vendredi 23 mai 2014

Guerre et guérilla en 1870-1871

Armel Dirou, La Guérilla en 1870, résistance et terreur, Bernard Giovanangeli Editeur, 2014, 295 p.

De sa thèse d’histoire soutenue à Paris IV Sorbonne en 2013, le colonel Armel Dirou, chef de corps du 4e régiment de Chasseurs, publie La Guérilla en 1870, résistance et terreur, chez Bernard Giovanangeli Editeur (2014).
A travers la guerre irrégulière pour défendre la France de l’invasion alors que la Prusse et ses alliés l’emportent, se dresse un tableau des Français de l’époque. C’est l’un des aspects du travail d’Armel Dirou qui en compte beaucoup d’autres. Parmi les soutiens des combattants, « de nombreux prêtres et curés de campagne ». Ils participent à la diffusion de l’information, à la cache des armes et au réconfort physique et moral de ces soldats de fortune.
Des corps francs sont créés par des descendants de chefs vendéens de 1793. Catholicisme et royalisme légitimiste se rejoignent alors ! Pourtant, l’auteur exclu de son étude les Zouaves pontificaux revenant de la défense des Etats du Pape : en effet, les hommes de Charette étaient des soldats professionnels.
Adolphe Crémieux, député de la Drôme en 1869-1870 et ministre de la Justice dans le gouvernement de la Défense nationale, écrit le 28 septembre 1870 : « que nos concitoyens s’unissent et marchent ensemble sous nos couleurs nationales : ne nous fâchons de ce que des Français catholiques invoquent la sainte Vierge pendant que des Français libéraux invoquent la sainte Liberté ». Il montre une population divisée religieusement et unie dans l’épreuve, ce qui est, évidemment, à nuancer selon les régions.
Armel Dirou a travaillé avec feu Hervé Coutau-Bégarie pour cette thèse. Celui-ci a dirigé Les Médias et la guerre en 2005 et, avec Charles Doré Graslin, Histoire militaire des Guerres de Vendée en 2010. A la bibliothèque Mgr Depéry vous trouverez, c’est un autre pan du travail d’Hervé Coutau Bégarie, Ratzingeriana, bibliographie commentée de Joseph Ratzinger en langue française en 2012.

mercredi 21 mai 2014

FERMETURE DE LA BIBLIOTHEQUE







LA BIBLIOTHEQUE DIOCESAINE SERA FERMEE

- VENDREDI 23 MAI 2014

- MERCREDI 28 MAI 23014

- VENDREDI 30 MAI 2014

OUVRAGES DE MAI 2014


LISTE DES OUVRAGES DE MAI  2014

ADLER, Alexandre. – Une affaire de famille : Jean XXIII, les juifs et les chrétiens. – Paris, Le Cerf, 2014. 136 pages.

BARON, Le Baptême de Jean : aux origines du rite baptismal – 1. – Québec, Médiaspaul, 2013. 134 pages.

BENKER, Günter. – Tout abandonner et trouver tout : la mystique de Jean de la Croix. – Paris, Parole et Silence, 2014. 262 pages.

 BIEMNI, Enzo. – La seconde annonce : la grâce de commencer. – Bruxelles, Lumen Vitae, 2013. 122 pages.

BLANCHARD, Yves-Marie. – L’Eglise mystère et institution selon le quatrième Evangile. – Paris, Institut Catholique de Paris, 2013. 239  pages.

DURAND, Emmanuel. – Evangile et Providence : une théologie de l’action de Dieu. – Paris, Le Cerf (Cogitatio fidei), 2014. 345 pages.

GILBERT, Guy. – Jésus, un regard d’amour. – Paris, Philippe Rey, 2013. 235  pages.

KUNG, Hans. - .Jésus. – Paris, le Seuil, 2014. 287 pages.

HEMMERLE, Klaus. – Thèses pour une ontologie trinitaire. – Paris, Editions ad Solem, 2014. 91 pages.

KASPER, WALTER. – L’Eglise catholique : son être, sa réalisation, sa mission. – Paris, Le Cerf (Cogitation Fidei), 2014. 587 pages.

LORENZATO, Bernard ; PETY, Olivier. – Aux sources de l’Eglise de Provence : Île de Lérins, Arles, Marseille et Riez…   : introduction aux Pères de l’Eglise provençaux du IVè au VIè siècle. -  Venelles (13), Association Aux Sources Chrétiennes de la Provence, 2014. 237 pages.

PRETOT, Patrick. – L’adoration de la Croix : Triduum pascal. – Paris, Le Cerf, 2014. 476 pages.

MALLET, Robert. – Le développement personnel du chrétien. – Paris, Salvator, 2014. 199 pages.

PRZYWARA, Erich. – Majestas divina : spiritualité ignatienne : Suvi de Le christianisme selon John Newman – Paris, Editions Ad Solem, 2014. 116 pages.

VARILLON, François. – Traversées d’un croyant :l choix de textes présentés par Charles Ehlinger. – Paris, Bayard, 2005. 286 pages.


WOJTYLA, Karol. – Je suis dans les mains de Dieu : Carnets intimes : 1962-2003. – Paris, Bayard, 2014.623 pages.

lundi 19 mai 2014

La cathédrale de Gap

Quel est le vocable de la cathédrale de Gap ? Les documents disent parfois Saint-Arnoux, également patron de la ville et du diocèse et, depuis 2011, de la paroisse du Gapençais. La vie de saint Arnoux (mort avant 1079) est désormais bien connue grâce aux travaux universitaires particulièrement ceux de Jean-Hervé Foulon qui a publié une biographie, en 2007. D’autres documents attribuent Notre-Dame de l’Assomption à la cathédrale de Gap.
Les procès-verbaux de la consécration de la nouvelle cathédrale, du maître-autel et des autels latéraux ainsi que de l’inauguration le lendemain, vont aider à répondre à cette question.
Nous sommes le 21 septembre 1895, jour de la saint Matthieu, évangéliste. C’est aussi la vigile, c’est-à-dire la veille, de la saint Arnoux. Depuis 29 ans, la ville n’a plus de cathédrale. L’ancienne a été démolie pour être remplacée par l’actuelle. Le culte est rendu dans une cathédrale provisoire, l’église Saint-Jean-le-Rond, vendue à la Révolution française et devenue salle de spectacle puis, en 1866, rendue au culte par la ville. De cette période nous avons plusieurs textes évoquant l’exhumation puis la ré-inhumation des évêques enterrés dans l’ancienne cathédrale.
Enfin, Gap a une cathédrale ! L’évêque est Prosper Amable Berthet depuis 1889. Il est originaire des Hières dans le nord des Hautes-Alpes. Le clergé et les fidèles ont été appelés à apporter « le concours de leurs prières, de leurs pénitences et de leur présence ». C’est à 7 heures et demi que Mgr Berthet consacre solennellement la « nouvelle cathédrale de Gap et le maître-autel sous le vocable de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie et de saint Arnoux patron de la ville et du diocèse de Gap », « selon les rites du Pontifical ». Le Pontifical est un rituel, un ouvrage donnant le canevas d’une célébration, ici toute particulière. En effet, à tout moment liturgique correspond un rite suivi dans l’Eglise partout dans le monde. C’est le cas notamment du dépôt des reliques durant la consécration de la cathédrale et des autels : parmi elles, celles de saint Benoît martyr, de sainte Agathe et de saint Grégoire, pape et docteur. Un document, appelé « authentique », les accompagne pour attester de ce qu’elles représentent.
Le Pontifical permet également de célébrer la messe basse de la dédicace.
Le lendemain de cette consécration, de cette dédicace, a lieu « l’inauguration solennelle ». Elle est présidée par l’archevêque d’Aix-en-Provence, Mgr François-Xavier Gouthe-Soulard. Le diocèse de Gap est suffragant, c’est-à-dire qu’il dépend de la métropole d’Aix. Mgr Pierre-Emmanuel Bouvier, évêque de Tarentaise, venu en voisin, a donné le sermon. Cette inauguration a lieu aussi en présence de l’abbé de la Trappe de Gethsémani au Kentucky. Cette présence, qui intrigue au premier abord, s’explique facilement. Cet abbé est Dom Edouard Chaix-Bourbon, venu en France pour des raisons de santé alors que son abbaye est en pleine ébullition. Il est né à La Mure en 1833 et démissionnera de son abbatiat en 1896.
Et c’est ainsi que Gap a depuis 1895 une cathédrale consacrée à Notre-Dame de l’Assomption et à Saint-Arnoux.

samedi 17 mai 2014

Le peintre Pierre Ambrogiani (1907-1985)

Le baptistère et la fresque de Pierre Ambrogiani à l’église de l’Immaculée-Conception de Marseille
 

Il y a cinquante ans… un extrait du Bulletin religieux de Marseille du 17 mai 1964 :
 

Érigée en paroisse en 1932, l’ancienne chapelle du quartier de Montolivet à Marseille, n’avait pourtant pas encore, en 1964, ses fonts baptismaux définitifs. C’est au cours de la messe de l’Ascension célébrée par le curé des Chartreux, le père Dantand, que sont inaugurées les fresques de Pierre Ambrogiani et bénits les fonts baptismaux. Mgr Lucien Gros, vicaire général, remercia les auteurs de cette œuvre collective, artistes, curé et paroissiens, soulignant la généreuse simplicité de Pierre Ambrogiani, qui fait don à cette église d’une très belle œuvre d’art religieux dans laquelle il a su remarquablement exprimer le sens surnaturel du baptême.
 

D’un graphique pur et dépouillé, gravé dans le ciment et rehaussé de couleurs très sobres, le peintre a évoqué, en toile de fond, l’homme au travail dans le monde moderne, des champs aux villes et aux usines. Mais au centre de la fresque, baignant dans l’eau baptismale, le corps tout entier tendu vers la lumière de l’Ésprit qui dore son visage et ses bras dressés vers le ciel, cet homme du 20e siècle, comme tous les baptisées de tous les temps, naît à la vie divine et devient « un homme nouveau ». On pense, en regardant la fresque d’Ambrogiani, aux peintures ou aux vitraux du Moyen-Age, livres ouverts où nos aïeux découvraient les secrets de la Révélation chrétienne.
  
Site de la paroisse de l'Immaculée-Conception

Les anciens numéros du bulletin diocésain de Marseille sont consultables à la Bibliothèque ou aux Archives diocésaines.
La revue diocésaine actuelle Église à Marseille est en vente au numéro à la Librairie Saint Paul à Marseille ou sur abonnement. Le bulletin d'abonnement est disponible ici.

vendredi 16 mai 2014

Les femmes aux premiers temps de l'Eglise

A notre époque où beaucoup s'interrogent sur la place des femmes dans l'Eglise. Le livre de Bernard Lorenzato et Olivier Pety : Promenade au jardin des Mères de l'Eglise vient rappeler le rôle important jouer par ces dernières dans les premiers temps de l'Eglise.

Elles sont mères comme Monique, martyres comme Blandine (+ 177), Agathe, Félicité ou Perpétue ou de noble naissance comme Olympias (361/368-410). Elles ont témoigné aux quatre coins du monde romain de l'amour de Jésus-Christ et de sa force libératrice.

Par ces portraits brefs et denses les auteurs ont voulu " faire briller la présence des femmes depuis les premiers siècles et manifester leur réelle influence. Une invitation, qui, au-delà de son intérêt historique, permet de leur faire une place dans l'aujourd'hui de notre institution" (Pave 5).






Bernard Lorenzato - Olivier Pety, Promenade au jardin des Mères de l'Eglise, figures de femmes des premiers temps de l'Eglise - IIe - VIe Siècles, Paris, Médiaspaul, 2014, 111 p.