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mardi 5 septembre 2017

Au côté du cardinal Lustiger

Au côté du cardinal Lustiger
Bertrand de Feydeau
Paris, Le Cerf, 2017. 199 pages.


Présentation de l'éditeur

A l’occasion des 10 ans de la mort du cardinal Lustiger Bertrand de Feydeau livre son témoignage Il s'agit avant tout du récit d'une rencontre. Rencontre entre un homme à la vision et au destin prophétiques, le cardinal Lustiger, et un bâtisseur qui a mis toute son énergie au service de l'Eglise, Bertrand de Feydeau. Entre ces deux hommes, se tisse au fil des années une complicité qui alliera le désir passionné de l'archevêque de Paris de poser les bases de la présence de l'Eglise dans le monde du XXIe siècle et l'énergie de ce "successeur" des bâtisseurs des abbayes cisterciennes. Ensemble, et de façon parfois imprévisible, ils tentent de mettre en œuvre les projets que, dans le secret et de longue date, le Cardinal portait dans son cœur, du Collège des Bernardins à la télévision catholique KTO. Une démarche d'espérance qui inspire au Cardinal ces mots : "Nous n'en sommes qu'à l'aube du Christianisme." La même interrogation relie tous ces projets : où va l'homme ?


Biographie de l'auteur
Bertrand de Feydeau a consacré toute sa carrière professionnelle à I'urbanisme et à l'immobilier, notamment en qualité de responsable des investissements immobiliers du groupe AXA, tout en réservant une partie de son temps à la restauration de monuments historiques. Le cardinal Lustiger lui confie en 1998 la restauration du Collège des Bernardins. Il est aujourd'hui Président de la Fondation des Bernardins.



Une brève biographie du Cardinal Jean-Marie Lustiger (1926-2007).

Aron Jean-Marie Lustiger (1926-2007) était un dignitaire de l'Église catholique romaine, archevêque de Paris de 1981 à 2005, créé cardinal en 1983. Il fut membre de l'Académie française.

Ses parents, originaires d'une famille juive ashkénaze venant de Pologne (à Bedzin en Haute-Silésie)  tiennent un commerce de bonneterie. Il fait ses études au lycée Montaigne à Paris.
Le 25 août 1940, à l'âge de 14 ans, il reçoit le baptême à Orléans. Il ajoute alors au prénom reçu de ses parents ceux de Jean et de Marie, qui sont aussi des prénoms d'origine hébraïque.

Sa vocation sacerdotale le conduit au séminaire des Carmes de l'Institut catholique de Paris en 1946. Il est ordonné prêtre le 17 avril 1954 à l'âge de 27 ans, dans l'église du séminaire des Carmes.
Il est nommé archevêque de Paris le 27 février 1981, succédant au cardinal François Marty. Deux ans plus tard, le 2 février 1983, il est créé cardinal par le pape Jean-Paul II. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages, il s'attela également à lancer de nouveaux médias : Radio Notre-Dame juste après la légalisation des radios libres en 1981, la chaîne de télévision KTO en 1999, le bulletin hebdomadaire du diocèse de Paris : Paris Notre-Dame.
Le cardinal Lustiger a été élu à l'Académie française, le 15 juin 1995. 

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles


mercredi 5 août 2015

La pensée et l’action du cardinal Jean-Marie Lustiger (1926-2007) mises en valeur dans les actes du colloque « La Promesse, de génération en génération »

« L’apport de la réflexion et de l’action de Jean-Marie Lustiger au dialogue judéo-chrétien et à la théologie chrétienne du judaïsme » (p 13 dans l’éditorial de Frédéric Louzeau, p 13-14) est le sujet d’un numéro hors-série (mars 2015) de la Revue théologique des Bernardins.

Les titres de revues chrétiennes comme Esprit et Etudes restent bien connus du grand public cultivé. Elles font référence à la fois par leur histoire (Etudes a plus de 150 ans) et par la qualité de leurs articles. Cependant, des publications de bon niveau naissent régulièrement : la richesse des dossiers spirituels et théologiques de Sources vives fait de cette publication une revue recherchée. La Revue théologique des Bernardins paraît trois fois par an. Elle est le reflet des travaux du collège des Bernardins à Paris et publie des études de théologie catholique. Le numéro 13 (janvier-avril 2015) est consacré au synode su la famille.

En octobre 2014 s’est tenu un colloque sur le cardinal Lustiger, co-organisé par l’institut Jean-Marie Lustiger et la faculté Notre-Dame, au collège des Bernardins.
La biographie du cardinal Lustiger (1926-2007) est facilement accessible. Etienne Fouilloux lui consacre une longue notice (p 430-432) dans le Dictionnaire des évêques de France au XXe siècle paru au Cerf en 2010. En conclusion, il cite le livre d’entretiens accordés à Jean-Louis Missika et Dominique Wolton (Paris, Fallois, 1987, 473 p) et l’ouvrage de Robert Serrou (Lustiger : cardinal, juif et fils d’immigré, Paris, Perrin, 1996, 315 p). Il faudrait y ajouter la biographie publiée en 2012 chez Grasset par Henri Tincq (Jean-Marie Lustiger : le cardinal prophète, 370 p). La revue Sens de l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF) a publié plusieurs numéros à propos de l’œuvre du cardinal, dont les 326 et 343.
Le colloque aux Bernardins avait comme point de départ l’ouvrage du cardinal Lustiger, La Promesse, « Mes yeux ont devancé la fin de la nuit pour méditer sur ta promesse » (psaume 119, 148), Paris, Parole et Silence, 2002, 222 p. L’ouvrage est symboliquement cité en première note de l’introduction des actes (Laetitia Calmeyn, p 15-19).

Parmi tous les apports de ces actes, soulignons celui du rabbin Revon Krygier (La Promesse : un jalon pour le dialogue, p 185-191) : « contrairement à un mauvais procès qui lui a été fait du côté juif, il n’y a pas de relents de la théologie de la substitution dans le propos de Lustiger. Il condamne énergiquement le fait que la chrétienté ait eu par le passé ‘la volonté de déposséder le dépositaire légitime, voire de l’exterminer pour lui voler ce trésor’ » (p 188).

A la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry ce sont 45 références qui apparaissent à la requête « Lustiger » sur le catalogue en ligne (DISPONIBLE ICI). Parmi les livres qu’il a écrits, notamment :
Osez croire : 1981-1984, articles, conférences, sermons, interviews, Paris, Le Centurion, 1985, 362 p.
Osez vivre : 1981-1984, Paris, Le Centurion, 1985, 227 p.
Dieu merci, les droits de l’Homme : 1984-1989, Paris, Critérion, 1990, 466 p.
Pain de vie et peuple de Dieu, Paris, Critérion, 1981, 80 p.
Pour l’Europe, un nouvel art de vivre, Paris, Presses universitaires de France, 1999, 95 p.
Le cardinal Lustiger a préfacé de nombreux ouvrages. Parmi eux, ceux-ci :
La Morale et la guerre, actes du XIe colloque national des juristes catholiques, Paris, Tequi, 1992, 271 p.
Avec le cardinal Vingt-Trois, La Formation spirituelle des prêtres, Paris, Le Cerf, 1995, 232 p.
Jean Allemand, Henri Caffarel : un homme saisi par Dieu, Paris, 1997, 271 p.
Henri Bissonnier, La Vie devant nous : lettre à mes amis du 3e et 4e âge, Paris, Mediaspaul, 2007, 157 p.
Robert Masson, Tibhirine : les veilleurs de l’Atlas, Paris, Le Cerf, 1997, 263 p.
Enfin, l’œuvre et la pensée du cardinal Lustiger ont fait l’objet de polémiques évoquées dans ce numéro de la Revue théologique des Bernardins. Notons ces deux ouvrages :
Michel Massenet, Le Silence et la douleur : lettre à Mgr Lustiger, Paris, Albin Michel, 1993, 153 p.
Raphaël Draï, Lettre ouverte au cardinal Lustiger : sur l’autre révisionnisme, Aix-en-Provence, Alinéa, 1989, 188 p.


Luc-André Biarnais
archiviste du diocèse de Gap et d’Embrun