vendredi 18 mars 2016

Des outils pour approfondir Laudato Si'

Après la publication de Laudato Si' en mai 2015, des groupes de travail autour de l'écologie s'organisent dans les diocèses. A Gap, l'intervention du Père Jean-Baptiste Rougny le 8 janvier 2016 à l'occasion des voeux diocésains a été chaleureusement accueillie par les prêtres, les salariés et les bénévoles du diocèse.
La médiathèque diocésaine Mgr Depéry propose un éventail d'outils pour étayer la réflexion sur le sujet de l'écologie. Vous pouvez les trouver en suivant ce lien.
Parmi ceux-ci, deux sont particulièrement à recommander :

Père Dominique Lang, Petit manuel d'écologie intégrale : avec l'encyclique Laudato Si', un printemps pour le monde, Paris : Saint-Léger éditions, 2015, 380 p., 20 €.
Déjà présenté ici par le Père Pierre Fournier, cet ouvrage commence par une analyse fouillée de l'encyclique et présente en détail le concept d'écologie intégrale : "une manière d'habiter le monde (oikos) qui intègre toutes ses réalités vivantes, des plus immédiates aux plus discrètes" (p. 64).
Dans la pratique, il s'agit de mettre en application un changement de mode de vie, orienté vers une économie équitable, des relations humaines renouvelées et basées sur l'égalité et la réciprocité. Avant tout, il faut préparer les générations futures à "passer de la domination à la gérance" (p. 81), en reconnaissant que le "Salut [est] promis à toute la création" (p. 90).

Michel Maxime Egger, Soigner l'esprit, guérir la Terre : introduction à l'écopsychologie, Genève : Labor et Fides, 2015, 288 p., 25 €.
Cet ouvrage fait découvrir l'écopsychologie, l'alliance de la psychologie individuelle et de l'écologie. Il met en avant les besoins mutuels de l'écologie et de la psychologie.
Il y a un hiatus entre les informations transmises par les médias, la réception qu'en fait le grand public (voir à ce propos la recension de Que feriez-vous si vous saviez ?) et la mise en oeuvre des recommandations des scientifiques. Individuellement, chacun est dans le déni, confronté à des problèmes d'une ampleur difficile à évaluer, érigeant des mécanismes pour se défendre de la peur, de la culpabilité, de l'impuissance. De plus, la résistance au changement augmente les difficultés à se prendre en main.
Dans la seconde partie, l'auteur analyse les causes civilisationnelles qui ont amené à la situation actuelle. Il montre comment les modèles de civilisation primitive (les chasseurs-cueilleurs, la domestication des animaux, les éleveurs sédentaires...), la place des femmes dans l'organisation sociale, les modèles de consommation, déterminent l'attitude de chaque société face aux problèmes environnementaux.
Enfin, l'auteur présente des psychothérapies non anthropocentriques qui aident l'homme à se replacer dans son environnement global, vers "un travail qui relie" (p. 247).
Les grandes parties de l'ouvrage sont ponctuées par les portraits des scientifiques qui ont contribué à l'écopsychologie : Carl Gustav Jung, Paul Shepard, l'auteur de Nous n'avons qu'une seule Terre, Theodore Roszak et Joanna Macy.
Cet ouvrage permet de réfléchir à la manière dont nous nous intégrons pleinement dans la Création.

Hélène Biarnais
bibliothécaire du diocèse de Gap


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