lundi 16 juillet 2018

Al-Andalous, la révolution industrielle.....


Codex : 2000 ans  d’aventure chrétienne
Eté 2018.
 


"Pour nos lecteurs cette période de vacances pourrait être l’occasion de redécouvrir l’œuvre des chrétiens sociaux. Ils furent parmi les premiers à combattre les excès de la révolution industrielle et la prolétarisation du monde ouvrier. Ils s’appelaient Léon Hamel, Jules Lemire ou Albert de Mun… Ils sont les pères des jardins ouvrier, des allocations familiales, des comités d’entreprise ou des banques mutualistes-Ce n’est pas Marx mais Frédéric Ozanam qui écrit en 1836 : « La question qui agite aujourd’hui le monde autour de nous […] c’est une question sociale ; c’est la lutte de ceux qui n’ont rien et de ceux qui ont trop. » Ce n’et toujours pas Marx, mais Mgr. Giraud, qui dénonce à Cambrai en 1845 : « L’exploitation de l’homme par l’homme ». En 1891, le Pape Léon XIII publie sur la question une encyclique qui récapitule les expériences des chrétiens sociaux européens et propose de nouvelles pistes qui feront lever des générations de militants. Ces hommes ont écrit une page d’histoire magnifique. Il est fascinant de réaliser combien ils sont tombés dans les oubliettes.

"Il risque d’arriver rapidement la même chose à certains pans de notre mémoire si l’on suit les analyses de Guillaume Cuchet. Dans un livre choc (et donc  excessif), Comment notre monde a cessé d’être chrétien, il présente une brillante analyse de la crise que traverse depuis les années soixante (1965 pour être précis) le catholicisme français (on pourrait ajouter francophone).
Nos lecteurs le savent bien, 1965 est l’année proposée par Gérard Cholvy et Yves-Marie Hilaire comme borne d’une nouvelle période de reflux du sentiment religieux. Les hypothèses avancées par Guillaume Cuchet sont stimulantes. Elles méritent d’être étudiées et discutées. Sans ce numéro, elles sont aussi à mettre en perspective avec la tribune de Jean Duchesne (p. 101).

"Ces amnésies inquiétantes ne menacent pas, en revanche, le passé musulman de l’Espagne, ou du moins sa vulgate La place accordée aujourd’hui à al-Andalous est lourde d’enjeux contemporains L’Espagne médiévale reste un modèle Pour se justifier ses zélateurs évoquent « lesprit de Cordoue », la « tolérance » d’une terre multiculturelle où cohabitent trois religions Evidemment, le mythe – car c’est un mythe – ne s’encombre pas trop d’histoire médiévale Pour en prendre la mesure, nous avons chercher ce que fut la vie quotidienne d’un monde original qui, vu de Damas ou de Bagdad, était une sorte de Far-West, une frontière lointaine peuplée de croyants aux comportements étranges Bref, non pas le paradigme de l’islam médiéval mais une périphérie"
Editorial de la revue


les dossiers abordés

Dossier : Al-Andalus, la vie quotidienne des minorités. Immersion dans le monde complexe de l’Espagne médiévale. Sous la direction d’Adeline Rucquoi, directeur émérite de recherche au CNRS.

-Le pèlerinage du Lough Derg.  Sur une île, trois jours de pénitence dans la grande tradition irlandaise.

-Cahier pédagogique : la révolution industrielle. Les excès des nouveaux moyens de production suscitent très tôt des contestations et l’engagement des chrétiens.
-« Le catholicisme français a changé de format ». Entretien avec Guillaume Cuchet, auteur de Comment notre monde a cessé d’être chrétien.

-Sur les traces de Ligier Richier. Escapade dans la Meuse pour découvre un sculpteur génial de la Renaissance.



Publication : Bibliothèque diocésaine d'Aix et Arles
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