mardi 31 janvier 2017

Périphéries : crises et nouveautés dans l'Eglise


Périphéries : crises et nouveautés dans l’Eglise
Andrea Riccardi
Paris, le cerf, 2016. 197 pages.


Analyse du livre


Aujourd’hui s’il est de bon ton de se lamenter sur les défaillances de l’Eglise vue comme une institution en crise, sur la baisse de la pratique religieuse, sur le manque de vocation , le livre d’Andrea Riccardi ne se veut pas une énième analyse de tout ce qui ne va plus, mais au contraire une incitation à espérer dans les ressources de l’Eglise :une invitation à « bouger de son canapé », une raison d’espérer.



Dans un premier chapitre, intitulé « Le retour des périphéries », l’auteur dresse un bilan de notre époque. Il constate que les changements visibles dans notre société ne sont pas sans affecter la vie de l’Eglise : « La perception de la ville comme communauté de destin a disparu. » (p.17). L’Église est aussi devenue universelle surtout avec la venue des « Eglises de la périphérie » dans ce que l’on appelé le Tiers-Monde (Afrique, Amérique latine…). Cette diversité n’a pas empêché l’Eglise de maintenir une vision institutionnelle et centrée sur un modèle occidental. L’Eglise aurait-elle abandonné au cours de son histoire « d’aller aux périphéries » ;  dans un paragraphe intitulé « Un monde étranger à l’Eglise » l’auteur rapporte cette interpellation d’un auteur du XIXè siècle « pourquoi nous vous délaissons » en réponse à une question posée par un évêque français (pp. 31-32) : « Qui donc me dira pourquoi ce peuple nous délaisse ? » : la réponse est sévère et peut-être injuste mais reflète cependant l’état d’esprit d’une grande partie de la population ouvrière de ce XIXè siècle
« Monseigneur […] nous vous délaissons aujourd’hui, parce que depuis des siècles vous nous avez délaissés. […] J’entends que, depuis des siècles, vous avez abandonné notre cause temporelle, votre influence s’étant même exercée à empêcher plutôt qu’à favoriser notre rédemption sociale »
C’est peut-être la raison pour laquelle le Pape François insiste autant sur les « périphéries » ; et ici Andrea Riccardi s’en fait l’avocat tout au long de son ouvrage

Dans le deuxième chapitre, Riccardi ce fait historien du peuple hébreu en terre d’Israël au milieu des autres nations, comment l’Eglise des premiers temps s’est constitué en marge de la société de son époque : les prophètes, Jésus et ses disciples ne faisaient pas partie de l’élite intellectuelle ou sociale de leur temps. A cours de son histoire, après la reconnaissance officielle par les autorités de l’Empire, l’Eglise en s’institutionnalisant a connu des phases de divorce entre les autorités et le peuple et des retours vers ce même peuple grâce au monachisme, grâce à de grands saints qui vouaient vivre la radicalité de l’Evangile (comme un saint François d’Assise par exemple).

Dans un troisième chapitre l’auteur s’intéresse à toutes les périphéries de l’Eglise du XXè siècle en Europe. C’est pourquoi il fait une large part aux expériences de la Mission de France, aux prêtres ouvriers soutenus par le cardinal  Suhard, archevêque de Paris, impressionné par le livre des abbés Daniel et Godin « France pays de mission ? ». Déjà le cardinal Suhard constatant que des quartiers entiers s’éloignaient de l’Eglise disait : « Il faut sortir de chez soi, allez chez eux !» Au-delà des prêtres ouvriers il cite les exemples comme le Père Charles de Foucauld, des Petites Sœurs de Jésus (à la suite de Petite Sœur Madeleine de Jésus), de simples laïcs comme Madeleine Delbrel qui a vécu à Ivry dans la « ceinture rouge » de la capitale au milieu d’un peuple ouvrier et pauvre et loin de l’Eglise

A travers ces quelques exemples l’auteur veut faire prendre conscience que dans ce début du XXIè siècle nos villes avec leurs grandes banlieues ont leurs périphéries où beaucoup sont loin des instances paroissiales, loin des centres diocésains qu’ils ignorent le plus souvent. Les moyens de communication modernes si performants soient-ils ne suffisent pas à remplacer la présence effective de communautés allant à la rencontre de tous ceux qui sont en quête de spiritualité, de religiosité mais qui se trouvent « comme des brebis sans bergers » (Matthieu 9, 36-37)

Le grand défi de notre époque : se rappeler ces phrases de l’Evangéliste Matthieu : «Voyant la foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'elle était languissante et abattue, comme des brebis qui n'ont point de berger. Alors il dit à ses disciples: La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers".

C’est ce quoi nous invite l’auteur « La régénération de l’Église et de la vie chrétienne part précisément de la passion pour les périphéries et pour les êtres de la périphérie : on peut même dire qu’elle part de la redécouverte de la tâche joyeuse de vivre et de communiquer l’évangile dans la périphérie. » (p.151)


L’auteur
Andrea Riccardi, né à Rome en 1950, est dès l'adolescence un jeune chrétien engagé, passionné par les avancées du Concile Vatican II. L'année de son bac, il fonde ce qui deviendra la Communauté Sant'Egidio, du nom de l'ancien Carmel de Rome, dans le quartier de Trastevere  Outre cet engagement, Riccardi est historien et universitaire, il enseigne l'histoire du christianisme et des religions à l'université de Rome III et au collège des Bernardins à Paris. Il a reçu le prix Charlemagne pour son action en 2009. Il est entré en 2012 dans le gouvernement Monti comme ministre sans portefeuille chargé de l'intégration et de la coopération internationale. Il trouve cependant le temps d'écrire et on lui doit aussi une biographie du pape Jean-Paul II parue en 2011.

source principale : le Journal LA CROIX

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque du diocèse d'Aix-en-Provence et Arles 

vendredi 27 janvier 2017

Les défis de la catéchèse de demain


Les catéchètes dans la mission de l’Eglise : actes du VIIè colloque de L’ISPC … en partenariat avec la Faculté de Théologie de l’Université catholique de Louvain (Paris, 17-20 février 2015).
Sous la direction d’Isabelle Morel, Joël Molinario, Henri Derroitte
Paris, Le Cerf, 2016. 210 pages.


Comment deviendra-t-on chrétien dans les années à venir ? Ce questionnement est désormais le souci de tous les responsables et acteurs pastoraux. Pour accompagner le déploiement théologique de cette question de l'initiation, le septième colloque international de l'ISPC a voulu, dans ce cadre, interroger les mutations qui affectent la posture des multiples acteurs de la catéchèse, qu'ils soient catéchistes, accompagnateurs de catéchumènes, animateurs en aumônerie, animateurs en pastorale scolaire, etc. Ces catéchètes, pour utiliser un terme plus englobant, sont confrontés à l'évolution des pratiques d'évangélisation et doivent habiter des postures diverses. Ils sont tour à tour appelés à être enseignant, animateur, accompagnateur, transmetteur, témoin, frère, disciple... Une telle complexité rend la tâche du catéchète difficile. Comment honorer l'ensemble de ces facettes, constitutives de sa mission, dans une société et une culture en crise ? Plutôt que de perfectionner des techniques de transmission, l'urgent pour le catéchète est bien d'interroger sa propre posture de croyant et de prendre en considération les interactions de sa mission avec la posture des catéchisés et des autres croyants de la communauté ecclésiale. Au final, la question qui se pose au catéchète est celle des points d'appui qu'il a repéré pour sa propre foi et des moyens dont il dispose pour les rendre accessible au plus grand nombre.

Cet ouvrage rassemble l'essentiel des interventions proposées à l'occasion du VIIe colloque international de l'ISPC (Institut supérieur de pastorale catéchétique, au Theologicum de l'Institut catholique de Paris). Organisé en partenariat avec la Faculté de théologie de l'université catholique de Louvain, il a rassemblé plus de 350 participants du 17 au 20 février 2015.


Source : note de l’éditeur

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque d'Aix et Arles

jeudi 26 janvier 2017

Le Bulletin de la Société d’Études des Hautes-Alpes de 2016

La nouvelle livraison du Bulletin de la Société d’Études, parue à la fin de 2016, voit la publication de quatre articles d'histoire religieuse. Deux concernent l’époque moderne, un le moyen âge, alors que le dernier est consacré à l’époque contemporaine. Le tout comptabilise 62 pages sur 237 que compte ce Bulletin.

Un article ultime

Dans son dernier article déposé avant son décès, Arlette Playoust prolonge ses études précédentes sur l’ordre de Cluny (http://catalogue.diocesegap.biblibre.com/cgi-bin/koha/opac-detail.pl?biblionumber=16141). Dans « L’ordre de Cluny dans les Baronnies », elle montre le rôle pivot du prieuré de Lagrand, rattaché à Cluny en 1365, dont dépendent six maisons monastiques. L’indépendance des établissements clunisiens par rapport aux diocèses en général, ici au nombre de quatre pour la zone étudiée, est soulignée par l’auteur.

Louis Court à Briançon

Le travail du docteur Jean-Pierre Rouge est intitulé « un mécénat oublié jusqu’alors à Briançon : le tableau du Saint-Esprit de la Collégiale par Louis Court » présente plusieurs intérêts :
  • Sur le fond, le docteur Rouge présente avec précision le contexte de la réalisation en 1719 de La Pentecôte par Louis Court (1670-1733). Le rôle de la confrérie est souligné comme jamais cela ne l’avait été dans cet acte d’évergétisme plus que de mécénat.
  • Le docteur Rouge utilise des sources provenant de la confrérie et « entre les mains de l’auteur » qui les a récemment découvertes. Faut-il rappeler ici que les confréries sont, aux yeux de la loi, des associations et qu’elles peuvent donc verser leurs archives à l’institution de leur choix ? Pour l’Église, les confréries sont des mouvements placés sous l’autorité du curé et de l’évêque depuis leur fondation même : de telles sources ne doivent donc pas se trouver durablement entre les mains de particuliers.
  • Du point de vue de l’historiographie, le docteur Rouge conclut sur un affaiblissement des confréries au XVIIIe siècle dû à la concurrence des loges maçonniques. Or, les confréries sont des institutions pieuses dont beaucoup ont traversé les siècles jusqu’à l’éclosion de l’action catholique. Certaines, mêmes, poursuivent aujourd’hui leurs activités ; enfin, d’autres sont parfois créées. Durant la Révolution française, dans la partie « nord » du département, des confréries se sont réunies sans cesser leurs actions. La lecture de Marie-Hélène Froeschlé-Chopard (Dieu pour tous et Dieu pour soi : histoire des confréries et de leurs images à l’époque moderne, L’Harmattan, 2006, 401 p.) ou de Marie-Claude Léonelli (Oppède (Vaucluse, canton Bonnieux, arrondissement Apt), in La Sauvegarde de l’Art français : aide aux églises rurales, cahier 25, Paris, 2015, p 101-104), est sur ce point éclairante.
  • Enfin, la bibliographie oublie au moins deux références plaçant l’œuvre de Louis Court dans son espace dauphinois et plus largement du sud-est de la France. La première est l’article d’Olivier Hanne et Philippe Franceschetti dans le Bulletin de la Société d’Etudes des Hautes-Alpes de 2015 (« Un saint pour Gap : Arnoux et son culte, XIe – XXe siècle », p 47-62) qui, lui-même, cite l’ouvrage numérique Sur les pas de Louis Court (Éditions du Laus, 2014), également présenté page 233 dans l’édition de ce bulletin en 2015. Ces références, toutes deux plus récentes que les ouvrages cités par le docteur Rouge, montrent que l’étude qu’il a menée, pour originale et importante qu’elle soit, s’inscrit dans le renouvellement de la recherche en histoire locale de l’art.

La lumière sur le vitrail contemporain dans le Queyras


Jean-Gérard Lapacherie offre 23 pages illustrées par des photographies de qualité sur « les vitraux des églises du Queyras ». Il étudie la présence des vitraux placés dans les édifices entre 1842 et 2006. Ces installations succèdent au « renouveau de la ‘piété’ et le ‘mouvement vers la dévotion’ » dans les années 1820. Cette décennie est celle de la constitution de l’actuel diocèse de Gap. Jean-Gérard Lapacherie montre que le Queyras s’inscrit dans un ensemble chrétien plus large, « le renouveau du vitrail se fait dans les années 1830-40 dans le cadre de la découverte exaltée de l’art gothique ».
Les fabricants des vitraux queyrassins sont presque tous connus. Notons, parmi ceux-ci, les ateliers Bessac qui ont également travaillé en d’autres lieux du diocèse plus tardivement.
Cet article est l’occasion de souhaiter que les archives des paroisses du Queyras soient rapidement regroupées pour qu’en soit établi les instruments de recherche complets qui les rendraient accessibles à l’étude.


Luc-André Biarnais,
archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun

lundi 23 janvier 2017

Thaddée Matura : Et pourtant.... je suis aimé de Dieu

Et pourtant je suis aimé de Dieu : entretiens avec frère Thaddée Matura
Danielle Gatti
Paris, Editions franciscaines, 2016. 218 pages.

Né en Pologne en 1922, émigré au Canada où il entre chez les franciscains, professeur de théologie, Thaddée Matura va rejoindre la communauté de Taizé (1964-1972) avant de fonder la fraternité de Gambois. Il vit depuis quelques années en Avignon. Témoin de presque un siècle d'histoire, Thaddée Matura ne va pas cesser de scruter les écrits de François d'Assise, écrivant de nombreux livres et donnant sessions et retraites.


Ce livre d'entretien avec Danièle Gatti retrace le parcours d'un homme de sa Pologne natale en passant par le Canada jusqu’au sud de la France mais aussi dévoile le cheminement spirituel de cet homme atypique qui nous livre ses Cahiers, réflexions spirituelles écrites lors de ses retraites. En effet il faut lire ces extraits de notes personnelles, écrites chaque année au sortir de ses retraites en ermitage : on ne peut qu’être touché ; le frère Thaddée Matura si livre tel qu’en lui-même : blessures de l’enfance, désamour de soir, faiblesses humaines, désir de Dieu mais aussi cette « joie divine d’exister » et par-dessus toute chose celle de se savoir aimé.

Le livre d'un homme que l'on pourrait définir comme un étranger, un pèlerin sur sur cette terre, un chercheur infatigable de Dieu ; en fin de compte un livre réconfortant pour tout ceux que la vie a blessé, que le doute assaille ou qui ne se lasse jamais de questionner Dieu comme chacun peut l'expérimenter.

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix-en-Provence et Arles

samedi 21 janvier 2017

Les particularités de l'écoute des personnes âgées

Georges Arbuz, Écouter les sujets âgés, avec la participation de Éliane Feldman, éd. Érès, coll. Prendre soin des personnes âgées... et des autres, 2016, 306 p., 16 €.
Cet ouvrage est né « du constat selon lequel une formation à l'écoute et une expérience d'accompagnement de sujets âgés sont certes des préalables nécessaires mais pas suffisants pour jouer pleinement un rôle auprès des aînés ». Sa première partie décrit le contexte dans lequel les aînés, nés pour la majorité entre 1930 et 1950, ont grandi et vécu, ainsi que les représentations sociales dont ils sont porteurs, par le regard posé sur eux comme par celui qu'ils posent eux-mêmes sur le monde qui les entoure.
La seconde partie donne la méthodologie de l'entretien et présente les particularités de l'écoute des aînés. Georges Arbuz, anthropologue spécialisé dans le grand âge, commence par rappeler les bases d'une bonne relation d'écoute et les différentes attitudes telles que Carl Rogers les a définies. Il insiste ensuite sur le respect et l'empathie dus aux personnes. Si la majeure partie du texte concerne les seniors, les chapitres consacrés à la technique de l'entretien peuvent être utiles à toute personne confrontée à ces situations dans sa vie professionnelle.
Ce livre est principalement destiné aux soignants et aux travailleurs sociaux, il aborde néanmoins le cœur du métier des aumôniers : l'écoute et l'accompagnement.
Georges Arbuz revient sur l'élaboration de ce livre dans une vidéo publiée sur la chaîne Youtube des éditions Érès.

Hélène Biarnais
médiathèque du diocèse de Gap

mercredi 18 janvier 2017

Les nouveautés du mois de janvier 2017

Nouveautés janvier 2017



BERNARD DE CLAIRVAUX. – Sermons pour l’année. Tome II. 1 : De la Septuagésime à la Semaine Sainte. – Paris, Editions du Cerf, 2016. 418 pages.

BETSCHART, Christof (dir.). – La liberté chez Edith Stein. – Toulouse, Editions du Carmel, 2014.190 pages.

CAZIAUX, Eric (dir.). – Paroles de foi et réalités éthiques : quelles voies et quelles voix ? Conférences de la Fondation Sedes Sapientiae et de la Faculté de théologie, Université de Louvain (février-mars 2015). – Namur, Lumen Vitae, 2016. 148 pages.

GILBERT, Maurice. –Les livres sapientiaux. – Paris, Le Cerf, 2017. 163 pages.

GUIBAL, Francis. – Faut-il renoncer à la métaphysique ? – Paris, Editions Facultés Jésuites de Paris, 2016. 276 pages.

MOREROD, Charles. – L’Eglise et la recherche humaine de la vérité. – Paris, Parole et Silence, 2016. 175 pages.

NOBEL, Ludovic. – Introduction au Nouveau Testament. – Paris, Editions du Cerf, 2017. 159 pages.

PISON, Ramón Martínez. – Le Dieu qui tient parole : petite histoire du salut pour aujourd’hui. – Montréal, Médiaspaul, 2016. 120 pages.

POUDERON, Bernard (dir.) ; SALAMITO, Jean-Marie (dir.) ; ZARINI, Vincent (dir.). – Premiers écrits chrétiens. – Paris, Gallimard, 2016. 1579 pages.

SICARI, Antonio-Maria. – Elisabeth de la Trinité : la logique de la foi. – Toulouse, Editions du Carmel, 2016. 332 pages.

STEFFENS, Martin. – Rien de ce qui est inhumain ne m’est étranger : éloge du combat spirituel. – Paris, Editions Points, 2016. 182 pages.


VASILIU, Cristian Ciocan Anca (dir.). – Lectures de Jean-Luc Marion. – Paris, le Cerf, 2016. 427 pages.


Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocèse d'Aix-en-Provence et Arles

La Trinité dans la Bible

Daniel Bourguet, Sur les bords du Jourdain, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, Lyon : éd. Olivétan, coll. Veillez et priez, 2016, 167 p., 14 €.
La Trinité est un concept mystérieux, qui a soulevé beaucoup de questions dès l'origine du Christianisme. Dans cet ouvrage, Daniel Bourguet propose une lecture des passages bibliques qui éclairent ce point.
À partir de la rencontre de Thomas avec Jésus ressuscité (Évangile de Jean, chapitre 20, versets 24 à 29), il guide le lecteur pas à pas à travers les épîtres de Paul et de Pierre et les évangiles de Jean, Marc et Matthieu. Il montre d'abord la divinité du Christ, puis l'unicité de Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Il insiste particulièrement sur le caractère personnel de ce dernier, parfois interprété comme une énergie, mais bel et bien défini comme une personne par Jésus.
Chaque chapitre est conclu par la Prière d'André, qui donne un caractère proprement contemplatif à cet ouvrage d'exégèse.
Daniel Bourguet, pasteur de l'Église protestante unie, a été professeur d'Ancien testament à l'Institut protestant de théologie de Montpellier. Dans cet ouvrage, il met en œuvre ses qualités de pédagogue, démontrant bien pour chacun de ses arguments les tenants et les aboutissants du texte biblique. Il offre ainsi une exégèse de qualité à la portée de tous.

Hélène Biarnais
Médiathèque du diocèse de Gap