jeudi 12 novembre 2015

Henri Lamendin propose une histoire de Jacques Cathelineau

Henri Lamendin, Cathelineau selon plusieurs écrits, Souvenirs ed., Guillestre, 2015, 105 p.



L'auteur, qui réside à Guillestre (Hautes-Alpes), s'attache dans ses ouvrages à donner à ses lecteurs des éléments sur des personnages historiques qu’il estime mal connus. Il en fait profiter la bibliothèque diocésaine Mgr Depéry, par exemple pour des personnalités aussi différentes que Louis XI et pour Léon XIII. Ses ouvrages sont disponibles au prêt.


Le volume sur Jacques Cathelineau (1759-1793) est une suite ordonnée de documents biographiques, descriptifs, qui veulent placer son parcours dans ses contextes locaux, sociaux et économiques, politiques et militaires. Il est né au Pin-en-Mauges (actuellement en Maine-et-Loire) où il devient voiturier ou colporteur. Il est appelé, par les habitants insurgés, à prendre la tête de l'insurrection dans sa paroisse en mars 1793, comme une multitude de « capitaines de paroisse ». Trois de ses frères seront également tués durant la guerre de Vendée. Ensuite, la famille s'élèvera socialement, notamment pendant la Restauration (1814-1830).

Pour des raisons d'équilibre entre les différents groupes insurgés, Jacques Cathelineau devient généralissime de l'Armée catholique et royale le 12 juin 1793. En effet, « les paysans l'adoraient, et lui portaient le plus grand respect. Il avait depuis longtemps une grande réputation de piété et de régularité, tellement que les soldats l'appelaient le Saint de l'Anjou », selon les mémoires de la Marquise de la Rochejaquelein, cités page 13.

Jacques Cathelineau meurt le 14 juillet 1793 des blessures contractées lors de l'échec de l'insurrection à Nantes (29 juin 1793). Maurice d'Elbée lui succède à la tête de l'Armée catholique et royale.

Aux pages 34 et 35, Henri Lamendin publie un texte de François-René de Châteaubriand sur la situation vue de Londres. Dans cette ville, une partie de la noblesse de l'Ouest de la France ainsi que des prêtres réfractaires s'étaient réfugiés depuis 1792 pour des raisons de proximité géographique.

Luc-André Biarnais
Archiviste du diocèse de Gap et d'Embrun


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