samedi 5 décembre 2015

Après « Le Royaume », les conférences de Saint-Arnoux vous proposent « Eduquer, transmettre » le 10 décembre à 20 h à Gap

Le jeudi 26 novembre 2015, le père Philippe-Marie Pasquet, op, dans sa conférence sur le Royaume, a souligné que le chrétien doit être lié, « connecté à Dieu ». Il doit savoir « être seul avec Dieu ». Or, la difficulté à prier, voire l’ennui qui touche celui qui prie, montre que nous avons perdu « l’intimité avec Dieu ». Sans notre péché, nous entrerions « facilement en contact avec Dieu ». Le père Pasquet souligne que « le Christ est venu pour redonner cette intimité source de joie et de paix » permettant de « nous déposséder de nous-mêmes ».
L’Eglise est voulue par Dieu comme institution où les hommes vont pouvoir retrouver cette intimité avec leur Créateur. L’Eglise donne tout ce qui conduit au Royaume des Cieux. Au-delà de la dimension humaine de l’Eglise, le croyant doit la regarder avec des yeux de foi.
La prochaine conférence de Saint-Arnoux sera donnée le jeudi 10 décembre 2015 à Gap (20 h) par Michel Carletti. Celui-ci a été directeur diocésain de l’enseignement catholique de Nice jusqu’en 2012 et il accompagne le collège-lycée Saint-Joseph de Gap. Son intervention portera sur le thème « Eduquer, transmettre ».


Luc-André Biarnais
Archiviste diocésain de Gap

vendredi 4 décembre 2015

LE PATRIMOINE RELIGIEUX DU XIXè SIECLE


Plaidoyer pour les églises du XIXè siècle : les clefs d’un immense patrimoine
Histoire du christianisme magazine, Hors-séri N° 9, automne 2015

RESUME

Les arts religieux du XIXè siècle s’ils ont longtemps souffert d’une double excommunication : d’abord à l’encontre de la religion, puis du fait qu’elles soient  de ce siècle. Pourtant ce nfut une période riche en chefs d’œuvre religieux avec la contribution de peintre comme Ingres, Delacroix ou Courbet.

Cette  période longtemps méprisée qui voit aujourd’hui son patrimoine trop souvent délaissé. En France, bon nombre d’églises menacées de démolition datent du XIXe siècle. On prétend qu’elles sont sans intérêt. Pourtant, ces édifices témoignent de l’extraordinaire effort de reconstruction effectué par les catholiques au lendemain de la Révolution. Ils racontent les missions paroissiales, les dévotions populaires ou bien encore l’essor des pèlerinages en pleine ère du soupçon. Les artistes revisitent volontiers les répertoires du passé, redécouvrant par exemple la technique du vitrail. Ils savent aussi expérimenter des formes plastiques originales ou bien des matériaux nouveaux issus de la modernité comme la fonte de fer. Depuis quelques années, le monde de la recherche met en valeur cette dynamique. Le grand public doit encore s’en emparer.

Voici un hors-série inédit qui rassemble les meilleurs spécialistes du sujet.
-Que deviennent les églises des Mauges ? Entre Loire et bocage, la route de la ferveur.
-Histoire : Après la Révolution, un catholicisme à reconstruire. Par Gérard Cholvy.
-Une large palette pour la peinture religieuse. Par Isabelle Saint-Martin.
-Iconographie : Une piété plus douce et chaleureuse.
-La patrimonialisation du sanctuaire. Par Jean-Michel Leniaud.
-Architecture : Le néogothique ou comment fabriquer des églises en série. Par Philippe Dufieux.
-Décor : Le grand retour du vitrail. Par Laurence de Finance.
-Entretien avec Didier Rykner : « Tout le XIXe siècle est passionnant ! »
-La révolution liturgique romaine. Par Vincent Petit.
-Les centres de pèlerinage en plein essor. Par Séverine Blenner-Michel.
-La fonte de fer, matériau de la modernité. Par Philippe Dufieux.
-Le renouveau de l’art sacré en Angleterre. Par Gabrielle de Lassus Saint-Geniès.

-Musique : Gounod, les opéras d’un catholique. Par Yves Bruley.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles

mardi 1 décembre 2015

PAUL VI (1897-1978) : UNE BIOGRAPHIE






Paul VI : la biographie
Xenio Toscani (dir.)
Paris, Salvator, 2015.696 pages


L’ouvrage

Qui était Paul VI (1897-1978) à qui le pape François fait abondamment référence et qu’il a béatifié le 19 octobre 2014 ?
« Aucun des papes que nous avons vus à l'oeuvre depuis un demi-siècle n'aura été plus injustement malmené et méconnu », disait déjà de lui André Frossard.

Alors que 2015 est marqué par le double 50ème anniversaire de la clôture du Concile et de la publication d’Evangélii Nuntiandi - texte fondateur de la nouvelle évangélisation - paraît cette biographie complète et magistrale de Paul VI. Ce pape eut la lourde tâche de parachever le Concile Vatican II et qui fut incompris lors de la publication de l’Encyclique Humanae Vitae. S’appuyant sur des documents inédits évoquant la vie familiale et publique de Jean-Baptiste Montini, ce livre révèle la vraie personnalité d’un pape qui fut moins indécis et moins tourmenté qu’on ne le dit, mais plutôt habité par la passion de faire converser l’Église avec le monde tel qu’il est, avec les incroyants, les artistes, etc.

Cette biographie est donc tout autant un événement éditorial que spirituel car Paul VI s’avère être un grand maître spirituel pour aujourd’hui.

Les auteurs
Cette biographie est le résultat du travail de l'Institut Paul VI de Brescia, chargé de recueillir les archives et d'éditer les documents sur Jean-Baptiste Montini afin de « garder vivante la mémoire du pape brescian ». C’est donc une oeuvre collective placée sous la direction de Xenio Toscani. Cet épais travail, qui fait une large place aux citations, n'est pas seulement un livre d'histoire, c'est aussi une ouverture à la spiritualité montinienne, et qui a parfois des accents parfois hagiographiques. Cependant fera date pour ceux qui souhaitent aborder la vie de ce pape qui, au crépuscule de son existence, répétait le mot de Bernanos : « Tout est grâce. »
 
Le maître d’œuvre, Xenio Toscani, né en 1931, est professeur émérite de l’Université Catholique du Sacré-Cœur à Pavie. Il est membre du conseil scientifique de l’Institut Paul VI à Brescia. Il a dirigé la réalisation de cette biographie à laquelle ont contribué quatre autres auteurs parmi les meilleurs spécialistes de l’histoire de l’Église catholique contemporaine. 




lundi 23 novembre 2015

Dédicace de Cathédrales de Provence à la librairie Davagnier à Gap le 28 novembre


RIEN QUE L'AMOUR : REPERES POUR LE MARTYR QUI VIENT

Rien que l'amour : repères pour le martyre qui vient
Martin Steffens
Paris, Salvator, 2015. 90 pages.


Un livre de circonstance : à l’heure de la menace islamiste, Martin Steffens explore le mystère de la foi et de l'amour.

Comment se situer dans le monde actuel est devenu une question brûlante pour le chrétien : doit-il le fuir, ou s'y engager et prendre position ? Evoquant le massacre des chrétiens d'Orient par Daech et « l'humanisme sans aile », sans transcendance, qui domine en Occident, l'auteur invite les chrétiens à ne pas fuir leur vocation. Mais à l'assumer dans toute sa radicalité. A savoir, se préparer au martyre, sans l'attendre, ni le rechercher. Simplement en se laissant posséder par l'Amour qui pardonne et désarme, même ses pires ennemis. Un manifeste brûlant de l'Amour qui s'est livré sur la Croix pour que l'homme vive.

Repères
Le mot « martyr » vient du grec martur qui signifie « témoin » (de Dieu). Il désigne les croyants morts pour avoir refusé d’abjurer leur foi. Les premiers martyrs chrétiens datent de l’époque romaine, mais c’est au XXe siècle que l’on recense le plus grand nombre de chrétiens persécutés. Et le phénomène s’accélère.

Au départ, ce fut un texte écrit pour consoler des amis endeuillés. Au final l’auteur nous avons une réflexion sur la vocation chrétienne dans le contexte actuel. Le titre peut étonner, mais Martin Steffens, a souvent écrit sur le bonheur, sur le développement personnel d’où le titre peut-être : Rien que l’amour. Repères pour le martyre qui vient. 
Ce livre est pour celles et ceux qui, comme moi, ont peur. [...] Satan est sorti de son terrier », écrit-il d’emblée.

« Les exécutions des chrétiens d’Orient, filmées par leurs bourreaux, sont les selfies du diable, qu’il poste sur la Toile pour qu’on ne l’oublie pas. » L’auteur de La Vie en bleu et du Petit Traité de la joie ne se veut pas un prophète du malheur. Il regarde le monde tel qu’il est et veut simplement réveiller des consciences endormis !

Malgré tout, il invite à la joie et à l’espérance : « Ce livre est pour celles et ceux qui ont peur, mais craignent aussi de se perdre dans cette peur », explique-t-il en préambule. « À quoi est-il appelé, celui qui avoue la menace qui vient, mais devine derrière elle une menace plus grande : la désespérance, [...] l’habitude de ne plus accueillir le jour qui se lève ? [...] Comment inventerons-nous, demain, quand la guerre sera non plus à notre porte, mais chez nous, durablement, comment inventerons-nous l’amour qui, jusqu’à hier, soutenait sans trop de peine l’effort de nos vies ? »

La maladie du déracinement
Martin Steffens veut que l’on regarde en face ce que le Pape François appelle « Troisième Guerre mondiale livrée par morceaux »,  
« La menace qui vient » est maintenant dans tous les esprits mais nous la vivons par écran interposé ; la maladie de l’Occident c’est la culture du numérique dans laquelle nous sommes habitués et dans laquelle sont éduqués les enfants : cette menace c’est l’islamiste véhiculée par des hommes sans visages mais dont sont victimes les chrétiens comme tous les opposants dans une certaine volonté théocratique.
Et cette, « la menace qui vient » qui est brandie par des hommes sans visages, démultipliée par les écrans, se nomme islamisme.  Il dénonce le déracinement poussé sur le bitume de nos banlieues sans âme :  « la conjonction affreuse du Droit (juridisme européen et légalisme musulman) et de la Technique (propagande, armements, consommation de gadgets à visée exterminatrice). Le tout couronné d’une spiritualité sans incarnation. Une spiritualité sans la terre qu’on travaille, sans le chant qu’on y chante, sans le pain qu’on cultive ».
Il dénonce également un « christianisme corrompu » par un esprit qui transforme le message de l'Evangile en religion de la liberté. Pour lui  «Daech, c’est un produit pour tous les Occidentaux désœuvrés du monde entier ; c’est le grand divertissement. La fête sanguinaire et télévisuelle. [...] Il semble mimer, par son caractère à la fois informel et envahissant, la marche de l’économie financière, le règne sans partage et sans ordre de l’économie sur ce monde. »

Sainte Édith Stein, et les autres
Quoi faire une fois que l’on a posé le diagnostic ?  « Quand on sait qu’il faudra peut-être soi-même payer la vorace médiocrité de l’Occident par le prix fort de cet ennemi (à la prostitution à laquelle nos filles en Occident sont quotidiennement invitées, par la publicité, les émissions grand public, Internet, correspond la prostitution forcée telle que la subissent les chrétiennes sous Boko Haram ou sous Daech ; à la conversion suggérée de tout homme à la platitude sans horizon d’un humanisme sans aile, correspond la conversion forcée de tous à l’islam, etc.). Bref quand on sait le monde aujourd’hui, qu’on se sait dans le monde, mais non pas du monde : que faire ? »
L’auteur réagit avec la foi, une foi qui sait voir ce qui se joue actuellement et qui se tourne vers l’autre : la foi nous apprend à vivre et à aimer.
« Repères pour le martyre qui vient… » Le martyre n’est pas le martyre du kamikaze qui tue aveuglément ; le martyre ce peut être de se défendre légitimement contre l'agresseur et pour le chrétien il ne peut s’agir que d’une vie qui se donne par amour :  « La grâce serait de trouver à se battre sans entrer dans la logique du Mal. »

«Quel don ? D’abord le don de l’être, le don de soi-même à soi-même au milieu des autres », souligne Steffens en rappelant les exemples de saint Maximilien Kolbe, de Etty Hillesum ou de sainte Edith Stein « sans qui la victoire des Alliés en 1945 n’aurait été que la victoire de la Force sur la Force ».  Si le martyre est don c’est parce que son origine a sa source dans la force de l’Esprit. Le martyre ne désire pas détruire l’autre : au contraire, il désire pour ses bourreaux le bonheur de la vie éternelle.

Publication : Claude TRICOIRE. - Bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence

LA CONFESSION SELON ADRIENNE VON SPEYR

Confession
Adrienne von Spyer
Traduit de l'allemand par Marthe Allisy et revu par Walthère Derouau, s.j. -- Préface de Thierry Dejond, s.j. -- 1991 (2e édition)

 Un nouveau livre sur la confession ? Encore un manuel ou un guide de plus pour bien se confesser ? Non, bien plus que cela ! Adrienne von Speyr  nous fait découvrir comment le sacrement de réconciliation est  centré sur l'offrande de soi et la mort de Jésus sur la Croix comme étant l'archétype de la «confession» des fidèles que l’on appelle plus généralement  aujourd’hui sacrement de la réconciliation.

Il est appelé le sacrement de la confession, puisque la divulgation ou la confession des péchés à un prêtre est un élément essentiel de ce sacrement. Dans un sens profond, il est aussi une «confession» - la reconnaissance et de louange - de la sainteté de Dieu et de sa miséricorde envers l'homme pécheur.

Qu’est-ce que se confesser ? Quel sens cela a-t-il de le faire ? Pour répondre, Adrienne von Speyr ouvre les évangiles et regarde Jésus qui révèle à certains leurs fautes et leur pardonne. Autre question : comment se confesser ? L’auteur décrit la confession du laïc et du prêtre, celle de l’actif et celle du contemplatif. Les saints aussi se sont confessés : comment donc ? Dans la confession sacramentelle, quelle est l’attitude du pénitent et quel est le ministère du prêtre ?

Adrienne von Speyr  a abordé les aspects moraux et pratiques de ce sacrement ; elle traite également certains domaines, comme : la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession. Elle n'hésite pas non plus à traiter des aveux des prêtres, des religieux ou des religieuses et même des saints. Elle a abordé et examiné toutes ces questions qui posent problèmes et débats chez les chrétiens.

Ce qu’en dit le théologien Hans Urs von Balthsar
"Dans son livre, La Confession, Adrienne von Speyr présente le sacrement dans sa perspective théologique : imiter l'obéissance du Fils qui se conforme en tout à la volonté du Père jusqu'à s'identifier à nos péchés (et les confesser) pour nous sauver. En suivant le Christ, le pénitent comprend alors que la confession des péchés est confession de foi, amour de l'église et du don de liberté que le Christ lui a confié" (Hans Urs von Balhasar)..

C'est pourquoi il parle d’ «une de ses œuvres les plus centraux". Elle aborde les aspects moraux et pratiques du sacrement en profondeur. Les nombreux domaines couverts comprennent la conversion, les scrupules, la contrition, la direction spirituelle, le laxisme, la fréquence de la confession, les aveux de religieux et de laïcs, même les aveux de saints. On a ici entre les mains un traité à la fois spirituel et théologique sur la confession écrit à la lumière d'une lecture attentive des Evangiles et de la vie du Christ 

Et ce n'est peut-être pas par hasard si lors du Synode sur la Pénitence et la réconciliation (1981), Jean-Paul II avait recommandé ce livre aux Pères Synodaux. On peut penser qu'il serait fort utile de le reprendre alors que va s'ouvrir l'Année Sainte sur la Miséricorde le 8 décembre prochain.

« La déréliction sur la croix, la totale séparation du Père font essentiellement partie du mystère de la « confession » du péché universel dont le Christ s’est chargé. Son corps ressuscité est le fruit de son corps crucifié mis au tombeau, de même que son corps terrestre était le fruit du dessein de l’incarnation. Le corps nouveau, dont le Père lui a fait don, est le corps de son retour au Père. Par rapport à la confession, on peut dire : son corps terrestre était le corps de l’aveu, celui qui devait porter le péché de tout individu, mais aussi le péché en soi. Le corps ressuscité, par contre, est le corps de l’absolution qui n’a plus à porter le péché, parce qu’il a déjà été porté et qu’à la croix tout a été expié. Le premier corps a réuni en lui l’aveu total et le second se livre comme le pardon total. Il regarde le péché en face, il ne l’a plus sur le dos, comme le corps qui en portait le fardeau. » (Adrienne Von Speyr, La confession)

Publication : Claude Tricoire. - Bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence


vendredi 20 novembre 2015

LE PROCHE-ORIENT : DE SUMMER A DAECH








Le Proche Orient : De Sumer à Daech : un Orient si proche

L’Histoire : Les Collections, n°9, octobre 2015.


Après les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et sa région, qui font suite à ceux de janvier 2015 contre le magazine satirique Charlie Hebdo et contre un magasin casher à Paris, il est utile de lire ce numéro spécial de L’Histoire pour mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons.

Le Proche-Orient semble en plein chaos tandis que le monde occidental parait en désarroi face à un ennemi aux multiples facettes. En ce moment nous assistons à une guerre civile en Syrie et à la répression brutale par le régime baasiste du clan Al-Assad, à l’expansion de Daech, à des exactions contre des minorités religieuses et ethniques pourtant natives de la région, à la destruction de patrimoines millénaires. L’opposition sunnites-chiites menace dans le Croissant fertile les frontières établies lors de la conférence de San Remo en 1920 au lendemain de la Première Guerre mondiale.
Comment en sommes-nous arrivés là ? En partant des années 12 000 avant Jésus-Christ jusqu’à nos jours, les auteurs retracent l’histoire de cette région. Le Proche-Orient, ou Moyen-Orient selon l’angle choisi, se trouve au carrefour de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique, une région qui est l’un des « berceaux de l’humanité ». Là se sont épanouies de riches civilisations et là sont nés trois monothéismes : le judaïsme, le christianisme et l’islam.
Le continent européen s’est très tôt intéressé à cette partie du monde pour des motifs religieux, économiques ou politiques. L’expansion de l’islam à partir du VIIe siècle marque l’Europe. Les croisades (XIe-XIIIe siècles), l’installation de communautés commerçantes françaises durant l’époque moderne, la colonisation par les Ottomans puis par les Français et les Britanniques, les luttes pour l’indépendance dès la Première Guerre mondiale avec l’épopée de Lawrence d’Arabie, la montée du nationalisme arabe avant la Seconde Guerre mondiale marquent nos relations communes. Le panarabisme est alors une notion née surtout dans des milieux chrétiens.
 Le Moyen-Orient est également l’un des puits de pétrole du monde. Depuis les années 1970 l’islamisme apparaît comme une nouvelle puissance. D’abord étatique et shiite (l’Iran de la révolution islamique à partir de 1979), il n’arrive pas à se déplacer hors du Moyen-Orient. A partir de 2001, il s’est exporté aux Etats-Unis (attaque de septembre 2001), puis en Europe depuis l’occupation américaine de l’Irak en 2003.

Aujourd’hui avec la progression de Daech due aux effondrements des états en Irak et en Syrie c’est toute la géopolitique du Moyen Orient qui est bouleversée. Le chaos semble dominer cette région avant une recomposition probable des frontières.

BIBLIOGRAPHIE POUR ALLER PLUS LOIN
une liste qui se limite aux principaux ouvrages se trouvant dans les bibliothèques diocésaines de la Provence ecclésiastique de la région PACA

AED (AIDE A L’EGLISE EN DETRESSE). – Vers un nouveau Moyen-Orient : la fin des chrétiens ? : Actes du Colloque du 5 décembre 2014 organisé par l’AED, Aide à l’Eglise en détresse. – Paris, AED, 2015. 136 pages. (Gap).
BALARD, Michel. – Croisades et Orient latin (XIè-XIVè siècles). – Paris, Armand Colin, 2001. 266 pages. (Aix-en-Provence).
CHEBEL, Malek. – Le Coran pour les nuls. –Paris, First Editions, 2008 (Marseille).
COLOSIMO, Jean-François. -Les Hommes en trop : La malédiction des Chrétiens d’Orient, Fayard, 2015, 294 p. (Gap)
CLOAREC, Vincent ; LAURENS, Henry. – Le Moyen Orient du 20ème siècle. – 2000. (Marseille)
CORAN (le). - Se trouve dans les différentes bibliothèques diocésaines.
COURTOIS, Sébastien de. - Le nouveau défi des chrétiens d'Orient : d'istanbul à Bagdad : récit. - Paris, J.-C. Lattès, 2009. 233 pages (Fréjus-Toulon).
FLEYEL, Antoine. - Géopolitique des chrétiens d'orient : défis et avenir des chrétiens arabes. - Paris, l'Harmattan, 2013. 215 pages (Fréjus-Toulon).
FREMEAUX, Jacques. – La question d’Orient. – Paris, Fayard, 2014. (Marseille).
FROMAGER, Marc. - Guerre, pétrole et radicalisme : les Chrétiens d’Orient pris en étau, Salvator, 2015, 192 p. (Gap)
GASTER, Théodore ; ELIADE, Mircea (préf.). – Les plus anciens contes de l’humanité : mythes et légendes d’il y a 3500 ans. – Paris, Payot, 1953. 206 pages. (Aix-en-Provence, Fréjus-Toulon)
HANNE, Olivier ; FLICHY DE LA LAURENS, Henry ; TOLAN, John ; VEINSTEIN, Gilles – L’Europe et l’Islam : quinze siècles d’histoire. – 2009. (Gap)
LAURENS, Henry. – Histoire contemporaine du monde arabe : leçon inaugurale faite le 11 mars 2004. 2004 (Marseille).
LAURENS, Henry. – L’Orient arabe à l’heure américaine : de la Guerre du Golfe à la guerre d’Irak. 2004 (Marseille).
LAURENS, Henry. – La question de la Palestine. –. 4 volumes . - Tome I : L’invention de la Palestine : 1799-1922. – Tome II : Une mission sacrée de civilisation : 1922-1947. 6   Tome III : L’accomplissement des prophéties.  Tome IV. Le rameau d’olivier et le fusil du combattant : 1967-182. –Paris, Fayard, 207-2015. (Aix-en-Provence, Marseille).
(Aix-en—Provence, Marseille).
LAVIGNE, Jean-Claude. - Le ,prochain lointain : une spiritualité de la solidarité internationale. - Paris, Le Cerf, 1992. 152 pages. (Aix-en-Provence).
LEWIS, Bernard. - Le pouvoir et la foi : questions d'Islam en Europe et au Moyen-orient. - Paris, O. Jacob, 2010. 267 pages. (Aix-en-Provence).
NEUVILLE, Thomas. – L’Etat islamique : anatomie du nouveau califat, 2014. 173 pages (Gap).
SELLIER, Jean et André. - Atlas des peuples d'orient : Moyen Orient, Caucase, Asie centrale. - Paris, la découverte, 1999. 204 pages. (Fréjus-Toulon).
TOLAN, John. - Le saint chez le Sultan : la rencontre de François d'Assise et de l'Islam. - Paris, Le Seuil, 2007. 206 pages. (Aix-en-Provence).
VALLET, Odon. - Le Dieu du croissant fertile. - Paris, Gallimard, 1999. 128 pages. (Aix-en-Provence).


Publication : Claude TRICOIRE. Bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence