jeudi 28 avril 2016


 Philippe Henne : Les invasions barbares, l’Évangile et les Pères face aux migrations
Paris, Éditions du Cerf, 2016. 159 p.


Notre époque, vis à vis de l'étranger et de son altérité, hésite bien souvent entre le replis sur soi, la méfiance et le rejet pur et simple. L'empire romain finissant a connu ce genre de sentiment. Les Pères de l'Eglise témoins de ce temps peuvent nous apporter d'utiles éléments de réflexion.

Pour les Romains, l'irruption des Barbares puis le sac de Rome en 410 et plus généralement les pillages et les meurtres notamment ceux des ermites et des Hommes d'Eglise semblent signifier la fin du monde. Le Barbare est craint, détesté, redouté et rejetté.

Peu à peu en cherchant un sens à ces évènements, les Chrétiens en viennent a se demander si les nouveaux venus ne sont pas un moyen dont Dieu se sert pour purifier leur Foi. La Bonne nouvelle comprennent ils peu à peu, est aussi pour ces peuples. Ils surmontent progressivement leur crainte des Barbares. Ceux-ci ne sont plus dépeints uniquement comme de farouches guerriers mais comme des hommes ayant leurs qualités et leurs défauts.

Finalement les évêques tel Rémi de Reims comprennent que c'est en accueillant l'Autre et sa culture que peu à peu pourra naître un monde nouveau dont le Christianisme sera le ciment.

Philipppe Henne est professeur à l'université catholique de Lille. Il est spécialiste des Pères de l'Eglise.

 
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