chanoine Osty. De même, une traduction ancienne et polyglotte du XVIe siècle et celle en occitan parue en 2013 peuvent se trouver à la disposition des publics.
Enfin, la Médiathèque Mgr Depéry du diocèse de Gap et d’Embrun anime un site internet consacré à la Bible : https://biblesgap.wordpress.com/.


Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun