mercredi 20 juillet 2016

Marie-Madeleine en Provence

Naissance de la Provence chrétienne : La Chanson de Geste de la Madeleine.Yves BridonArles, Edisud, 2008. 95 pages.


Cet ouvrage en trois parties et abondamment illustré permet d’entrer dans la tradition provençale. Bien plus que du folklore le lecteur découvrira les différents épisodes de la vie de Marie Madeleine et de ses compagnons de voyages, les lieux qui ont marqués leur passage : les Saintes-Maries-de-la-Mer, Saint-Maximin, la Sainte-Baume. Le livre fait état également de l’influence de cette tradition dans l’art, la littérature et aussi la piété populaire de la Provence à travers les différents pèlerinages.

Le christianisme est né deux fois en Provence comme le souligne l’auteurt.
La première fois c’est quelques années après la résurrection de Jésus avec la venue dans le sud de la France des proches du Christ.La saga de cette arrivée, de la dispersion de la famille, et de l’évangélisation de la Provence, a traversé les siècles, et la tradition est toujours aussi vivante au cœur des provençaux. La deuxième fois, la Provence chrétienne est née à partir du 4ème siècle, avec la conversion officielle qui a suivi l’Edit de Milan de 313.
Cette double naissance a opposé pendant des siècles et encore aujourd’hui tenants de la tradition et les historiens qui doutent de la véracité des faits
Mais le sujet est de partir à la découverte de cette importante Chanson de Geste provençale, peut-être orale avant l’an 1000, écrite à partir du 11ème siècle.Cette épopée a historiquement créé deux villes : les Saintes-Maries de-la-Mer pour les deux servantes et Sara reine des Gitans, et Saint-Maximin la Sainte-Baume pour le tombeau de Marie-Madeleine. Trois autres villes lui doivent une part de leur réputation : Marseille avec Lazare, Tarascon avec Marthe, Aix-en-Provence avec Maximin. Cette épopée a aussi inspiré la majorité des oeuvres d’art sur Marie- Madeleine, la littérature religieuse des dix siècles passés. Cette tradition elle est indissociable de la vie religieuse et civile provençale.


LA FETE DE SAINTE MARIE MADELEINE
Juqu’à présent la fête de sainte Marie-Madeleine célébrée le 22 juillet n’était que « simple mémoire ». Désormais ce sera une fête liturgique à part entière. Ce geste a plutôt une portée symbolique car les texte du jour reste les mêmes. « Cette décision résulte du désir exprès du Saint-Père François », explique Mgr Arthur Roche, secrétaire de la Congrégation, dans L’Osservatore Romano. « Sainte Marie Madeleine a eu l’honneur d’être le premier témoin de la résurrection du Christ, la première à voir le tombeau vide, la première à entendre la vérité de sa résurrection et la première à en rendre témoignage aux Apôtres. » Il est donc « juste », explique-t-il, que celle que Raban Maur et saint Thomas d’Aquin appelaient « l’apôtre des Apôtres » dispose d’une fête « de même niveau » que celle des Douze. Le prélat évoque aussi la nécessité de « réfléchir plus profondément à la dignité de la femme » et de « mettre en avant l’importance de cette femme qui témoigna d’un grand amour pour le Christ », « sa mission spéciale », qui est « un exemple et un modèle pour toute femme dans l’Église ».

Publication : Claude Tricoire - Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles



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