Blog des bibliothèques et archives diocésaines d'Aix-en-Provence et Arles, de Marseille, et de Gap et Embrun, de Toulon
mercredi 4 octobre 2017
vendredi 29 septembre 2017
Oeuvres : Simone Weil
Œuvres
Simone
Weil ; édition publiée sous la direction de Florence de Lussy
Paris,
Gallimard, (collection Quarto), 1999. 1280 pages.
Présentation
de l’œuvre
Simone
Weil laisse le souvenir d'une figure étrange, surhumaine par certains aspects,
qui attire et repousse en même temps. On lui reconnaît une puissance
intellectuelle exceptionnelle, une force morale digne des héros, un courage et
un esprit de résistance hors pair, mais une intransigeance dans l'existence qui
fait peur et qui s'accompagne d'une lucidité souvent prophétique. De son
vivant, comme aujourd'hui, elle dérange, irrite, scandalise, tout en suscitant
l'attachement le plus vif.
Plus
de cinquante ans après sa disparition, les éditions Gallimard offre au public
en un seul volume la totalité d'une vie, d’un itinéraire philosophique et spirituel
et d'une œuvre foisonnante ; cette édition permet enfin d’en dégager la
cohérence dans toute sa force et donc de la découvir.
Le but de ce volume est de faire tenir ensemble la militante, la philosophe et la mystique, car tout est solidaire dans cette pensée aux vues puissamment convergentes. Parmi les 53 textes, articles, correspondances et livres retenus dans ce volume on trouvera notamment, selon leur agencement et leur titre désormais en vigueur : Impressions d'Allemagne, 1932, Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale, Expérience de la vie d'usine, Méditation sur l'obéissance et la liberté, Lettre à Georges Bernanos, Réflexions sur la barbarie, Réflexions sur les origines de l'hitlérisme, L'Iliade ou le poème de la force, A propos de la théorie des quanta, L'Amour de Dieu et le malheur, Autobiographie spirituelle, Cahier de Marseille, Cahier de New York, Lettre à un religieux, L'Enracinement...
Le but de ce volume est de faire tenir ensemble la militante, la philosophe et la mystique, car tout est solidaire dans cette pensée aux vues puissamment convergentes. Parmi les 53 textes, articles, correspondances et livres retenus dans ce volume on trouvera notamment, selon leur agencement et leur titre désormais en vigueur : Impressions d'Allemagne, 1932, Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale, Expérience de la vie d'usine, Méditation sur l'obéissance et la liberté, Lettre à Georges Bernanos, Réflexions sur la barbarie, Réflexions sur les origines de l'hitlérisme, L'Iliade ou le poème de la force, A propos de la théorie des quanta, L'Amour de Dieu et le malheur, Autobiographie spirituelle, Cahier de Marseille, Cahier de New York, Lettre à un religieux, L'Enracinement...
Enfin, une série de témoignages sur Simone Weil, la
réception de son œuvre (Blanchot, Cioran, Sperber...) et sa diffusion à
l'étranger complètent ce volume et lui apportent de précieux éclairages.
Une brève présentation de Simone Weil.
Simone Adolphine Weil est
née à Paris en février 1903. C’est une philosophe française, sœur du
mathématicien André Weil.
En 1924-1925, elle suit les cours du philosophe René Le Senne au lycée Victor-Duruy, à Paris, et obtient, au mois de juin 1925, à 16 ans le baccalauréat de philosophie En octobre 1925, elle entre au lycée Henri-IV. Elle entre à l’École normale supérieure en 1928.et obtient son agrégation de philosophie en 1931. Elle enseignera dans divers lycées mais quittera l’enseignement en 1934 pour mener une vie plus en accord avec ses idées et ses engagements.
En 1924-1925, elle suit les cours du philosophe René Le Senne au lycée Victor-Duruy, à Paris, et obtient, au mois de juin 1925, à 16 ans le baccalauréat de philosophie En octobre 1925, elle entre au lycée Henri-IV. Elle entre à l’École normale supérieure en 1928.et obtient son agrégation de philosophie en 1931. Elle enseignera dans divers lycées mais quittera l’enseignement en 1934 pour mener une vie plus en accord avec ses idées et ses engagements.
Communiste anti-stalinienne, elle participe à partir de 1932 au
Cercle communiste démocratique de Boris Souvarine. Elle passe quelques semaines en Allemagne, au
cours de l'été 1932, dans le but de comprendre les raisons de la montée en
puissance du fascisme. À son retour, avec beaucoup de lucidité, elle exprime
dans plusieurs articles ce qui risquait de survenir. Abandonnant provisoirement
sa carrière d'enseignante, en 1934-1935, elle est ouvrière sur presse chez
Alstom, puis elle travaille à la chaîne aux établissements Carnaud et Forges de
Basse-Indre, à Boulogne-Billancourt, et chez Renault, jusqu'au mois d'août
1935. Elle note ses impressions dans son Journal d'usine.
Simone Weil se rapproche peu à peu du christianisme. Elle éprouve la présence du Christ, à partir de l'année 1938, et entre en contact avec des prêtres et des religieux, afin de leur poser des questions sur la foi de l'Église catholique. Cependant elle ne franchira le pas pour se convertir demander le baptême.
Simone Weil se rapproche peu à peu du christianisme. Elle éprouve la présence du Christ, à partir de l'année 1938, et entre en contact avec des prêtres et des religieux, afin de leur poser des questions sur la foi de l'Église catholique. Cependant elle ne franchira le pas pour se convertir demander le baptême.
En 1942, elle emmène ses parents en sécurité aux États-Unis, mais, refusant un statut qu’elle ressent comme trop confortable en ces temps de tempêtes où ses compatriotes souffrent de la faim et luttent contre l’occupant allemand, elle fait tout pour se rendre en Grande-Bretagne et travaille comme rédactrice dans les services de la France libre. Elle démissionne de l'organisation du général de Gaulle en juillet 1943n ‘ayant jamais pu obtenir le droit de pouvoir passer dans la résistance active en France malgré ses multiples démarches.
Atteinte de tuberculose, elle meurt d'un arrêt cardiaque au sanatorium d'Ashford, le 24 août 1943, à l'âge de 34 ans.
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
jeudi 28 septembre 2017
L'antijudaïsme des Pères de l'Eglise
Textes
réunis par Jean-Marie Auwers, Régis Burnet et Didier Luciani
Paris,
Beauchesne, 2017. 207 pages.
Présentation de l’ouvrage
L’antijudaïsme est aussi ancien que le christianisme
même si on peut déjà le reconnaître dans ses conséquences dans le monde
gréco-romain de l’Antiquité. Ce terme ne doit pas être confondu avec l’antisémitisme
des XIXè et XXè siècles car cette notion est assez tardive.
Des relations entre les juifs et chrétiens à l’époque
patristique, on retient surtout les invectives des Pères (un saint Jean
Chrysostome ou même un saint Augustin par exemple) contre l’endurcissement
irréductible des enfants d’Israël – thème qui est développé, parfois de manière
virulente, dans les très nombreux traités et homélies Contre les juifs.
On a ainsi pu parler d’un antijudaïsme des Pères que certains n’ont pas hésité
à considérer comme le berceau des antisémitismes modernes. Cinquante ans après
la promulgation de Nostra Ætate, quel regard porter sur cet
antijudaïsme ?
Les recherches nouvelles sur la séparation du judaïsme
et du christianisme n’imposent-elles pas de nuancer des classifications trop
simplistes et de réinterpréter des affirmations souvent
décontextualisées ? Pour autant, ces recherches doivent-elles nous
conduire à disculper les premières générations chrétiennes et à affirmer
qu’aucune hostilité n’exista jamais entre juifs et chrétiens ? Enfin, en
quoi ces cinquante années de recherches sur les relations judéo-chrétiennes
dans l’Antiquité peuvent-elles modifier notre vision et nous aider à vivre,
dans une plus grande vérité, les relations judéo-chrétiennes
aujourd’hui ?
Les articles qui suivent reprennent les interventions
d’un colloque tenu à l’Université catholique de Louvain du 20 au
22 mai 2015 autour de ces interrogations. Ce colloque, tenu pour
célébrer le cinquantenaire de Nostra Ætate, a été organisé en
collaboration avec le Commission nationale belge pour les relations avec le
judaïsme (CNCJ)
En 205, pour le cinquantième anniversaire de Nostra Aetate, la déclaration
conciliaire sur les relations de l’Eglise avec les religions non chrétiennes,
l’Université de louvain a organisé en collaboration avec la Commission
nationale belge pour les relations avec le judaïsme, un colloque sur les
rapports entre juifs et chrétiens à l’époque patristique. Sans disculper les
Pères de l’Eglise, car certaines de leurs invectives demeurent inaudibles, les
contributions rassemblées ici invitent à replacer la polémique antijuive dans
son contexte historique. Ce volume fait prendre conscience de la complexité de
la question, dans la mesure où les premières générations chrétiennes ont aussi
hérité du judaïsme pour élaborer leur théologie.
Pour aller plus loin
Dominique CERBELAUD : Ecouter
Israël, Paris, Cerf, 1995.
Jules ISAAC : Genèse de l'antisémitisme, Paris, Calmann-Lévy, 1956.
Hedwig WAHLE : Juifs et Chrétiens en dialogue, Bruxelles, Lumen Vitae, 1997.
Jules ISAAC : Genèse de l'antisémitisme, Paris, Calmann-Lévy, 1956.
Hedwig WAHLE : Juifs et Chrétiens en dialogue, Bruxelles, Lumen Vitae, 1997.
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
lundi 25 septembre 2017
Penser l'humain au temps de l'homme augmenté
Penser l'humain au temps de
l'homme augmenté - Face aux défis du transhumanisme.
Thierry Magnin
Paris, Albin Michel, 2017. 304 pages.
Présentation de l'ouvrage
Depuis quelques années des philosophes et des
théologiens alertent le public sur un phénomène qui si il relevait il y a
quelques années de la science-fiction peut devenir une réalité : il s’agit
de l’idéologie du « transhumanisme » qui a pour but de transformer l’homme ;
pour les tenants de cette idéologie il s’agit de d’augmenter à l’infini les
capacités physiques, intellectuelles de l’homme. Aussi en arrive-t-on à nouvelle définition de
l’humain au risque de confondre l’homme avec la machine.
C’est dans ce contexte que ce situe l’ouvrage de
Thierry Magnin Penser l’humain au temps
de l’homme augmenté. Cet essai alerte sur l'avenir de
l'être humain avec les progrès des biotechnologies et la révolution des
technologies de l'information. Le physicien et théologien réfléchit à la
condition humaine à partir de la critique de l'argumentaire transhumaniste.
Les progrès
fulgurants des biotechnologies, combinés à la révolution des technologies de
l'information, laissent entrevoir un avenir radicalement différent pour
l'humanité. L'homme cybernétique, le " transhumain ", peut-il
vraiment " sauver l'homme " ou doit-il susciter nos craintes ? A
travers la critique de l'argumentaire transhumaniste, qui est fondé sur une conception appauvrie de
ce qui fait l'humain, Thierry Magnin nous invite à porter un nouveau regard sur
notre humble condition. Qu'est-ce que l'homme à l'heure où l'on pourra bientôt
remplacer tous ses organes par des machines intelligentes, voire transférer son
psychisme ? L'anthropologie chrétienne peut-elle nous aider à aborder avec
confiance la révolution annoncée afin que celle-ci nous ouvre, non à un abandon
de l'humain, mais à son plein accomplissement ?
Présentation de l’auteur
Le Père Thierry Magnin est né au Mali en
1953. Il est docteur en sciences physiques et docteur en théologie. En juillet
2011 il succède à Michel Quesnel au poste de Recteur e l’Université catholique
de Lyon.
De par sa double formation, scientifique et
théologique, il porte sur le transhumanisme un regard singulier.
Commentant son dernier livre, Catherine Henne, journaliste au Monde,
écrit : "Thierry Magnin s’inquiète de ce courant qui « nie
l’humain » en cherchant à éradiquer toute marque de contingence. Loin
d’être technophobe, il salue les récents progrès en génie génétique destinés à traiter des maladies comme le
cancer. Mais quand ces techniques visent à programmer et améliorer les
capacités – notamment héréditaires – de personnes en parfaite santé, l’enjeu
est tout autre. L’homme peut-il devenir le « designer de sa propre
évolution» ?
Publication : Claude Tricoire. Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
vendredi 22 septembre 2017
Comme un hôpital de campagne de William Cavanaugh
William Cavanaug
Paris, Desclée de Brouwer, 2016. 424
pages
Présentation de l’ouvrage
« Je vois avec clarté que la chose dont a le plus besoin l’Eglise aujourd’hui
c’est la capacité de soigner les blessures et de réchauffer le cœur des fidèles,
la proximité, la convivialité. Je vois l’Eglise comme un hôpital de campagne
après une bataille. Il est inutile de demander à un blessé grave s’il du cholestérol ou si son taux de sucre est
trop haut ! Nous devons soigner les blessures. Ensuite nous pourrons
aborder le reste. Soigner les blessures, soigner les blessures… Il faut
commencer par le bas ! » (Réflexion du Pape
François à une question « A quelle Eglise rêvez-vous ? »
rapportée dans L Eglise que j’espère.
Entretiens avec le Père Spadoro, sj
- Paris, Flammarion, 2013, page 68).
La métaphore du pape François est reprise ici par le
théologien américain William Cavanaugh pour rassembler un certain nombre de ses
réflexions récentes qui se situent à
l'intersection de la théologie et de l'économie, de la politique et de la
violence. À la suite du pape, il rêve d'une Église qui sorte sur le champ de
bataille du monde d'aujourd'hui pour panser les blessures, tant spirituelles
que matérielles, une Église qui « ne
reste pas confinée à l'intérieur des limites
de la "religion" » que d'autres qu'elles lui ont assignées.
(et principalement l’Etat et ses
organismes de protection sociale). Pour Cavanaugh, l'Église, personnalité
vivante ayant le Christ pour tête, ne peut se retirer du monde comme une secte
mais elle ne peut non plus se résigner à simplement regarder le monde tel
qu'il est. Les différents chapitres (qui reprennent des œuvres ou des articles déjà
publiés par ailleurs) sont organisés
autour de trois types de blessures l'affectant : blessures économiques,
blessures politiques et blessures dues à la violence.
On retrouve donc dans cet ouvrage, bien souvent
difficile (surtout pour un lecteur francophone peu familier des penseurs
anglais), les thèmes chers à Cavanaugh, comme ses critiques virulentes de
l'hégémonie de l'État nation libéral – pas toujours convaincante dans sa trop
grande globalité d’autant plus que les exemples cités se réfèrent en grande
partie à l’histoire américaine ou à la pensée américaine – et celle – beaucoup
plus convaincante – du marché et du capitalisme libéral ou encore la
déconstruction d'une notion de la religion héritée de la modernité, liée à une
séparation trop radicale du religieux et du séculier dont les premières
tentatives remontent selon l’auteur à la
Renaissance (donc bien avant le Siècle des Lumières). Au contraire, il défend
la possibilité et la nécessité d'une théologie politique qui
accepte d'engager des notions bibliques et théologiques comme l'idolâtrie ou le
corps du Christ dans des débats relevant de l'économie, des questions sociales
et sociétales ou de la politique.
Bien souvent, l’auteur remet en cause certains termes
des débats (en particulier en ce qui concerne le chapitre qui traite du rapport
entre religion et violence). Il s’agit d’une relecture stimulante certes de ses œuvres antérieures, mais d’une lecture qui
ne fait pas l’économie de la voir restituer malgré tout dans le cadre culturel dont il est issu, les
États-Unis d'Amérique. Une lecture pour tout dire qui peut avoir une pertinence
pour les Européens dans un monde aujourd'hui globalisé.
Comme
l’exprime l’auteur dans son introduction bien des chapitres sont
des réponses à des critiques sur ses précédents ouvrages ou sur la doctrine sociale de
l’Eglise
La
structure du livre :
Chapitre
I : à partir d’une lecture de l’économiste américain Charles Curran sur les
mouvements sociaux catholiques américains il défend la thèse selon laquelle le
choix n’est pas de rejeter ou d’admettre « le monde » tel qu’il est
étant donné que l’Eglise emploie le terme « monde » dans quatre sens
différents.
Chapitre
II et III : il n’existe pas une « économie » à adopter ou
rejeter mais il y a plusieurs choix possibles qui sont l’expression d’engagements
théologiques.
Chapitre
V à VII : refuser tout sens au mot « politique » c’est admettre qu’il
n’y a pas d’autre alternative que de soutenir les partis « sponsorisés »
par les entreprises. Il ne s’agit pas de refuser de participer au débat
politique ni de rejeter le système démocratique mais plutôt d’inventer d’autres
formes chrétiennes de démocratie.
Chapitre
VII à XIII : critique de certains historiens qui traite de l’histoire de l’Eglise
après Constantin en affirmant qu’elle a trahi le message évangélique. : « Je
conteste l’idée de rêver d’une Eglise plus intéressante et qui guérisse
davantage implique nécessairement sur une église purifiée et perfectionniste ».
Treizième
et dernier chapitre : comment l’expérience de Dorothy Day au début de ce
siècle a montré que « la non-violence chrétienne» n'était pas fondée
sur un sens de séparation d’avec le commun des mortels et de supériorité à leur égard, mais plutôt
sur une conscience profondément pénitentielle de la solidarité de tous les
êtres humains dans le péché ».
« La
solidarité est le premier et le dernier mot de ce livre. Le genre ‘Eglise dont
je rêve sort dans le monde et aide à panser les blessures en prenant sur elle la
souffrance du Christ. Toutes les personnes, qu’elles soient chrétiennes ou pas,
sont des membres potentiels du Corps du Christ (…). Voir tous les hommes comme
étant à l’image de Dieu – que l’épître aux Colossiens (1,15) identifie au
Christ – c’est voir la solidarité profonde de tous les hommes »
(Introduction,
page 18).
Présentation
de l’auteur
William
T. Cavanaugh est
professeur de théologie à l’Université DePaul à Chicago depuis 2010. Il a
obtenu un Bachelor of Arts en théologie à l’Université Notre-Dame en 1984, puis
un Master of Arts de l’Université de Cambridge en 1987.
Après
avoir travaillé pour la Croix-Rouge à Santiago, il étudie à l’Université Duke
où il obtient un PhD en religion en 1996. Il enseigne à l’Université of
St.-Thomas depuis 1995 et à l’Université DePaul de Chicago depuis 2010.
Ouvrages publiés en français
Etre
consommé : une critique chrétienne du consumérisme [« Being Consumed :
Economics and Christian Desire »], Paris, Editions de L’homme
nouveau, 2007. 163 pages.
Eucharistie
- Mondialisation [« Theopolitical
Imagination »], Genève, Editions Ad Solem, 2008. 128 pages.
Le
mythe de la violence religieuse : Idéologie séculière et violence moderne [« The
Myth of Religious Violence: Secular Ideology and the Roots of Modern
Conflict »], Paris, Editions de L’Homme nouveau, 2009. 382 pages.
Torture et
Eucharistie [« Torture
and the Eucharist: Theology, Politics, and the Body of Christ »], Paris,
Editions Ad Somem, 2009. 448 pages.
Migrations
du sacré : Théologies de l'Etat et de l'Église [« Migrations of the
Holy »], Paris, Editions L’Homme nouveau, 2010. 254 pages.
Comme un
hôpital de campagne : L'engagement de l'Église dans un monde blessé [« Field Hospital: The
Church's Engagement With a Wounded World »].Paris, Desclée de Brouwer,
2016. 426 pages.
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
vendredi 15 septembre 2017
Recherche sur le monde mouvement ébionite : de Jésus à Mahomet
Paris,
Le Cerf, 2017.1218 pages.
Représentant
une des tendances parmi les plus importantes du judéo-christianisme ancien, les
Ébionites confessent la messianité de Jésus et observent les préceptes du
judaïsme. Dominique Bernard les contextualise dans l'histoire de l'évolution du
christianisme orthodoxe et du judaïsme rabbinique et détermine leur place dans
la constitution de l'islam. Aucune source n'est éliminée, aucun texte n'est
éludé. L'auteur traduit et analyse les sources patristiques, rabbiniques et
arabophones musulmanes, juives et nestoriennes.
Cette
magistrale étude est inédite en la matière, elle renouvelle notre approche des
débuts du mouvement des disciples juifs de Jésus et met en lumière la place des
Ébionites au sein des mouvances judéo-chrétiennes.
Véritable
somme, cet ouvrage est une présentation méthodique de l'identité religieuse et
culturelle du mouvement ébionite. Les conjectures de l'auteur, toujours
impeccablement argumentées, et ses examens critiques des travaux qui l'ont
précédé font de ce livre une mine inestimable sur les débuts parfois chaotiques
du christianisme.
À n'en pas douter, un instrument de travail indispensable pour tous ceux qui s'intéressent aux divers mouvements qui ont traversé les débuts du christianisme et aussi à tous ceux qui s'interrogent sur la naissance de l'Islam et de ses liens éventuels avec le judaïsme . Cette étude au demeurant fort bien documenté demande un effort soutenu pour pénétrer les arcanes d'un monde méconnu judéo-chrétien et pour situer les liens entre le mouvement ébionite et les débuts de l'Islam.
Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
mardi 12 septembre 2017
PARCOURS BIBLIQUE - DIOCESE DE MARSEILLE
Comme chaque année le Père Paul Bony et son équipe propose un parcours biblique. Le thème pour cette année 2017-2018 est LA RESURRECTION
La première rencontre est prévue le Mercredi 13 septembre 2017 au Centre Le Mistral à 20h
Si vous êtes interessé vous pouvez contacter
Le Père Paul Bony : bonypaul@free.fr
Anne-Marie Lambert : 04-91-08-16-10
vous pourrez retrouver ce parcours et ceux des années précédentes sur : http://marseille-catholique.fr/parcours-Biblique
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